Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.
Publié : lun. 04 août 2014, 18:00
Pour ma part, dans ce texte que vous nous avez obligeamment fait connaître, je vois deux affirmations un peu hardies.
La première est que l'idée de laïcité résulte inévitablement du progrès des sociétés. Le partisan de la laïcité que je suis ne pense pas cela, en tous cas. Qu'il y ait un progrès fatal, et que celui-ci conduise nécessairement à la case "laïcité", disons que cela s'appelle une croyance, et comme dans un Etat laïc l'Etat n'a pas à imposer de croyances, ce n'est pas très bien venu. Mais il faut aussi faire la part du baratin obligatoire dans ce genre de textes!
La deuxième est qu'avec la laïcité a changé le fondement de la légitimité : on serait passé d'une légitimité religieuse (le sacre) à une légitimité dite laïque, l'intérêt général. Or, je ne suis pas sûr que le sacre, ni le droit divin, dispense en quoi que ce soit le roi de l'obligation d'oeuvrer à l'intérêt général, ou plutôt comme on disait au bien commun.
D'une façon générale, et cela rejoint votre objection, ce texte me semble trop soucieux de vanter le modèle à la française, fondé sur une certaine idée de la République.
La première est que l'idée de laïcité résulte inévitablement du progrès des sociétés. Le partisan de la laïcité que je suis ne pense pas cela, en tous cas. Qu'il y ait un progrès fatal, et que celui-ci conduise nécessairement à la case "laïcité", disons que cela s'appelle une croyance, et comme dans un Etat laïc l'Etat n'a pas à imposer de croyances, ce n'est pas très bien venu. Mais il faut aussi faire la part du baratin obligatoire dans ce genre de textes!
La deuxième est qu'avec la laïcité a changé le fondement de la légitimité : on serait passé d'une légitimité religieuse (le sacre) à une légitimité dite laïque, l'intérêt général. Or, je ne suis pas sûr que le sacre, ni le droit divin, dispense en quoi que ce soit le roi de l'obligation d'oeuvrer à l'intérêt général, ou plutôt comme on disait au bien commun.
D'une façon générale, et cela rejoint votre objection, ce texte me semble trop soucieux de vanter le modèle à la française, fondé sur une certaine idée de la République.