Cinci a écrit :De l'information ? vous parlez des bouts de scènes de rue captés au vol et livrés en vrac ? O.K. C'est de l'information, si vous voulez, mais alors d'un stade assez primaire. Il manque la plupart du temps comme bien des éléments. Il manque l'historique complet de la situation, des facteurs sur le terrain et le contexte social plus large.
Bonjour Cinci,
Puisque vous constatez les manque (historique complet, facteurs sur le terrain, contexte social... pourquoi ne pas nous enrichir en comblant ces lacunes? Excellente initiative !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Seulement, le topo qui est présenté ne semble pas apporter beaucoup d'eau au moulin de la projection, je veux dire celle d'une tension raciale particulière en Amérique. Pour parler ici d'un racisme devant être «très certainement» le fait des seuls blancs et puis à tel point que la chose devrait se traduire également en «une élévation alarmante du nombre de noirs assassinés par des blancs et uniquement pour cause de racisme«. La difficulté là-dedans c'est de parvenir à isoler le facteur racisme.
L'éditeur de ce tableau statistique, sur son blogue, fait remarquer que ce sont «des blancs qui assassinent des blancs, des noirs des noirs en majorité». Il rapporte même qu'une compilation nationale du nombre de femmes assassinées aux États-Unis, pendant la période de référence, révélerait une surreprésentation des femmes noires parmi les victimes; oui, mais des femmes noires qui auront été assassinées par ... par des noirs.
Le tableau sert à rien quant à pouvoir prouver l'existence d'un racisme meurtrier chez les Américains blancs, pas comme si ce devait être un phénomène collectif.
... je constate que l'autre lien est fichu en effet. Excusez.
Il y a un des messages plus haut qui aura pu présenter pour moi un élément d'équivoque sans doute. Assez pour m' induire en erreur au sujet de l'objet. Tant pis
Puisque vous constatez les manque (historique complet, facteurs sur le terrain, contexte social... pourquoi ne pas nous enrichir en comblant ces lacunes?
Vous voulez que je me tape un devoir à la maison. Vous voulez me punir. C'est sûr.
Je voudrais donner quelques explications concernant le premier lien proposé par PaxetBonum.
Il y est question d’un enquêteur de police basé à Birmingham en Alabama. Le 9 août, alors qu’il est en route pour aller interroger le témoin d’un vol, il repère un véhicule qui ne roule pas droit. Il procède à son interception et ordonne au chauffeur de rester dans sa voiture, pendant qu’il appelle du renfort. Le conducteur du véhicule suspect descend de voiture, se dirige vers le policier et lui demande de façon agressive et répétée pourquoi il l’a arrêté. A ce moment, l’enquêteur songe à utiliser la force, mais décide plutôt de poursuivre son appel pour obtenir des renforts.
Ensuite plus rien. La dernière chose dont l’officier de police se souvienne est d’avoir reçu un coup de poing, puis il s’est réveillé à l’hôpital.
Entre temps, le chauffard s’est livré à un véritable lynchage du policier. Il l'a frappé à de multiples reprises avec la crosse de son arme de service, jusqu’à le laisser sans connaissance sur le trottoir.
Pendant ce temps, les passants ne sont pas intervenus, certains prenaient des photos qui ont ensuite circulé sur les réseaux sociaux où l’on s’est beaucoup moqué de l’enquêteur.
Après avoir récupéré à l’hôpital, le policier a déclaré avoir hésité à utiliser la force, parce qu’il ne voulait pas que l’on parle de lui dans les médias.
Pour mieux comprendre d’où lui est venue cette crainte qui l’a empêché de réagir de façon adéquate et qui l’a mis en danger de mort, il n’est pas inutile de voir une photo de son agresseur, Janard Cunningham.
L’homme a été arrêté et accusé de tentative de meurtre.
Essayons de nous mettre à la place d’un homme normal, sans histoire. Un anonyme. Essayons de nous représenter ce que cela peut signifier de se retrouver du jour au lendemain en première page de tous les journaux américains et même mondiaux (puisque les journalistes français se font toujours un plaisir de participer au lynchage d’un « policier raciste »). Imaginez votre tête, tournant en boucle dans tous les médias, avec la mention « cet homme est-il raciste ? » Et je vous rappelle que la présomption de culpabilité est la norme dans ces cas là.
Et bien moi je comprends qu’un officier de police blanc préfère prendre le risque de se faire massacrer par un criminel noir plutôt que de se faire massacrer par un pays tout entier. Merci les médias.
Dans ce vieil épisode un peu patiné par le temps d'une série "vénérable" de Daniel Costelle - Gettysburg - on trouverait bien quelques «perles», quelques remarques pour venir étoffer cette histoire de censure au sujet du drapeau des sudistes, le drapeau mal-aimé des ronds de cuir à Washington ou des étudiants contemporains du campus de l'université Columbia.
Vers la 25e minute de l'enregistrement : voici un portrait succint du légendaire commandant en chef des confédérés. Le narrateur signale au passage que le fameux général Lee avait émancipé lui-même tous les esclaves noirs de son domaine, avant la guerre civile. Le père du commandant de l'armée des rebelles était un compagnon de Georges Washington durant la guerre d'Indépendance. On peut difficilement trouver patriote américain pouvant avoir des titres de réclamations «plus valables» pour aspirer aux grands honneurs.
Dans un autre passage (première moitié du document), une historienne américaine fait remarquer que les conditions de vie des esclaves noirs sur les terres à l'époque n'était pas «pires» que celles des ouvriers moyens des grandes villes de l'époque comme Manchester en Angleterre et d'autres grands centres aux États-Unis. Elle fait remarquer aussi que la mentalité générale de l'époque (Nord et Sud des États-Unis confondus) admettait comme une chose normale que les supérieurs puissent rudoyer les serviteurs, les bonnes, les valets ou la classe laborieuse quoi. Les esclaves étaient naturellement associés au même régime de punition en cas de faute.
La même historienne pourra faire remarquer, en outre, que le rapport quotidien des blancs avec les noirs dans les États du sud pouvait y être beaucoup plus naturel que dans les États du Nord; que des maitres ou des maîtresses de grands domaines pouvaient très bien travailler au coude à coude sans problème avec des noirs, la maîtresse faire son marché bras dessus bras dessous avec sa servante noire, etc. Pour prendre cette remarque au vol, mais croirait-on facilement à une projection idéale construite par des racistes qui s'ignorent afin de se conter des histoires ? Pas nécéssairement. On se reportera à un texte écrit que je vais éditer plus loin.
Enfin
Un autre trait intéressant quant à ce Sud des mal-aimés : ce serait la seule partie des États-Unis d'Amérique ayant pu connaître l'expérience de la défaite militaire réellement cuisante, du bouleversement intégral chez soi, de l'humiliation, de l'occupation et tout ce qui l'accompagne. Il y a là «quelque chose» qui distingue les sudistes des Yankees, et qui ne serait pas «sans intérêt» quand on devrait réfléchir à des événements comme ceux du début de ce fil, mais peut-être aussi à l'égard de la personnalité de certains grands politiciens américains originaires de ce Sud (Cf. Woodrow Wilson - le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes; un Jimmy Carter aussi) Le parti démocrate américain est à l'origine une créature politique des États du Sud.
«... le 4 octobre 1854, à l'âge de quarante-cinq ans, pour la première fois de sa vie, Lincoln condamna publiquement l'esclavage. Dans son discours à la Chambre des représentants de Springfield (répété plu tard à Peoria) il proclama qu'il haïssait le zéle avec lequel certaines personnes souhaitaient l'extension de l'esclavage :«Je le déteste, ce zèle, parce que l'esclavage en lui-même est une injustice monstrueuse.» Il continua en disant qu'il n'avait aucun parti pris contre les gens du Sud. Il reconnaissait avec eux qu'il était fort difficile de se débarrasser de cette institution «d'une manière satisfaisante». «Je serai le dernier à les critiquer de ne pas faire ce que moi-même je ne saurais pas faire. Si tout le pouvoir de la terre m'était donné, je ne saurais pas comment procéder à l'égard de l'institution existante. Mon premier mouvement serait de libérer tous les esclaves et de les envoyer au Libéria, leur pays natal.»
Mais la colonisation immédiate, ajoutait-il, est manifestement impossible. Nous ne pourrions libérer les esclaves et les garder sous notre domination, en subalterne. Leur sort en serait-il amélioré ?
Et ensuite ? Une fois libres, en faire nos égaux, sur le plan politique et sur le plan social ? Je ne l'admettrais pas moi-même, et si je l'admettrais, nous savons bien qu'il n'en serait pas de même pour la grande masse des Blancs, que cela heurterait leurs sentiments. Si ces sentiments sont conformes à la justice et au bon sens, ce n'est pas là toute la question. Et d'ailleurs, est-ce seulement une partie de la question ? Un sentiment universellement répandu, qu'il soit légitime ou non, ne peut être méprisé impunément.
Rien cependant ne pouvait justifier la moindre tentative pour introduire l'esclavage dans des territoires encore libres, s'évertuait à répéter Lincoln. Car l'esclavage est incontestablement mauvais. «L'humanité dans son immense majorité, dit-il à Peoria, tient l'esclavage pour une institution immorale. Ce sentiment est inhérent à leur sens de la justice, et on ne peut le traiter à la légère ...»
[...]
Le succès de Lincoln en 1860 est dû, en grande partie, à son hostilité en cette affaire, et l'exploit qu'il accompli le place au rang des plus grands propagandistes du monde.
Pour comprendre la stratégie de Lincoln, il faut garder présent à l'esprit un fait important : les abolitionnistes et leurs sympatisants humanitaires étaient assez nombreux dans l'ensemble du pays, et particulièrement dans le Nord-Ouest, bastion politique de Lincoln pour faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre; mais ils ne l'étaient pas assez, il s'en fallait de beaucoup, pour former un parti politique important.
En fait, la plupart des Blancs du Nord-Ouest n'étaient pas seulement abolitionnistes; ils étaient aussi (et nous voilà au coeur du problème) négrophobes. Ils étaient effrayés et rebutés à la seule pensée de vivre côte à côte avec de nombreux noirs dans leur propres États - pour ne rien dire de la concurrence qu'ils apporteraient à la main d'oeuvre locale. De là, la sévère législation contre les esclaves affranchis, dans l'Illinois de Lincoln par exemple.
Au Kansas, au milieu de l'agitation provoquée par le projet voulant faire de ce territoire un État libre, la conduite des Républicains demeura dictée par leurs propres intérêts plus que par des principes moraux. Dans ce qu'ils intitulèrent leur «Constitution de Topeka», ils allaient jusqu'à interdire aux Noirs libres de pénétrer dans l'État, et ne donnaient le droit de vote qu'aux Blancs et aux Indiens. Ce n'était pas l'esclavage qui les gênaient, c'était les Noirs, qu'ils soient libres ou asservis. La presse républicaine du Nord-Ouest ne cessait de dire que le parti républicain était le «Parti du Blanc». Le Daily Missouri Democrat, principal journal républicain de cet État, avait pour devise : Des Blancs pour le Missouri et le Missouri pour des Blancs.
Les Républicains, pour s'assurer la victoire dans l'importante région du Nord-Ouest, devaient s'attirer à la fois l'appui des négrophobes et celui des anti-esclavagistes. Comment allaient-ils faire ?
Le seul rappel que l'esclavage était une malédiction apparaîtrait comme une idée abolitionniste, et offenserait les négrophobes. Mais si leur opposition à l'extension de l'esclavage se maintenait à un niveau moral trop peu élevé, ils perdraient peut-être l'appui précieux des partisans des doctrines humanitaires.
Lincoln, lui, trouva la bonne formule et l'exploita. Il fit une première allusion dans son discours de Peoria :
Il est dans l'intérêt de la nation tout entière que ces Territoires soient utilisés de la meilleure manière possible. Nous voulons que les Blancs libres puissent y trouver une patrie. Or la chose ne sera en aucune manière possible, si l'esclavage s'y implante. Les États à esclaves sont des lieux d'où les Blancs pauvres s'en vont et non des endroits où ils s'établissent. Les nouveaux États libres, voilà des endroits où les Blancs pauvres peuvent aller, et espérer améliorer leur condition. C'est à cet usage que la nation veut employer ces Territoires.
[...]
Les négrophobes tout comme les abolitionnistes étaient capables de comprendre le danger : si la liberté était battu en brèche, ils devraient peut-être subir eux-mêmes la concurrence du travail des esclaves dans les États qui étaient alors libres, et peut-être seraient-ils asservis comme les Noirs.
Voilà un argument qui faisait vibrer la corde sensible de chaque nordiste, qu'il soit fermier ou ouvrier, abolitionniste ou raciste. Si l'on n'arrêtait pas quelque part l'extension de l'esclavage, cette institution se répandrait dans la nation tout entière. L'importance de cet argument devient de plus en plus évident quand on pense que Lincoln s'en servit dans tous ses discours connus, depuis 1854 jusqu'au moment où il fut élu président.
Il déclara un jour, au Kansas, que «le but de cette organisation (le parti républicain) était d'empêcher que l'esclavage devienne une institution nationale. Cet argument était aussi des plus alléchant pour les immigrants qui affluaient dans le Nord-Ouest en si grand nombre. Prenant la parole à Alton, au coeur d'un pays dont plus de la moitié de la population était née à l'étranger, Lincoln tint à préciser qu'il voulait ouvrir les Territoires aux Américains de souche, «... mais en faire un débouché pour les Blancs libres, de quelque endroit du monde qu'ils viennent, un pays dans lequel et Patrick, et Baptiste, et Hans, et d'autres venus de tous les coins du monde, puissent trouver une nouvelle patrie et améliorer leur condition».
Au cours des débats publics qui l'opposèrent à Douglas, Lincoln revint maintes fois sur ce sujet, et prétendit même que Douglas était mêlé à une «conspiration démocrate dont le seul but était de faire de l'esclavage une institution nationale». Douglas et la Cour suprême (qui avait, un an auparavant, rendu sa décision dans l'affaire Dred Scott) pousseraient bientôt les Américains à répandre l'esclavage dans le pays tout entier. Le juge Traney avait déclaré à l'occasion de l'arrêt Dred Scott que la Constitution ne donnait pas au Congrès américain le pouvoir de bannir l'esclavage des nouveaux Territoires. Le stade suivant, dit Lincoln, serait ...
Une autre décision de la Cour suprême, stipulant que la Constitution des États-Unis ne permet pas à un État d'interdire l'esclavage à l'intérieur de ses frontières. Nous nous coucherons l'âme en paix, et nous rêverons que le Missouri est en passe de devenir libre; et nous reviendrons à la réalité pour nous apercevoir que la Cour suprême a institué l'esclavage en Illinois.
Ayant prononcé ce discours de la Chambre divisée (House divided), Lincoln dut passer beaucoup de temps à expliquer qu'il n'était pas abolitionniste.
Les efforts et la tactique qu'il employa pour plaire à la fois aux négrophobes et aux abolitionnistes l'entrainèrent dans des contradictions embarrassantes. Il ne parlait pas du tout de la même façon devant les auditoires abolitionnistes de l'Illinois du Nord , et devant ceux du Sud, où les colons d'extraction sudiste étaient en majorité. Il est instructif de comparer ses déclarations au sujet des Noirs à Chicago et à Charleston.
Chicago, 10 juillet 1858 :
Laissons là toute vaine querelle, ne discutons plus pour savoir si tel homme est inférieur à tel autre, si telle race est inférieure à telle autre, et s'il faut donc les maintenir dans une situation inférieure. Laissons tout cela, et que toute la nation ne forme qu'un seul peuple uni jusqu'au moment où nous pourrons nous lever et proclamer que tous les hommes naissent égaux.
Charleston, 18 septembre 1858 :
Je dirais donc que je ne suis pas, et je n'ai jamais été en faveur de l'égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche (applaudissements), que je ne veux pas et que je n'ai jamais voulu que les Noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu'ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu'il leur soit permis de se marier avec des Blancs.
Source : Richard Hofstadter, Abraham Lincoln et le mythe du self-made-man, p. 162
Tout cela pour dire comment il est un peu facile de penser cerner le mal, tout le mal, dans un emballage cadeau fait du drapeau symbolique «maudit» et qu'en se débarrassant de l'objet, l'on devrait du coup se révéler soi-même plus pur que d'autres, en pouvant saisir maintenant où passerait la ligne de démarcation claire qui sépare les bons des méchants. Et l'objet symbolique ne présente pas forcément la même valeur symbolique pour tout le monde.
Il est vrai - et consolant aussi - d'entendre ou de ré-entendre ce discours, prononcé par un ministre de la justice blanc, en éloge de Martin Luther King. (Mais il faut bien compter avec le fait que l'auteur de ce discours... n'avait plus longtemps à vivre non plus !)
April 4th, 1968 Martin Luther King was shot and killed.
On that night, Robert F Kennedy, New York's senator back then, wanted to deliver the news to the people of Indianapolis, IN
Local police warned him, they won't be able to provide protection if the people wold riot because he was in the heart of the African-American ghetto.
He wrote his notes on his ride and started the speech without any drafts or prewritten words before his assistance would give him their proposed draft.
This speech was delivered on a back of a Flatbed truck.
Although all major cities had riots, Indianapolis remained calm after RFK's speech
63 days after this speech, RFK got assassinated.
I reproduced the video, creating this version after adding the above mentioned details to it, so the speech can be put into context for everyone who watches it.
The reason I labeled it as "The Greatest Speech Ever" was simply the fact that it was never written, it wasn't read from a piece of paper, while there are numerous speeches that are life-changing and timeless, they were almost all written and thought of much more than this one. This one was only written in his heart.
The speech:
I have some very sad news for all of you, and I think sad news for all of our fellow citizens, and people who love peace all over the world, and that is that Martin Luther King was shot and was killed tonight in Memphis, Tennessee.
Martin Luther King dedicated his life to love and to justice between fellow human beings. He died in the cause of that effort. In this difficult day, in this difficult time for the United States, it's perhaps well to ask what kind of a nation we are and what direction we want to move in.
For those of you who are black - considering the evidence evidently is, there were white people who were responsible - you can be filled with bitterness, and with hatred, and a desire for revenge.
We can move in that direction as a country, in greater polarization - black people amongst blacks, and white amongst whites, filled with hatred toward one another. Or we can make an effort, as Martin Luther King did, to understand and to comprehend, and replace that violence, that stain of bloodshed that has spread across our land, with an effort to understand, compassion and love.
For those of you who are black and are tempted to fill-be filled with hatred and mistrust of the injustice of such an act, against all white people, I would only say that I can also feel in my own heart the same kind of feeling. I had a member of my family killed, but he was killed by a white man.
But we have to make an effort in the United States, we have to make an effort to understand, to get beyond and go beyond these rather difficult times.
My favorite poem, my favorite poet was Aeschylus. He once wrote: "Even in our sleep, pain which cannot forget falls drop by drop upon the heart, until, in our own de-despair, against our will, comes wisdom through the awful grace of God."
What we need in the United States is not division; what we need in the United States is not hatred; what we need in the United States is not violence and lawlessness, but is love and wisdom, and compassion toward one another, feeling of justice toward those who still suffer within our country, whether they be white or whether they be black.
(Applause)
We can do well in this country. We will have difficult times. We've had difficult times in the past. And we will-we will have difficult times in the future. It is not the end of violence; it is not the end of lawlessness; and it's not the end of disorder.
But the vast majority of white people and the vast majority of black people in this country want to live together, want to improve the quality of our life, and want justice for all human beings that abide in our land.
With-
(Interrupted by applause)
Let us dedicate ourselves to what the Greeks wrote so many years ago: to tame the savageness of man and make gentle the life of this world.
Let us dedicate ourselves to that, and say a prayer for our country and for our people. Thank you very much. (Applause)
Traduction française
Discours de Robert Kennedy venant d'apprendre la mort de Martin Luther King (1929-1968)
« Mesdames et messieurs, j'ai une triste nouvelle pour vous, mais je pense aussi pour tous nos camarades citoyens et pour les personnes qui veulent la paix dans le monde : Martin Luther King a été assassiné ce soir.
Martin Luther King a consacré sa vie à la cause de l'amour et de la justice entre les êtres. Il est mort en y oeuvrant. En ce jour difficile, en cette heure difficile pour les Etats-Unis, il faut peut-être se demander quel genre de Nation nous sommes et quelle direction nous voulons prendre.
Pour ceux d'entre vous qui sont noirs - compte tenu, à l'évidence que des blancs sont responsables - vous pouvez être empli d'amertume, de haine et de désir de vengeance. En tant que pays, nous pouvons nous diriger vers une plus grande polarisation - Noirs parmi les Noirs, et Blancs parmi les Blancs, emplis de haine les uns envers les autres. Ou, nous pouvons faire un effort, comme l'a fait Martin Luther King, pour comprendre, appréhender et remplacer cette violence, cette tache d'un carnage qui a accablé notre terre, pour que la compassion et de l'amour.
Pour ceux d'entre vous qui sont noirs et sont tentés, face à l'injustice d'un tel acte, par la haine et la méfiance envers tous les Blancs, je peux seulement dire que je ressens dans mon propre coeur le même genre de sentiment. J'ai eu un membre de famille tué, même s'il a été tué par un homme blanc comme lui. Nous devons faire un effort aux Etats-Unis, nous devons faire un effort pour comprendre, pour faire un pari sur l'avenir, pour dépasser cette époque plutôt difficile.
Mon poète préféré, Eschyle, a écrit par le passé : « Même dans le sommeil, la douleur qu'on ne peut oublier, tombe goutte à goutte sur notre coeur et dans notre désespoir, contre notre gré, par la grâce terrible de Dieu, nous vient la sagesse. »Aux Etats-Unis, nous n'avons pas besoin de divisions. Aux Etats-Unis, nous n'avons pas besoin de haine. Aux Etats-Unis, nous n'avons pas besoin de violence et d'anarchie ; nous avons besoin d'amour et de sagesse, de compassion envers notre prochain, d'un sentiment de justice envers ceux qui souffrent toujours dans notre pays, qu'ils soient blancs ou noirs.
Ainsi, je vous demande ce soir de rentrer chez vous, de prier pour la famille de Martin Luther King bien sûr, mais surtout pour notre propre pays, que nous aimons tous - une prière pour qu'il y ait plus de cette compréhension et de cette compassion, dont je parlais tout à l'heure. Dans ce pays, nous pouvons faire le bien. Nous aurons des périodes difficiles ; nous avons eu des périodes difficiles dans le passé ; et nous aurons des périodes difficiles à l'avenir. Ce n'est pas la fin de la violence ; ce n'est pas la fin de l'anarchie ; et ce n'est pas la fin du désordre. Mais la grande majorité des Blancs et des Noirs dans ce pays veulent vivre ensemble, veulent améliorer la qualité de notre vie, et veulent que la justice soit faite pour tous les êtres humains qui demeurent sur notre terre.
Consacrons-nous à ce que les Grecs ont écrit il y a tant d'années : il faut apprivoiser la sauvagerie de l'homme et rendre la vie plus douce. Consacrons-nous-y, et prions pour notre pays et pour notre peuple. Merci beaucoup. »
Robert Kennedy, 4 avril 1968, Indianapolis.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
"En tant que pays, nous pouvons nous diriger vers une plus grande polarisation - Noirs parmi les Noirs, et Blancs parmi les Blancs, emplis de haine les uns envers les autres."
C'est exactement ce à quoi poussent les médias en criant au racisme dés qu'un policier blanc abat un noir.
Jamais aucun cri dans l'autre sens.
Quel est leur but exact ?
Oui, c'est sûr que Robert Kennedy représentait un homme doué de charisme sur le plan personnel et en politique. C'est sûr que Luther-King détenait la bonne approche pour faire avancer la cause des Noirs aux États-Unis. Et c'est assurément une affaire raciale qui est à la base du meurtre de ces deux là.
Ce qui est plus «délicat» c'est de prétendre que les gens des États du Sud des États-Unis seraient plus racistes que les autres Américains en moyenne, ou qu'il y aurait plus de racisme assassin à Charleston qu'ailleurs et plus aussi en raison précisément de l'existence d'une ancienne société civile esclavagiste sur place.
Si c'est le Ku Klux Klan qui est responsable d'un bon nombre des troubles, des manifestattions hostiles les plus haineuses signalées au XXe siècle, alors le Ku Klux Klan n'est pas l'ancienne société d'avant la Guerre civile.
Il me fait plaisir de voir que ces documents peuvent vous plaire aussi d'une manière ou d'une autre. Il y a apparence que la situation politique était pas mal compliquée aux États-Unis concernant cette histoire d'esclavage.
PaxetBonum a écrit :"En tant que pays, nous pouvons nous diriger vers une plus grande polarisation - Noirs parmi les Noirs, et Blancs parmi les Blancs, emplis de haine les uns envers les autres."
C'est exactement ce à quoi poussent les médias en criant au racisme dés qu'un policier blanc abat un noir.
Jamais aucun cri dans l'autre sens.
Quel est leur but exact ?
Je n'ai pas beaucoup suivit ce sujet ,mais j'ai du mal à cautionner ce discours ,et j'ai surtout du mal a trouver un motif pour lequel les médias essaierait de prouver une agression systématique des policiers blancs sur la population noir!