Re: Le Crédit Social
Publié : mer. 10 oct. 2007, 11:57
Voici un exemple historique documenté qui jette une lumière sans bavure sur le système financier qu'il nous faut.
Quand allons-nous comprendre, ou au moins chercher à comprendre (c'est beaucoup plus facile qu'on croit!), et élaborer enfin un système financier basé sur les critères réels, vrais rappelés et exposés ci-dessous?
---->À la différence de beaucoup de pays, Guernesey n'a pas délégué la création de sa monnaie à une banque centrale depuis 1816. En conséquence le gouvernement n'a pas dû employer des quantités croissantes de recettes fiscales pour rembourser des dettes à la banque centrale ( ou aux autres banques), ce qui donne des taux d'impositions fiscaux très faibles sur les revenus des personnes et des entreprises ( 20 %), et aucun impôt sur les plus-values, les marchandises, les successions et les services.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guernesey
http://www.gov.gg/ccm/navigation/govern ... ax-system/
http://en.wikipedia.org/wiki/Guernsey
L’émission d’un argent d’Etat entraîne la prospérité pour cette petite île située plus près des côtes de France que de celles d’Angleterre. Au sortir des guerres napoléoniennes, l’île de Guernesey, comme bien d’autres pays, était dans un état pitoyable, physiquement et financièrement. Il manquait des digues, des routes, des marchés. La main-d’œuvre ne manquait pas. Mais il n’y avait pas d’argent pour la payer. La monnaie en usage dans l’île était la monnaie anglaise, la Livre Sterling mais elle se faisait rare partout. L’île possédait un gouvernement autonome et donc le droit de régir le volume de l’argent en circulation dans le pays. Mais, pas plus que les autres pays, l’Etat de Guernesey n’avait encore songé à se prévaloir de cette prérogative souveraine.
Un gouverneur intelligent
L’île avait alors particulièrement besoin d’un marché central, et un comité fut nommé pour s’en occuper. Le comité vint exposer le cas au gouverneur : "Nous avons besoin d’un marché mais nous ne pouvons trouver d’argent pour voir à sa construction". "Est-ce que votre parlement ne peut faire une émission de monnaie ?" demanda le gouverneur. Cette idée n’était jamais venue à l’esprit des membres du comité. Ils ne s’étaient jamais demandé comment commence ou comment peut commencer l’argent. Le comité se mit donc à évaluer le coût approximatif de l’entreprise. Le parlement de l’île fit une émission correspondante d’argent de papier, et cet argent paya la main-d’œuvre et le matériel. A mesure que l’argent entrait en circulation, il activait les échanges. Les salariés allaient chez les marchands, les marchands chez les producteurs et ces derniers se procuraient de quoi augmenter leurs productions. L’argent était accepté partout. Le gouvernement avait pris des mesures contre l’inflation en décrétant qu’il retirerait l’argent par taxes, pour qu’il ne s’accumule pas. Mais comme l’activité augmentée exigeait quand même un volume correspondant d’argent, le gouvernement émettait d’autres billets pour d’autres travaux. Le 12 octobre 1822, le nouveau marché central était inauguré. Pas un sou de dette publique sur cette entreprise publique.
Pourquoi un problème financier ?
Comme on le voit, avec des richesses naturelles, de la main-d’œuvre et un peu de bon sens, il n’y a pas de problème financier. Mais quand des exploiteurs astucieux veulent régir les activités économiques en fonction de leur puissance et de leur profit, là commence le problème financier. Bien sûr, ce ne fut pas encore le Crédit Social à Guernesey, de 1820 à 1836. Le développement de l’époque et du lieu ne permettait sans doute pas d’aller jusqu’au dividende aux consommateurs. Mais c’était déjà de la monnaie nationale, émise sans dette et en rapport avec les possibilités en face des besoins. Les émissions de monnaie nationale par l’Etat de Guernesey ne provoquèrent ni inflation, ni paresse. Elles engendrèrent activités et prospérité. Mais elles ne firent pas l’affaire des banquiers, et c’est pourquoi ils interviennent pour freiner ces bonnes idées.
Quand allons-nous comprendre, ou au moins chercher à comprendre (c'est beaucoup plus facile qu'on croit!), et élaborer enfin un système financier basé sur les critères réels, vrais rappelés et exposés ci-dessous?
---->À la différence de beaucoup de pays, Guernesey n'a pas délégué la création de sa monnaie à une banque centrale depuis 1816. En conséquence le gouvernement n'a pas dû employer des quantités croissantes de recettes fiscales pour rembourser des dettes à la banque centrale ( ou aux autres banques), ce qui donne des taux d'impositions fiscaux très faibles sur les revenus des personnes et des entreprises ( 20 %), et aucun impôt sur les plus-values, les marchandises, les successions et les services.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guernesey
http://www.gov.gg/ccm/navigation/govern ... ax-system/
http://en.wikipedia.org/wiki/Guernsey
L’émission d’un argent d’Etat entraîne la prospérité pour cette petite île située plus près des côtes de France que de celles d’Angleterre. Au sortir des guerres napoléoniennes, l’île de Guernesey, comme bien d’autres pays, était dans un état pitoyable, physiquement et financièrement. Il manquait des digues, des routes, des marchés. La main-d’œuvre ne manquait pas. Mais il n’y avait pas d’argent pour la payer. La monnaie en usage dans l’île était la monnaie anglaise, la Livre Sterling mais elle se faisait rare partout. L’île possédait un gouvernement autonome et donc le droit de régir le volume de l’argent en circulation dans le pays. Mais, pas plus que les autres pays, l’Etat de Guernesey n’avait encore songé à se prévaloir de cette prérogative souveraine.
Un gouverneur intelligent
L’île avait alors particulièrement besoin d’un marché central, et un comité fut nommé pour s’en occuper. Le comité vint exposer le cas au gouverneur : "Nous avons besoin d’un marché mais nous ne pouvons trouver d’argent pour voir à sa construction". "Est-ce que votre parlement ne peut faire une émission de monnaie ?" demanda le gouverneur. Cette idée n’était jamais venue à l’esprit des membres du comité. Ils ne s’étaient jamais demandé comment commence ou comment peut commencer l’argent. Le comité se mit donc à évaluer le coût approximatif de l’entreprise. Le parlement de l’île fit une émission correspondante d’argent de papier, et cet argent paya la main-d’œuvre et le matériel. A mesure que l’argent entrait en circulation, il activait les échanges. Les salariés allaient chez les marchands, les marchands chez les producteurs et ces derniers se procuraient de quoi augmenter leurs productions. L’argent était accepté partout. Le gouvernement avait pris des mesures contre l’inflation en décrétant qu’il retirerait l’argent par taxes, pour qu’il ne s’accumule pas. Mais comme l’activité augmentée exigeait quand même un volume correspondant d’argent, le gouvernement émettait d’autres billets pour d’autres travaux. Le 12 octobre 1822, le nouveau marché central était inauguré. Pas un sou de dette publique sur cette entreprise publique.
Pourquoi un problème financier ?
Comme on le voit, avec des richesses naturelles, de la main-d’œuvre et un peu de bon sens, il n’y a pas de problème financier. Mais quand des exploiteurs astucieux veulent régir les activités économiques en fonction de leur puissance et de leur profit, là commence le problème financier. Bien sûr, ce ne fut pas encore le Crédit Social à Guernesey, de 1820 à 1836. Le développement de l’époque et du lieu ne permettait sans doute pas d’aller jusqu’au dividende aux consommateurs. Mais c’était déjà de la monnaie nationale, émise sans dette et en rapport avec les possibilités en face des besoins. Les émissions de monnaie nationale par l’Etat de Guernesey ne provoquèrent ni inflation, ni paresse. Elles engendrèrent activités et prospérité. Mais elles ne firent pas l’affaire des banquiers, et c’est pourquoi ils interviennent pour freiner ces bonnes idées.