Publié : mer. 26 oct. 2005, 16:32
Bonjour
Il y a encore un autre problème lorsqu'on utilise les épîtres de St Paul pour justifier certaines choses. Ce n'est pas pour ressortir une tarte à la crème, mais il doit être lu dans son contexte.
Or l'époque de St Paul était un temps dans lequel les détenteurs du pouvoir, élus, désignés ou non, que ce soit à Rome ou dans les autres cités de la Méditerranée, étaient toujours les notables, les puissants et les riches (tout cela se confondant). Le pouvoir était une chose de riches, et cela par définition ; tout le monde l'acceptait et trouvait cela normal. Or il était également normal qu'un grand personnage, pour montrer entre autres son aptitude au pouvoir, menât un splendide train de vie ; en gros, qu'il eût l'équivalent de trois, que dis-je, de trente Ferrari (ou plutôt, pour rester dans l'époque, de litières en bois précieux avec rideaux de soie et esclaves bien baraqués pour la porter) - tout cela dans un monde dont les disparités économiques étaient incroyablement plus grandes et plus rigides qu'aujourd'hui. Wanderer, si vous aviez vécu au temps de St Paul, vous auriez trouvé normal de justifier le pouvoir des puissants, précisément parce qu'ils déployaient l'équivalent de trente Ferrari et que cela était le signe visible de leur prééminence.
Il faut également insister sur le fait que l'impôt direct, de son temps, était considéré comme une marque de servitude ; les cités et les nations soumises à Rome, en fonction de leur statut qui était variable, pouvaient avoir à payer un tribut. Et par définition, au début de l'Empire, les citoyens romains ne le payaient pas, à l'exception de taxes particulières. Or St Paul est citoyen romain, peut-être n'est-il pas le mieux placé pour en parler ?
Donc il me paraît quelque peu piquant de s'appuyer sur les écrits de ce grand homme pour justifier l'impôt par un souci de redistribution sociale... à plus forte raison s'il s'agit de l'ISF.
Cordialement
MB
Il y a encore un autre problème lorsqu'on utilise les épîtres de St Paul pour justifier certaines choses. Ce n'est pas pour ressortir une tarte à la crème, mais il doit être lu dans son contexte.
Or l'époque de St Paul était un temps dans lequel les détenteurs du pouvoir, élus, désignés ou non, que ce soit à Rome ou dans les autres cités de la Méditerranée, étaient toujours les notables, les puissants et les riches (tout cela se confondant). Le pouvoir était une chose de riches, et cela par définition ; tout le monde l'acceptait et trouvait cela normal. Or il était également normal qu'un grand personnage, pour montrer entre autres son aptitude au pouvoir, menât un splendide train de vie ; en gros, qu'il eût l'équivalent de trois, que dis-je, de trente Ferrari (ou plutôt, pour rester dans l'époque, de litières en bois précieux avec rideaux de soie et esclaves bien baraqués pour la porter) - tout cela dans un monde dont les disparités économiques étaient incroyablement plus grandes et plus rigides qu'aujourd'hui. Wanderer, si vous aviez vécu au temps de St Paul, vous auriez trouvé normal de justifier le pouvoir des puissants, précisément parce qu'ils déployaient l'équivalent de trente Ferrari et que cela était le signe visible de leur prééminence.
Il faut également insister sur le fait que l'impôt direct, de son temps, était considéré comme une marque de servitude ; les cités et les nations soumises à Rome, en fonction de leur statut qui était variable, pouvaient avoir à payer un tribut. Et par définition, au début de l'Empire, les citoyens romains ne le payaient pas, à l'exception de taxes particulières. Or St Paul est citoyen romain, peut-être n'est-il pas le mieux placé pour en parler ?
Donc il me paraît quelque peu piquant de s'appuyer sur les écrits de ce grand homme pour justifier l'impôt par un souci de redistribution sociale... à plus forte raison s'il s'agit de l'ISF.
Cordialement
MB