Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance. - (Romains 11,29)
L’Église a toujours enseigné que le diable et ses démons ont été créés par Dieu naturellement bons, mais que c’est eux qui se sont rendus mauvais. D'ailleurs dans le temps de la Création, Dieu s'arrête à plusieurs reprises pour contempler son œuvre et Il voit « que cela était bon. » Cela concerne autant les anges que les hommes qui sont initialement et totalement bons.
Les anges déchus ont donc posés un choix irrévocable car ils disent non dans une lucidité totale et dans une liberté absolue. Dieu n'est pas responsable de cette perversion de l’intelligence et de cette inversion de la volonté.
Ce serait en plus une violation complète de leur liberté, ils ont choisis en pleine intelligence leur éternité : repliés sur eux-mêmes, n'adorant qu'eux mêmes, sans possibilité de changer d'avis. Ce qui fait qu'il ne veulent même pas être pardonnés, sinon ils obtiendraient ce pardon. Donc Dieu les forcerait par une grâce spéciale (pour l'apocatastase) ? C'est serait contraire à la nature de Dieu même.
Les anges et les âmes sont éternels, ce n'est pas une hypothèse théologique puisque c'est la Révélation qui nous l'apprend. Les détruire indiquerait que Dieu s'est trompé et qu'il efface ce qu'il a créé ... tel un tyran. Impossible puisqu'Il est la Vérité même.
L’idée selon laquelle Dieu pourrait anéantir les créatures qu’il a tirées du néant est ontologiquement contradictoire et théologiquement indéfendable. Si nous sommes infidèles, Lui reste fidèle, car Il ne peut se renier Lui-même.
L'enfer est la conséquence pour ceux qui refusent d'être auprès de Dieu ; comme le dit la théologie : l'enfer est une nécessité (à l'Amour de Dieu). C’est parce qu’Il est Amour que Dieu permet à celui qui le veut, de se damner, de préférer rester dans la haine plutôt que de vivre de l’amour. Le damné est capable de maintenir ce choix même s’il le plonge dans une torture terrible : une nature, créée pour l’amour, continue d’aspirer au Bien mais une volonté, tournée vers la haine, qui persiste à refuser et haïr ce Bien.
Mais ce débat est aussi vieux que Jésus, c'est l'école Pharisienne (résurrection, enfer, purgatoire et paradis des Justes) contre l'école Saducéenne (Dieu anéantissant les corps et les âmes). Et c'est bien à la première que Jésus donne raison en Matthieu 22 :
31 Et au sujet de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce qui vous a été dit par Dieu :
32 Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »