[align=justify]Salut Mikaël
Il n'y aura pas de "débat" sur l'homosexualité, puisque la "République" l'a interdit. On ne peut parler de l'homosexualité que pour en dire du bien. Il est certain que dans ces conditions biaisées, la vérité va avoir du mal à faire jour...
Si la condamnation de l'Eglise Catholique ne concernait effectivement que les seuls catholiques, comme l'affirme Christophe, alors pourquoi ne pas tempérer son discours : "nous autres catholiques, pensons que l'homosexualité est immorale, nous comprenons cependant parfaitement votre point de vue divergent" ?
Je n'ai pas dit que la condamnation de l'Eglise Catholique ne concernait que les seuls catholiques : elle s'
adresse à tous les hommes de bonne volonté, ne s'
impose qu'aux seuls catholiques, mais
concerne toute l'humanité. En cela, vous avez raison, elle ne peut renoncer à son projet politique de société basée sur les valeurs de l'Evangile.
Mais que l'on se comprenne bien. A un niveau politique, la valeur morale des pratiques homosexuelles n'a aucune espèce d'importance : il s'agit de pratiques privées qui - tant qu'elles restent dans la sphère privée - demeurent hors du champs de compétence du politique (mais pas hors du champs de la morale,
of course). Mais l'on peut de nos jours assister à des formes de militantisme du
lobby homosexuel, les militants étant d'ailleurs indifféremment homosexuels ou hétérosexuels (cf. Noël Mamère, maire de Biègle). Quoiqu'ils en disent, ces militants ne revendiquent pas la reconnaissance de l'égalité de droits entre
personnes homosexuelles et personnes hétérosexuelles : cette égalité a toujours existée, les personnes homosexuelles n'ayant jamais en France fait l'objet de discriminations, sauf peut-être dans l'accès aux carrières militaires. (J'ai 27 ans, j'ai un emploi, un logement, je suis marié. A aucun moment de ma vie on ne m'a demandé de justifier de mes orientations sexuelles.) Non, les militants du
lobby gay revendiquent l'égalité de droits entre les
couples homosexuels et le couple matrimonial.
C'est, sur le terrain politique, contre la reconnaissance de cette fausse égalité que l'Eglise considère de son devoir de s'exprimer : le couple matrimonial, constitué d'un homme et d'une femme, unis par l'institution naturelle du mariage ou par le sacrement chrétien du mariage est ordonné à l'accueil de la vie. En cela, il constitue le fondement de la famille, laquelle est la cellule de base de la société - à l'exclusion de toute autre "association" humaine, y compris les unions homosexuelles. L'Eglise entend participer, comme experte en morale et en humanité, par l'éclairage des consciences, au débat politique.
Joyeux Noël !
Christophe[/align]