Publié : sam. 24 mars 2007, 17:45
[align=justify]Salut Lothel, salut Boris
Je ne crois pas que - d'une façon générale - les positions de Lothel puissent être rapprochées du relativisme. Il y a bien, une pointe de scepticisme méthodologique... Néanmoins, poser le consensus comme critère de la vérité est effectivement une position relativiste : c'est - d'un point de vue épistémologique - insignifiant. Par contre; c'est bien un critère sociologique de première importance : une théorie scientifique n'est pas enseignée dans les écoles parcequ'elle est vraie, mais parcequ'il y a un consensus des personnes définissant les programmes scolaires sur cette théorie. Et dès lors qu'une position est partagée entre deux personnes, il n'y a pas lieu qu'elles en débattent... je pense que c'est ce que voulais dire Lothel.
Je répondrai plus tard et plus longuement aux questions de Lothel qui demandent des réponses plus élaborées. Mais, en attendant, je voudrais qu'elle réponde elle-même à deux questions :
1) Vous dîtes que lorsqu'il n'y a pas consensus, il y a une difficulté à expliquer pourquoi SA théorie est une "meilleure approximation de la réalité objective" que celle de son voisin. Cette problématique n'est pas propre à la théologie morale, on retrouve la même en sciences, dès lors que plusieurs théories sont en compétition. Comment cette problématique est-elle résolue dans le cas des sciences physiques ? Pourquoi, malgré l'existence de cette solution méthodologique, plusieurs théories concurrentes continuent-elles de coexister ?
2) Attendez-vous une réponse méthodologique (quels critères pour les doctrines morales ?) ou une réponse sociologique (comment gérer le pluralisme moral en société ?) ?
Cordialement
Christophe[/align]
Je ne crois pas que - d'une façon générale - les positions de Lothel puissent être rapprochées du relativisme. Il y a bien, une pointe de scepticisme méthodologique... Néanmoins, poser le consensus comme critère de la vérité est effectivement une position relativiste : c'est - d'un point de vue épistémologique - insignifiant. Par contre; c'est bien un critère sociologique de première importance : une théorie scientifique n'est pas enseignée dans les écoles parcequ'elle est vraie, mais parcequ'il y a un consensus des personnes définissant les programmes scolaires sur cette théorie. Et dès lors qu'une position est partagée entre deux personnes, il n'y a pas lieu qu'elles en débattent... je pense que c'est ce que voulais dire Lothel.
Je répondrai plus tard et plus longuement aux questions de Lothel qui demandent des réponses plus élaborées. Mais, en attendant, je voudrais qu'elle réponde elle-même à deux questions :
1) Vous dîtes que lorsqu'il n'y a pas consensus, il y a une difficulté à expliquer pourquoi SA théorie est une "meilleure approximation de la réalité objective" que celle de son voisin. Cette problématique n'est pas propre à la théologie morale, on retrouve la même en sciences, dès lors que plusieurs théories sont en compétition. Comment cette problématique est-elle résolue dans le cas des sciences physiques ? Pourquoi, malgré l'existence de cette solution méthodologique, plusieurs théories concurrentes continuent-elles de coexister ?
2) Attendez-vous une réponse méthodologique (quels critères pour les doctrines morales ?) ou une réponse sociologique (comment gérer le pluralisme moral en société ?) ?
Cordialement
Christophe[/align]