Il y a plusieurs sens au mot "chair" :Hélène Bourgeois a écrit :La chair dans la Bible n'est pas que la dimension sexuelle. C'est tout ce qui est de l'ordre de "l'Épiphanie" de la personne.
- celui de créature, c'est-à-dire d'être créé, (un sens métaphysique)
- celui de volonté mondaine, quand la chair conspire contre l'esprit, c'est une division à l'intérieur même de l'âme déchirée entre le monde et Dieu (un sens spirituel)
- celui de corps, de chair au sens corporel (un sens physique).
Sauf que le sacrement du mariage ne concerne pas n'importe quelle union, il concerne celle entre des êtres sexués, l'homme et la femme, et cette union ne peut donc être autre que sexuelle.Hélène Bourgeois a écrit :Faire "un" n'est pas seulement une question d'union charnelle au niveau génital. Il l'implique mais n'en est pas la fin. La chair, comme je le dis, pour saint Paul, c'est tout ce qui implique la personne "terrestre", humaine, le corps, oui, mais aussi, les pensées, les valeurs, les goûts, les sens. Je peux très bien recevoir mon époux, j'épouse son humanité...pas que son corps sexué.
Dans le cas du mariage, il l'englobe comme son propre centre.Hélène Bourgeois a écrit :Le spirituel englobe le sexuel.
Hélène Bourgeois a écrit :L'humain n'est pas que être sexué...s'il est à l'image de Dieu, c'est dans sa dimension spirituelle.
(...) Le texte de la Genèse nous invite à chercher le sens de notre sexualité dans le fait que par elle, nous sommes — en tant qu'homme et femme — image de Dieu. C'est à une sorte de retournement radical de perspective que nous invite ainsi Jean-Paul II dans l'approche qu'il fait de la réalité sexuelle à partir de la Genèse."
C'est par son corps qu'il découvre que l'aspiration profonde de son être en tant que personne est de se donner à une autre personne semblable à lui. Sans cela il ne peut s'accomplir dans sa vocation spécifique de personne."
“L'homme est devenu image et ressemblance de Dieu non seulement par sa propre humanité mais aussi par la communion des personnes que l'homme et la femme forment dès le début. (...) L'homme devient image de Dieu moins au moment de la solitude qu'au moment de la communion. En effet “dès l'origine” il est non seulement une image qui reflète la solitude d'une Personne qui régit le monde, mais aussi et essentiellement image d'une insondable communion divine de Personnes.” (Audience du 14/11/79). Et il ajoute, ce qui est d'une portée théologique dont nous n'avons pas fini de prendre la mesure: “Ceci va même peut-être jusqu'à constituer l'aspect théologique le plus profond de tout ce qui peut être dit sur l'homme.” (Ibid.)
(...) l'homme est image de la communion des personnes divines plus par la communion dont il est capable en tant que personne que par le fait qu'il est une créature douée de spiritualité. Et cette communion inclut et culmine dans la communion des corps. La sexualité est une chose foncièrement bonne: elle est ce par quoi l'homme est icône dans la chair de la communion des personnes divines"
Hélène Bourgeois a écrit :C'est bien sûr la première vocation des époux mais ce n'est pas la seule. La première vocation des époux est de mettre au monde des êtres vivants...par ailleurs, il n'est pas exclu qu'il le fassent autrement : par exemple, engendrer la vie spirituellement ou adopter des enfants sans consommer la relation charnelle.





