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Hello Mac :
Sur les sacrements, voici en quelques mots très simples ma position :
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- Le baptême et la Cène sont appelés par quelques-uns, et surtout par l’Église catholique, des sacrements. À ce mot se rattache l’idée qu’elles confèrent une certaine grâce spirituelle à celui qui y a part. Or aucune grâce n’est conférée par le baptême (ce point pourrait être développé). C’est un privilège, sans doute, d’être introduit par le baptême dans la maison de Dieu sur la terre ; mais le baptême n’est qu’un signe. Il n’apporte aucun changement dans l’âme de celui qui le reçoit.
S’agissant de la Cène, l’Eglise catholique enseigne que, dans la Cène ou la Messe, est offert un véritable sacrifice, non sanglant, il est vrai, mais un sacrifice vraiment propitiatoire, efficace pour les péchés non expiés des vivants et des morts. C’est Christ qui est offert, dit le concile, c’est la même victime que celle qui autrefois s’est offerte elle-même sur la croix, et qui est offerte maintenant par le ministère des prêtres. Par ce sacrifice propitiatoire renouvelé chaque jour dans l’Eucharistie, Dieu, selon l’Église de Rome, est apaisé et nous est rendu propice. On peut aisément voir que cet enseignement est contraire à l’Écriture. L’Esprit Saint, dans l’épître aux Hébreux, déclare que « l’offrande du corps de Jésus Christ » a été faite « une fois pour toutes » ; que Christ a offert « un seul sacrifice pour les péchés », et que, « par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés », de sorte que Dieu ne se souviendra « plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités » et que « là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché ». De plus, il nous est dit que Christ ne peut s’offrir plusieurs fois, parce qu’alors il devrait souffrir plusieurs fois, et enfin que, « sans effusion de sang, il n’y a point de rémission de péchés ».
En plus du baptême et de la Cène établis par le Seigneur, l’Église catholique a ajouté d’autres sacrements :, la confirmation, la pénitence, l’extrême onction, l’ordre, et le mariage. À part le baptême et la Cène, les autres sacrements sont des inventions humaines dont nous ne trouvons aucune trace dans l’Écriture.
Je voudrais vous soumettre un petit quizz sur le verset de Marc 16, 16 que vous citez : « Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n’aura pas cru sera condamné » :.
Qu’adviendra-t-il de l’avenir d’une personne dans les 4 cas possibles d’après le verset :
• La personne a cru et est baptisée : sauvée bien sur (même sans œuvres !)
• La personne n’a pas cru et n’est pas baptisée : condamnée bien sur (même si elle a fait des œuvres !)
• La personne a cru et n’est pas baptisée : quelle est votre réponse ?
• La personne n’a pas cru et est baptisée : quelle est votre réponse ?
A noter, aussi que le passage de Jean 1, 12-13 ne fait aucune référence au baptême. Relisons-là : « à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ; lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu ».
Hello Isabelle :
Si on admet qu'une lecture personnelle de la bible amène une profusion d'interprétations, comment s'y retrouver, précisèment, dans ces diverses interprétations?
Il n’y a pas en général une telle profusion d’interprétations, notamment sur les points fondamentaux, et s’il y en a c’est souvent du fait d’une mauvaise connaissance de la Bible. Par ailleurs il peut y avoir plusieurs applications (littérale, symbolique, spirituelle, morale) d’un même passage, et dans ce cas là on ne peut pas parler de divergences.
Cela dit, s’il y a plusieurs interprétations, alors soit l’un soit l’autre, soit tous, ont tort. Dans ce cas comment s’en sortir ? L’Eglise catholique invoque son infaillibilité qui lui serait conférée par une supposée succession apostolique, et par un non moins supposé héritage de continuité directe et ininterrompu depuis les temps du début. Pour nous, il n’y a que les paroles d’édification que peut donner quelqu’un par l’Esprit, ou directement l’Esprit lui-même, ou encore la prière. Le tout dans un esprit de dépendance vis-à-vis du Seigneur.
Hello Xavi, vous m‘écrivez sur la parabole du pharisien et du publicain. C’est le publicain, qui a la foi, même si elle est bien faible et chancelante et c’est le pharisien, qui croit n’avoir pas besoin de médecin pour son âme.
Vous admettez cependant « qu’avec d’autres chrétiens, par exemple évangéliques ou catholiques, il y a des différences de points de vues. Or l’Esprit Saint ne peut pas se contredire, ce qui implique que l’un d’eux ou les deux sont dans l’erreur ». Mais, rien ne permet de comprendre pourquoi, dans un tel cas, vous parvenez à faire prévaloir avec certitude votre point de vue ou comment vous parvenez à lui attribuer l’autorité de l’Esprit Saint.
Rien en effet selon les choses du monde, mais il y a la parole d’édification, qui ressortit de l’Esprit, ainsi que la prière.
Ainsi, c’est bien le « moi » qui juge « fausse » (au nom de l’Esprit Saint) la doctrine des sacrements. Désolé que votre moi prenne tant de place.
C’est par pure charité chrétienne que j’ai employé l’expression « selon moi » : pour ne pas avoir l’air de pontifier ou de rabaisser votre interprétation, bien que fausse.
Cordialement.
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