Re: D'où ça vient l'amour ?
Publié : mar. 15 juin 2010, 18:35
Pour le sens commun l’amour vient d’un ou plusieurs êtres : l’amour des parents, l’amour de l’époux etc…
Par conséquent le sens commun pose toujours l’être avant l’amour : que serait un amour sans un être aimant pour prodiguer cet amour ?
Théologiquement l’amour vient aussi d’un être, à savoir Dieu qui n’est qu’amour : «Dieu est amour » .
Par contre là où le sens commun et la théologie divergent c’est sur la question de savoir : « Où va l’amour ? »
Le sens commun répond bien sûr : « à l’être aimé », et donc une fois de plus pose l’être avant l’amour : que serait un amour sans un être aimé pour recevoir cet amour ?
Mais la théologie affirme que la création procède de l’amour (d’un amour surabondant), que donc l’amour précède l’être créé. Alors question : « Si Dieu a créé des êtres par amour, à qui était destiné cet amour ? » Aux êtres créés ? Non puisque cet amour est justement leur raison d’être et donc les précède. Alors il reste Dieu : « Dieu a créé des êtres par amour de lui-même ». (pour l’aimer et le glorifier).
Cependant cette réponse quoique intrinsèquement cohérente n’est pas complète, car puisque la théologie affirme que « Dieu n’est qu’amour » toute relation entre lui et ses créatures doit être une relation d’amour, or la relation entre le Créateur et ses créatures est par définition une relation ontologique, puisqu’il s’agit de la « donation de l’être ». Par conséquent la théologie pour rester intrinsèquement cohérente se doit d’identifier la donation de l’être à un don d’amour.
Et c’est là qu’il y a une fracture avec le sens commun : la plupart des hommes ne se considèrent pas aimés simplement parce qu’ils sont, pour certains même être est une malédiction, pour eux l’amour vient se surajouter à l’être et le rendre supportable, alors que la théologie leur dit qu’ils sont déjà aimés tout simplement parce qu’ils sont, pour elle ils ont déjà reçu l’amour en partage rien qu’en venant à l’être.
Par conséquent le sens commun pose toujours l’être avant l’amour : que serait un amour sans un être aimant pour prodiguer cet amour ?
Théologiquement l’amour vient aussi d’un être, à savoir Dieu qui n’est qu’amour : «Dieu est amour » .
Par contre là où le sens commun et la théologie divergent c’est sur la question de savoir : « Où va l’amour ? »
Le sens commun répond bien sûr : « à l’être aimé », et donc une fois de plus pose l’être avant l’amour : que serait un amour sans un être aimé pour recevoir cet amour ?
Mais la théologie affirme que la création procède de l’amour (d’un amour surabondant), que donc l’amour précède l’être créé. Alors question : « Si Dieu a créé des êtres par amour, à qui était destiné cet amour ? » Aux êtres créés ? Non puisque cet amour est justement leur raison d’être et donc les précède. Alors il reste Dieu : « Dieu a créé des êtres par amour de lui-même ». (pour l’aimer et le glorifier).
Cependant cette réponse quoique intrinsèquement cohérente n’est pas complète, car puisque la théologie affirme que « Dieu n’est qu’amour » toute relation entre lui et ses créatures doit être une relation d’amour, or la relation entre le Créateur et ses créatures est par définition une relation ontologique, puisqu’il s’agit de la « donation de l’être ». Par conséquent la théologie pour rester intrinsèquement cohérente se doit d’identifier la donation de l’être à un don d’amour.
Et c’est là qu’il y a une fracture avec le sens commun : la plupart des hommes ne se considèrent pas aimés simplement parce qu’ils sont, pour certains même être est une malédiction, pour eux l’amour vient se surajouter à l’être et le rendre supportable, alors que la théologie leur dit qu’ils sont déjà aimés tout simplement parce qu’ils sont, pour elle ils ont déjà reçu l’amour en partage rien qu’en venant à l’être.