@FrecnhKiller :
Au contraire d'Omicron qui écrit ceci
"S'il vous plaît, ôtez-vous de l'idée que vous perdez votre honneur devant Dieu lorsque vous vous masturbez !
J'espère qu'en 2010, on n'en est plus là !
Notre Seigneur a d'autres chats à fouetter…",
je dirais plutôt ceci :
En 2010 on en est toujours là, Dieu n'a certainement pas d'autres chats à fouetter que vous, votre être, ce que vous êtes, et ce que vous faites de vous-même.
Donc, en quelque sorte, oui, vous perdez beaucoup de choses devant Dieu lorsque vous vous masturbez. Même si, selon les circonstances d'âges, d'habituation, et autres facteurs limitant la liberté, on qualifiera ce péché de véniel, cela ne signifie pas du tout qu'il ne soit pas grave.
(confusion très courante : "c'est véniel donc ce n'est pas grave" ; non, cela signifie qu'il ne vous coupe pas complètement de la grâce de Dieu).
Il y a matière grave : la sexualité, donc l'intimité à la fois du corps et de l'esprit,
et conséquences graves : enfermement sur soi, habituation de l'esprit et du corps à une vision égoïste de la sexualité, etc…
Entendez bien : je dis bien qu'il y a habituation, par les actes, de l'esprit et du corps. C'est à dire que même si, à côté, par ailleurs, vous tenez à de belles idées à propos de la pureté, du mariage, de l'amour,… même sans que vous le vouliez votre corps et votre esprit s'habituent, et ces habitudes laissent des marques, des traces, qui marqueront durablement les relations à l'autre dans tout ce qui touche à la sexualité (élans du corps vécus avant tout pour soi-même, désir à combler plutôt que personne à aimer, etc…)
Maintenant, donc : oui, c'est grave ; non, pas forcément "péché mortel" en soi ; mais surtout :
ne pas croire que l'on s'en sorte tout seul.
Visiblement, vous l'avez compris, c'est déjà beaucoup : vous demandez de prier.
Voilà : prier, prier, et la confession.
Les tentations sont alors :
. le découragement. À quoi bon le confesser puisqu'on recommencera ?
Oui mais non : le pardon est donné si au moment de demander pardon vous avez la ferme volonté de ne pas recommencer. Il n'y a pas de condition "je te pardonne si tu ne recommences plus jamais".
Ce n'est qu'en acceptant de s'en confesser encore, et encore, et encore, sans découragement, avec simplicité, qu'on peut espérer en voir la fin.
. le désespoir : "je suis un horrible pécheur impur". Et bien, de fait oui, comme nous tous, c'est déjà bien de s'en rendre compte ; mais, que ce soit bien clair : c'est le cas avec ou sans masturbation.

Bien se rappeler qu'il n'y a pas de péché trop grand pour Dieu, le Christ les prend tous sur Lui.
Il faut donc, encore et encore (et toujours) accepter sa main tendue, pour se relever. La faute la plus grave, en fait, serait de refuser, et de rester "à terre", en Lui répondant "non, je reste là, j'en ai marre de tomber" ou "de toute façon je suis perdu".
Puisqu'il est vrai que, par terre, on ne risque pas de tomber, c'est sûr.
. l'obnubilation : la masturbation n'est certainement pas votre seul péché, et même pas le plus grave. L'arbre qui cache la forêt, tout ça.
L'erreur ici serait de ne plus prier que pour cela, ou de ne prier qu'en périodes de tentations sexuelles fortes, et d'oublier Dieu le reste du temps.
Trouvez vous donc d'autres points sur lesquels faire des efforts : charité, patience avec le prochain, attention aux autres, vie de prière, messes régulières… pas tout ça à la fois, mais ce qui vous semble pécher le plus chez vous.
. Ne compter que sur ses propres forces : croire qu'il faut devenir "pur" par soi-même avant de comparaître devant Dieu (tentation classique : "
tu n'es pas dans un bon état d'esprit pour prier après une chose pareille !" ben, justement, c'est le moment ou jamais !)
Visiblement, ça, vous avez compris : que la solution réside dans la prière ; il ne vous est pas demandé de réussir par vous-même, mais de VOULOIR arrêter. De réellement vouloir en être délivré.
Comprenez bien que le but n'est pas de "déculpabiliser", mais de "déscrupuliser" : quand vous êtes retombé, et bien pas de chichis, pas de grands élans désespérés : reconnaissez le simplement, prenez bien conscience de la gravité de l'acte, priez, et allez vous confesser. Et s'il faut aller demander pardon toutes les 2 semaines, et bien, soit. Faites.
Et surtout : prier également en toutes autres occasions, prier pour plein d'autres choses que cela (mais pour cela aussi), faire des efforts de vie chrétienne sur d'autres points que cela (mais sur cela aussi).
(note : il faut aussi agir en amont : prendre garde à ses lectures, à ses discussions, etc...)