Angélique a écrit :Je voudrais vous dire encore une chose à propos de votre réflexion entre parenthèse. Vous avez le droit de le penser mais ne répandez pas cette erreur autour de vous. La fornication est condamnée dans l'Evangile. Il est écrit que le Royaume des Cieux est fermé aux gens qui la pratiquent. Donc penser que Dieu se moque des personnes avec qui l'on couche est totalement faux. Il nous menace même de l'Enfer à cause de cela. Je ne vous connaît pas et ne me permets pas de vous juger mais je ne saurai trop vous conseiller de ne pas avoir ce genre de pratique et, si c'est le cas, ce recourir à la Confession le plus rapidement possible. On ne joue pas avec l'éternité.
Bonjour Angélique,
non, en effet, vous ne me connaissez pas. Et je suis vraiment désolée si mes propos ont laissé entendre que j'approuvais la fornication. Je reconnais qu'écrit comme ça, sans développement, c'est la première interprétation qui peut venir à l'esprit. Non, je n'approuve pas la fornication, ni le sexe ad-lib, ni toutes ces pseudo-libertés qui finissent un jour par nous montrer leur vrai visage, celui du vide et de l'enchaînement.
Pour la petite histoire, je n'ai personnellement plus de vie sexuelle depuis un accident qu'a subi mon conjoint il y a douze ans. Il eût été facile de me réfugier de temps en temps dans les bras d'un amant d'occasion et j'avoue y avoir déjà pensé, mais je ne l'ai jamais fait. Cela, j'en suis convaincue, ne m'aurait apporté que plaisirs passagers et une grande détresse. Je crois d'abord et avant tout à l'honnêteté et à l'amour, et il n'y en a pas dans la fornication.
Qu'ai-je donc voulu dire en déclarant croire que Dieu se fout de savoir avec qui se couche?
Si je n'ai pas cédé à cette tentation, ce n'est
pas par crainte d'une sanction divine, de l'enfer ou que sais-je.
Il y a à mes yeux une certaine arrogance et suffisance humaines à croire que Dieu est pendu à chacun de nos gestes.
Je ne me retrouve
pas dans cette morale faite de règles strictes, de punitions et de récompenses, d'un code de conduite détaillé comme une recette de cuisine que je dois respecter pour ne pas déplaire à un Dieu extérieur à moi, ou pour lui faire plaisir (sinon gare..). Je crois que celui dont la principale motivation pour ne pas forniquer ou commettre quelqu'autre péché est la peur de l'enfer passe à côté du sens de sa foi. La menace et la peur d'une quelconque "punition" ne pourraient pas, jamais, inspirer ma conduite. Je ne fonctionne pas comme ça.
Dieu est Amour, oui, et c'est à moi d'accéder à cet amour, de trouver en moi cette nature divine, en évitant de me perdre dans les enchaînements et les pièges de l'égoïsme.
C'est moi qui ai besoin de Dieu et non Dieu qui a besoin de moi. Dans ce sens, Dieu n'a aucun besoin que je reste fidèle à mon conjoint, c'est moi qui en ai besoin.
J'ai besoin de renoncer à mon égo, de perdre cet égo pour baigner dans cet amour que Dieu a mis en moi et pour être en Lui, et cela implique des choix qui le précèdent et en découlent.
Si je choisis une vie d'égoïsme, quels que soient les actes plus ou moins dévastateurs qui s'y rattachent, je ne crois pas que Dieu, qui est Amour (je ne parle pas ici d'amour humain, sentimental), me précipitera dans les feux de l'enfer, quoi que j'aie fait. Je crois plutôt qu'en conséquence de mes choix, je m'y serai déjà moi-même précipitée, en me privant de Lui. Je considère cela davantage comme une conséquence qu'une condamnation. C'est là à mon sens toute la beauté de la liberté humaine.
Et quand je parle des feux de l'enfer, c'est encore une image. Je persiste à ne pas croire aux flammes, car il y a des souffrances bien pires que le feu...
Mon post est une digression par rapport au sujet initial de ce fil, mais je crois qu'il était important de clarifier mon point de vue.
Dieu vous bénisse également.