Allons bon.Christophe a écrit : Étant sauf votre respect, mon bon Popeye, je trouve que votre intervention est très en-dessous de la qualité à laquelle vous aviez habitué vos lecteurs assidus de La Cité catholique...
Oui, la CTI a approuvé en forme spécifique le document que ses membres ont rédigé. C'est donc, formellement, un document un document de la CTI ... C'est bien ce que j'avais écrit :Christophe a écrit : Vos élucubrations sur la forme d'approbation donnée par Benoît XVI au texte de la CTI sont tout à fait navrantes. Vous faîtes - si j'ose dire - de la "théologie de salon" alors que :
1°) La réponse à votre question se trouve noir sur blanc dans le texte même de la CTI, dès sa note préliminaire ;
2°) Quand bien même elle n'y serait pas, il serait extrêmement facile de contacter les intervenants (aussi bien la CTI que la Secrétairerie d'État du Saint-Siège) pour obtenir une réponse déterminante
Voici l'extrait concerné de la note préliminaire du document de la CTI :L'approbation orale a donc été donné par le Pape Benoît XVI au Cardinal Levada (président de la CTI) lors de l'audience générale du 19 janvier 2007.La CTI, dans son document [url=http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/cti_documents/rc_con_cfaith_doc_20070419_un-baptised-infants_en.html][i]L’espoir de salut pour les enfants morts sans être baptisés[/i][/url] (en), a écrit :This present text was approved in forma specifica by the members of the Commission, and was subsequently submitted to its President, Cardinal William Levada who, upon receiving the approval of the Holy father in an audience granted on January 19, 2007, approved the text for publication.
Quant à la nature de l’approbation pontificale, les renseignements fournis par les agences d’information étaient contradictoires. La preuve :Popeye a écrit :L'approbation en forme spécifique dont parle le communiqué de la Porte Latine n'est pas celle du Pape mais celle de la Commission, qui a fait sien le document rédigé par ses membres.
Par où, manifestement, l’agence Zénith a déformé la vérité, s’il est vrai que le document de la CTI n’aurait reçu qu’une approbation orale.ROME, Lundi 23 avril 2007 (ZENIT.org) – Un document de 41 pages intitulé « Espérance du salut pour les enfants morts sans baptême », préparé par la Commission théologique internationale et approuvé par Benoît XVI le 19 avril, confirme que les enfants morts sans baptême sont destinés au paradis.
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Le document, signé par le pape Benoît XVI, précise que le sujet est devenu une « urgence pastorale » face au nombre croissant d’enfants morts sans avoir reçu le baptême et/ou « victimes d’avortements ».
http://www.zenit.org/article-15210?l=french
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(LA PORTE LATINE) Le 19 avril, la Commission de Théologie Internationale (CTI) rendait public un document sur les limbes. Quoique nullement magistériel, ce texte a néanmoins acquis une certaine autorité de par l’approbation orale que lui a accordée Benoît XVI.
http://www.laportelatine.org/communicat ... limbes.php
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Cette Commission Pontificale a d’abord approuvé le document in forma specifica, puis l’a présenté au Saint Père par les mains de son président S. Em. le Cardinal Levada durant l’audience du 19 avril 2007, au cours de laquelle le pape Benoît XVI en a approuvé le texte pour publication.
http://www.laportelatine.org/communicat ... limbes.php
Vous m’affirmez que la chose ne saurait faire de doute, vous appuyant sur un passage du document de la CTI.
Selon la CTI, « This present text was approved in forma specifica by the members of the Commission, and was subsequently submitted to its President, Cardinal William Levada who, upon receiving the approval of the Holy father in an audience granted on January 19, 2007, approved the text for publication. » Tout ce qu’on peut conclure du texte, c’est que le document a été soumis à l’approbation du Pape, qui l’a approuvé lors d’une audience. De là à conclure que l’approbation aurait été donnée oralement, c’est aller un peu vite, rien n’empèchant un Pape de parapher un document qu’on lui présente lors d’une audience. Je reconnais qu’à l’aune de cette citation l’approbation orale paraît plus probable, mais aucunement qu’il permet de conclure avec certitude. Et ce n’est certainement pas ce lien, qui permet de trancher la question. Vous me permettrez donc de me gausser de vos critiques. Comme qui dirait, elles font « pschiit ». Partant, la méthodologie par moi employée, consistant à envisager les trois hypothèses possibles [*], et en les présentant comme telles n’était que scientifique.
[* approbation en forme spécifique ; approbation en forme canonique ; approbation orale].
Quant à venir m’écrire, je ne résiste pas au plaisir de vous citer pour mieux vous moquer, que : « il serait extrêmement facile de contacter les intervenants (aussi bien la CTI que la Secrétairerie d'État du Saint-Siège) pour obtenir une réponse déterminante », vous me permettrez de me marrer doucement. Comme si la CTI ou la Secrétairie d’État s’astreignaient à répondre à toutes les interrogations qu’il plairait à n’importe quel fidèle de leur adresser. Revenez sur terre, mon bon ; vous avez perdu le sens des réalités. Un homme comme vous, d’habitude si sérieux ! Faut-il que vous soyez en mal d’arguments ...
Et paf !
Et oui.Christophe a écrit : Maintenant je vous cite :Popeye a écrit :Si c'est une approbation par manière de parler, approbation orale, autorisation de publier.
Dans cette dernière perspective, l'erreur doctrinale n'est que celle de la CTI. On ne peut imputer cette erreur à Benoît XVI, celui-ci ne l'ayant pas approuvé (en forme commune ou spéciale). Tout ce qu'on pourra imputer au Pape, c'est un manquement à la prudence, pas l'erreur théologique que par son imprudence il permet de diffuser.
Quant à l’erreur méthodologique, on sait maintenant, où elle se trouve ...Christophe a écrit :Ainsi donc, vous avez commis plusieurs erreurs méthodologiques : ne pas lire le texte que vous prétendez "commenter" ; se perdre dans des élucubrations théoriques comme si vous traitiez d'un texte médiéval alors que vous traitez d'un sujet d'actualité pour lequel il serait très facile de contacter les intervenants. Ce faisant, et de façon particulièrement imprudente, vous vous autorisez - sous couvert d'hypothèses qu'en toute rigueur vous auriez du lever - de porter une "censure doctrinale privée contre l'actuel Pape régnant" (sic.) ! C'est même cette soit-disant "hypothèse" que vous privilégiez dans votre rhétorique sophistique... Là, ce n'est plus une erreur, c'est une faute ! Voici qui démontre de quel esprit d'obéissance ecclésiale vous pouvez vous prévaloir ! Mais à nous servir une vilaine régurgitation de vos mauvaises lectures lebfevristes, pouvions-nous nous attendre à mieux ?
Quant aux « élucubrations », on aimerait lire le commencement d’une preuve. Ca viendra dites-vous. En attendant,
Quant à dire que si l'approbation fut orale, « Tout ce qu'on pourra imputer au Pape, c'est un manquement à la prudence, pas l'erreur théologique que par son imprudence il permet de diffuser. », c'est l'évidence même, au regard du document approuvé (et si vous voulez qu'on mette en parallèle les versions anglaise, espagnole et italienne qu'on trouve sur le site du Vatican, pour que je vous en fasse la glose, je suis partant, quand vous voulez : chiche ?).
Quant à la censure portée contre le Pape. Vous remarquerez d'abord que j'ai écarté comme improbable que l'approbation fut en forme spécifique, ce qui revient à dire que j'ai écarté que Benoît XVI ait ici engagé son magistère simplement ordinaire. Partant, la censure que vous me reprochez ne consistait pas à dire que Benoît XVI a enseigné une erreur théologique, mais de dire que Benoît XVI a approuvé une erreur théologique ; nuance qui peut être vous échappe. Si cela est, suivez mon conseil : mangez des épinards.
Mangez-en d'autant plus que cette censure n'était jamais qu'hypothétique puisque, si j'exprimais qu'à mon avis l'approbation était en forme commune, je me suis bien gardé d'écarter qu'elle ne put qu'être orale, de sorte qu'alors, pour reprendre mes paroles, « Tout ce qu'on pourra imputer au Pape, c'est un manquement à la prudence, pas l'erreur théologique que par son imprudence il permet de diffuser. » Puisque ce matin vous semblez long à la détente, je vous remet sous le nez ces trois phrases, par lesquelles, après que fussent données les extraits des agences de presse, je débutais mon intervention : « Le Pape a-t-il oui ou non signé ce document ? La question est d'importance. Toute information vérifiable sera la bienvenue. » Par où appert que mes propos sont plus mesurés que la caricature que vous en faites ...
Somme toute, la seule chose que vous ayez à me reprochez, c'est un dissentiment d’avec le document approuvé par le Pape, à quoi s'adjoint une critique de cette approbation. J’avais pourtant l’impression de l’avoir suffisament argumenté quant à la teneur du document, pour que ma dissidence fut acceptée comme légitime. Manifestement, pour vous, tout ce qui vient d'un Pape est béni. J'ignorais que vous fussiez ultramontain. À moins que votre ire ne s'explique par le fait que, sur ce point, ma critique rejoint celle de la Fsspx. Vous avez raison : le soleil doit tourner autour de la terre, si la Fsspx dit que la terre tourne autour du soleil.
Vu l'inanité de ta critique, mon cher Christophe, et vu le temps qu'il t'a fallu pour écrire ce post inoubliable, je te conseille amicalement, pour la suite, de prendre des épinards.Christophe a écrit : Voilà pour l'approbation. La suite... suivra. Avec mes fraternelles corrections.![]()
Christophe







