De belles peintures sur la Foi
- Christophe
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Re: De belles peintures sur la Foi
Vraiment magnifique, merci Harfang !!! 
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
- Anne
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Re: De belles peintures sur la Foi
J'appuie!
En passant, vous n'auriez pas une référence qui permettrait d'en apprendre plus sur cet artiste et son rapport à la foi?
En passant, vous n'auriez pas une référence qui permettrait d'en apprendre plus sur cet artiste et son rapport à la foi?
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
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- coeurderoy
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Re: De belles peintures sur la Foi
Juan Carreno de Miranda (fin XVII ème s.) : Première Messe de saint Jean-de-Matha (Louvre).


"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
Re: De belles peintures sur la Foi
Très beau tableau coeurderoy, je l'ai aussi sur mon disque dur !
Si je relève ce qu'il y a dans Wikipédia :En passant, vous n'auriez pas une référence qui permettrait d'en apprendre plus sur cet artiste et son rapport à la foi?
"Il est le fils d'un négociant en vins de Bordeaux et sa famille de conviction catholique, a des origines anglaises."
"Après le deuil qu'il subit en 1877 il se tourne vers une peinture à thème religieux et délaisse les thèmes en rapport avec l'Antiquité de ses débuts."
Je n'en sais pas plus.
†
« O Crux Ave Spes Unica ! »
http://vidi-aquam.blogspot.com/
- coeurderoy
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Re: De belles peintures sur la Foi
Bouguereau a été éreinté par Zola (ce qui me le rendrait plutôt sympathique...) et Huysmans.
Qualifié d' "académique" , de "pompier", ses adversaires naturalistes ou impressionnistes lui en voulaient peut-être de continuer à traiter des thèmes traditionnels (religieux notamment) et d'avoir du succès. Pour ma part, ne poussant pas systématiquement des " Oh !!! " ni des "Hâ !!!" devant tous les Impressionnistes (qui avaient pour beaucoup une clientèle très bourgeoise d'ailleurs et, tel Renoir, savaient l'exploiter pour vendre) je trouve pénible cette opposition agressive des Ecoles dans laquelle se complaisent les spécialistes. Pour des raisons liées hélas au marché de l'Art les "académiques" semblent reprendre du poil de la bête actuellement...
J'avoue être relativement insensible à l'art de Bouguereau - que je trouve assez froid, convenu - mais c'est un jugement personnel, c'est le côté sage image d'Epinal qui m'ennuie un peu : ceci dit, la Madone assise,la Vierge aux lys et la Madone aux roses sont très belles...
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Naissan ... ouguereau)
Qualifié d' "académique" , de "pompier", ses adversaires naturalistes ou impressionnistes lui en voulaient peut-être de continuer à traiter des thèmes traditionnels (religieux notamment) et d'avoir du succès. Pour ma part, ne poussant pas systématiquement des " Oh !!! " ni des "Hâ !!!" devant tous les Impressionnistes (qui avaient pour beaucoup une clientèle très bourgeoise d'ailleurs et, tel Renoir, savaient l'exploiter pour vendre) je trouve pénible cette opposition agressive des Ecoles dans laquelle se complaisent les spécialistes. Pour des raisons liées hélas au marché de l'Art les "académiques" semblent reprendre du poil de la bête actuellement...
J'avoue être relativement insensible à l'art de Bouguereau - que je trouve assez froid, convenu - mais c'est un jugement personnel, c'est le côté sage image d'Epinal qui m'ennuie un peu : ceci dit, la Madone assise,la Vierge aux lys et la Madone aux roses sont très belles...
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Naissan ... ouguereau)
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
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- Anne
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Re: De belles peintures sur la Foi
Merci messieurs!
Perso, je trouve que dans presque tous les tableaux présentés ici, il y a toujours un élément intéressant qui ajoute une autre dimension à l'aspect "convenu" de l'oeuvre.
Par exemple, dans la "madone assise", la façon dont Jésus est assis sur les genoux de sa mère est originale.
Les anges sont toujours magnifiques.
Le visage de la Vierge m'interpelle beaucoup: c'est manifestement toujours le même modèle, mais l'étrange impassibilité de ce visage s'accompagne souvent d'une impression de tendresse...
Il doit bien exister un beau livre là-dessus quelque part!
Perso, je trouve que dans presque tous les tableaux présentés ici, il y a toujours un élément intéressant qui ajoute une autre dimension à l'aspect "convenu" de l'oeuvre.
Par exemple, dans la "madone assise", la façon dont Jésus est assis sur les genoux de sa mère est originale.
Les anges sont toujours magnifiques.
Le visage de la Vierge m'interpelle beaucoup: c'est manifestement toujours le même modèle, mais l'étrange impassibilité de ce visage s'accompagne souvent d'une impression de tendresse...
Il doit bien exister un beau livre là-dessus quelque part!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
Re: De belles peintures sur la Foi
Une série de peinture de José Camarón Bonanat.
Dernière modification par Harfang le mar. 08 déc. 2009, 2:05, modifié 1 fois.
†
« O Crux Ave Spes Unica ! »
http://vidi-aquam.blogspot.com/
Re: De belles peintures sur la Foi
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Re: De belles peintures sur la Foi
Dernière modification par Harfang le mar. 08 déc. 2009, 2:07, modifié 1 fois.
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- coeurderoy
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Re: De belles peintures sur la Foi
Ghirlandaio : La Nativité 1482-85 (Florence, Santa Trinita) :

Je viens de découvrir cette belle oeuvre du Florentin Domenico Ghirlandaio...
petite méditation matinale :
C'est le matin du tout premier Noël. Dans l'étable de Bethléem (de superbes vestiges antiques, en ruines que l'artiste a pris grand soin de détailler) trois bergers sont venus adorer l'Enfant. Humblement tournés vers le Nouveau-Né, ils sont magnifiques d'humanité (les mains, les visages, les rides appartiennent au registre terrestre, au monde de la terre avec ses joies et ses peines). Celui qui porte un agneau nous suggère que Jésus est aussi le Bon Pasteur et l'Agneau immolé pour notre salut...
Marie, à gauche, comme isolée des autres personnages, est toute perdue en Dieu. Elle a ôté l'Enfant de la mangeoire (le magnifique tombeau antique sur lequel se penchent l'âne et le boeuf) pour présenter son Fils, posé à terre sur un pan de son manteau, petit être de faiblesse assumant toute l'humilité de notre condition terrestre...Elle médite toutes ces choses en son coeur dans la louange et l'action de grâce...
Le Verbe Incarné encore "infans" pose un doigt sur la bouche qui va bouleverser le vieux monde...Il est Parole Divine mais, en ce matin, se contente de se tourner, offert, vers les spectateurs du tableau, tel une Hostie proposée à l'adoration des fidèles : il est en effet avant tout Pain de Vie, nourriture des âmes : les deux animaux de la crèche, magnifiés par le peintre qui était excellent portraitiste, nous indiquent que nous devons docilement nous approcher, nous aussi, de la "céleste mangeoire", dans la simplicité et la douceur dont ils font preuve, humbles animaux qu'ils sont...
La tête de Jésus, le Chef de toute vie, touche le tombeau antique : la mort est vaincue ! La véritable Pierre Vivante, c'est Lui : le sarcophage n'est plus qu'antiquaille face à un bébé plein de la vie de Dieu...
L'artiste nous donne ainsi à contempler un autre sépulchre ouvert : celui du matin de Pâques !
Le soleil est levé, la nuit de l'Ancien Testament s'est achevée : on aperçoit déjà le joyeux cortège des Mages s'apprêtant à franchir un arc de triomphe romain : l'évènement s'inscrit dans le temps historique des hommes, à l'époque où la Judée est colonie romaine, le millésime 1485, porté au dessus de l'un des chapiteaux corinthiens de l'étable, inscrit par ailleurs ce tableau dans le présent des contemporains de Ghirlandaio.
Le père nourricier de Jésus, saint Joseph, détourne la tête, attentif aux signes du Ciel : on aperçoit d'ailleurs un ange planant au dessus de bergers attardés, mais Joseph pressent peut-être que sa mission va s'avérer difficile et que la Fuite en Egypte s'annonce déjà : la pierre angulaire, le signe de contradiction a fait son apparition dans un monde pervers refusant la Lumière...A gauche la gourde, la selle annoncent que Jésus va connaitre aussi les besoins et instabilités de notre humaine condition...
Déjà la manifestation de l'Evangile aux nations est en route : par notre présence, car nous participons à cette scène en contemplant l'Enfant à l'instar des Bergers, par l'arrivée des Rois venus d'Orient en cortège somptueux et triomphal : l'Arc de Triomphe symbolise surtout la victoire du Christ sur les forces du mal ayant enténébré et perverti l'oeuvre divine et nous sommes, là aussi, appelés à nous réjouir de cette manifestation de la tendresse de Dieu.
Je vous laisse méditer sur cette oeuvre : Ghirlandaio connaissait très certainement les scènes de la Nativité des Primitifs flamands : l'étable ruinée est un poncif symbolisant la caducité de l'ancien monde, le délabrement des âmes aussi - qui comme ici montrent par la qualité de leurs ruines qu'elles sont également la noble demeure d'un Dieu. Au fond, Jérusalem est une ville du Quattrocento et, dans l'encadrement des deux pilastres délicatement peints, apparait un paysage tout de douceur et de sérénité : la Paix de Noël couvre la création entière...
Comme sur la magnifique Nativité d'Hugo van der Goes (retable Portinari, 1475 aux Offices de Florence), apparait un glaieul (à droite) fleur symbolique dont le nom latin, glaive, annonce les douleurs prédites à Marie par le vieillard Syméon...
Enfin je laisse aux excellents latinistes du forum le soin de déchiffrer et traduire l'inscription latine portée sur le sarcophage (et sur l'Arc...), sarcophage où une magnifique guirlande sculptée est sans doute, à la fois hommage à l'Enfant, et rappel du nom de ce peintre "guirlande" (de Noël ?
), en italien !
Ils nous représentent fort dignement ces Bergers non ?
Quant à frère Ane, il jubile lui aussi : sa famille a fourni l'ânesse de Balaam dans l'Ancien Testament, celle qui est appelée à porter le Seigneur le Jour des Rameaux, et ce brave compagnon méditatif va porter Marie et son Fils jusqu'en Egypte... Sa taille en fait l'ami des enfants : aux fiers coursiers symboles d'orgueil et de luxe il oppose les vertus cardinales liées à la force tranquille, au travail patient, à la peine quotidienne...

et voici notre peintre :
Autoportrait de Ghirlandaio dans l'Adoration des Mages (1488, Hôpital des saints innocents, Florence)


Je viens de découvrir cette belle oeuvre du Florentin Domenico Ghirlandaio...
petite méditation matinale :
C'est le matin du tout premier Noël. Dans l'étable de Bethléem (de superbes vestiges antiques, en ruines que l'artiste a pris grand soin de détailler) trois bergers sont venus adorer l'Enfant. Humblement tournés vers le Nouveau-Né, ils sont magnifiques d'humanité (les mains, les visages, les rides appartiennent au registre terrestre, au monde de la terre avec ses joies et ses peines). Celui qui porte un agneau nous suggère que Jésus est aussi le Bon Pasteur et l'Agneau immolé pour notre salut...
Marie, à gauche, comme isolée des autres personnages, est toute perdue en Dieu. Elle a ôté l'Enfant de la mangeoire (le magnifique tombeau antique sur lequel se penchent l'âne et le boeuf) pour présenter son Fils, posé à terre sur un pan de son manteau, petit être de faiblesse assumant toute l'humilité de notre condition terrestre...Elle médite toutes ces choses en son coeur dans la louange et l'action de grâce...
Le Verbe Incarné encore "infans" pose un doigt sur la bouche qui va bouleverser le vieux monde...Il est Parole Divine mais, en ce matin, se contente de se tourner, offert, vers les spectateurs du tableau, tel une Hostie proposée à l'adoration des fidèles : il est en effet avant tout Pain de Vie, nourriture des âmes : les deux animaux de la crèche, magnifiés par le peintre qui était excellent portraitiste, nous indiquent que nous devons docilement nous approcher, nous aussi, de la "céleste mangeoire", dans la simplicité et la douceur dont ils font preuve, humbles animaux qu'ils sont...
La tête de Jésus, le Chef de toute vie, touche le tombeau antique : la mort est vaincue ! La véritable Pierre Vivante, c'est Lui : le sarcophage n'est plus qu'antiquaille face à un bébé plein de la vie de Dieu...
L'artiste nous donne ainsi à contempler un autre sépulchre ouvert : celui du matin de Pâques !
Le soleil est levé, la nuit de l'Ancien Testament s'est achevée : on aperçoit déjà le joyeux cortège des Mages s'apprêtant à franchir un arc de triomphe romain : l'évènement s'inscrit dans le temps historique des hommes, à l'époque où la Judée est colonie romaine, le millésime 1485, porté au dessus de l'un des chapiteaux corinthiens de l'étable, inscrit par ailleurs ce tableau dans le présent des contemporains de Ghirlandaio.
Le père nourricier de Jésus, saint Joseph, détourne la tête, attentif aux signes du Ciel : on aperçoit d'ailleurs un ange planant au dessus de bergers attardés, mais Joseph pressent peut-être que sa mission va s'avérer difficile et que la Fuite en Egypte s'annonce déjà : la pierre angulaire, le signe de contradiction a fait son apparition dans un monde pervers refusant la Lumière...A gauche la gourde, la selle annoncent que Jésus va connaitre aussi les besoins et instabilités de notre humaine condition...
Déjà la manifestation de l'Evangile aux nations est en route : par notre présence, car nous participons à cette scène en contemplant l'Enfant à l'instar des Bergers, par l'arrivée des Rois venus d'Orient en cortège somptueux et triomphal : l'Arc de Triomphe symbolise surtout la victoire du Christ sur les forces du mal ayant enténébré et perverti l'oeuvre divine et nous sommes, là aussi, appelés à nous réjouir de cette manifestation de la tendresse de Dieu.
Je vous laisse méditer sur cette oeuvre : Ghirlandaio connaissait très certainement les scènes de la Nativité des Primitifs flamands : l'étable ruinée est un poncif symbolisant la caducité de l'ancien monde, le délabrement des âmes aussi - qui comme ici montrent par la qualité de leurs ruines qu'elles sont également la noble demeure d'un Dieu. Au fond, Jérusalem est une ville du Quattrocento et, dans l'encadrement des deux pilastres délicatement peints, apparait un paysage tout de douceur et de sérénité : la Paix de Noël couvre la création entière...
Comme sur la magnifique Nativité d'Hugo van der Goes (retable Portinari, 1475 aux Offices de Florence), apparait un glaieul (à droite) fleur symbolique dont le nom latin, glaive, annonce les douleurs prédites à Marie par le vieillard Syméon...
Enfin je laisse aux excellents latinistes du forum le soin de déchiffrer et traduire l'inscription latine portée sur le sarcophage (et sur l'Arc...), sarcophage où une magnifique guirlande sculptée est sans doute, à la fois hommage à l'Enfant, et rappel du nom de ce peintre "guirlande" (de Noël ?
Ils nous représentent fort dignement ces Bergers non ?
Quant à frère Ane, il jubile lui aussi : sa famille a fourni l'ânesse de Balaam dans l'Ancien Testament, celle qui est appelée à porter le Seigneur le Jour des Rameaux, et ce brave compagnon méditatif va porter Marie et son Fils jusqu'en Egypte... Sa taille en fait l'ami des enfants : aux fiers coursiers symboles d'orgueil et de luxe il oppose les vertus cardinales liées à la force tranquille, au travail patient, à la peine quotidienne...
et voici notre peintre :
Autoportrait de Ghirlandaio dans l'Adoration des Mages (1488, Hôpital des saints innocents, Florence)
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