Re: Doutes
Publié : sam. 25 juil. 2020, 10:23
Oui, c’est ça, cher ademimo.
Considérons :
Le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » n’est pas celui « en bonne et due forme ».CEC 535 Jean proclamait " un baptême de repentir pour la rémission des péchés " (Lc 3, 3). Une foule de pécheurs, publicains et soldats (cf. Lc 3, 10-14), Pharisiens et Sadducéens (cf. Mt 3, 7) et prostituées (cf. Mt 21, 32) vient se faire baptiser par lui.
Le vrai repentir produit « de dignes fruits de repentir » (Mt 3, 8), c’est-à-dire quelque chose de visible.Mt 3, 8 Faites donc de dignes fruits de repentir.
Vous extrapolez, cher Carolus.Carolus a écrit : ↑sam. 25 juil. 2020, 13:46Oui, c’est ça, cher ademimo.
Considérons :Le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » n’est pas celui « en bonne et due forme ».CEC 535 Jean proclamait " un baptême de repentir pour la rémission des péchés " (Lc 3, 3). Une foule de pécheurs, publicains et soldats (cf. Lc 3, 10-14), Pharisiens et Sadducéens (cf. Mt 3, 7) et prostituées (cf. Mt 21, 32) vient se faire baptiser par lui.Le vrai repentir produit « de dignes fruits de repentir » (Mt 3, 8), c’est-à-dire quelque chose de visible.Mt 3, 8 Faites donc de dignes fruits de repentir.
Dans le catholicisme, le repentir c’est la conversion, cher ademimo.
Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ « appelle à la conversion. » (CEC 1427).CEC 1427 Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : " Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle " (Mc 1,15).
En effet cher Carolus, ce serait si triste s'il se limitait au temps du confessionnal , ce qui fut tristement assez vrai (et repris par moult écrits et films, caricaturé à souhait...) pour une époque où la catholicisme était prépondérant et comptait trop de brebis galeuses.
Vous avez raison, cher Fernand Poisson.Fernand Poisson a écrit : ↑lun. 27 juil. 2020, 18:33 Fernand Poisson :
Qu'enseigne le christianisme ? Que le Christ est la clé de tout. De notre vie personnelle, de la Bible, de l'histoire du monde, de l'organisation du cosmos. La clé nous a été donnée. Ce n'est pas un corps de doctrines ou un ensemble d'énoncés vrais mais une personne, un maître qui opère en nous une transformation de nous-mêmes.
L'Enfer comme lieu de damnation éternelle se retrouve aussi dans l'Islam, dans une version encore plus rigoureuse, car l'Islam ne connaît pas l'absolution des péchés. D'un autre côté, il suffit d'accomplir certains préceptes pour être sauvé (faire sa prière, aller à la Mecque, etc.). Ceci étant, dans un passage d'écrit coranique, je sais qu'on raconte l'histoire d'un damné qui a pu obtenir son Salut : plongé dans les flammes de l'Enfer, il crie vers Dieu de toutes ses forces. Dieu finit par l'entendre, et l'envoie chercher pour le ramener au Paradis. On pourrait évoquer également les Orthodoxes, qui voient le Purgatoire comme une aberration.Fernand Poisson a écrit : ↑lun. 27 juil. 2020, 18:15 Bonjour ademimo,
Je suis assez d'accord avec vous sur le fait que le dogme de la damnation éternelle est un mystère incompréhensible, même si j'y crois.
Mais comme vous l'avez dit : "Mes pensées ne sont pas vos pensées". Si le christianisme était vraiment une construction humaine, on pourrait penser que ce dogme soit abandonné (je ne sais pas si on en trouve d'aussi dur dans d'autre religion). Même très en colère, je ne souhaiterais pas la damnation à mon pire ennemi (je pense) : c'est que la "colère" de Dieu n'est pas une colère au sens humain. Comme vous l'avez encore bien dit, les mots désignent des réalités autres, de façon voilée, analogique. Et cela est bien compris depuis les débuts de l'histoire de l'Église.
Je ne pense pas que le christianisme donne de Dieu une vision humaine ou anthropomorphique. Ça ne répond pas à toutes vos questions mais cela fait au moins un motif de douter en moins.![]()
N'oubliez pas qu'une clef peut également fermer. Le symbole est à signification double.Fernand Poisson a écrit : ↑lun. 27 juil. 2020, 18:33 J'ajoute quelque chose. Là encore ce n'est pas une réponse frontale prétendant éliminer tous vos doutes mais une simple remarque.
Qu'enseigne le christianisme ? Que le Christ est la clé de tout. De notre vie personnelle, de la Bible, de l'histoire du monde, de l'organisation du cosmos. La clé nous a été donnée. Ce n'est pas un corps de doctrines ou un ensemble d'énoncés vrais mais une personne, un maître qui opère en nous une transformation de nous-mêmes.
Comme beaucoup de convertis ou de reconvertis, j'ai vécu un émerveillement progressif à mesure que j'ai vu combien le Christ ouvrait de portes, combien il éclairait le monde et combien, à l'inverse, nous sommes perdus sans lui. Nous pouvons avoir des croyances vraies ou fausses : le réel est ce qui l'est. Et si une clé rentre parfaitement dans la serrure, il y a des chances qu'elle ait un lien avec le serrurier.
Après on peut trouver que la clé ne rentre pas si bien dans la serrure que ça, on peut se dire que ces histoires de clé et de serrure c'est bien subjectif... Peut-être. Chacun est juge en conscience.
N’oublions pas la position de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, cher ademimo.
CEC 201 fait référence à Ph 2, 10-11 :CEC 201 Oui, devant Moi tout genou fléchira, par Moi jurera toute langue en disant : en Dieu seul sont la justice et la force " (Is 45, 22-24 ; cf. Ph 2, 10-11).
Au jour du jugement, « tout genou [fléchira] au ciel, sur terre et aux enfers » au nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.Ph 2, 9 C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,
11 et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.
Car qu’en savez-vous ? Niez-vous l’existence du diable ? Pour ne pas l’indiquer au pluriel… Et qu’il y eut un combat dans le ciel avant même notre histoire humaine… ?ademimo a écrit : ↑ven. 24 juil. 2020, 16:07 Ce qui a cours dans la vie terrestre n'a plus cours après la Résurrection. Il n'est plus nécessaire de mettre hors d'état de nuire qui que ce soit. Les élus appelés à chanter les louanges de Dieu sans fin dans la Béatitude ne risquent pas d'être importunés par de vilains filous qu'il s'agirait de contenir.
A cela j'ajouterais que le koan détermine une absurdité qui peut se résoudre par une vérité supérieureUn koan est une brève anecdote ou un court échange entre un maître et son disciple, absurde, énigmatique ou paradoxal, ne sollicitant pas la logique ordinaire, utilisée dans certaines écoles du bouddhisme.
le kōan est un objet de méditation qui serait susceptible de produire l’éveil spirituel ou encore de permettre le discernement entre l'éveil et l’égarement. ll est l'un des principaux outils d'enseignement et de discipline d‘une certaine tradition ou d’un certain courant de cette religion.
Il ne peut être résolu de manière intellectuelle. Le méditant doit délaisser son appréhension habituelle des phénomènes pour se laisser pénétrer par une autre forme de connaissance intuitive.
Dans sa forme pure, il n'est pas une devinette, ni un mot d'esprit transmis par le maître au disciple. Il ne s'agit pas de répéter quelque obscurité, de triturer une énigme, mais de travailler avec un paradoxe de sagesse centenaire, qui serait transmis personnellement, dans l'intimité entre le maître et son disciple.
Ce dernier prend alors à cœur de résoudre le kōan, durant des séances formelles, et plus largement durant chacune de ses activités quotidiennes. À terme, cette pratique, conjuguée à celle de la méditation, lui permettra d'atteindre l’éveil spirituel.
Mais vous oubliez que vous n’êtes pas Dieu, personne n’a de compte ultime à vous rendre parce que vous aussi êtes susceptible d’erreur et de partialité. Qui jettera la première pierre au pécheur, depuis la condition posée par Jésus ?ademimo a écrit : ↑ven. 24 juil. 2020, 16:07 Vous estimez juste que vos semblables (et donc potentiellement vous-même) soient torturés extrêmement dans l'éternité. Pas moi. Même s'il m'arrive de m'emporter de colère contre certains qui commettent des ignominies, ma colère, personnellement, finit quand même par retomber. Ce que vous appelez "justice" me paraît une monstruosité sans nom.
Vous avez raison, Cmoi, par exemple quand Jésus cite le Ge-Hinnon (Val de Hinnon = la Géhenne), le feu des sacrifices - synonyme de malédiction - est resté le symbole du châtiment de ceux qui refusent le salut de Dieu, alors la Géhenne est souvent liée à ce feu de l’enfer.
Vous avez trop lu de littérature conciliaire... L'enseignement traditionnel de l'Eglise est explicite sur les deux types de peine de l'enfer : de dam (privation de Dieu) et de sens (souffrances diverses). D'ailleurs, puisque les corps seront ressuscités, l'enfer et le paradis ne peuvent pas être autre chose que des lieux...Nous trouvons ainsi une référence à un "lieu" qui peut nous interroger, et paraître contraire à l'enseignement de L'Église