Re: L'idéologie totalitaire du Gender à l'oeuvre
Publié : dim. 21 avr. 2013, 14:33
Merci pour la précision, je comprends mieux ce que vous vouliez dire.
Très bien, dans l'absolu nous sommes d'accord sur la démarche.
Juste un point sur lequel je ne suis pas d'accord :
Bah oui si la femme n'est pas l'égale des hommes en tel ou tel domaine ... l'homme n'est, par la même occasion, pas l'égal de la femme dans ces mêmes domaines.
S'il s'agit juste de dire cela, qu'il n'y a pas dans nos sociétés une égalité totale sur le plan social, et bien oui, c'est un fait.
Mais la formulation me gêne, car elle ne parle que des femmes, et l'on sait que le mot "inégalité" à une connotation immédiatement péjorative dans la pensée contemporaine.
Or il y a des inégalités de fait : par exemple, seule la femme peut porter des enfants pendants neuf mois. C'est un fait biologique qui n'a rien à voir avec le fait que la société soit patriarcale ou matriarcale.
Si la femme travaille, en fonction de l'organisation de la société, cela peut avoir des conséquences négatives ou pas du tout.
Ainsi, personnellement, je reproche sérieusement à la plupart des mouvements féministes de défendre la contraception et la gestation pour autrui comme seule réponse à ce problème.
Une autre solution serait d'intégrer dans la vie de l'entreprise la grossesse de ses employées : cela serait perçu comme positif (car sans enfants pas de société qui dure !), et l'entreprise serait organisé pour assurer le relais pendant la grossesse. Mais ça ne va pas dans le sens du productivisme et du consumérisme !
Et c'est la raison pour laquelle je ne peux m'empêcher, en lisant votre dernier message, de penser que malgré toutes les distinctions que vous avez effectuées entre "études scientifiques" et votre propre "jugement moral", je crois percevoir encore une confusion entre les deux.
En fait, cela est presque inévitable, car la "neutralité scientifique" est plus un "idéal méthodique" qu'une réalité, et elle est encore plus un idéal quand les mêmes scientifiques perdent une perspective "pluridisciplinaires" sur leurs sujets. Ils s'empêchent de percevoir en quoi toute recherche est nécessairement déterminée par leurs convictions intimes.
Ainsi parler de "société patriarcale inégalitaire envers les femmes" c'est déjà faire une interprétation particulière influencée par la pensée égalitaire et négatrice de la nature humaine, d'un "donné" que nous ne pouvons pas nier sans nier le réel. En disant cela, bien entendu, je prêche pour ma paroisse. Mais justement ! Il y a un moment où il faut admettre que rien n'est neutre, même la neutralité, le rêve de l'objectivité scientifique est déjà un rapport au réel "philosophiquement", je dirais même "ontologiquement" déterminé.
En ce sens, même si j'apprécie votre mise au point et reconnaît qu'elle atténue très largement les paradoxes que je croyais lire dans votre précédent message, il reste qu'il ne peut m'empêcher de penser que toute recherche n'est jamais réellement "neutre", "objective", même si elle y tend le plus sincèrement possible.
Le constater n'est pas faire un aveu d'échec de la science, c'est, me semble-t-il, se donner les moyens de tirer le meilleur de la recherche scientifique sans se faire d'illusions quand aux limites de sa méthode. Pour ma part, c'est aussi une nécessité puisque je pense que la méthodologie scientifique est avant tout la consécration d'un rapport techniciste au monde. Je crois qu'il nous faut retrouver le sens de l'Être, et pour cela il est nécessaire de repenser le concept de Vérité, et même de réalité, en sortant du mythe de la science comme criterium du "véridique".
Très bien, dans l'absolu nous sommes d'accord sur la démarche.
Juste un point sur lequel je ne suis pas d'accord :
Si elle "inégalitaire pour les femmes", elle est nécessairement "inégalitaire pour les hommes".Mais je vais expliciter mon argumentation pour ne pas qu'on la déforme...les études de genre ont montré depuis des années que la société dans laquelle nous vivons est patriarcale (mais ce n'est pas la seule au monde) et inégalitaire pour les femmes.
Bah oui si la femme n'est pas l'égale des hommes en tel ou tel domaine ... l'homme n'est, par la même occasion, pas l'égal de la femme dans ces mêmes domaines.
S'il s'agit juste de dire cela, qu'il n'y a pas dans nos sociétés une égalité totale sur le plan social, et bien oui, c'est un fait.
Mais la formulation me gêne, car elle ne parle que des femmes, et l'on sait que le mot "inégalité" à une connotation immédiatement péjorative dans la pensée contemporaine.
Or il y a des inégalités de fait : par exemple, seule la femme peut porter des enfants pendants neuf mois. C'est un fait biologique qui n'a rien à voir avec le fait que la société soit patriarcale ou matriarcale.
Si la femme travaille, en fonction de l'organisation de la société, cela peut avoir des conséquences négatives ou pas du tout.
Ainsi, personnellement, je reproche sérieusement à la plupart des mouvements féministes de défendre la contraception et la gestation pour autrui comme seule réponse à ce problème.
Une autre solution serait d'intégrer dans la vie de l'entreprise la grossesse de ses employées : cela serait perçu comme positif (car sans enfants pas de société qui dure !), et l'entreprise serait organisé pour assurer le relais pendant la grossesse. Mais ça ne va pas dans le sens du productivisme et du consumérisme !
Et c'est la raison pour laquelle je ne peux m'empêcher, en lisant votre dernier message, de penser que malgré toutes les distinctions que vous avez effectuées entre "études scientifiques" et votre propre "jugement moral", je crois percevoir encore une confusion entre les deux.
En fait, cela est presque inévitable, car la "neutralité scientifique" est plus un "idéal méthodique" qu'une réalité, et elle est encore plus un idéal quand les mêmes scientifiques perdent une perspective "pluridisciplinaires" sur leurs sujets. Ils s'empêchent de percevoir en quoi toute recherche est nécessairement déterminée par leurs convictions intimes.
Ainsi parler de "société patriarcale inégalitaire envers les femmes" c'est déjà faire une interprétation particulière influencée par la pensée égalitaire et négatrice de la nature humaine, d'un "donné" que nous ne pouvons pas nier sans nier le réel. En disant cela, bien entendu, je prêche pour ma paroisse. Mais justement ! Il y a un moment où il faut admettre que rien n'est neutre, même la neutralité, le rêve de l'objectivité scientifique est déjà un rapport au réel "philosophiquement", je dirais même "ontologiquement" déterminé.
En ce sens, même si j'apprécie votre mise au point et reconnaît qu'elle atténue très largement les paradoxes que je croyais lire dans votre précédent message, il reste qu'il ne peut m'empêcher de penser que toute recherche n'est jamais réellement "neutre", "objective", même si elle y tend le plus sincèrement possible.
Le constater n'est pas faire un aveu d'échec de la science, c'est, me semble-t-il, se donner les moyens de tirer le meilleur de la recherche scientifique sans se faire d'illusions quand aux limites de sa méthode. Pour ma part, c'est aussi une nécessité puisque je pense que la méthodologie scientifique est avant tout la consécration d'un rapport techniciste au monde. Je crois qu'il nous faut retrouver le sens de l'Être, et pour cela il est nécessaire de repenser le concept de Vérité, et même de réalité, en sortant du mythe de la science comme criterium du "véridique".