Cher Harfang, c'est grâce à la nouvelle de Gertrud von Lefort, Die Letzte am Shaffot,
La dernière à l'échafaud , publiée en 1931 et à la pièce de théâtre qu'en tira Georges Bernanos en 48, année de sa mort,
Dialogue des carmélites, que le martyre des religieuses compiègnoises est aujourd'hui universellement connu.
Signalons aussi l'opéra de Francis Poulenc et le film du dominicain Bruckberger et de Philippe Agostini. Bernanos, familier de l'esprit carmélitain par son admiration pour Thérèse de Lisieux en a tiré une superbe méditation sur la peur, l'angoisse, la force de la communion des saints : c'est véritablement son testament spirituel.
J'ai la chance d'aller à la Messe à St Antoine de Compiègne où ces bienheureuses se réunissaient avant leur incarcération, alors qu'expulsées de leur couvent, en habits civils, elles étaient hébergées dans différentes maisons de la ville.
La tombe des bienheureuses est visible à Paris, au cimetière de la rue Picpus.
Pour la petite histoire l'une d'elle composa, sur l'air de La Marseillaise,

ce chant de victoire, la veille de son éxécution...
Livrons nos coeurs à l'allégresse,
Le jour de gloire est arrivé.
Loin de nous la moindre faiblesse,
Le glaive sanglant est levé (bis)
Préparons-nous à la victoire,
Sous les drapeaux d'un Dieu mourant,
Que chacun marche en conquérant,
Courons tous ; volons à la gloire.
Ranimons notre ardeur,
Nos corps sont au Seigneur.
Montons, montons
A l'échafaud, et Dieu sera vainqueur.
Dix jours après leur sacrifice cessait la Terreur...
A lire :
Apaiser la Terreur, William Bush, Clovis 2001