Jean-Mic a écrit : ↑lun. 27 juin 2022, 15:19
C'est pourtant une règle constante du droit, quel que soit le droit, y compris du droit canonique.
Mais c'est là le principal défaut de votre point de vue selon moi : vous ne raisonnez qu'en termes de droit !
Or ce n'est pas (plus) la question ici. Sur le chapitre du droit, nous sommes effectivement éclairés par les pages précédentes.
Le problème est que ce droit de faire distribuer la communion par des laïcs conduit à des abus, à une perte de solennité, à une disparition d'un decorum qui préservait d'une certaine banalité dans le geste de communion.
Jean-Mic a écrit : ↑lun. 27 juin 2022, 15:19
Prenez le temps de relire les documents qui ont été cités. Ceci n'est en rien "interdit". C'est même le renouveau d'une très vieille tradition de l'Eglise, comme cela a déjà été démontré plusieurs fois dans ce fil et dans d'autres.
Ai-je parlé d'interdiction ? J'ai dit que selon les textes, la communion se reçoit dans la bouche (= c'est la norme) mais qu'il est également possible de la recevoir dans la main. Ce qu'on constate suite à cette permission, c'est que la norme est devenue l'exception (au point que certains prêtres refusent de donner la communion dans la bouche). Je le déplore, même si, cela a été dit, la communion dans la main est tout à fait permise est correcte sur le plan doctrinal.
Mais c'est là une autre discussion (même si très proche du présent débat, de part sa nature). Pardon pour cette digression.
Jean-Mic a écrit : ↑lun. 27 juin 2022, 15:19
Si nous étions entièrement à ce que nous faisons, à notre propre communion, nous n'aurions guère l'occasion de reluquer et de juger les autres. Laissons le prêtre ou le ministre qui donne la communion juge de ce qu'il doit accepter ou non, ou de ceux qu'il doit, le cas échéant, rappeler à l'ordre.
Si vous voulez...mais ça ne change rien au constat que j'indique...
In fine, je vois dans cette discussion simplement des sensibilités différentes à l'égard de la messe. Personnellement, j'ai grandi et appris à apprécier le rite Paul VI, et j'ai découvert plus tardivement le rite Saint Pie V, que j'apprécie également.
L'un me fait sentir la proximité et l'amour infini de Dieu. L'autre me montre sa grandeur et met en avant la magnificence de son sacrifice sans cesse renouvelé. Force m'est cependant de constater qu'il y a bien plus de dérives dans un rite que dans l'autre. Rien de dramatique en soi, pas vraiment de profanation, ni de pratiques fondamentalement orthogonales à la doctrine. Mais tellement de "petites" choses qui se cumulent que cela conduit légitimement à s'interroger.
D'où mon arrivée dans cette discussion.
Bref, voilà que je m'égare dérechef
Sur ce, n'appréciant pas la tournure de la discussion, et estimant par ailleurs avoir fait le tour du sujet pour ma part, je vous laisse ici.
Merci à tous pour vos contributions très éclairantes, et ce quelque soit la position défendue.
Très heureux que de tels espaces de discussion existent et permettent à chacun d'exposer ses doutes et ses convictions sur ces questions.