Je commence à m’y faire, mais c’est effectivement l’épreuve la plus difficile :
après l’état de grâce vient le désert.
Je suis donc, disons… au niveau 2 maintenant
J’ai reçu mon appel, et je sais désormais où je me dirige.
Pour me consoler, l’Esprit Saint me permet de témoigner humblement de cette
montée intérieure vers le Carmel, en vue de ce que je perçois comme une offrande totale.
C’est là-haut, dans le silence et l’abandon, que je désire offrir ma vie, comme une offrande agréable à Dieu.
J’ai fait vœu de chasteté le 21 juillet dans mon cœur.
Ce vœu est né grâce à
Christelle, une sœur très belle que j’aimais profondément, mais à laquelle je renonce pour
Lui, par amour pour Celui qui m’a tout donné.
Je me consacre intérieurement à la famille bénie de la
Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel.
Le Mont Carmel m’observe, depuis longtemps déjà.

Le 16 juillet,
Arlette m’avait offert le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, par hasard
Il est resté longtemps dans ma voiture tel un objet qu’on abandonne.
Je ne l’ai pas compris tout de suite…
Mais depuis, j’ai reçu un appel très clair.
Depuis, il trône devant mes yeux, suspendu dans ma caravane, juste à côté de mon petit sanctuaire de fortune.
Et désormais, j’apprends, chaque jour, à en revêtir les vertus !
Je m’engage à imiter et servir la Vierge Marie du Mont Carmel, afin de recevoir sa protection maternelle pour cette montée difficile, mais lumineuse.
Qu’Elle m’aide à revêtir le Christ, pour qu’Il vive en moi.
Et que, par Lui, je puisse rendre gloire à la Trinité en coopérant, dans l’Église, au bien de mes frères et sœurs.
Et si Dieu le permet, j’irai là-haut, rendre tout…
et rejoindre cette famille qui m’appelle depuis si longtemps déjà.
Je suis accompagné d’une sœur spirituelle, une femme précieuse, qui a déjà fait ce chemin.
Car on ne monte pas seul.
On a besoin d’un regard qui éclaire, d’une oreille qui écoute, d’une conscience qui nous aide à discerner avec amour et vérité.
Je me suis totalement voué à mon prêtre.
Je promets de l’aimer, de le défendre, de le servir et de lui pardonner toutes ses erreurs.
Et je prie chaque jour pour
Marie, mon prêtre et ma marraine, afin que cet amour grandisse et monte jusqu’aux cieux.

J’ai pris l’engagement d’adorer le Seigneur
sept fois par jour, grâce à la Liturgie des Heures.
Dans ma caravane, j’ai préparé un lieu pour adorer, face à une photo de
Sa Sainte Hostie.
Sa Parole veille sur moi, dans une Bible bien visible.
Et le scapulaire pend au-dessus de ma tête, comme un rappel doux et ferme :
“Souviens-toi où tu vas.”
Chaque jour, je parle avec mon examinatrice de conscience.
C’est essentiel. Elle me donne tant d’amour… et m’aide à rester droit.

Bien sûr, la messe quotidienne est une obligation intérieure.
Même si je ne communie pas encore, je m’y rends.
Mon corps y va pour que mon âme soit prête.
Je précise que je n’ai pas lu
La Montée du Carmel de saint Jean de la Croix.
Je n’ai lu aucun mystique.
J’ai besoin, pour l’instant, de
vivre tout cela directement, à ma manière, sous la conduite de l’Esprit Saint.
Mais je suis certain que, tôt ou tard, nos chemins se rejoindront, car
l’Esprit est Un.
Et j’ai une demande… une seule, je ne demande rien pour moi.
Répondez à l’amour de Marie.
Offrez-lui un peu de votre tendresse, de votre attention, de votre prière chaque jour

Elle ne cesse d’intercéder pour nous.
Ne l’oublions pas dans nos élans vers le Ciel.
Je vous remercie du fond du cœur.
Et maintenant, je retourne adorer notre Seigneur.
Lui seul connaît le feu qui brûle en silence.
Je prie pour que ce modeste témoignage rende gloire à notre Dieu d’Amour



Pour l’Amour de Ton Nom Seigneur
