Si… précisément, j'apprécie que l'on contre-argumente.Eurynome a écrit :Vous n'aimez pas que l'on contre-argumente?Christophe a écrit :Vous êtes supposé interpréter que je considère vos interventions comme n'étant, pour une écrasante majorité d'entre-elles, que du trollage.
La formulation vous aurait-elle semblé ambigüe ?Pas d'avis contraire vis à vis du son de cloche?
Et c'est justement parce que je vous crois parfaitement capable de débattre, et non pas uniquement de polémiquer (« troller »), que votre présence est acceptée sur ce site. Je considère que vous êtes quelqu'un d'intelligent, et qui raisonne correctement. Bien sûr, je n'adhère pas à vos idées… car nous ne partageons pas les mêmes prémisses. Peut-être un jour, horrifié comme je le fus par les conséquences auxquelles ces prémisses matérialistes et athées conduisent, vous convertirez-vous… Ou peut-être pas… car chaque chemin de conversion est un mystère.
Je vous crois sincère lorsque vous défendez le « mariage homosexuel ». Je peux comprendre que l'on estime, concernant l'exclusion du couple Barjot, que « c'est de bonne guerre ». J'ai un peu plus de mal à croire qu'un être sain d'esprit adhère à la queer theory, mais j'accorde le bénéfice du doute… Mais lorsque vous en arrivez à justifier l'incarcération politique d'un militant non-violent, je ne peux que conclure à votre mauvaise foi (sans jeu de mot). Je dois vous signaler que vous franchissez la ligne jaune en matière d'éthique du dialogue : restez sincère si vous voulez rester crédible.
Regardons les faits en face : le 16 juin, un étudiant participe à une manifestation autorisée devant M6 pour exprimer son opposition à la loi Taubira. À l'issue de celle-ci, l'étudiant se dirige (avec d'autres jeunes) en direction des Champs Élysées pour un regroupement spontané, celui-ci non-autorisé. La police parisienne, qui suit à distance le groupe d'opposant, charge brusquement sans avoir procédé aux ordres de dispersion réglementaires. Nicolas, qui n'aime pas forcément se faire matraquer, court se réfugier dans une pizzeria avec la bienveillance du personnel. Trois policiers en civil entrent, brutalisent l'étudiant et l'interpellent si violemment qu'ils provoquent d'importants dégâts matériels dans la pizzeria (le propriétaire, pour se faire dédommager, sera contraint de porter plainte contre Nicolas). Il semble que la police visait personnellement Nicolas (en effet, la quarantaine de personnes qui ont été interpellées en même temps que lui ont été relâchées après un contrôle d’identité de plusieurs heures ; de plus, il s'est fait embarquer dans la voiture de la BAC et non dans le panier à salade comme tous les autres)… Peut-être, allez savoir, parce que Nicolas est l'un des meneurs du mouvement non-violent des Veilleurs ?
Le gouvernement socialiste prône et applique le laxisme en matière pénale contre les délinquants, mais applique des peines d'une extrême sévérité contre les opposants de la Manif pour tous.
Près de 72 heures de garde à vue. Un jugement en comparution immédiate. Quatre mois de prison, dont deux fermes. Un mandat de dépôt. Impossibilité d'aménager la peine.
Ses crimes ? S'être rebellé contre une interpellation abusive ; avoir refuser le fichage ADN des opposants politiques ; avoir donné le nom de jeune fille de sa mère.
La vache.
Vous pouvez justifier cette répression. Mais n'allez pas ensuite affirmer votre attachement à la liberté d'expression et de manifestation, votre esprit républicain, votre opposition au « fascisme ».
Vous pouvez parler contre votre conscience. Mais n'allez pas ensuite demander que l'on vous prenne au sérieux ni que l'on vous respecte.
Vous pouvez donner un autre son de cloche. Mais assurez vous seulement de ne pas sonner faux.
Bien à vous
Christophe
PS : d'autres, d'aussi bonne foi que vous, trouvent la peine juste, méritée et mesurée. Quoique, à la réflexion, peut-être un chouïa trop clémente…






