Re: Saints dominicains
Publié : jeu. 29 déc. 2011, 23:56
28 décembre Vble Benoîte Rencurel, née le 29 septembre 1647 à Saint-Étienne-du-Laus, Hautes-Alpes, + le 28 décembre 1718, id., laïque dominicaine.
De famille modeste, cette bergère illettrée est une grande figure spirituelle du Dauphiné et de la Provence. « Elle a peut-être été un des ressorts les plus cachés et les plus puissants du siècle de Louis XIV »(Jean Guitton).
Elle vit son expérience spirituelle et sa mission dans un milieu marqué par les guerres de religion, conflits qui divisent l’Église et le royaume de France. Elle se situe dans la mouvance dominicaine, puis à la fin de sa vie, elle entre dans le Tiers Ordre de Saint-François de Paule.
Benoîte perd son père Guillaume à l’âge de 7 ans. Sa mère Catherine Matheron, destituée de tous ses biens, se retrouve dans une grande pauvreté avec ses trois filles en bas âge : Madeleine, Benoîte et Marie. Au cœur de cette misère se manifestent déjà la vie théologale de l’enfant et les germes de sa sainteté : Dieu et sa mère nous assisteront, ne cesse de répéter la petite fille à sa mère accablée par la mort de son époux.
À 12 ans, elle garde les troupeaux. En méditant son chapelet au milieu de la nature, et en passant déjà de longues heures de prière nocturne, elle devient rapidement une authentique contemplative, capable de donner toute sa nourriture, une semaine sur deux, aux enfants de sa patronne, Mme Astier, et de calmer, la semaine suivante, les violentes colères de son patron, M. Roland. La qualité et la profondeur de sa foi, sa totale confiance en Dieu, son courage et ses autres vertus attirent l’attention de son entourage.
En mai 1664, alors qu’elle garde ses bêtes au Vallon des Fours, elle voit une belle dame qui donne la main à un petit enfant d’une beauté singulière.
Commence alors une première période d’éducation et de purification qui dure quatre mois. Le 29 août de la même année, au terme d’une procession paroissiale sur les lieux de l’apparition, la dame révèle son nom : « Je suis Dame Marie, la Mère de mon Très Cher Fils. Vous ne me verrez plus de quelque temps. »
Après un mois d’attente, Benoîte est conduite au hameau du Laus par sa protectrice qui lui donne rendez-vous dans une petite chapelle d’où s’exhalent de bonnes odeurs. C’est là que la Mère de Dieu révèle son projet : « J’ai destiné ce lieu pour la conversion des pécheurs … beaucoup de pécheurs et pécheresses y viendront se convertir. » Pour cela, il faudra bâtir une église et une maison pour les prêtres. Durant l’automne et l’hiver elle prépare la bergère à sa mission d’accueil et d’intercession continuelle pour les pécheurs. Benoîte découvre auprès de la Mère de Dieu la miséricorde divine, elle acquiert un amour nouveau pour les pécheurs qui grandira jusqu’à sa mort.
Dès la Saint Joseph et l’Annonciation (19 et 25 mars 1665) arrivent les premiers pèlerins : 130 000 en 18 mois. D’innombrables conversions, de nombreuses guérisons et des confessions d’une rare qualité sont attestées. Le vicaire général, venu d’Embrun pour une première enquête canonique, est témoin à son tour d’une guérison miraculeuse. « Le doigt de Dieu est là, le doigt de Dieu est là », ne cesse-t-il de répéter. Il autorise la construction de l’église et nomme un directeur du pèlerinage. C’est probablement à ce moment-là, en 1666, que Benoîte se consacre à Dieu en entrant dans le Tiers Ordre de saint Dominique. On l’appellera désormais la sœur Benoîte. Le pèlerinage s’organise et se développe. La construction de l’église s’achève en 1669. Benoîte, attirée par une odeur suave au pied de la croix dite d’Avançon, a cinq fois la vision de Jésus crucifié. Elle souffre tous les vendredis les douleurs de la passion.
Elle est interrogée par l’administrateur apostolique à Embrun en 1670, puis au Laus en 1671 par le nouvel archevêque, qui avoue que de sa vie il n’avait vu pareilles vertus. Le pèlerinage prend alors un essor considérable avec les prêtres Peythieu et Hermitte qui sont arrivés au Laus en mai 1669.
En 1684, Benoîte, qui va avoir 40 ans, est en pleine possession de ses moyens. Elle exerce son charisme avec vigueur et assurance, priant une partie de la nuit et se consacrant aux pèlerins durant la journée pour les conduire à la conversion au moyen de la confession de leurs péchés. Elle met en œuvre avec beaucoup de sagesse et de perspicacité le don qu’elle a reçu de lire dans les consciences. Son ministère est reconnu par les prêtres. Le Laus devient une mission perpétuelle. Au même moment, notre bergère, qui commence à perdre ses appuis humains avec la mort de Peythieu son confesseur, va subir de terribles attaques des forces du mal qui se ligueront jusqu’à sa mort pour chercher à l’anéantir.
En 1712, les pères missionnaires de Notre-Dame de la Sainte-Garde, qui arrivent de Carpentras, assurent la relève et le renouveau du pèlerinage.
Benoîte s’éteint dans la joie en 1718, faisant jaillir en ce lieu un fleuve de paix.
Le sanctuaire est dirigé par les Oblats de Marie Immaculée 1819-1842, par les prêtres du diocèse de Gap 1842-1933, par les Chanoines Réguliers de l’Immaculée Conception 1933-1948, puis les missionnaires diocésains reviennent. Aujourd’hui, la grâce du Laus continue à se manifester auprès des pèlerins, son rayonnement est international. Dans le cœur du sanctuaire, le tombeau de Benoîte n’a cessé d’être vénéré par les pèlerins, signe permanent de sa présence et de sa fécondité spirituelle. Le procès de béatification de la bergère, commencé en 1864, stoppé en 1913, repris en 1981, est désormais en bonne voie d’aboutissement.
28 décembre Servante de Dieu Isora María del Tránsito Ocampo Dávila (Leonor de Sainte-Marie), née 15 août 1841 à Campo de Cosme, La Rioja (Argentine), + 28 décembre 1900 à Córdoba.
Isora naît dans une vallée des montagnes Famatina, à une époque de guerres civiles, dans une famille noble. Fille de don Amaranto Ocampo et doña Francisca Solana Dávila, elle a 5 frères et soeurs. Dès l’enfance elle manifesta piété, esprit de pauvreté et de charité, cherchant à plaire en tout à Dieu et à la Vierge. "Elle était d’un naturel très silencieux, inclinée à la solitude et au silence... Dès l’âge de 4 ans, elle comprenait les choses non comme un enfant mais comme une adulte" (Autobiographie). Depuis toute petite, elle avait une grande dévotion pour saint Dominique et sainte Catherine de Sienne. À 8 ans elle perd sa mère et demande à la Vierge d’être sa mère. De 18 à 26 ans, elle vit à San Juan avec son père, sa sœur mariée et d’autres personnes de la famille. Elle désire entrer au monastère de Córdoba, mais elle a des difficultés. Elle découvre peu à peu la vocation que Dieu lui réserve. À 26 ans, elle entre au monastère, le 3 juillet 1868 elle prend l’habit, elle fait sa profession solennelle l’année suivante. Au monastère elle se donne totalement à Dieu et passa les plus hauts sommets de l’union avec Lui, comme le révèle son autobiographie.
Elle pratiqua les vertus les plus recommandées par Jésus: la douceur et l’humilité, ce qui faisait qu’elle recevait tous les événements de la vie avec paix et sérénité, jour après jour, durant les 32 années de vie religieuse, jusqu’à sa mort au monastère de Córdoba.
contemplation de l’Eucharistie, amour de la Vierge. Sa spiritualité fut vigoureuse. L’idéal auquel aspirait Leonor était l’Amour, la rencontre définitive avec Dieu, qu’elle vécut dès sa vie terrestre. Il n’est pas étonnant que son message ait traversé les générations et que sa réputation de sainteté ait amené à faire de sérieux efforts pour commencer le procès de béatification de la première moniale contemplative d’Argentine. Dans ce but, Frère Pablo Santiago Zambruno a soutenu en 2001 une thèse : "Sœur Leonor de Santa María Ocampo, OP (1841-1900) et son message spirituel".
nihil obstat 3 novembre 2001; décret de validité de l’enquête diocésaine 23 novembre 2004 catalinadesiena-2002.es.tripod.com Sierva de Dios Leonor de Santa María Ocampo
28 décembre Servante de Dieu Carme (Maria Lourdes) Sala i Bigas, née le 29 octobre 1920 à Tona, Osona, +28 décembre 1952 à Vic, Osona, moniale dominicaine.
Née dans une famille nombreuse et humble, Carme entre le 14 avril 1941 au monastère dominicain Santa Clara de Vic, sous le nom de Maria Lourdes. Travailleuse et joyeuse, elle reste souvent en silence, méditant spécialement sur le mystère de la Sainte Trinité. Elle tomba malade et passa le reste de sa vie malade, sans que les médecins puissent trouver ce qu’elle avait. Ils en vinrent à l’accuser de faire exprès de ne pas manger: en fait elle avait un cancer de l’estomac. Elle en mourut, en réputation de sainteté. nihil obstat 5 décembre 1987.
*29 décembre Paul de Sainte-Marie, +1597, frère convers dominicain à Séville.
Sa tendre dévotion ravissait les frères. À cause de sa santé fragile on voulut le congédier, mais grâce à l’intervention de son ange gardien on le garda et il fit profession. Ses austérités étaient excessives. Dieu lui avait donné le don des miracles et le don de guérison. Son ange gardien prenait sa forme et allait délivrer ceux qui invoquaient son nom et qui étaient en danger. Quand il était portier, il distribuait le pain aux pauvres et les corbeilles jamais ne se vidaient.
De famille modeste, cette bergère illettrée est une grande figure spirituelle du Dauphiné et de la Provence. « Elle a peut-être été un des ressorts les plus cachés et les plus puissants du siècle de Louis XIV »(Jean Guitton).
Elle vit son expérience spirituelle et sa mission dans un milieu marqué par les guerres de religion, conflits qui divisent l’Église et le royaume de France. Elle se situe dans la mouvance dominicaine, puis à la fin de sa vie, elle entre dans le Tiers Ordre de Saint-François de Paule.
Benoîte perd son père Guillaume à l’âge de 7 ans. Sa mère Catherine Matheron, destituée de tous ses biens, se retrouve dans une grande pauvreté avec ses trois filles en bas âge : Madeleine, Benoîte et Marie. Au cœur de cette misère se manifestent déjà la vie théologale de l’enfant et les germes de sa sainteté : Dieu et sa mère nous assisteront, ne cesse de répéter la petite fille à sa mère accablée par la mort de son époux.
À 12 ans, elle garde les troupeaux. En méditant son chapelet au milieu de la nature, et en passant déjà de longues heures de prière nocturne, elle devient rapidement une authentique contemplative, capable de donner toute sa nourriture, une semaine sur deux, aux enfants de sa patronne, Mme Astier, et de calmer, la semaine suivante, les violentes colères de son patron, M. Roland. La qualité et la profondeur de sa foi, sa totale confiance en Dieu, son courage et ses autres vertus attirent l’attention de son entourage.
En mai 1664, alors qu’elle garde ses bêtes au Vallon des Fours, elle voit une belle dame qui donne la main à un petit enfant d’une beauté singulière.
Commence alors une première période d’éducation et de purification qui dure quatre mois. Le 29 août de la même année, au terme d’une procession paroissiale sur les lieux de l’apparition, la dame révèle son nom : « Je suis Dame Marie, la Mère de mon Très Cher Fils. Vous ne me verrez plus de quelque temps. »
Après un mois d’attente, Benoîte est conduite au hameau du Laus par sa protectrice qui lui donne rendez-vous dans une petite chapelle d’où s’exhalent de bonnes odeurs. C’est là que la Mère de Dieu révèle son projet : « J’ai destiné ce lieu pour la conversion des pécheurs … beaucoup de pécheurs et pécheresses y viendront se convertir. » Pour cela, il faudra bâtir une église et une maison pour les prêtres. Durant l’automne et l’hiver elle prépare la bergère à sa mission d’accueil et d’intercession continuelle pour les pécheurs. Benoîte découvre auprès de la Mère de Dieu la miséricorde divine, elle acquiert un amour nouveau pour les pécheurs qui grandira jusqu’à sa mort.
Dès la Saint Joseph et l’Annonciation (19 et 25 mars 1665) arrivent les premiers pèlerins : 130 000 en 18 mois. D’innombrables conversions, de nombreuses guérisons et des confessions d’une rare qualité sont attestées. Le vicaire général, venu d’Embrun pour une première enquête canonique, est témoin à son tour d’une guérison miraculeuse. « Le doigt de Dieu est là, le doigt de Dieu est là », ne cesse-t-il de répéter. Il autorise la construction de l’église et nomme un directeur du pèlerinage. C’est probablement à ce moment-là, en 1666, que Benoîte se consacre à Dieu en entrant dans le Tiers Ordre de saint Dominique. On l’appellera désormais la sœur Benoîte. Le pèlerinage s’organise et se développe. La construction de l’église s’achève en 1669. Benoîte, attirée par une odeur suave au pied de la croix dite d’Avançon, a cinq fois la vision de Jésus crucifié. Elle souffre tous les vendredis les douleurs de la passion.
Elle est interrogée par l’administrateur apostolique à Embrun en 1670, puis au Laus en 1671 par le nouvel archevêque, qui avoue que de sa vie il n’avait vu pareilles vertus. Le pèlerinage prend alors un essor considérable avec les prêtres Peythieu et Hermitte qui sont arrivés au Laus en mai 1669.
En 1684, Benoîte, qui va avoir 40 ans, est en pleine possession de ses moyens. Elle exerce son charisme avec vigueur et assurance, priant une partie de la nuit et se consacrant aux pèlerins durant la journée pour les conduire à la conversion au moyen de la confession de leurs péchés. Elle met en œuvre avec beaucoup de sagesse et de perspicacité le don qu’elle a reçu de lire dans les consciences. Son ministère est reconnu par les prêtres. Le Laus devient une mission perpétuelle. Au même moment, notre bergère, qui commence à perdre ses appuis humains avec la mort de Peythieu son confesseur, va subir de terribles attaques des forces du mal qui se ligueront jusqu’à sa mort pour chercher à l’anéantir.
En 1712, les pères missionnaires de Notre-Dame de la Sainte-Garde, qui arrivent de Carpentras, assurent la relève et le renouveau du pèlerinage.
Benoîte s’éteint dans la joie en 1718, faisant jaillir en ce lieu un fleuve de paix.
Le sanctuaire est dirigé par les Oblats de Marie Immaculée 1819-1842, par les prêtres du diocèse de Gap 1842-1933, par les Chanoines Réguliers de l’Immaculée Conception 1933-1948, puis les missionnaires diocésains reviennent. Aujourd’hui, la grâce du Laus continue à se manifester auprès des pèlerins, son rayonnement est international. Dans le cœur du sanctuaire, le tombeau de Benoîte n’a cessé d’être vénéré par les pèlerins, signe permanent de sa présence et de sa fécondité spirituelle. Le procès de béatification de la bergère, commencé en 1864, stoppé en 1913, repris en 1981, est désormais en bonne voie d’aboutissement.
28 décembre Servante de Dieu Isora María del Tránsito Ocampo Dávila (Leonor de Sainte-Marie), née 15 août 1841 à Campo de Cosme, La Rioja (Argentine), + 28 décembre 1900 à Córdoba.
Isora naît dans une vallée des montagnes Famatina, à une époque de guerres civiles, dans une famille noble. Fille de don Amaranto Ocampo et doña Francisca Solana Dávila, elle a 5 frères et soeurs. Dès l’enfance elle manifesta piété, esprit de pauvreté et de charité, cherchant à plaire en tout à Dieu et à la Vierge. "Elle était d’un naturel très silencieux, inclinée à la solitude et au silence... Dès l’âge de 4 ans, elle comprenait les choses non comme un enfant mais comme une adulte" (Autobiographie). Depuis toute petite, elle avait une grande dévotion pour saint Dominique et sainte Catherine de Sienne. À 8 ans elle perd sa mère et demande à la Vierge d’être sa mère. De 18 à 26 ans, elle vit à San Juan avec son père, sa sœur mariée et d’autres personnes de la famille. Elle désire entrer au monastère de Córdoba, mais elle a des difficultés. Elle découvre peu à peu la vocation que Dieu lui réserve. À 26 ans, elle entre au monastère, le 3 juillet 1868 elle prend l’habit, elle fait sa profession solennelle l’année suivante. Au monastère elle se donne totalement à Dieu et passa les plus hauts sommets de l’union avec Lui, comme le révèle son autobiographie.
Elle pratiqua les vertus les plus recommandées par Jésus: la douceur et l’humilité, ce qui faisait qu’elle recevait tous les événements de la vie avec paix et sérénité, jour après jour, durant les 32 années de vie religieuse, jusqu’à sa mort au monastère de Córdoba.
contemplation de l’Eucharistie, amour de la Vierge. Sa spiritualité fut vigoureuse. L’idéal auquel aspirait Leonor était l’Amour, la rencontre définitive avec Dieu, qu’elle vécut dès sa vie terrestre. Il n’est pas étonnant que son message ait traversé les générations et que sa réputation de sainteté ait amené à faire de sérieux efforts pour commencer le procès de béatification de la première moniale contemplative d’Argentine. Dans ce but, Frère Pablo Santiago Zambruno a soutenu en 2001 une thèse : "Sœur Leonor de Santa María Ocampo, OP (1841-1900) et son message spirituel".
nihil obstat 3 novembre 2001; décret de validité de l’enquête diocésaine 23 novembre 2004 catalinadesiena-2002.es.tripod.com Sierva de Dios Leonor de Santa María Ocampo
28 décembre Servante de Dieu Carme (Maria Lourdes) Sala i Bigas, née le 29 octobre 1920 à Tona, Osona, +28 décembre 1952 à Vic, Osona, moniale dominicaine.
Née dans une famille nombreuse et humble, Carme entre le 14 avril 1941 au monastère dominicain Santa Clara de Vic, sous le nom de Maria Lourdes. Travailleuse et joyeuse, elle reste souvent en silence, méditant spécialement sur le mystère de la Sainte Trinité. Elle tomba malade et passa le reste de sa vie malade, sans que les médecins puissent trouver ce qu’elle avait. Ils en vinrent à l’accuser de faire exprès de ne pas manger: en fait elle avait un cancer de l’estomac. Elle en mourut, en réputation de sainteté. nihil obstat 5 décembre 1987.
*29 décembre Paul de Sainte-Marie, +1597, frère convers dominicain à Séville.
Sa tendre dévotion ravissait les frères. À cause de sa santé fragile on voulut le congédier, mais grâce à l’intervention de son ange gardien on le garda et il fit profession. Ses austérités étaient excessives. Dieu lui avait donné le don des miracles et le don de guérison. Son ange gardien prenait sa forme et allait délivrer ceux qui invoquaient son nom et qui étaient en danger. Quand il était portier, il distribuait le pain aux pauvres et les corbeilles jamais ne se vidaient.