Re: Pie XII - Des milliers de Juifs sauvés...
Publié : mar. 08 juin 2010, 21:00
ti'hamo,
Certes, vous trouverez que la question est nulle. Peut-être, et puis ce le sera de la façon dont vous voyez les choses sans doute ... une question de ressenti alors ... je n'ai peut-être pas la chance, en ce cas, d'être totalement dégagé de toutes zones d'ombres à cet égard ? Un surcroit de lumière serait apprécié. Maintenant, Cgs promet de venir rajouter quelques éléments observations. Je n'ai aucune idée à savoir quels seront ceux-ci. Et je suis bien prêt à en recevoir qui pourrait dédire plus ou moins ce que je suis en train de penser. Ma réflexion n'est pas figée dans le béton sur une pareille question, non mais vraiment pas.
Comme j'aurai déjà dit : le ''bug'' aurait pu se situer sur le pallier inférieur.
Ce serait comme sur le plan de l'Église au niveau national. L'Église d'Allemagne, tiens ! On l'admettrait comme hypothèse partielle et temporaire. Un de ces facteurs que Pie XII aurait pu considérer mais aurait pu être aussi le degré se solidarité envers le guide de la nation (Der Fürher), plutôt étroit, et consolidé jusque parmi les cercles catholiques en Allemagne, soit encore plus pendant la Guerre qu'auparavant. De sorte qu'une idée de politique diplomatique ''agressive'' par le Vatican n'aurait pas pu être à l'ordre du jour, et en ce sens qu'une ligne semblable n'aurait pas pu être appuyée sur place non plus. Je veux dire : se pourrait-il qu'un des gros obstacles ait été surtout l'état de l'opinion chez les catholiques mêmes et soit au lieu dit, comme pas loin de l'épicentre en Germanie ? En terme d'obstacle sérieux, si je disais un état de l'opinion plutôt qu'une crainte incroyable à l'effet que de vexer le Fürher aurait dû nécéssairement entraîner quinze millions de morts de plus ? Un état de l'opinion qui agit comme un frein d'inertie ? Je ne dis pas qu'il faille que ce soit la vérité coûte que coûte. Mais l'avenue pour une explication ne me paraîtrait pas fantasmagorique en soi. Il me semble que je comprendrais mieux que Pie XII ait pu vouloir jouer de prudence, s'il se révélerait que lui-même aurait su vraiment ne pas trop pouvoir compter sur des collègues et paroissiens fiables, et quand d'aventure aurait-il voulu nous en attaquer beaucoup plus la chancellerie. Sur le même plan, je comprendrais aussi ( ce qui pourrait jouer vraiment plus comme excuse cette fois) que le pape aura été repoussé hors de la sphère politique depuis «l'ère des révolutions», tout le monde ou presque ayant ''comploté'' juste avant lui pour faire du pape une figure non-interventionniste.
Par l'état de l'opinion chez les catholiques en Allemagne, je ne veux surtout pas dire que les catholiques auraient dû s'enticher eux-mêmes d'une idée de chambre à gaz en 1942. Plutôt, la Guerre étant survenue : les catholiques d'Allemagne se seront davantage solidarisés avec le Führer en tant que représentant de la nation; un peu à l'instar de ces Américains qui se seront tous rangés ou presque derrière M. le Président au temps où ce dernier sera parti en guerre en 2003. Toutes proportions gardées, je verrais bien le parallèle avec la position du pape en 42 versus celle du pape en 2003, lors que du désaccord serait bien présent d'entre le pape et le chef de gouvernement en face et puis n'allant pas non plus sans une certaine impuissance du Vatican à faire dévier quoi que ce soit dans le cours des choses, en bonne partie aussi (plus ou moins) comme dû au fait à l'opinion des catholiques présents dans le pays visé également.
Certes, vous trouverez que la question est nulle. Peut-être, et puis ce le sera de la façon dont vous voyez les choses sans doute ... une question de ressenti alors ... je n'ai peut-être pas la chance, en ce cas, d'être totalement dégagé de toutes zones d'ombres à cet égard ? Un surcroit de lumière serait apprécié. Maintenant, Cgs promet de venir rajouter quelques éléments observations. Je n'ai aucune idée à savoir quels seront ceux-ci. Et je suis bien prêt à en recevoir qui pourrait dédire plus ou moins ce que je suis en train de penser. Ma réflexion n'est pas figée dans le béton sur une pareille question, non mais vraiment pas.
Bien, une certaine ligne ou modalité d'intervention aura pu être retenue telle que dans votre exemple du médecin. Et, dirions-nous, comme Pie XII en aura certainement préconisé une lui aussi, en fonction de différents facteurs qu'il aura dû soupeser à l'époque, on le présumerait. En pratique, il semblerait aussi que la résultante eût été de temporiser, comme veiller à ne pas trop exercer de pressions directes sur la chancellerie du IIIe Reich, par exemple, comme via l'Église catholique en Allemagne même (les évêques sur place.) A priori, la chose pourrait paraître étonnante.Sans vouloir tout ramener à ma propre expérience, cela tout de même n'est pas sans m'évoquer les gens qui, après les examens, les diagnostics, les tentatives d'opération et la mort du patient ou l'insuffisance du traitement ou que sais-je, se mettent à demander "s'il fallait faire tout ça, finalement" : et bien, mais, oui, on a estimé d'après les données dont on disposait, la meilleure conduite à tenir, et on s'y est tenu ; et on assume le résultat, dans ses bonnes conséquences comme dans ses insuffisances ou ses échecs.
Mais cela n'a pas de sens de porter un jugement après coup sur tel examen ou telle opération uniquement à l'aune du résultat obtenu, comme si on pouvait, au moment de prendre la décision, prendre en compte le résultat qui sera obtenu et la somme de renseignements dont on ne dispose pas !
Comme j'aurai déjà dit : le ''bug'' aurait pu se situer sur le pallier inférieur.
Ce serait comme sur le plan de l'Église au niveau national. L'Église d'Allemagne, tiens ! On l'admettrait comme hypothèse partielle et temporaire. Un de ces facteurs que Pie XII aurait pu considérer mais aurait pu être aussi le degré se solidarité envers le guide de la nation (Der Fürher), plutôt étroit, et consolidé jusque parmi les cercles catholiques en Allemagne, soit encore plus pendant la Guerre qu'auparavant. De sorte qu'une idée de politique diplomatique ''agressive'' par le Vatican n'aurait pas pu être à l'ordre du jour, et en ce sens qu'une ligne semblable n'aurait pas pu être appuyée sur place non plus. Je veux dire : se pourrait-il qu'un des gros obstacles ait été surtout l'état de l'opinion chez les catholiques mêmes et soit au lieu dit, comme pas loin de l'épicentre en Germanie ? En terme d'obstacle sérieux, si je disais un état de l'opinion plutôt qu'une crainte incroyable à l'effet que de vexer le Fürher aurait dû nécéssairement entraîner quinze millions de morts de plus ? Un état de l'opinion qui agit comme un frein d'inertie ? Je ne dis pas qu'il faille que ce soit la vérité coûte que coûte. Mais l'avenue pour une explication ne me paraîtrait pas fantasmagorique en soi. Il me semble que je comprendrais mieux que Pie XII ait pu vouloir jouer de prudence, s'il se révélerait que lui-même aurait su vraiment ne pas trop pouvoir compter sur des collègues et paroissiens fiables, et quand d'aventure aurait-il voulu nous en attaquer beaucoup plus la chancellerie. Sur le même plan, je comprendrais aussi ( ce qui pourrait jouer vraiment plus comme excuse cette fois) que le pape aura été repoussé hors de la sphère politique depuis «l'ère des révolutions», tout le monde ou presque ayant ''comploté'' juste avant lui pour faire du pape une figure non-interventionniste.
Par l'état de l'opinion chez les catholiques en Allemagne, je ne veux surtout pas dire que les catholiques auraient dû s'enticher eux-mêmes d'une idée de chambre à gaz en 1942. Plutôt, la Guerre étant survenue : les catholiques d'Allemagne se seront davantage solidarisés avec le Führer en tant que représentant de la nation; un peu à l'instar de ces Américains qui se seront tous rangés ou presque derrière M. le Président au temps où ce dernier sera parti en guerre en 2003. Toutes proportions gardées, je verrais bien le parallèle avec la position du pape en 42 versus celle du pape en 2003, lors que du désaccord serait bien présent d'entre le pape et le chef de gouvernement en face et puis n'allant pas non plus sans une certaine impuissance du Vatican à faire dévier quoi que ce soit dans le cours des choses, en bonne partie aussi (plus ou moins) comme dû au fait à l'opinion des catholiques présents dans le pays visé également.
Il me semble y avoir ''une certaine problématique'' tout de même, dans la mesure où des adversaires de l'Église accusent et sans pour cela devoir tous être de mauvaise foi, dans la mesure aussi où une sorte d'explication ''officielle'' pourra sembler manquer de vraisemblance ou être juste assez insatisfaisante pour bien des catholiques également. Il me semble qu'à simplement vouloir montrer Pie XII tellement soucieux d'épargner des vies ici et là : on dirait qu'il ne sera pas pris en considération toute l'épaisseur ou la dimension globale, réelle, de toute l'affaire. La consistance de la réalité peut bien parfois laisser aussi des catholiques dans une position plus équivoque, moins glorieuse et affectée elle-même par le péché de l'un l'autre. Il s'en trouve des coreligionnaires parfois pour être ou avoir été impliqués dans le coeur de la problématique.Il n'y a donc, en fait, pas de polémique [...]