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Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : jeu. 21 janv. 2010, 23:52
par Harfang
Vous qui militez, aujourd'hui, pour le retour aux affaires de cette famille régicide, franc-maçonne, athée et libérale, nagez en pleine contradiction.
Non, vous vous trompez, je me considère comme légitimiste pour ma part... :incertain:

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 0:39
par philémon.siclone
Harfang a écrit :
Vous qui militez, aujourd'hui, pour le retour aux affaires de cette famille régicide, franc-maçonne, athée et libérale, nagez en pleine contradiction.
Non, vous vous trompez, je me considère comme légitimiste pour ma part... :incertain:
C'était un "vous" général.
ô vous les orléanistes...

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 0:52
par Laurent L.
Pour autant, toutes les valeurs chrétiennes ne se sont pas perdus, la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" me semble très proche de l'idéal chrétien.
Sauf que c'est la Vérité de l'Évangile qui nous rend libre et le baptême qui nous rend frères égaux. Louis XVI voulait lutter contre l'apostasie publique et restaurer la souveraineté de Jésus-Christ. Cela mérite d'être salué.
La République a apostasié. Nous devons prier pour que la souveraineté du Christ-Roi soit restaurée, comme nous l'enseigne Pie XI dans son encyclique Quas Primas :
Encyclique Quas Primas a écrit :18. C'est ici Notre tour de pourvoir aux nécessités des temps présents, d'apporter un remède efficace à la peste qui a corrompu la société humaine. Nous le faisons en prescrivant à l'univers catholique le culte du Christ-Roi. La peste de notre époque, c'est le laïcisme, ainsi qu'on l'appelle, avec ses erreurs et ses entreprises criminelles.

Comme vous le savez, Vénérables Frères, ce fléau n'est pas apparu brusquement; depuis longtemps, il couvait au sein des Etats. On commença, en effet, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations; on refusa à l'Eglise le droit - conséquence du droit même du Christ - d'enseigner le genre humain, de porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau. On la soumit, ensuite, à l'autorité civile et on la livra pour ainsi dire au bon plaisir des princes et des gouvernants. Certains allèrent jusqu'à vouloir substituer à la religion divine une religion naturelle ou un simple sentiment de religiosité. Il se trouva même des Etats qui crurent pouvoir se passer de Dieu et firent consister leur religion dans l'irréligion et l'oubli conscient et volontaire de Dieu.

Les fruits très amers qu'a portés, si souvent et d'une manière si persistante, cette apostasie des individus et des Etats désertant le Christ, Nous les avons déplorés dans l'Encyclique Ubi arcano (40). Nous les déplorons de nouveau aujourd'hui. Fruits de cette apostasie, les germes de haine, semés de tous côtés; les jalousies et les rivalités entre peuples, qui entretiennent les querelles internationales et retardent, actuellement encore, l'avènement d'une paix de réconciliation; les ambitions effrénées, qui se couvrent bien souvent du masque de l'intérêt public et de l'amour de la patrie, avec leurs tristes conséquences: les discordes civiles, un égoïsme aveugle et démesuré qui, ne poursuivant que les satisfactions et les avantages personnels, apprécie toute chose à la mesure de son propre intérêt. Fruits encore de cette apostasie, la paix domestique bouleversée par l'oubli des devoirs et l'insouciance de la conscience; l'union et la stabilité des familles chancelantes; toute la société, enfin, ébranlée et menacée de ruine.

19. La fête, désormais annuelle, du Christ-Roi Nous donne le plus vif espoir de hâter le retour si désirable de l'humanité à son très affectueux Sauveur. Ce serait assurément le devoir des catholiques de préparer et de hâter ce retour par une action diligente; mais il se fait que beaucoup d'entre eux ne possèdent pas dans la société le rang ou l'autorité qui siérait aux apologistes de la vérité. Peut-être faut-il attribuer ce désavantage à l'indolence ou à la timidité des bons; ils s'abstiennent de résister ou ne le font que mollement; les adversaires de l'Eglise en retirent fatalement un surcroît de prétentions et d'audace. Mais du jour où l'ensemble des fidèles comprendront qu'il leur faut combattre, vaillamment et sans relâche, sous les étendards du Christ-Roi, le feu de l'apostolat enflammera les cœurs, tous travailleront à réconcilier avec leur Seigneur les âmes qui l'ignorent ou qui l'ont abandonné, tous s'efforceront de maintenir inviolés ses droits.

Mais il y a plus. Une fête célébrée chaque année chez tous les peuples en l'honneur du Christ-Roi sera souverainement efficace pour incriminer et réparer en quelque manière cette apostasie publique, si désastreuse pour la société, qu'a engendrée le laïcisme. Dans les conférences internationales et dans les Parlements, on couvre d'un lourd silence le nom très doux de notre Rédempteur; plus cette conduite est indigne et plus haut doivent monter nos acclamations, plus doit être propagée la déclaration des droits que confèrent au Christ sa dignité et son autorité royales.
Des âmes de catholiques il y en a beaucoup. Choisir celle de Louis XVI n'est pas un acte vide de sens, il est politique.
Oui, j'ai compris, et la Royauté du Christ est souvent (surtout chez les Orléanistes, si j'ai bien compris) loin d'être leur priorité. Mais la messe en elle-même n'est pas un acte politique. Par les merveilles de la Communion des Saints, cela peut même être un bienfait pour d'autres âmes.

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 1:13
par Fée Violine
Laurent L. a écrit :j'ai beaucoup de sympathie pour Louis XVI, et fort peu pour Robespierre. Et une messe de requiem pour le repos de l'âme d'un catholique n'est jamais de trop.
Pour le repos de l'âme d'un non catholique, elle est sans doute encore plus nécessaire... Y a-t-il beaucoup de gens qui prient pour Robespierre ?

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 1:50
par Laurent L.
Pour le repos de l'âme d'un non catholique, elle est sans doute encore plus nécessaire.
:sonne: Euh, on ne peut pas célébrer de messes de requiem pour les non-catholiques... :incertain:
CDC a écrit :Can. 1184 - § 1. Doivent être privés des funérailles ecclésiastiques, à moins qu'ils n'aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort:

1 les apostats, hérétiques et schismatiques notoires;

2 les personnes qui auraient choisi l'incinération de leur propre corps pour des raisons contraires à la foi chrétienne;

3 les autres pécheurs manifestes, auxquels les funérailles ecclésiastiques ne peuvent être accordées sans scandale public des fidèles.

§ 2. Si quelque doute surgit, l'Ordinaire du lieu, au jugement duquel il faudra s'en tenir, sera consulté.

Can. 1185 - Toute messe d'obsèques doit être aussi refusée à la personne exclue des funérailles ecclésiastiques.
Cela ne doit pas nous empêcher de prier pour nos ennemis. :)

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 3:24
par philémon.siclone
Fée Violine a écrit :
Laurent L. a écrit :j'ai beaucoup de sympathie pour Louis XVI, et fort peu pour Robespierre. Et une messe de requiem pour le repos de l'âme d'un catholique n'est jamais de trop.
Pour le repos de l'âme d'un non catholique, elle est sans doute encore plus nécessaire... Y a-t-il beaucoup de gens qui prient pour Robespierre ?
Sa fin a été terrible. Robespierre, accusé et arrêté, est tout de même libéré, à la faveur d'un mouvement populaire, par la Commune. Il a la force publique avec lui, et peut décider de marcher sur la Convention. Mais il s'y refuse. Il ne veut pas agir dans l'illégalité. Pendant ce temps, devant cette indécision, les sectionnaires deviennent hésitants, et commencent à se disperser. Alors que les dernières troupes désertent la place de l'Hôtel de ville, Lebas se suicide d'un coup de pistolet. Robespierre tente de faire de même, mais se rate et se brise la mâchoire. Ses collègues l'étendent sur une table. Coffinhal, furieux, jette le général Hanriot par une fenêtre. Voyant la place déserte, les troupes de la Convention prennent d'assaut l'Hôtel de ville. Augustin Robespierre, frère de Maximilien, se défenestre. A l'arrivée de la garde nationale, Couthon dévale un escalier sur son fauteuil roulant. On le fait transporter à l'Hôtel-Dieu. Dulac avec ses gardes nationaux pénètre dans la salle du Conseil où il fait arrêter les trente conseillers municipaux qui délibéraient, puis entre dans le Salon de l'Égalité. Dumas se cache sous une table. Debout St-Just et quelques collègues attendent dignement d'être arrêtés. Fleuriot-Lescot tente de s'échapper, mais on le rattrape. Tous sont emmenés au Comité de Sûreté générale, sauf Robespierre que l'on transporte au Comité de Salut Public, dans un ancien salon de la Reine. On l'étend sur un bureau d'Acajou, ancien bureau de Louis XVI, que l'on peut encore visiter aujourd'hui, et où le sang de Robespierre reste visible. Sa mâchoire pend misérablement. Ses habits, qui ont servi à la célébration de l'Être Suprême sont en loques. On laisse venir une foule curieuse qui défile une partie de la nuit devant le corps agonisant du tribun. Un employé lui donne du papier pour qu'il puisse essuyer son sang qui coule. Certains se moquent de lui, en lui donnant du "Sa Majesté". On lui crache au visage. Bientôt, les gendarmes font entrer St-Just, Dumas et Payan, et écartent les badauds pour qu'ils puissent voir "leur roi". Au petit matin, un chirurgien vient panser la bouche de Robespierre, retire quelques dents et des débris d'os. Robespierre se laisse faire sans rien dire. Pendant ce temps, on l'insulte. Un peu plus tard, ne parvenant pas à se pencher suffisamment pour desserrer la boucle de ses genoux, un assistant du Comité vient le dispenser de cette peine. Robespierre le remercie d'une voix douce et faible. Dans la journée qui suit, les vingt-deux accusés sont transférés à la Conciergerie, puis jugés sur ordre de la Convention. Le soir, on les amène sur deux charrettes vers la place de la Révolution. Mais le cortège s'arrête devant la Maison du menuisier Duplay, où loge Robespierre. On barbouille les volets fermés avec du sang de bœuf, pendant que les "aboyeuses de la guillotine" exécutent une ronde de liesse. Quand vient son tour, Robespierre monte tout seul à l'échafaud. Le bourreau lui retire brusquement son bandage qui lui retenait la mâchoire, lui arrachant un cri de douleur. La mâchoire pendante, il est jeté sur la planche, et exécuté.

Apprenant la nouvelle, Tallien décrète un jour de fête pour célébrer la mort du tyran. Dans les jours qui suivent, on procède à une purge des robespierristes, qui se termine par la dissolution du tribunal révolutionnaire et l'arrestation de Fouquier-Thinville dont on n'a plus besoin.

Au lendemain du 9 Thermidor, commence l'ère du libéralisme financier dont nous percevons aujourd'hui les excès. Le tyran était surtout un empêcheur de profiter en rond. Après sa mort, les persécutions contre l'Eglise (persécutions auxquelles Robespierre était opposé) n'ont pas cessé, loin de là.

Renseignements trouvés sur ce site :
http://bibliopsy.com/Revolution/Rev_074.htm

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 8:49
par Christophe
Bonjour
Anonymus a écrit :Pour autant, toutes les valeurs chrétiennes ne se sont pas perdus, la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" me semble très proche de l'idéal chrétien.
Ce n'est pas une devise chrétienne, c'est la devise de la Franc-Maçonnerie.

Cordialement
Christophe

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 8:58
par Christophe
philémon.siclone a écrit :
Harfang a écrit :Non, vous vous trompez, je me considère comme légitimiste pour ma part... :incertain:
C'était un "vous" général.
Ô vous les orléanistes...
Entre les orléanistes et les légitimistes, c'est bien plus qu'une querelle dynastique : ce sont deux conceptions de la monarchie qui s'opposent. La Royauté de droit divin versus la Monarchie constitutionnelle ; le Roi de France versus le Roi des français.
Les orléanistes sont tout-à-fait cohérents à soutenir une famille régicide, franc-maçonne, athée et libérale… à l'image du régime qu'ils soutiennent.

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 10:13
par AdoramusTe
Christophe a écrit : Entre les orléanistes et les légitimistes, c'est bien plus qu'une querelle dynastique : ce sont deux conceptions de la monarchie qui s'opposent. La Royauté de droit divin versus la Monarchie constitutionnelle ; le Roi de France versus le Roi des français.
Les orléanistes sont tout-à-fait cohérents à soutenir une famille régicide, franc-maçonne, athée et libérale… à l'image du régime qu'ils soutiennent.
J'ai bien de la sympathie pour ce brave Louis XVI et les victimes de la boucherie révolutionnaire mais je trouve tout ça bien chimérique.

Une messe de requiem pour Louis XVI est très louable mais c'est plutôt une instrumentalisation politique de sa mort pour promouvoir une restauration de la royauté en France.
Le royalisme a un certain charme, c'est vrai, mais cela relève du fantasme. Il faut ne rien avoir compris au film pour s'accrocher à cette chimère.

Les enjeux français sont bien plus sérieux que ça aujourd'hui. Il ne faut pas se tromper de combat, ou plutôt, il ne faut pas avoir un combat de retard.

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 11:31
par coeurderoy
Disons surtout qu'il est fort dommage que le principe monarchique, qui devrait rassembler, soit encore facteur de division, ceci dit il ne me semble nullement anachronique et totalement conciliable avec les vraies libertés (celle de l'homme intérieur notamment)...
je me sauve et ne vous retrouverai pas avant la fin du mois : bonne fin de semaine à tous ! :ciao:

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 11:33
par Fée Violine
A bientôt Coeurderoy ! :)

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 11:59
par Adamev
Christophe a écrit :Bonjour
Anonymus a écrit :Pour autant, toutes les valeurs chrétiennes ne se sont pas perdus, la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" me semble très proche de l'idéal chrétien.
Ce n'est pas une devise chrétienne, c'est la devise de la Franc-Maçonnerie.

Cordialement
Christophe

C'est que vous n'avez pas compris le sens profond des Evangiles
Liberté = connaissance, responsabilité, citoyenneté....
Egalité = partage, solidarité....
Fraternité = Vous n'avez qu'un seul père...

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 14:57
par philémon.siclone
Christophe a écrit : Entre les orléanistes et les légitimistes, c'est bien plus qu'une querelle dynastique : ce sont deux conceptions de la monarchie qui s'opposent. La Royauté de droit divin versus la Monarchie constitutionnelle ; le Roi de France versus le Roi des français.
Les orléanistes sont tout-à-fait cohérents à soutenir une famille régicide, franc-maçonne, athée et libérale… à l'image du régime qu'ils soutiennent.
Je suis tout à fait d'accord. Ce sont deux projets politiques très différents qui remontent assez loin dans l'histoire. Mais certains manquent de discernement, et se rallient à la maison d'Orléans uniquement parce qu'ils ne supportent pas que Louis XX ne soit pas purement français. C'est une réaction de lepénisme ou de nationalisme primaire. Lorsqu'on songe à ce qu'est la monarchie française, historiquement, c'est un argument qui n'a aucune logique, ne serait-ce que si l'on songe que les rois de France n'ont jamais hésité à épouser des princesses étrangères.

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 15:11
par Christophe
Anonymus a écrit :Ou il suffit juste de se souvenir de la manière dont se comportait nos rois: nombreuses maîtresses et enfants illégitimes, guerres faîtes parfois par pure mégalomanie ou pour des intérêts privés.
En ce qui concerne les guerres, il faut aussi comprendre qu'elles étaient « imposées » par un système monétaire qui reposait sur l'or et l'argent-métal. Afin d'augmenter la base monétaire nécessaire au développement de l'économie, il n'y avait alors que deux solutions : le commerce (mercantilisme) ou la guerre, les réserves naturelles en or et argent étant très faibles en Occident. Le commerce, en « aspirant » les réserves métalliques (et donc monétaires) des autres pays, aggravait leur situation et les contraignait à la guerre. La « guerre économique » a toujours été une réalité, et l'abandon du système d'étalon-or - en déconnectant la monnaie de son assise métallique - a contribué à un certain apaisement (du moins sur ce point).

Re: Messe de requiem pour Louis XVI

Publié : ven. 22 janv. 2010, 16:07
par Fée Violine
Laurent L. a écrit :
Pour le repos de l'âme d'un non catholique, elle est sans doute encore plus nécessaire.
:sonne: Euh, on ne peut pas célébrer de messes de requiem pour les non-catholiques... :incertain:
Cela ne doit pas nous empêcher de prier pour nos ennemis. :)
Et pour nos amis...
Parce que pour moi, chrétien n'est pas synonyme d'ami, ni incroyant synonyme d'ennemi !
Louis XVI, s'il était tellement bon, il doit être au ciel, surtout avec toutes els messes qui sont dites pour lui. C'est pourquoi je me disais qu'il y a certainement des âmes qui ont un besoin plus urgent de prières.