Re: Que penser de Thiberville ?
Publié : mar. 12 janv. 2010, 20:20
Toutes mes excuses, Pierre-Antoine... Dans la foulée j'ai en effet écrit voeu d'obéissance au lieu de devoir d'obéissance canonique. 
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Bon premièrement, je ne vous ai pas écris sur ce ton moi-même, alors commencez donc par respirer par le nez un bon coup. Pour ce qui est de votre : "Répondez au question" monsieur je ne sais trop pour qui vous vous prenez, je ne vous dois pas de réponse, je ne suis pas dans un commissariat. Je répondrai tout de même ce que j'en pense, parce que je veux bien, mais je pourrais vous envoyez paître que ce pourrait être tout aussi justifié puisque vous n'avez strictement aucune autorité pour utiliser l'impératif vis-à-vis de moi.Serge BS a écrit :C'est vous qui parlez d'oppression ! Pourquoi pas de goulag puisque vous y êtes ! Faut pas pousser ! Et puis, répndez aux questions posées ! Elles vous gênent ?
Serge BS a écrit :La foi, l'espérance, la charité... L'amour lui-même sont-ils de vains mots ou se sont-ils effacés derrière un dogmatisme de facade justifiant tout, y compris la manifestation dans une église, y compris la désobéissance à son Evêque !
Doit-on nécessairement être dans un camp d'extermination ou un camp d'esclavage pour être opprimé? Si pour vous l'oppression commence à ce seul niveau...Serge BS a écrit :C'est vous qui parlez d'oppression ! Pourquoi pas de goulag?
Je ne remet pas et ne remettrais jamais en cause le concile Vatican II. Et j'ai fais cette référence pour expliciter pourquoi pour moi ce n'est pas scandalisant en soit qu'il y ait une scène de la vie courante dans une église.Serge BS a écrit : Par ailleurs, je suis surpris, et là j'outre volontairement, que l'on fasse référence aux temps anciens de l'Eglise, la critique de certains étant notamment fondée sur le fait que Vatican II a voulu remettre en avant ces temps, parfois sur le Concile de Trente !
Il n'y a que l'évêque qui dit qu'il avait donné son accord. C'est parole contre parole. Et vu l'attitude de l'évêque...Par ailleurs, pourquoi ce Curé s'était-il engagé en septembre pour ensuite revenir sur sa parole ?
Alors vous relirez le fil, j'ai donné personnellement les articles du droit canon donnant raison au prêtre et montrant que l'évêque n'a pas respecté le droit car un curé est nommé pour une durée indéterminée et non pour 6 ans comme le souhaiterait cet évêque.Par ailleurs, je ne crois pas que le droit canonique (qui est un élément du corpus théologique catholique, je le rappelle !) ait été violé par l'Evêque. Jusqu'à preuve contraire et avérée (pas un article de presse ou un on dit), il ne l'a pas fait, a contrario de ceux qui ont contesté sa décision qui ont manqué aux plus élémentaires formes de la révérence due à un Evêque, bref à leur Ordinaire, à un lieu de culte, ainsi que pour ce Curé à son voeu d'obéissance ! Cet Evêque avait même admis le maintien de la Messe selon le rite extraordinaire ! Alors ???
Yves54 a écrit :Can. 190 – § 1. Le transfer [d'un office écclésiastique] ne peut être fait que par la personne qui a en même temps le droit de pourvoir à l’office perdu et à l’office attribué.
§ 2. Le transfert contre le gré du titulaire de l’office requiert une cause grave ; de plus, restant toujours sauf le droit d’exposer les raisons contraires au transfert, la manière de procéder prescrite par le droit sera observée.
Can. 193 – § 1. On ne peut être révoqué d’un office conféré pour un temps indéterminé, à moins que ce ne soit pour des causes graves et en respectant la manière de procéder définie par le droit.
Can. 522 – Le curé doit jouir de la stabilité et c’est pourquoi il sera nommé pour un temps indéterminé ; l’Évêque diocésain ne peut le nommer pour un temps fixé que si cela a été admis par un décret de la conférence des Évêques.
Où est le décret de la CEF ?
Je ne vous traite de rien du tout. Où avez vous vu que je vous traitais ? Il faut arrêter de se sentir persécuté en permanence hein.Alors, qualifiez-moi de progressiste si vous voulez, mais faites vous même votre propre introspection avant d'en demander autant et voire même plus aux autres !
Et votre énervement ne changera rien aux faits que j'ai cité plus haut.Désolé, mais je rejoins TOTALEMENT Etienne dans ses remarques !
La foi, l'espérance, la charité... L'amour lui-même sont-ils de vains mots ou se sont-ils effacés derrière un dogmatisme de facade justifiant tout, y compris la manifestation dans une église, y compris la désobéissance à son Evêque !
Le rapport est que si le Christ a chahuté dans la maison de son Père, je ne vois pas en quoi chahuter devant lui lui poserait plus de problème.etienne lorant a écrit :
Ce n'est pas scandaleux en soi ? Quel rapport entre le Christ dont on célèbre le sacrifice à chaque Eucharistie et les marchands du temple ? Le rapport est un raisonnement d'homme auquel on prête plus de valeur qu'à l'Amour mis en croix.
Si chahuter le Saint sacrement n'est pas un acte scandaleux, alors les graffitis sur les portes des églises sont vraiment les bienvenus: çà donne des couleurs !
Taisons nous et laissons faire. Nous sommes trop bête pour comprendre les raisons de Mgr Nourrichard, vous avez entièrement raison...Pierre-Antoine a écrit : J'ajoute que je suis également scandalisé par le comportement des paroissiens, que ce soit dans ou hors de l'Eglise. Ce qui est le plus gênant dans cette affaire, c'est qu'aucun des comportements des protagonistes ne m'édifie.
Dans le lot celui qui me scandalise le moins reste quand même cette évêque à qui je n'arrive pas reprocher autre chose qu'un défaut douceur envers ce prêtre. Et encore selon ses dires, il avait épuisé les différentes propositions permettant de résoudre un point de désaccord en douceur.
Si ça peut faire avancer le schmilimili le schlimbili, hum...Alerté, le Vatican suit de près l'évolution du dossier
Devant le refus de l'abbé Michel d'accepter les mutations qui lui étaient proposées depuis deux ans (comme vicaire à Louviers, notamment, à l'autre bout du diocèse) et faute de pouvoir accepter ses contre-propositions, Mgr Nourrichard a décidé de révoquer son prêtre réfractaire. Mais le Vatican aura son mot à dire. Si la Congrégation pour le clergé n'est pas encore officiellement saisie de ce dossier, il n'en demeure pas moins que les canonistes (les juristes spécialistes du droit canon) suivent de près les événements. Pour l'un des prélats que nous avons pu interroger, «la décision de l'évêque d'Evreux est symptomatique d'une certaine idéologie du changement, propre à l'Eglise de France, mais contraire aux résolutions du concile Vatican II». Et d'ajouter qu'«un curé n'est pas un fonctionnaire comme les autres que l'on peut trimbaler de lieu en lieu. C'est d'abord un père et un pasteur qui a charge d'âmes, ce qui suppose une certaine stabilité.»
Un autre canoniste remarque à son tour que si l'évêque d'Evreux est dans son plein droit de révoquer un curé, il ne peut en revanche nommer un successeur si un recours est engagé. Or l'abbé Michel, d'après nos informations, a déposé un recours en illicéité. Mgr Nourrichard est-il allé trop vite en besogne en nommant un nouveau curé et non un simple adminis trateur ? Reste que c'est désormais à lui de répondre à ce recours, dans un délai d'un mois, avant de voir les tribunaux de Rome officiellement saisis de cette affaire. Les Thibervillais espèrent. Pour l'heure, depuis le fameux dimanche, ils n'ont toujours pas revu leur « nouveau curé ».
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[b]Thiberville : Mgr Nourrichard s'énerve[/b]
L'évêque d'Evreux a publié un communiqué le 1er juillet, dans lequel il perd patience et menace. Il rappelle avoir gagné les 2 recours de l'abbé Michel, l'un auprès de la Congrégation du Clergé, l'autre auprès du Tribunal Suprême de la signature apostolique. Mais il ne publie pas les textes de ces recours. On comprend pourquoi : ces recours n'ont jugé que la forme et non le fond, comme je l'avais écrit il y a quelques jours. Conformément aux dispositions du droit, d'autres recours sont actuellement engagés. Et il reste à juger cette affaire sur le fond.
Et c'est pourquoi Mgr Nourrichard perd patience et commence à sentir le roussi. [b]Aussi, il donne jusqu'au 26 juillet à l'abbé Michel pour quitter sa paroisse, menaçant de le suspendre.[/b] Une déclaration intempestive qui pourrait se retourner contre l'évêque d'Evreux, car il a pris de court le jugement de fond par Rome sur cette affaire. Mgr Nourrichard a du s'apercevoir qu'il s'était livré à un instant d'énervement :[b] le communiqué n'est plus accessible sur le site du diocèse.[/b]
Mgr Nourrichard ferait mieux de s'occuper de son diocèse qui part à vau-l'eau. [b]En septembre, ce seront les Filles de la Sagesse, présentent depuis 145 ans dans le diocèse, qui partent, signe de la décadence de ce diocèse[/b].