Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchisme

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
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ledisciple
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par ledisciple »

PaxetBonum a écrit :Que voulez-vous dire par là ?
C'est exactement ce que demandèrent les pélerins d'Emmaüs à leur voyageur inconnu.
Par là, c'est droit au cœur. N'est-ce pas ce que vous en dites vous-même, "les évangiles parlent au cœur" ? Eh bien, le Prologue de Saint Jean nous annonce que nous sommes enfants de Dieu.
Rien de tel en Islam, l'étranger qui ne se soumet est bon pour une fatwa, dans la haine, la lapidation ou l'égorgement, parce qu'infidèle.
Tout un programme infernal,que vivent nos frères catholiques dans tous les pays islamiques. Ils sont faciles à identifier, aucun ne vit en démocratie.

Eh bien, plutôt que de répondre une Nième fois pour rien, que nous, catholiques, avons notre Credo commençant par "Credo in unum Deum", parlons Amour, Pardon, Crucifixion, Béatitudes, parlons vrais.
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

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Pourquoi je quitte l’Église catholique trop faible avec l’islam (Magdi Cristiano Allam)

Magdi Cristiano Allam, musulman converti au christianisme et baptisé par le Pape Benoît XVI en 2008, a annoncé qu'il quitte l'Église catholique.
Voici la traduction de la lettre qu'il a publiée dans le quotidien italien Il Giornale dans laquelle il explique les raisons de sa décision.

Cet homme risque sa vie, à tout moment il peut être tué par un islamiste. Or l'Église flatte dans le sens du poil ceux qui souhaitent sa mort, et poursuit la trajectoire qui la conduit au suicide.

On peut toujours espérer que le geste de Magdi C. Allam sonne le réveil.

Je crois en Jésus que j'ai aimé depuis que je suis enfant, je l'ai connu à travers la lecture des Évangiles et ma foi a été vivifiée par ses témoins authentiques - religieux et laïques chrétiens, à travers leurs bonnes œuvres- mais je ne crois plus dans l'Église.

Ma conversion au catholicisme a été consacrée par la main de Benoît XVI lors de la Veillée Pascale le 22 mars 2008, je considère qu'elle a atteint son terme avec la fin de sa papauté. J'ai vécu cinq années passionnantes au cours desquelles j'ai connu les vicissitudes de la vie d'un catholique, j'ai tenté de préserver dans la vérité et dans la liberté ce qui constitue l'essence de mon être, en tant que personne, dépositaire de valeurs non négociables, détentrice d'une identité claire, attachée à une civilisation dont elle est fière, et chargée d'une mission qui donne un sens à la vie.

Mon choix s'avère extrêmement difficile, alors que je regarde dans les yeux, Jésus et mes nombreux amis catholiques qui éprouveront de l'amertume et qui réagiront avec désapprobation. Ce choix a connu une accélération soudaine, ma décision a mûri face à la réalité de deux Papes, qui pour la première fois dans l'Histoire, se rencontrent et s'étreignent; deux dépositaires de l'investiture divine, pour qui le grand électeur qui est l'Esprit Saint s'est manifesté à travers les cardinaux, ces deux successeurs de Pierre et également vicaires du Christ ont fait abstraction de la décision humaine de démissionner.

La Papolâtrie source d'euphorie à l'avènement de François, la mise au rancart accélérée de Benoît XVI a été justement la goutte qui a fait déborder le vase face au tableau d'incertitudes et de doutes au sujet de l'Église que j'avais déjà décrit correctement et avec franchise dans mon « Merci Jésus » en 2008 et dans « Europe Chrétienne Libre » en 2009.

Si Benoît XVI en dénonçant la « dictature » du relativisme m'avait réellement attiré et fasciné, la vérité est que l'Église est physiologiquement relativiste. Son statut est à la fois d'affirmer son Magistère universel et d'assumer le rôle d'un État séculaire, depuis toujours l'Église accueille en son sein une infinité de communautés, congrégations, idéologies dont les intérêts les conduit à affirmer tout et son contraire. Comme l'Église est intrinsèquement globalisante elle se fonde sur la communion des catholiques du monde entier, comme cela a été clairement mis en évidence lors du Conclave. Ceci amène l'Église à assumer des positions idéologiquement contraires à l'idée de Nation, en tant qu'identité et civilisation à préserver, et ce en prêchant en faveur du franchissement des frontières nationales. En conséquence une Église fondamentalement bonasse, place au même niveau, sinon à un niveau supérieur, le bien d'autrui sans égard à son propre bien, et compromettant à la base l'idée de bien commun.

Finalement je prends note que l'Église est naturellement tentée par le mal, entendu comme violation de la morale publique, depuis qu'elle impose des comportements contraires à la nature humaine, comme le célibat sacerdotal, l'abstention des rapports sexuels hors du mariage, l'indissolubilité du mariage, en plus de la tentation de l'argent.

Ce qui m'a le plus éloigné de l'Église, c'est le relativisme religieux et en particulier la légitimation de l'islam comme vraie religion, d'Allah comme vrai Dieu, de Mahomet comme vrai prophète, du coran comme texte sacré, des mosquées comme lieux de culte. Et cette folie caractérisée et suicidaire qui a poussé Jean-Paul II à embrasser le coran le 14 mai 1999, celle qui a poussé Benoît XVI à mettre la main sur le coran et à prier en direction de la Mecque à l'intérieur de la Mosquée Bleue d'Istanbul le 30 novembre 2006, et qui a incité François à exalter les musulmans qui «adorent le Dieu unique, vivant et miséricordieux.»

Par contre j'ai la conviction, et ce par respect des musulmans, qu'ils sont, à l'égal de tous les gens, détenteurs de droits inaliénables à la vie, à la dignité et à la liberté. L'islam est une idéologie intrinsèquement violente, de la même façon qu'elle a été historiquement conflictuelle en son intérieur et belliqueuse à l'extérieur. De plus je suis de plus en plus convaincu que l'Europe finira par se soumettre à l'islam, comme cela s'est passé pour l'autre rive de la méditerranée au septième siècle, si elle ne fait pas preuve de lucidité et de courage pour admettre l'incompatibilité de l'islam avec notre civilisation et les droits fondamentaux de la personne, si elle ne bannit pas le coran pour apologie de la haine, de la violence et du meurtre des non-musulmans, si elle ne condamne pas la charia et les prêches qui incitent à des crimes contre l'humanité et à la violation de la sacralité de la vie de tous, si elle n'affirme pas l'égale dignité de l'homme et de la femme ainsi que la liberté religieuse, et finalement si elle ne met pas fin à la propagande haineuse des mosquées.

Ils sont opposés à l'universalisme ceux qui appellent à l'ouverture inconditionnelle des frontières nationales sur la base du principe que l'on doit concevoir toute l'humanité comme frères et sœurs, que le monde entier doit être considéré comme une terre unique à la disposition de toute l'humanité. Je suis convaincu par contre que la population autochtone détient légitimement le droit et le devoir de sauvegarder sa propre civilisation et son patrimoine.

Ils sont opposés au bien commun ceux qui incitent l'Église à s'ériger protectrice par excellence des immigrés, y compris (et surtout) les clandestins. Je suis pour l'accueil mais avec des règles dont la première est qu'en Italie il y a lieu de garantir en priorité le bien des Italiens, en appliquant correctement le commandement de Jésus « aime ton prochain comme toi-même.»

Ils ont été pour moi des témoins - ceux qui ont proclamé une Vérité, conforme à leur foi profonde, et présente dans les œuvres qu'ils ont accompli - ils m'ont convaincu de la bonté, de l'attrait, de la beauté et de la force du christianisme en tant que réceptacle naturel de valeurs non négociables, de l'union indissoluble de la vérité et de la liberté, de la foi et de la raison, des valeurs et des règles. Et c'est en ce moment où la présence de témoins authentiques et crédibles se fait de moins en moins sentir, parallèlement à la prise de conscience du contexte catholique de référence, que ma foi dans l'Église a vacillé.

Je fais ce choix, dans la souffrance intérieure, conscient de la désapprobation qu'il engendrera dans la patrie du catholicisme, parce que j'estime contraignant le devoir moral de continuer à être cohérent avec moi-même et avec les autres au nom de la primauté de la vérité et de la liberté. Je ne me suis jamais résigné au mensonge et je n'ai jamais cédé à la peur. Je continuerai à croire en Jésus que j'ai toujours aimé et à m'identifier avec fierté au christianisme comme à cette civilisation qui, plus que toutes les autres, est proche du Dieu qui a choisi de devenir homme et qui plus que toutes les autres est en harmonie avec l'essence de notre humanité commune. Je continuerai en tant que laïc à défendre les valeurs non négociables de la sacralité de la vie, de la place centrale de la famille naturelle, de la dignité de la personne, de la liberté religieuse. Je continuerai à aller de l'avant le dos bien droit et à la tête haute, pour contribuer à la renaissance des valeurs et de l'identité des Italiens. Je le ferai en homme intègre dans la plénitude de mon humanité.

Source : Perché me ne vado da questa Chiesa debole con l'islam, par Magdi Cristiano Allam, 25 mars 2013. Traduit de l'italien par Hélios d'Alexandrie pour Poste de veille

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http://www.postedeveille.ca/

25/03/2013
Italie : Baptisé par Benoît XVI, l'ex musulman Magdi C. Allam quitte l'Eglise

Magdi Cristiano Allam explique sa décision dans cet article (traduit de l'italien par Hélios d'Alexandrie) : Pourquoi je quitte l'Église catholique trop faible avec l'islam (http://www.postedeveille.ca/2013/03/pou ... allam.html)

Pour connaître le parcours de Magdi C. Allam, lire l'interview en profondeur traduite de l'arabe par Hélios d'Alexandrie (http://www.postedeveille.ca/2012/02/int ... allam.html).

En 2009, Allam avait publié un article dans lequel il fustigeait le discours islamiquement correct des évêques qui se mettent à genoux devant Allah. (http://www.postedeveille.ca/2009/09/mag ... llah.html)

Le musulman converti Magdi Allam a annoncé lundi qu'il quittait le catholicisme, car excessivement accommodant avec l'islam, «idéologie intrinsèquement violente».

L'Italien d'origine égyptienne, ancien vice-directeur du «Corriere della Sera» a déploré la «papolâtrie» qui entoure le début du pontificat du pape François et le «relativisme religieux» de l'Eglise face à l'islam. «Ma conversion au catholicisme, par la main de Benoît XVI dans la nuit de la veillée pascale du 22 mars 2008, est désormais terminée, en même temps que son pontificat», a expliqué Magdi Cristiano Allam, dans les colonnes du quotidien italien Il Giornale.

Le journaliste reproche à l'Eglise d'«imposer des comportements en conflit avec la nature humaine comme le célibat sacerdotal, l'abstinence de rapports sexuels hors mariage» ou encore «l'indissolubilité du mariage», mais surtout déplore son «relativisme religieux».

Magdi Allam explique ainsi que «la légitimation de l'islam comme vraie religion, d'Allah comme vrai Dieu, de Mahomet comme vrai prophète, du Coran comme texte sacré et des mosquées comme lieu de culte» l'ont «éloigné de l'Eglise». Il déplore que le pape François ait commencé par «exalter» les musulmans en affirmant qu'ils «adorent le Dieu unique, vivant et miséricordieux». «Je suis convaincu que l'islam est une idéologie intrinsèquement violente», affirme encore Magdi Allam pour qui «l'Europe finira par être soumise à l'islam».

Au lendemain de son baptême, il avait expliqué dans son journal le Corriere son choix de s'affranchir «de l'obscurantisme d'une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l'homicide et au suicide, la soumission aveugle à la tyrannie».

Source : AFP via 20 minutes, 25 mars 2013 (http://www.20min.ch/ro/news/monde/story ... e-14761992)
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Johnny
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Johnny »

Sol Invictus a écrit :
Finalement je prends note que l'Église est naturellement tentée par le mal, entendu comme violation de la morale publique, depuis qu'elle impose des comportements contraires à la nature humaine, comme le célibat sacerdotal, l'abstention des rapports sexuels hors du mariage, l'indissolubilité du mariage....
Je ne doute pas de la conversion sincère de cette personne, mais il est clair que tout homme peut rester marqué à jamais par sa culture d'origine : une des caractéristiques de l'islam est effectivement d'être une religion qui va dans le sens des passions humaines : vengeance autorisée à l'encontre des ennemis, polygamie, inégalité homme/femme, divorce à la carte.
C'est une des contradictions de l'islam, qui d'un coté interdit la fornication, mais d'un autre autorise le divorce. En fait, l'islam est resté prisonnier de sa culture bédouine, et sa morale sexuelle n'a qu'un seul but : s'assurer de la paternité biologique des enfants.

De même sa critique de l’Église : cet homme ne comprend pas la différence entre l’Église, qui est le Corps du Christ, et l'état du Vatican, avec ses imperfections humaines : là aussi, un concept étranger à l'islam, où le temporel et le religieux ne sont pas séparés.

Ce qui m'a le plus éloigné de l'Église, c'est le relativisme religieux et en particulier la légitimation de l'islam comme vraie religion, d'Allah comme vrai Dieu, de Mahomet comme vrai prophète, du coran comme texte sacré, des mosquées comme lieux de culte. Et cette folie caractérisée et suicidaire qui a poussé Jean-Paul II à embrasser le coran le 14 mai 1999, celle qui a poussé Benoît XVI à mettre la main sur le coran et à prier en direction de la Mecque à l'intérieur de la Mosquée Bleue d'Istanbul le 30 novembre 2006, et qui a incité François à exalter les musulmans qui «adorent le Dieu unique, vivant et miséricordieux.»
C'est le même point que précédemment :

comme lui, cette reconnaissance de l'Islam "m'interpelle" quelque part.

Mon interprétation est la suivante : en tant que Religion sans clergé, ni autorité, l'Islam est un ORNI (objet religieux non-identifié), dont le texte fondateur est tellement imprécis et contradictoire qu'il ouvre la voie à toutes les interprétations. Ceci est d'ailleurs admis par la majorité des musulmans, les sunnites, puisqu'ils condamnent l'interprétation du Coran sans la Sunna et sa pseudo-science des hadiths.

Par contre, cette religion a de nombreux croyants de base sincères, qui craignent Dieu. Et la plupart ont une spiritualité qui est beaucoup plus proche de celle des chrétiens que celle des athées :
- comme nous, ils croient au Dieu d'Abraham,
- comme nous, ils pensent que la morale a une source transcendante, et donc refusent avortement, mariage homo, etc...
- comme nous, ils ont le sens de la charité
- comme nous, ils ne placent pas le matérialisme comme valeur suprême.
L’Église ne peut donc pas ignorer cette humanité "cousine", de même qu'elle reconnaît les Juifs comme nos frères aînés dans la Foi.

Par contre, notre converti démissionnaire ne peut séparer l'Islam politique et la spiritualité de ses adeptes : et donc il ne comprend pas que le Vatican ne s'engage pas dans la lutte à mort pronée par le Coran à l'encontre des autres religions (sauf si elles payent la taxe !)
Se croire soi-même imparfait et trouver les autres parfaits, voilà le bonheur. (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)

Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
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Raistlin
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Raistlin »

A l'évidence, Magdi Cristiano Allam a négligé sa formation chrétienne.
Si Benoît XVI en dénonçant la « dictature » du relativisme m'avait réellement attiré et fasciné, la vérité est que l'Église est physiologiquement relativiste. Son statut est à la fois d'affirmer son Magistère universel et d'assumer le rôle d'un État séculaire, depuis toujours l'Église accueille en son sein une infinité de communautés, congrégations, idéologies dont les intérêts les conduit à affirmer tout et son contraire. Comme l'Église est intrinsèquement globalisante elle se fonde sur la communion des catholiques du monde entier, comme cela a été clairement mis en évidence lors du Conclave. Ceci amène l'Église à assumer des positions idéologiquement contraires à l'idée de Nation, en tant qu'identité et civilisation à préserver, et ce en prêchant en faveur du franchissement des frontières nationales. En conséquence une Église fondamentalement bonasse, place au même niveau, sinon à un niveau supérieur, le bien d'autrui sans égard à son propre bien, et compromettant à la base l'idée de bien commun.
Cette analyse est stupide. Ce n'est pas parce que l'Église est communion qu'elle est relativiste. En outre, en quoi le fait de ne pas être d'accord avec les idées de Mr Allam (par exemple sur la Nation) serait du relativisme ?

Et l'Église n'ignore pas l'idée de bien commun. Elle est même la seule à la défendre de nos jours, dans sa doctrine sociale.

Finalement je prends note que l'Église est naturellement tentée par le mal, entendu comme violation de la morale publique, depuis qu'elle impose des comportements contraires à la nature humaine, comme le célibat sacerdotal, l'abstention des rapports sexuels hors du mariage, l'indissolubilité du mariage, en plus de la tentation de l'argent.
Encore plus ridicule. Premièrement, l'Église n'impose rien, elle propose. Et elle propose pour de bonnes raisons. Ensuite, Mr Allam pense que l'abstention de rapports sexuels avant le mariage et l'indissolubilité de ce dernier sont des maux ? Qu'il le prouve ! Bon courage à lui. Et quant à l'argent - qui est une tentation pour tout le monde - que Mr Allam fasse donc la preuve que que l'Église enseigne que maximiser ses profits au détriment de tout le reste est une bonne façon de mener sa barque.

Ce qui m'a le plus éloigné de l'Église, c'est le relativisme religieux et en particulier la légitimation de l'islam comme vraie religion, d'Allah comme vrai Dieu, de Mahomet comme vrai prophète, du coran comme texte sacré, des mosquées comme lieux de culte.

Ceci constitue un mensonge. L'Église ne reconnaît que son Seigneur. Que certains ecclésiastiques aient des opinions douteuses sur l'islam, c'est un fait, mais pas l'Église. Que Mr Allam ait donc l'honnêteté de montrer un seul texte du Magistère allant en ce sens et on en reparlera.

Et cette folie caractérisée et suicidaire qui a poussé Jean-Paul II à embrasser le coran le 14 mai 1999, celle qui a poussé Benoît XVI à mettre la main sur le coran et à prier en direction de la Mecque à l'intérieur de la Mosquée Bleue d'Istanbul le 30 novembre 2006, et qui a incité François à exalter les musulmans qui «adorent le Dieu unique, vivant et miséricordieux.»
Les faits sont sortis de leur contexte (voire déformés). Car on trouve aussi des responsables musulmans qui assistent à des messes officielles sans que cela passe pour une complaisance envers le christianisme.

Et pour ce qui est des paroles du pape actuel, elles sont sorties de leur contexte. Le pape François a voulu encourager au dialogue et à la paix, rien de plus. Et c'est vrai que les musulmans adorent le Dieu unique, vivant et miséricordieux. Ils l'adorent mal, à travers une image déformée et fausse, mais ils l'adorent quand même. On peut faire un parallèle avec la samaritaine : Jésus lui dit que son peuple adore ce qu'il ne connaît pas (ce que font en quelque sorte les musulmans), mais il ne lui dit pas que les samaritains n'adorent pas le Dieu unique car ce serait un mensonge.


Bref, Mr Allam semble être plein de fiel contre l'Église et la raison me semble évidente : il attend quelque chose de l'Église, qui est en gros un conflit direct contre l'islam (ça plus quelques ajustements moraux qui lui faciliteront sans doute l'existence). Mais Dieu merci, l'Église n'a pas à se conformer aux visions limitées de Mr Allam. Il peut le déplorer et se lamenter autant qu'il veut, et même quitter l'Église, mais faire étal de ses griefs sur la place publique, en mentant, déformant les faits et salissant l'image de l'Église, voilà qui constitue un péché grave.

Après cela, il peut bien dire qu'il aime Jésus... alors qu'il insulte son Épouse et qu'il ne comprend même pas l'essentiel : à savoir que seule l'Église dispose des sacrements pour la vie éternelle.

La seule leçon à retenir de cette apostasie, c'est qu'il faut mieux accompagner les néophytes après leur baptême.

Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par PaxetBonum »

Raistlin a écrit :
Ce qui m'a le plus éloigné de l'Église, c'est le relativisme religieux et en particulier la légitimation de l'islam comme vraie religion, d'Allah comme vrai Dieu, de Mahomet comme vrai prophète, du coran comme texte sacré, des mosquées comme lieux de culte.

Ceci constitue un mensonge. L'Église ne reconnaît que son Seigneur. Que certains ecclésiastiques aient des opinions douteuses sur l'islam, c'est un fait, mais pas l'Église. Que Mr Allam ait donc l'honnêteté de montrer un seul texte du Magistère allant en ce sens et on en reparlera.
Mais Vatican II a été équivoque là-dessus avec sa déclaration faisant croire que Allah et le Dieu des chrétiens ne faisaient qu'un…
La formulation employée révèle toute une époque où 'il est interdit d'interdire'…

Quant on lit les textes plus anciens de l'Eglise, ce caractère équivoque n'existe pas du tout.

Je suis profondément attristé pour cet homme courageux qui a risqué sa vie pour suivre Jésus le Christ
Dernière modification par PaxetBonum le jeu. 28 mars 2013, 14:44, modifié 1 fois.
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Teano »

Bonjour à tous,

Existe-t-il un texte magistériel reconnaissant l'authenticité de la mission prophétique de Mahomet et le caractère révélé du Coran ?

CEC § 67
La foi chrétienne ne peut pas accepter des " révélations " qui prétendent dépasser ou corriger la Révélation dont le Christ est l’achèvement. C’est le cas de certaines religions non chrétiennes et aussi de certaines sectes récentes qui se fondent sur de telles " révélations ".

La position de l'Eglise catholique est-elle bien comprise ?

Je reconnais cependant que certaines attitudes peuvent paraître ambigües et sont finalement dommageables.

In Christo

Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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Aldous
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Aldous »

PaxetBonum a écrit :Mais Vatican II a été équivoque là-dessus avec sa déclaration faisant croire que Allah et le Dieu des chrétiens ne faisaient qu'un…
A mon sens il faut comprendre que nous adorons le même Dieu unique même si nous le voyons pas de la même façon. Un peu comme deux enfants adoreraient leur père tout en ayant pas la même vision de lui. Il n'empêche que c'est le même père.
A mon avis encore quand un pape fait un telle déclaration ce n'est pas à la légère et on ne peut en disposer selon qu'elle nous arrange ou pas.
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Johnny
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Johnny »

Aldous a écrit :
PaxetBonum a écrit :Mais Vatican II a été équivoque là-dessus avec sa déclaration faisant croire que Allah et le Dieu des chrétiens ne faisaient qu'un…
A mon sens il faut comprendre que nous adorons le même Dieu unique même si nous le voyons pas de la même façon. Un peu comme deux enfants adoreraient leur père tout en ayant pas la même vision de lui. Il n'empêche que c'est le même père.
A mon avis encore quand un pape fait un telle déclaration ce n'est pas à la légère et on ne peut en disposer selon qu'elle nous arrange ou pas.
C'est assez difficile accepter, mais il faut faire confiance au Concile (hors de l’Église, point de Salut...)

Le "même" Dieu est celui d'Abraham : à l'époque, Il n'était ni juif, ni chrétien, ni musulman : c'est comme cela qu'il faut comprendre ce terme de "même", à mon humble avis.
Se croire soi-même imparfait et trouver les autres parfaits, voilà le bonheur. (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)

Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Mac »

Bonjour, :)

petite méditation :

Jn 5:22- Car le Père ne juge personne ; il a donné au Fils le jugement tout entier,
Jn 5:23- afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé.
Jn 5:24- En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.
Jn 5:25- En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient - et c'est maintenant - où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront.

Fraternellement en Jésus Christ. :coeur:
:ciao:
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Cinci »

Bonjour Teano,
Je reconnais cependant que certaines attitudes peuvent paraître ambigües et sont finalement dommageables.
A quoi faisiez-vous référence, Teano ?

Peut-être à Claude Geffré ? Parce que j'ai un texte ici de ce dominicain et directeur de l'école biblique de Jérusalem à l'époque, un texte à finir de faire perdre sa coiffure à Paxetbonum et peut-être quelques autres aussi (sourire). Pas facile, pas facile ...


... même si pour la foi chrétienne Jésus Christ est bien la révélation décisive et ultime sur Dieu, nous ne pouvons pas prétendre que le christianisme puisse avoir le monopole de la vérité religieuse sur Dieu et sur les rapports avec Dieu. Il y a dans les autres religions des expériences religieuses authentiques qui n'ont pas été et qui ne seront pas thématisées ou mises en pratique à l'intérieur du christianisme du fait même de sa particularité historique.

ou encore

... dans la mesure même où les chrétiens ont une connaissance moins fragmentaires et moins caricaturale des autres traditions religieuses, ils ont aussi une conscience beaucoup plus lucide de la particularité historique du christianisme à l'intérieur de cette très longue histoire religieuse de l'humanité qui remonte à près de deux millions d'années. Comment prétendre alors que le christianisme soit la seule voie vers l'absolu ? Ne faut-il pas admettre que toutes les religions se valent comme voies vers Dieu ? Et un certain échec de la mission de l'Église n'est-il pas le signe que la prétention à l'universel du christianisme n'est pas vérifiée historiquement ?

sinon

... on peut vivre un engagement absolu à l'égard de la vérité du message chrétien sans céder à l'impérialisme religieux ou à l'exclusive envers les autres traditions religieuses. L'Église de Vatican II a porté un jugement positif sur les traditions religieuses et, sans compromettre l'unicité de la médiation du Christ dans l'ordre du salut, elle a reconnu une certaine valeur salutaire aux religions du monde. «L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est saint et vrai dans les religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes.» (Nostra aetate).

- Claude Geffré, «La place des religions dans le plan du salut», in Nouveau dialogue, novembre-décembre 1997, no 117
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Scratchy
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Scratchy »

Cinci a écrit :Bonjour Teano,
Je reconnais cependant que certaines attitudes peuvent paraître ambigües et sont finalement dommageables.
A quoi faisiez-vous référence, Teano ?

Peut-être à Claude Geffré ? Parce que j'ai un texte ici de ce dominicain et directeur de l'école biblique de Jérusalem à l'époque, un texte à finir de faire perdre sa coiffure à Paxetbonum et peut-être quelques autres aussi (sourire). Pas facile, pas facile ...


... même si pour la foi chrétienne Jésus Christ est bien la révélation décisive et ultime sur Dieu, nous ne pouvons pas prétendre que le christianisme puisse avoir le monopole de la vérité religieuse sur Dieu et sur les rapports avec Dieu. Il y a dans les autres religions des expériences religieuses authentiques qui n'ont pas été et qui ne seront pas thématisées ou mises en pratique à l'intérieur du christianisme du fait même de sa particularité historique.

ou encore

... dans la mesure même où les chrétiens ont une connaissance moins fragmentaires et moins caricaturale des autres traditions religieuses, ils ont aussi une conscience beaucoup plus lucide de la particularité historique du christianisme à l'intérieur de cette très longue histoire religieuse de l'humanité qui remonte à près de deux millions d'années. Comment prétendre alors que le christianisme soit la seule voie vers l'absolu ? Ne faut-il pas admettre que toutes les religions se valent comme voies vers Dieu ? Et un certain échec de la mission de l'Église n'est-il pas le signe que la prétention à l'universel du christianisme n'est pas vérifiée historiquement ?

sinon

... on peut vivre un engagement absolu à l'égard de la vérité du message chrétien sans céder à l'impérialisme religieux ou à l'exclusive envers les autres traditions religieuses. L'Église de Vatican II a porté un jugement positif sur les traditions religieuses et, sans compromettre l'unicité de la médiation du Christ dans l'ordre du salut, elle a reconnu une certaine valeur salutaire aux religions du monde. «L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est saint et vrai dans les religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes.» (Nostra aetate).

- Claude Geffré, «La place des religions dans le plan du salut», in Nouveau dialogue, novembre-décembre 1997, no 117
Il n'est pas malheureusement pas le seul. Un certain nombre de membres du clergé vont en ce sens, à des degrés plus ou moins divers, et sont à la limite du relativisme voire même nagent en plein dedans. Pour ceux qui ont lu Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans, une annexe à la fin mentionne des citations et prises de position quant à la "mission prophétique" de Mahomet. C'est assez édifiant.
Cinci
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Cinci »

Dans la même revue, p. 15 :


... pour ce qui est du dialogue de la foi, c'est ici que les croyants musulmans et chrétiens trouvent la motivation, les objectifs, et aussi les limites de leur dialogue. Des deux côtés, il n'a pas toujours été facile de se reconnaître les uns les autres comme de vrais croyants dans le Dieu unique. Souvent les uns ont appelés les autres des «infidèles». Pourtant, si on ne trouve pas dans l'autre la sincérité de coeur devant Dieu et devant les hommes, le dialogue interreligieux est dépourvu de sens.

On peut distinguer plusieurs manières pour exprimer cette reconnaissance mutuelle comme croyants du Dieu unique.

Une première a été proposée par le Cardinal Nicolas de Cuses (1401-1464), qui se centre sur l'acte de foi dans le Dieu unique plus que sur son contenu. C'est par cette foi que l'homme est justifié, comme le fut Abraham.

Une seconde manière de clarifier qu'il est possible de se rencontrer dans la vérité, à un niveau qui est plus profond que celui de l'expression verbale de la doctrine religieuse, se trouve chez certains mystiques, surtout en Inde, qui affirment que Dieu est toujours plus grand que ce que nous pouvons comprendre ou dire de Lui. Ainsi chante Kabir (Inde septentrionale, vers 1440-1518) : «La lecture des écritures spirituelles te fera mourir d'une mort spirituelle. Aucun n'est jamais parvenu à la vraie sagesse par cette voie. Seul connaît la vérité qui a appris le mot amour. Ce mot tu le trouveras en toi-même, non pas dans les livres.»

Une troisième façon de souligner les priorités dans une attitude religieuse authentique, pour pouvoir les reconnaître auprès des autres, est de considérer notre vie actuelle sous la lumière de la consommation et la fin des temps présents. Saint Paul enseigne que notre connaissance est limitée et limité notre prophétie; mais quand viendra la perfection, ce qui est limité sera aboli (1 Co 13,9). Cette conviction nous conseille une attitude plus modeste devant les croyants d'autres religions. Le Coran semble dire quelque chose de semblable : Il m'a été ordonné d'être équitable envers vous. Dieu est notre Seigneur et votre Seigneur. A nous nos actions et à vous vos actions. Nul argument entre nous et vous. Dieu nous conduira ensemble; vers Lui est la course des événements (42,15)

Le coeur humain, surtout dans sa relation avec Dieu, sera toujours un mystère, dont on ne peut s'approcher qu'avec respect. C'est ce respect qui est la première condition d'un dialogue dans la vérité entre chrétiens et musulmans. L'enjeu est énorme. Compréhension mutuelle et collaboration effective entre les croyants des deux religions les plus nombreuses de notre histoire sont indispensables pour la paix dans le 3e millénaire.

- Arij A. Roest Crollius, prêtre de la Compagnie de Jésus, professeur de théologie et d'histoire des religions, à la faculté de missiologie de l'Université pontificale grégorienne à Rome, où il remplit la fonction de directeur de recherche du Centre des recherches interdisciplinaires sur cultures et religions. Spécialistes des questions de la rencontre interculturelle et interreligieuse.
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Aldous
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Aldous »

Mac a écrit :Bonjour, :) petite méditation :
Jn 5:23- afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé.:
Vous avez trouvé un bon passage qui m'a interpellé puis j'ai essayé de réfléchir:

Quand nous honorons (adorons) le Fils c'est le Dieu unique que nous adorons. Ce n'est pas un dieu à part du Dieu unique.
Alors certes les musulmans n'adorent pas le Fils donc ils n'adorent pas le Père. Mais de toute façon ils n'adorent pas davantage le Père comme relatif au Fils. Ils adorent le Dieu unique et ça s'arrête là. Dieu unique qui vaut pour nous aussi sauf que nous considérons qu'Il se "présente" à nous sous trois aspects (Père Fils SE).
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Teano
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par Teano »

Cinci a écrit :Bonjour Teano,
Je reconnais cependant que certaines attitudes peuvent paraître ambigües et sont finalement dommageables.
A quoi faisiez-vous référence, Teano ?

]
Cher Cinci,

Je faisais référence par exemple à Jean-Paul II embrassant le Coran. Je ne doute pas de la foi chrétienne du pape mais plutôt de la façon dont ce geste a pu être perçu par les chrétiens en général (et catholiques en particulier), les musulmans et ceux qui ne sont concernés par aucune des 2 religions.

Ce geste donne-t-il une impression de syncrétisme et de relativisme ? A-t-il troublé les chrétiens en relativisant leur foi ? A-t-il conforté les musulmans dans leur croyance ?

Montrer du respect et de l'amitié pour des personnes est une chose, de là à donner l'impression d'accréditer une doctrine, il y a une marge et il me semble que c'est là toute la difficulté de la démarche.

In Christo

Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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PaxetBonum
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Re: Urgence d'avoir un discours sur l'islam dans le catéchis

Message non lu par PaxetBonum »

Cinci a écrit :
Peut-être à Claude Geffré ? Parce que j'ai un texte ici de ce dominicain et directeur de l'école biblique de Jérusalem à l'époque, un texte à finir de faire perdre sa coiffure à Paxetbonum et peut-être quelques autres aussi (sourire). Pas facile, pas facile ...

... Ne faut-il pas admettre que toutes les religions se valent comme voies vers Dieu ?
Merci de vous inquiéter de mon crâne chauve !
La première citation ne m'a pas fait perdre un cheveu.
La seconde (ci-dessus) me fait douter de la Foi catholique de son auteur.
Il me semble avoir lu quelque part : "Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi." (Jean 14:6)
C'est clair et sans appel…
Toutes les religions ne se valent pas comme chemin vers Dieu, car il n'y a qu'UN Chemin et c'est le Christ.
Cela ne veut pas dire que les autres religions ne croisent pas sans le savoir, ce Chemin ("j'avais faim…") mais il n'en reste pas moins qu'un seul Chemin.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise
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