Re: Avortement : C’est toujours la bonté qui doit se manifester
Publié : jeu. 18 juin 2009, 19:52
Au fait, j'ai failli oublié : Merci !Pakete a écrit :J'ai lu votre "prose".
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Au fait, j'ai failli oublié : Merci !Pakete a écrit :J'ai lu votre "prose".
L'idée n'est pas mauvaise, mais elle a des conséquences problématiques. Elle laisse penser qu'un clone, par exemple, n'ayant pas son "propre" patrimoine génétique, ne serait pas humain à part entière. Le clonage soulève d'énormes questions éthiques mais un clone reste à priori un être humain. Bref, l'idée n'est pas mauvaise mais à préciser. De plus il y a tout un tas de choses dans l'organisme qui n'ont pas "notre" patrimoine génétique et qui jouent un rôle vital (je pense aux mitochondries et aux bactéries diverses).Un embryon même microscopique est un être humain à part entière au sens biologique du terme : il dispose de son propre patrimoine génétique.
A ma connaissance, aux yeux d'Hitler il s'agissait en fait d'un problème de dégérérescence (par rapport à l'aryen) et surtout d'"utilité sociale", concept nauséabond en effet.Toute personne gravement handicapée mentalement, ayant subi par exemple des dommages cérébraux important, aurait moins le droit à la vie que nous autres « bien pensants ». Quand on regarde un peu en arrière dans l'histoire, c'est typiquement ce qui a permis à Hitler de justifier l'extermination des personnes handicapées et des invalides pour l’économie du pays.
Justement, il serait intéressant que vous commenciez par donner votre définition de l'être humain, car elle m'a l'air singulièrement réduite.felix52 a écrit : Ceci dit (je vais sans doute me prendre une volée de bois vert, mais je souhaite aussi connaître vos opinions à ce sujet, alors allons-y), je me demande ce qu'il reste d'humain à une personne dont le système nerveux "supérieur", complètement détruit, ne lui permet plus de ressentir, percevoir, etc, et dont seules les parties "vitales" du cerveau fonctionnent encore, assurant la respiration et le battement cardiaque. Est-ce qu'il ne faudrait pas s'entendre sur la signification "d'être humain" ? Ca permettra peut-être de clarifier le débat sur l'avortement.
Ceci était uniquement du point de vue scientifique. Je ne sais pas exactement comment la science défini un être humain et c'est peut-être ce qu'il faudrait préciser. D'autant que sans aller jusqu'au cas des clones, le cas des jumeaux est un cas d'identité génétique. Bref, je vais approfondir ce point, en effet, et peut-être le revoir.felix52 a écrit :L'idée n'est pas mauvaise, mais elle a des conséquences problématiques. Elle laisse penser qu'un clone, par exemple, n'ayant pas son "propre" patrimoine génétique, ne serait pas humain à part entière. Le clonage soulève d'énormes questions éthiques mais un clone reste à priori un être humain. Bref, l'idée n'est pas mauvaise mais à préciser. De plus il y a tout un tas de choses dans l'organisme qui n'ont pas "notre" patrimoine génétique et qui jouent un rôle vital (je pense aux mitochondries et aux bactéries diverses).
Oui, en communion avec l'Eglise, j'affirme que le "grumeau de cellules" qu'est un embryon humain est un être humain à part entière, et non pas un être humain potentiel. Et donc vous faites bien d'attirer l'attention sur l'immense responsabilité des mères, dont le rôle commence dès le début de la grossesse. Je n'irai pas plus ni moins accabler une mère qui laisse malencontreusement tomber son bébé dans les escaliers qu'une mère qui aura causé pour d'autres raisons la mort de son foetus. Mais reconnaissons généralement qu'avant d'engager la responsabilité de la mère dans une fausse couche il faut quand même être tordu. Si on met de côté les cas manifeste d'usage de drogue, d'alcool, etc... il y a quand même assez peu de situations dans la majorité des cas de fausse couche où on peut considérer la mère comme responsable. Il n'y a alors pas plus d'homicide, même involontaire, que quand un enfant meurt d'une maladie, par exemple.felix52 a écrit :De plus, j'aimerais bien qu'on m'explique en quoi la simple potentialité pour un grumeau de cellules de devenir humain suffit à faire ce grumeau un être humain. Cela vous semble évident mais j'ai du mal à comprendre. Si vous considérez qu'un embryon de deux jours est un être humain à part entière, il faut condamner pour homicide involontaire une mère qui par imprudence cause la mort du bébé qu'elle porte.
Vous ne déformez rien : effectivement l'avortement de jumeaux constitue un double meurtre. Ca vous donne une petite idée du massacre aussi qui se joue dans le cadre de la recherche sur les embryons et dans le cadre du dépistage pré-implantatoire. On fabrique le plus possible d'embryons pour favoriser une FIV, dont souvent autant de "laissés-pour-compte-moins-un".felix52 a écrit :Et si je pousse votre raisonnement avec la potentialité au bout, une cellule-oeuf peut se diviser et donner des jumeaux, alors tuer un embryon de quelques jours, c'est tuer deux être humains, donc c'est deux fois pire que si je tue ma soeur. Dites moi si je déforme votre raisonnement.
Vous voyez c'est là que c'est juste une question de point de vue. C'est parce que l'idée vous gêne. Je retourne en sens inverse votre proposition. Hitler voulait sauver l'Allemagne ! Les nazis voulaient sauver l'humanité en la purifiant de tout ce qui était mauvais ! Voilà une saine et bonne intention. Alors que tous ces médecins et ses femmes qui avortent ne le font que parce qu'ils n'ont pas envie que ces enfants vivent. Ils s'en prennent alors aux êtres les plus fragiles qui soient, incapable de se défendre. Pour quelles raisons : regardez la majorité des cas : parce qu'ils sont handicapés, parce que ça coute trop cher un enfant, parce que je suis trop jeune et que je veux continuer de profiter encore un peu de la vie, parce qu'un gamin c'est chiant, ... C'est vraiment tout ce qu'il y a de plus atroce comme raison. A la limite, le sadisme est une perversion, une maladie psychique. Tandis que là c'est tout ce qu'il y a de plus froid et de plus meurtrier.felix52 a écrit :Enfin, je trouve les comparaisons avec Hitler et son génocide de très mauvais goût (en plus il y en a aussi dans ce topic). Admettons que le meurtre d'un embryon soit tout aussi grave que celui d'un humain. Je n'en suis pas convaincu, mais admettons.
Vous passez totalement sous silence qu'il y a quand même une différence ENORME d'intention entre les actes du IIIe Reich et l'avortement.
L'avortement part en général d'une bonne intention : aider une mère pour qui un enfant serait une charge lourde, matériellement ou psychologiquement. Evidemment, il y a des dérives, des femmes qui se font avorter un tas de fois, considérant qu'il s'agit de contraception, etc.
Dans les camps de concentration, 6 millions de personnes ont été tuées, soit pour la purification de la race, soit par pur sadisme.
Pour faire un parallèle, il ne suffit pas de compter les morts. Lorsqu'on juge des actes indépendamment des causes qui les ont motivés, on en arrive à dire des absurdités.
Je trouve ça d'autant plus dommage que ça enlève du crédit à un texte qui ne manque pas d'idées.
Ben, allez-y!Pakete a écrit : Suffisant peut être pour convaincre une assemblée déjà acquise, mais bien trop léger et facile à démonter pour un contradicteur qui a envie de s'amuser.
Aucun planning familial ni organisation quelconque n'a considéré l'IVG comme un moyen de contraception. Mais comme un dernier recours qui intervient après la conception. D'où tenez vous une telle affirmation ?Pneumatis a écrit : qu’un simple moyen de contraception comme un autre.
Confusion classique entre "vivant" et "personne". Un cancer c'est vivant (ce sont des cellules qui se divisent), un coeur c'est vivant, une plante c'est vivant etc...Pneumatis a écrit :Certains diront que l'embryon est une simple excroissance du corps de la mère. Ce n'est pourtant pas ce que nous dit la science, puisque nous savons que dès le premier jour de grossesse, dès la fécondation, un embryon même microscopique est un être humain à part entière au sens biologique du terme : il dispose de son propre patrimoine génétique.
Hum, confusion avec un amas de cellules ne possédant pas le moindre système nerveux et avec un autre amas de cellules possédant un système nerveux fini mais ayant subi des lésions. C'est donc incomparable, et à revoir.Pneumatis a écrit :Si on suit cette logique, il faut donc en arriver à la conclusion que toute personne gravement handicapée mentalement, ayant subi par exemple des dommages cérébraux important, aurait moins le droit à la vie que nous autres « bien pensants »
Une fois de plus, une confusion bien entretenue. Il n'y a pas que les critères scientifiques qui sont pris en compte pour la loi ("Le critère semblerait être ce qu'on se représente comme différence de développement entre l'embryon et l'enfant"), mais également des critères sociétaux. Ainsi l'un des cas que vous exprimez (la Chine et ses 9 mois d'autorisation) est motivé par la politique de l'enfant unique, rien d'autre. D'autres aussi sont motivés par le fait que les gens s'obligent à des voyages dans des pays étrangers, voire qui avortent clandestinement.Pneumatis a écrit :Comment savoir si, comme en France, on peut avorter seulement jusqu'à 12 semaines, ou comme en Italie à 13 semaines, 21 semaines aux Pays-Bas, 28 semaines en Angleterre, jusqu'à 32 semaines dans certains états des Etats-Unis, ou jusqu'à 9 mois de grossesse comme en Chine ? Le critère semblerait être ce qu'on se représente comme différence de développement entre l'embryon et l'enfant.
Mais fausses couches et avortement ce n'est pas la même situation.Pneumatis a écrit :Nous aurions donc, dans cette logique, un être vivant qui n'accède au statut d'être humain qu'après sa mort. C'est d'ailleurs exactement ce qui se passe dans l'esprit des femmes qui se font avortées, puisque pour beaucoup elles prennent conscience de la gravité de l'acte seulement après, et doivent alors supporter un terrible deuil associé à un terrible sentiment de culpabilité. C'est aussi ce qu'a constaté l'Etat français notamment, en permettant que soient inscrits sur l'état civil les enfants morts dans le cas de fausses couches
Une fois de plus, vous confondez "personnes" (le patron, le voisin...) et amas de cellules.Pneumatis a écrit :Le seul fait que nous refusions d'entrer en relation avec un être humain, qu’on ne le désire pas ou qu’il nous dérange, justifie-t-il qu'on puisse le tuer ? Puis-je tuer mon voisin parce que je ne l'aime pas ? Puis-je tuer mon enfant parce que je ne le supporte plus et qu’il me pourri la vie ? Puis-je tuer mon patron qui me harcèle ou encore cet homme qui m’a agressé ou violé ? En état de légitime défense peut-être. Mais d'une manière générale, si nous répondons NON à ces questions, alors il faut ensuite se poser le plus honnêtement et rationnellement la question : puis-je supprimer un être humain innocent sous le prétexte qu'il s’impose dans ma vie de manière contraignante et contre ma volonté ?
Il est nécessairement subjectif, puisqu'il rassemble le point de vue des catholiques.Pneumatis a écrit :pour tenir un discours suffisamment objectif
Euh, quel est le rapport avec le reste ? Que ce soit une permission légale ou pas, en quoi cela change-t-il le débat ?Pneumatis a écrit :A tous je veux d'abord dire que la définition, comme droit de la femme, n'est pas la définition d'un acte. C'est une simple considération juridique (...)
Donc pour vous, on souffre gratos parce que Dieu l'a voulu ainsi ?Pneumatis a écrit :On rétorquera que la femme sera néanmoins contrainte à une grossesse. C'est vrai ! La femme sera contrainte de supporter pendant 9 mois de sa vie les transformations de son corps, les difficultés et les chamboulements de sa vie quotidienne, de son travail ou de ses études. 9 mois dans une vie, elle devra supporter le regard des autres, en attendant là encore de confier cet enfant à un couple qui l'aimera et pourra l'élever.
Pertinence zéro, si ce n'est pour créer un "choc" émotionnel gratuit. Sortez de vrais chiffres, plutôt...Pneumatis a écrit :Chaque année dans le monde se déroule un massacre semblable à celui de la seconde guerre mondiale. Chaque année, 40 à 50 millions d'enfants sont assassinés légalement dans le monde
Du tout.AnneT a écrit :Ben, allez-y!Pakete a écrit : Suffisant peut être pour convaincre une assemblée déjà acquise, mais bien trop léger et facile à démonter pour un contradicteur qui a envie de s'amuser.
Amusez-vous!
AnneT a écrit :Ben, allez-y!Amusez-vous!Pakete a écrit : Suffisant peut être pour convaincre une assemblée déjà acquise, mais bien trop léger et facile à démonter pour un contradicteur qui a envie de s'amuser.
Il est venu pour "s'amuser". Parce que ce que vous avez écrit, "c'est suffisant pour convaincre une assemblée déjà acquise, mais bien trop léger et facile à démonter pour un contradicteur qui a envie de s'amuser".Pakete a écrit :Du tout.
Je crains que l'intervention de Pakete ne soit pas suffisante pour convaincre une assemblée qui ne lui est pas acquise, certes. Mais s'il n'avait pas que ça à faire dans la vie, il était bien inutile d'intervenir sur ce forum.Pakete a écrit : D'une part parce que j'ai déjà donné.
D'autre part, je n'ai pas que ça à faire dans la vie, parler à des Catholiques à ce sujet revient à parler à un mur.
De trois, ayant participé à ce genre de débat (d'où mon rapprochement précédent "Catholiques = mur"), mon "adversaire" m'a surtout démontré le vide de son opinion (en gros et je résume, l'embryon est constitué de "briques de vie" et pour beaucoup d'intervenants, un appendice est un être humain...).
Et c'est tellement vrai, que maintenant il s'en va, nous laissant entre nous, avec ce mot "mur" qui lui sert d'adieu, pour la raison que ce forum est un forum de discussion entre "murs" et que lui, forcément, n'en est pas un.Pakete a écrit :Enfin pour terminer, il me semble que ce forum est un forum de discussion "entre chrétiens", cf "règles du forum", et je ne le suis pas (je suis athée).
Je vais donc vous laisser entre vous à vous autocongratuler et moi retrouver une vie d'homme heureux de la loi des Hommes (dira-t-on)...
Pardon, mais là c'est vous qui usez de sophisme et qui confondez tout. Nul sur ce forum ne confond vivant et personne. Seulement, il faut se poser la question du droit que l'on a de porter atteinte à la vie d'un autre être vivant. Or cette question, les pro-choix l'ont évacuée bien rapidement et pour une raison douteuse : la satisfaction de leur propre plaisir. D'un point de vue moral, ça laisse à désirer...Pakete a écrit :Confusion classique entre "vivant" et "personne". Un cancer c'est vivant (ce sont des cellules qui se divisent), un coeur c'est vivant, une plante c'est vivant etc...
Encore un sophisme de votre part. L'argument inique souvent en faveur de l'avortement, c'est dire que l'embryon ne pense pas, n'a pas de conscience, etc. Là était le parallèle de Pneumatis. Or si on part du principe que pour avoir le droit de vivre, il faut avoir une conscience ou penser. Dommage que vous n'ayez pas compris où il voulait en venir.Pakete a écrit :Hum, confusion avec un amas de cellules ne possédant pas le moindre système nerveux et avec un autre amas de cellules possédant un système nerveux fini mais ayant subi des lésions. C'est donc incomparable, et à revoir.
Vous avez beau jeu de donner des leçons... Vous ne prenez pas le temps une seule seconde de définir une personne.Pakete a écrit :Une fois de plus, vous confondez "personnes" (le patron, le voisin...) et amas de cellules.
Et celui des pro-choix est forcément subjectif aussi puisqu'il reflète l'idéologie hédoniste qui est la leur.Pakete a écrit :Il est nécessairement subjectif, puisqu'il rassemble le point de vue des catholiques.
Je trouve que vous montrez bien du mépris pour l'opinion catholique. Alors que la votre est plus que discutable rationnellement et idéologiquement et que, surtout, vous n'argumentez nulle part.Pakete a écrit :Du tout.
D'une part parce que j'ai déjà donné.
D'autre part, je n'ai pas que ça à faire dans la vie, parler à des Catholiques à ce sujet revient à parler à un mur.
De trois, ayant participé à ce genre de débat (d'où mon rapprochement précédent "Catholiques = mur"), mon "adversaire" m'a surtout démontré le vide de son opinion (en gros et je résume, l'embryon est constitué de "briques de vie" et pour beaucoup d'intervenants, un appendice est un être humain... ).
Enfin pour terminer, il me semble que ce forum est un forum de discussion "entre chrétiens", cf "règles du forum", et je ne le suis pas (je suis athée).
Je vais donc vous laisser entre vous à vous autocongratuler et moi retrouver une vie d'homme heureux de la loi des Hommes (dira-t-on)...
Argument facile et faux. Je considérais déjà l'immense schizophrénie de notre société "respectueuse de la vie humaine", "pro-avortement" et "anti-eugénisme" bien avant d'être catholique.Il est nécessairement subjectif, puisqu'il rassemble le point de vue des catholiques.
Il faut le préciser dans ce sens, sinon on risque une incompréhension :'idée n'est pas mauvaise, mais elle a des conséquences problématiques. Elle laisse penser qu'un clone, par exemple, n'ayant pas son "propre" patrimoine génétique, ne serait pas humain à part entière. Le clonage soulève d'énormes questions éthiques mais un clone reste à priori un être humain. Bref, l'idée n'est pas mauvaise mais à préciser. De plus il y a tout un tas de choses dans l'organisme qui n'ont pas "notre" patrimoine génétique et qui jouent un rôle vital (je pense aux mitochondries et aux bactéries diverses).
Vous posez une bonne question : qu'est-ce que l'humanité ? Est-ce un ensemble de fonctions (voir, entendre, parler, agir), ou bien est-ce intrinsèque à l'être ? Je penche plutôt pour la seconde définition (et elle rejoint celle que j'explicite plus haut, qui correspond à ce qu'en dit la science), car elle permet de distinguer l'homme de l'animal et des autres espèces, et elle est plus essentielle (dans le sens, elle colle davantage à l'essence même de l'humain ; on définit rarement des choses par leurs fonctions, on préfèrera définir ces choses par leur essence si possible, c'est du bon sens).Ceci dit (je vais sans doute me prendre une volée de bois vert, mais je souhaite aussi connaître vos opinions à ce sujet, alors allons-y), je me demande ce qu'il reste d'humain à une personne dont le système nerveux "supérieur", complètement détruit, ne lui permet plus de ressentir, percevoir, etc, et dont seules les parties "vitales" du cerveau fonctionnent encore, assurant la respiration et le battement cardiaque. Est-ce qu'il ne faudrait pas s'entendre sur la signification "d'être humain" ? Ca permettra peut-être de clarifier le débat sur l'avortement.
Sur la question de l'amas de cellules, j'ai répondu sur le plan scientifique plus haut.De plus, j'aimerais bien qu'on m'explique en quoi la simple potentialité pour un grumeau de cellules de devenir humain suffit à faire ce grumeau un être humain. Cela vous semble évident mais j'ai du mal à comprendre. Si vous considérez qu'un embryon de deux jours est un être humain à part entière, il faut condamner pour homicide involontaire une mère qui par imprudence cause la mort du bébé qu'elle porte.
Et si je pousse votre raisonnement avec la potentialité au bout, une cellule-oeuf peut se diviser et donner des jumeaux, alors tuer un embryon de quelques jours, c'est tuer deux être humains, donc c'est deux fois pire que si je tue ma soeur. Dites moi si je déforme votre raisonnement.
Le parallèle énoncé par Pneumatis est en effet extrême. Mais il relève de la même logique. Si vous comparez les deux, on peut moralement justifier les deux actes. Vous ne le faites que dans le cas de l'avortement (c'est bien pour les mères, ça part d'une bonne intention, ça les décharge d'une grossesse qu'elles ne peuvent assumer). On pourrait aussi le faire dans le cas d'un génocide. Cela choque plus, mais ça a la même force de justification, dans la mesure où on est dans la morale, donc dans la définition du bien et du mal (et l'homme excelle dans la façon de se fourvoyer sur cette question, cf le péché originel et l'Histoire). Par exemple, on peut dire pour justifier un génocide que certaines catégories de population (homosexuels, juifs, personnes âgées, roux, tziganes, etc) sont une charge trop lourde pour la société, qu'ils nuisent au développement de tous, qu'ils prennent trop de ressources au détriment des autres.
Enfin, je trouve les comparaisons avec Hitler et son génocide de très mauvais goût (en plus il y en a aussi dans ce topic). Admettons que le meurtre d'un embryon soit tout aussi grave que celui d'un humain. Je n'en suis pas convaincu, mais admettons.
Vous passez totalement sous silence qu'il y a quand même une différence ENORME d'intention entre les actes du IIIe Reich et l'avortement.
L'avortement part en général d'une bonne intention : aider une mère pour qui un enfant serait une charge lourde, matériellement ou psychologiquement. Evidemment, il y a des dérives, des femmes qui se font avorter un tas de fois, considérant qu'il s'agit de contraception, etc.
Dans les camps de concentration, 6 millions de personnes ont été tuées, soit pour la purification de la race, soit par pur sadisme.
Pour faire un parallèle, il ne suffit pas de compter les morts. Lorsqu'on juge des actes indépendamment des causes qui les ont motivés, on en arrive à dire des absurdités.
Je trouve ça d'autant plus dommage que ça enlève du crédit à un texte qui ne manque pas d'idées.
C'est une idée insidieuse qui se répand. La meilleure illustration en est la publicité suivante, qui a défrayé la chronique il y a quelques mois :Aucun planning familial ni organisation quelconque n'a considéré l'IVG comme un moyen de contraception. Mais comme un dernier recours qui intervient après la conception. D'où tenez vous une telle affirmation ?
Je n'ai pas compris où se situait votre argumentation. Vous réfutez sans rien apporter de plus. Relisez les fils précédents, et expliquer nous ce qu'est un être humain, selon vous.Confusion classique entre "vivant" et "personne". Un cancer c'est vivant (ce sont des cellules qui se divisent), un coeur c'est vivant, une plante c'est vivant etc...
Bref, ça ne fonctionne pas quand on prend le sens des mots tel qu'il est.
Ainsi, l'utilisation de l'expression "être humain" est bien trop vague, d'autant que vous vous tirez une balle dans le pied ensuite en précisant: "au sens biologique du terme". Donc c'est inattaquable non parce que l'argument est imparable, mais trop vague pour pouvoir appuyer une argumentation dessus. D'autant qu'une "personne" ne se définit pas uniquement par son patrimoine génétique (cf Felix52 un peu avant ce post -si il a la chance de passer le modérateur ^^).
La loi est faite par les hommes, elle ne peut pas être une base objective pour définir l'humanité. Idem pour les critères sociétaux, qui, comme vous le dites, proviennent d'une volonté politique particulière.Une fois de plus, une confusion bien entretenue. Il n'y a pas que les critères scientifiques qui sont pris en compte pour la loi ("Le critère semblerait être ce qu'on se représente comme différence de développement entre l'embryon et l'enfant"), mais également des critères sociétaux. Ainsi l'un des cas que vous exprimez (la Chine et ses 9 mois d'autorisation) est motivé par la politique de l'enfant unique, rien d'autre. D'autres aussi sont motivés par le fait que les gens s'obligent à des voyages dans des pays étrangers, voire qui avortent clandestinement.
Vous faites un procès d'intention malhonnête. Tous les arguments que nous vous donnons sont des données factuelles ou des éléments de bon sens, inspirés par la morale universelle. Il n'y a rien qui fait référence directement à des éléments de foi. Il se trouve que l'Eglise défende la vie, c'est vrai. Mais les arguments de ce fil de discussion ne sont pas la propriété des catholiques, ni des croyants, d'ailleurs ! Tout homme honnête et soucieux de chercher la vérité peut réfléchir dessus et se les approprier ou les critiquer.Il est nécessairement subjectif, puisqu'il rassemble le point de vue des catholiques.
Si vous en êtes convaincu, pourquoi venez-vous ici, qui plus est sans argumentation ? Qu'espérez-vous de cette discussion ? Rien ne vous oblige à discuter avec des gens que vous semblez ne pas apprécier.D'autre part, je n'ai pas que ça à faire dans la vie, parler à des Catholiques à ce sujet revient à parler à un mur.
Enfin pour terminer, il me semble que ce forum est un forum de discussion "entre chrétiens", cf "règles du forum", et je ne le suis pas (je suis athée).
Non, pas tout à fait. L'esclave n'était pas un gêneur à éliminer. Il fut dans la société grec celui qui devait s'occuper des tâches privés pour rendre libre de toute contraintes "économiques" (choses de la maison) et "biologiques" l'homme citoyen afin qu'il puisse librement parler dans l'espace public.On a justifié l'esclavage pendant des millénaires avec ce genre d'arguments.
J'espère que ça ne vous fera pas un choc, mais je vous apprends que vous êtes également un amas ce cellules, ainsi que votre voisin et votre patron, et moi-même. Mais à la différence de ces autres amas de cellules que sont les végétaux ou les animaux, nous possédons une âme, bien que la plupart des êtres huamains l'aient oublié ou préfèrent l'ignorer.... <:Pakete a écrit : Une fois de plus, vous confondez "personnes" (le patron, le voisin...) et amas de cellules.
Votre discours étant bien entendu parfaitement objectif puisque non catholique.Il est nécessairement subjectif, puisqu'il rassemble le point de vue des catholiques.Pneumatis a écrit :pour tenir un discours suffisamment objectif
Et inversement. Il y a un problème fondamental de divergence quant à la conception de l'être humain, ce que vous faisiez justement remarquer. Tant qu'on en reste à une vision purement matérialiste de l'homme, l'avortement paraît anodin.D'autre part, je n'ai pas que ça à faire dans la vie, parler à des Catholiques à ce sujet revient à parler à un mur.