Je pense donc la position de Jean Baptiste beaucoup plus proche de mes idées.

Jean-Baptiste n'a pas dit que nous n'étions pas tenus d'observer le décalogue...
Comme le dit Paul, je crois dans les Galates, c'est vouloir nous placer sous un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu supporter.

Parlez-vous du décalogue ? Le décalogue constitue la loi morale naturelle inscrite dans le cœur des hommes, à la différence des préceptes mosaïques contenus dans le reste de la Loi. Je ne crois pas que le décalogue soit un joug insupportable (à la différence de tous les préceptes mosaïques).
Jésus-Christ a rappelé que nous devions aimer le Seigneur de tout notre cœur et que nous devions aimer le prochain comme nous-mêmes.
Or, tout cela résume le décalogue. C'est le sens de ma signature : "Aime et fais ce que tu veux".
(Voici la page du catéchisme sur le décalogue :
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P73.HTM)
Les Galates voulaient être circoncis, ils n'avaient pas 'l'audace' de ne pas vouloir voler, tuer, forniquer, déshonorer leurs parents, blasphémer, mentir.
Saint Paul répond :
Dans la liberté par laquelle le Christ nous a affranchis, tenez ferme, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.
C’est moi, Paul, qui vous le dis : Si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien.
Au contraire, je déclare encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu d’accomplir la Loi tout entière.
Or, comme vous le savez, outre la consommation de crevettes, les catholiques ne se font pas circoncire pour des motifs religieux, n'ont pas de phylactères et autres objets...
Si manger une crevette n'est pas un péché (je pense que vous serez d'accord avec moi), tuer son prochain l'est, en revanche.
Certes, il nous arrive de pécher (et celui qui dit ne pas pécher est un menteur, nous dit saint Jean), mais nous devons nous repentir quand nous péchons.
Le décalogue est un guide, une grille de lecture pour s'examiner, mais un catholique pourrait ne pas être capable de citer les articles du décalogue et être très conscient de son péché.
D'ailleurs, on peut faire son examen de conscience de bien des manières, sans se référer directement aux articles du décalogue (vertus, péchés capitaux, etc.). On n'est même pas obligé de suivre de telles méthodes. Bien des catholiques se confessent sans penser au numéro des articles du décalogue, leur confession n'en sera pas moins bonne. Utiliser les articles nous permet cependant d'avoir une confession ordonnée. (Comme vous ne pratiquez pas la confession auriculaire, je suppose, ce souci d'ordonner sa confession ne doit pas trop vous préoccuper...)
En définitive, nous sommes bien tenus d'observer le décalogue, puisque nous sommes tenus d'aimer.