Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La relation à Dieu se vit en toute circonstance
Le samedi de la 2e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien.
Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. »
Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,16-21.
Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.
Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.
Cy Aelf, Paris
Les lectures de ce samedi nous montrent le Seigneur présent parmi les hommes, mais non pas comme un chef qui publierait des directives pour l'organisation et le bon fonctionnement d'une entreprise. C'est par son esprit qu'il est présent, non pas seulement pour l'efficacité mais pour que chacune et chacun s'accomplissent dans leurs cheminements personnels. C'est ainsi qu'apparaît dans le récit le disciple Étienne qui sera aussi le premier martyr. Sa propre expérience manifeste, dès le commencement de la communauté chrétienne, que la sanctification d'une âme peut très bien s'accomplir dans l'anonymat le plus complet et pas seulement dans le témoignage suprême du martyre.
Ce qui nous paraît extraordinaire sur le plan humain est en réalité très simple sur le plan divin - cependant, sans le consentement humain, de chacune et chacun d'entre nous, rien ne serait possible. L'épisode des disciples rassemblés dans la barque, qui luttent longuement contre les éléments contraires, finit pourtant par nous convaincre, pour peu que nous ayons foi, que le Seigneur est bien présent à chacune de nos activités quotidiennes.
Cette présence de Jésus, voilée mais réelle, doit nous remplir de confiance. Il nous faut simplement apprendre à exercer en nous l'attitude de la veille. Tandis que les vagues secouent notre barque, mais aussi quand un vent contraire risque de nous faire retomber dans l'incrédulité, il nous appartient de faire preuve de courage et de confiance. En réalité, la meilleure des prières, dans de telles circonstances (qui ne sont pas extraordinaires), c'est l'attitude de confiance et d'abandon.
Cette année, nous fêtons la Miséricorde divine. Eh bien, le message de la miséricorde divine est passé par une toute simple religieuse, qui n'avait guère fait de longues études et dont la présence, au sein même de sa communauté, ne laissait rien apparaître de ce qui - cependant, s'accomplissait dans l'adhésion complète à la volonté divine. Avec sainte Faustine, je répète aujourd'hui ces mots que nous avons parfois si difficiles à prononcer : "Jésus, j'ai confiance en Toi"...
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Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien.
Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. »
Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,16-21.
Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.
Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.
Cy Aelf, Paris
Les lectures de ce samedi nous montrent le Seigneur présent parmi les hommes, mais non pas comme un chef qui publierait des directives pour l'organisation et le bon fonctionnement d'une entreprise. C'est par son esprit qu'il est présent, non pas seulement pour l'efficacité mais pour que chacune et chacun s'accomplissent dans leurs cheminements personnels. C'est ainsi qu'apparaît dans le récit le disciple Étienne qui sera aussi le premier martyr. Sa propre expérience manifeste, dès le commencement de la communauté chrétienne, que la sanctification d'une âme peut très bien s'accomplir dans l'anonymat le plus complet et pas seulement dans le témoignage suprême du martyre.
Ce qui nous paraît extraordinaire sur le plan humain est en réalité très simple sur le plan divin - cependant, sans le consentement humain, de chacune et chacun d'entre nous, rien ne serait possible. L'épisode des disciples rassemblés dans la barque, qui luttent longuement contre les éléments contraires, finit pourtant par nous convaincre, pour peu que nous ayons foi, que le Seigneur est bien présent à chacune de nos activités quotidiennes.
Cette présence de Jésus, voilée mais réelle, doit nous remplir de confiance. Il nous faut simplement apprendre à exercer en nous l'attitude de la veille. Tandis que les vagues secouent notre barque, mais aussi quand un vent contraire risque de nous faire retomber dans l'incrédulité, il nous appartient de faire preuve de courage et de confiance. En réalité, la meilleure des prières, dans de telles circonstances (qui ne sont pas extraordinaires), c'est l'attitude de confiance et d'abandon.
Cette année, nous fêtons la Miséricorde divine. Eh bien, le message de la miséricorde divine est passé par une toute simple religieuse, qui n'avait guère fait de longues études et dont la présence, au sein même de sa communauté, ne laissait rien apparaître de ce qui - cependant, s'accomplissait dans l'adhésion complète à la volonté divine. Avec sainte Faustine, je répète aujourd'hui ces mots que nous avons parfois si difficiles à prononcer : "Jésus, j'ai confiance en Toi"...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le témoignage d'Etienne
Le lundi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.
En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler. Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu’ils disent : « Nous l’avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, et, s’étant saisis d’Étienne à l’improviste, ils l’amenèrent devant le Conseil suprême. Ils produisirent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse de proférer des paroles contre le Lieu saint et contre la Loi.
Nous l’avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruirait le Lieu saint et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siégeaient au Conseil suprême avaient les yeux fixés sur Étienne, et ils virent que son visage était comme celui d’un ange.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
L'exemple donné par Etienne est important, au premier chef, parce qu'il manifeste comment un homme, que la faveur divine a touché, peut très rapidement devenir saint et accomplir des signes de la présence divine - exactement comme les douze en accomplissaient. Mais en ce qu concerne Etienne, ce débordement de la grâce le conduira très rapidement à donner sa vie à l'image du Maître qu'il adore. Le martyre, que vivront la plupart des premiers disciples de Jésus, Etienne l'accomplira sans avoir un instant mesuré ses paroles: mais il était prêt car il accomplissait des signes et des prodiges - dit le texte - qui ne pouvaient que le conduire rapidement au témoignage suprême.
Tout cela échappe à notre logique et c'est très bien ainsi, car la logique joue souvent pour faire de nous des sceptiques. Face à des signes éclatants, peut très bien correspondre chez les hommes des rejets massifs, sans nuance, lesquels aboutissent en actes de violence : tuer est certes la manière la plus radicale de manifester son désaccord !
Jésus a été confronté plusieurs fois à ces formes de crise d'incrédulité. Certains ont voulu s'emparer de lui pour le proclamer roi, d'autres l'ont fait passer en jugement et crucifié, d'autres encore l'ont poursuivi - comme dans l’Évangile du jour - parce qu'ils considèrent que comme un extraordinaire fournisseur de pains ! Mais en réalité, tous les signes donnés aux hommes, le sont afin de les conduire à la foi. Le signe suprême est le martyre, et avec Etienne, le temps des martyrs va commencer d'éroder peu à peu la logique strictement humaine.
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Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.
En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler. Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu’ils disent : « Nous l’avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, et, s’étant saisis d’Étienne à l’improviste, ils l’amenèrent devant le Conseil suprême. Ils produisirent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse de proférer des paroles contre le Lieu saint et contre la Loi.
Nous l’avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruirait le Lieu saint et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siégeaient au Conseil suprême avaient les yeux fixés sur Étienne, et ils virent que son visage était comme celui d’un ange.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
L'exemple donné par Etienne est important, au premier chef, parce qu'il manifeste comment un homme, que la faveur divine a touché, peut très rapidement devenir saint et accomplir des signes de la présence divine - exactement comme les douze en accomplissaient. Mais en ce qu concerne Etienne, ce débordement de la grâce le conduira très rapidement à donner sa vie à l'image du Maître qu'il adore. Le martyre, que vivront la plupart des premiers disciples de Jésus, Etienne l'accomplira sans avoir un instant mesuré ses paroles: mais il était prêt car il accomplissait des signes et des prodiges - dit le texte - qui ne pouvaient que le conduire rapidement au témoignage suprême.
Tout cela échappe à notre logique et c'est très bien ainsi, car la logique joue souvent pour faire de nous des sceptiques. Face à des signes éclatants, peut très bien correspondre chez les hommes des rejets massifs, sans nuance, lesquels aboutissent en actes de violence : tuer est certes la manière la plus radicale de manifester son désaccord !
Jésus a été confronté plusieurs fois à ces formes de crise d'incrédulité. Certains ont voulu s'emparer de lui pour le proclamer roi, d'autres l'ont fait passer en jugement et crucifié, d'autres encore l'ont poursuivi - comme dans l’Évangile du jour - parce qu'ils considèrent que comme un extraordinaire fournisseur de pains ! Mais en réalité, tous les signes donnés aux hommes, le sont afin de les conduire à la foi. Le signe suprême est le martyre, et avec Etienne, le temps des martyrs va commencer d'éroder peu à peu la logique strictement humaine.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Joie suprême devant les Cieux ouverts
Le mardi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a.
En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères ! Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »
Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,30-35.
En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
J'ai lu et relu, plusieurs fois, durant des années, le récit de la mort d'Etienne. Mais jusqu'à ce matin, je n'avais pas été plus loin que de choisir mon second prénom (Etienne) comme "nom de plume" pour
signer mes partages. Mais comment est-il possible que j'en sois toujours, jusqu'à ce matin, demeuré à la considération qu'adopter mon second prénom comme "nom de plume". C'est incroyable, à mes propres yeux, de constater combien j'ai pu être assez inattentif pour en demeurer à cette homonymie ! Mais ce matin, enfin, tandis que notre prêtre s'était lancé dans une longue explication sur la place des diacres dans l'Eglise, de mon côté, tout d'un j'ai eu cette révélation: saint Etienne est mort non en souffrant, mais en étant envahi, submergé et enlevé par sa joie !
Pour ma part, je suis loin d'avoir à me plaindre d'avoir subi une grande persécution après ma conversion de 1985. Comme je l'ai écrit ici et là, à mon réveil ce matin-là, j'avais tourné mon regard vers le crucifix oublié dans ma chambre d'ancien étudiant. Il y était resté, il m'avait attendu et ce jour là, parce que j'avais résolu, la veille, de ne plus rien faire d'autre que rechercher la vérité sur l'homme et sa destinée... ce crucifix n'était plus le même. La tête de Jésus n'était plus penchée dans l'abandon de la mort, mais elle était relevée, elle était toute droite et me regardait ! Et sans qu'aucun discours m'eût été adressé, j'ai saisi que le Christ me montrait qu'au Golgotha, c'était bien pour moi - pour moi aussi - qu'Il avait donné sa vie ! En effet, j'avais difficile (avec ma seule raison) de passer ce cap-là ! Mais cette expérience de conversion avait changé ma vie.
Pourquoi en reparler aujourd'hui ?
C'est du fait qu'après cette expérience et durant plusieurs jours, j'ai désiré mourir.
La vision de ce matin-là m'avait gonflé le cœur d'une joie d'une telle puissance que, réellement, je n'avais plus besoin de continuer ma marche ici-bas. Oui, vraiment, la joie l'emportait sur tout le reste, tellement que j'aurais voulu mourir, à l'instant ! Et ce désir a perduré plusieurs mois.
Eh bien, tout ceci pour conclure que, j'en suis sûr, c'est dans une joie extraordinaire, fabuleuse, une joie inexprimable et "inextinguible", que saint Etienne est mort. D'autres martyrs après lui sont morts dans une joie inconcevable et pour en terminer ce matin, je voudrais citer ce passage du martyre de saint Laurent :
... le préfet entra en fureur, et, croyant intimider le saint diacre, il lui dit que les tortures qu'il aurait à souffrir seraient prolongées et que sa mort ne serait qu'une lente et terrible agonie. Alors ayant ordonné qu'on dépouillât Laurent de ses habits, il le fit d'abord déchirer à coups de fouet, puis étendre et attacher sur un lit de fer en forme de gril, de manière que les charbons placés au-dessous et à demi allumés ne devaient consumer sa chair que peu à peu. Au milieu de ses horribles tourments, le saint martyr, sans faire entendre une plainte, pria pour l'église de Rome. Quand il eut un côté tout brûlé, il dit au juge : "Je suis assez rôti de ce côté, faites-moi rôtir de l'autre." Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme."
http://perso.calixo.net/~knarf/almanach ... aurent.htm
Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a.
En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères ! Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »
Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,30-35.
En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
J'ai lu et relu, plusieurs fois, durant des années, le récit de la mort d'Etienne. Mais jusqu'à ce matin, je n'avais pas été plus loin que de choisir mon second prénom (Etienne) comme "nom de plume" pour
signer mes partages. Mais comment est-il possible que j'en sois toujours, jusqu'à ce matin, demeuré à la considération qu'adopter mon second prénom comme "nom de plume". C'est incroyable, à mes propres yeux, de constater combien j'ai pu être assez inattentif pour en demeurer à cette homonymie ! Mais ce matin, enfin, tandis que notre prêtre s'était lancé dans une longue explication sur la place des diacres dans l'Eglise, de mon côté, tout d'un j'ai eu cette révélation: saint Etienne est mort non en souffrant, mais en étant envahi, submergé et enlevé par sa joie !
Pour ma part, je suis loin d'avoir à me plaindre d'avoir subi une grande persécution après ma conversion de 1985. Comme je l'ai écrit ici et là, à mon réveil ce matin-là, j'avais tourné mon regard vers le crucifix oublié dans ma chambre d'ancien étudiant. Il y était resté, il m'avait attendu et ce jour là, parce que j'avais résolu, la veille, de ne plus rien faire d'autre que rechercher la vérité sur l'homme et sa destinée... ce crucifix n'était plus le même. La tête de Jésus n'était plus penchée dans l'abandon de la mort, mais elle était relevée, elle était toute droite et me regardait ! Et sans qu'aucun discours m'eût été adressé, j'ai saisi que le Christ me montrait qu'au Golgotha, c'était bien pour moi - pour moi aussi - qu'Il avait donné sa vie ! En effet, j'avais difficile (avec ma seule raison) de passer ce cap-là ! Mais cette expérience de conversion avait changé ma vie.
Pourquoi en reparler aujourd'hui ?
C'est du fait qu'après cette expérience et durant plusieurs jours, j'ai désiré mourir.
La vision de ce matin-là m'avait gonflé le cœur d'une joie d'une telle puissance que, réellement, je n'avais plus besoin de continuer ma marche ici-bas. Oui, vraiment, la joie l'emportait sur tout le reste, tellement que j'aurais voulu mourir, à l'instant ! Et ce désir a perduré plusieurs mois.
Eh bien, tout ceci pour conclure que, j'en suis sûr, c'est dans une joie extraordinaire, fabuleuse, une joie inexprimable et "inextinguible", que saint Etienne est mort. D'autres martyrs après lui sont morts dans une joie inconcevable et pour en terminer ce matin, je voudrais citer ce passage du martyre de saint Laurent :
... le préfet entra en fureur, et, croyant intimider le saint diacre, il lui dit que les tortures qu'il aurait à souffrir seraient prolongées et que sa mort ne serait qu'une lente et terrible agonie. Alors ayant ordonné qu'on dépouillât Laurent de ses habits, il le fit d'abord déchirer à coups de fouet, puis étendre et attacher sur un lit de fer en forme de gril, de manière que les charbons placés au-dessous et à demi allumés ne devaient consumer sa chair que peu à peu. Au milieu de ses horribles tourments, le saint martyr, sans faire entendre une plainte, pria pour l'église de Rome. Quand il eut un côté tout brûlé, il dit au juge : "Je suis assez rôti de ce côté, faites-moi rôtir de l'autre." Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme."
http://perso.calixo.net/~knarf/almanach ... aurent.htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La Joie, compagne de la foi mûre
Le mercredi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8.
Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil.
Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.
Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient.
C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,35-40.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
Cy Aelf, Paris
C'est le zèle de Saul, zèle excessif, qui l'emporte au-delà du raisonnable qui le fera tomber afin de se relever converti. Et le zèle qui l'aura fait brûler de haine envers les premiers chrétiens, le consumera d'amour envers Jésus.
Ce type d'homme, Dieu les aime d'un amour particulier, car ils se trompent d'ennemis, tout en étant sincères, sans mélange dans le cœur. En ce sens, Saul ressemble beaucoup à Pierre, prompt à manifester sa foi avec fougue - ce qui ne l'empêchera pas de renier trois fois son Maître.... Cela signifie, plus largement, que le Seigneur prend chaque homme tel qu'il est sans forcer sa nature - ce qui est très réconfortant.
Ainsi, l'oeuvre que le Seigneur accomplit parmi nous, ne tient plus du tout du jugement, mais du salut gratuit. Dans l'ancienne alliance, la Loi, qu'il fallait appliquer jusque dans le moindre petit précepte, avait conduit les hommes à manipuler et abuser des règles pour un profit égoïste. Mais "à vin nouveau, outres neuves !" - et c'est la conversion qui produit cela.
Notre prêtre, ce matin, a insisté sur la nécessité de franchir, en nous-mêmes, le pas de la simple obéissance et de découvrir la joie du don. Car le meilleur indice d'une foi mûre est la Joie qui déride et délivre du souci -et cette joie intérieure, cette "jubilation" est véritablement la compagne de la foi mûre.
.
Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8.
Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil.
Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.
Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient.
C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,35-40.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
Cy Aelf, Paris
C'est le zèle de Saul, zèle excessif, qui l'emporte au-delà du raisonnable qui le fera tomber afin de se relever converti. Et le zèle qui l'aura fait brûler de haine envers les premiers chrétiens, le consumera d'amour envers Jésus.
Ce type d'homme, Dieu les aime d'un amour particulier, car ils se trompent d'ennemis, tout en étant sincères, sans mélange dans le cœur. En ce sens, Saul ressemble beaucoup à Pierre, prompt à manifester sa foi avec fougue - ce qui ne l'empêchera pas de renier trois fois son Maître.... Cela signifie, plus largement, que le Seigneur prend chaque homme tel qu'il est sans forcer sa nature - ce qui est très réconfortant.
Ainsi, l'oeuvre que le Seigneur accomplit parmi nous, ne tient plus du tout du jugement, mais du salut gratuit. Dans l'ancienne alliance, la Loi, qu'il fallait appliquer jusque dans le moindre petit précepte, avait conduit les hommes à manipuler et abuser des règles pour un profit égoïste. Mais "à vin nouveau, outres neuves !" - et c'est la conversion qui produit cela.
Notre prêtre, ce matin, a insisté sur la nécessité de franchir, en nous-mêmes, le pas de la simple obéissance et de découvrir la joie du don. Car le meilleur indice d'une foi mûre est la Joie qui déride et délivre du souci -et cette joie intérieure, cette "jubilation" est véritablement la compagne de la foi mûre.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'homélie du Pape François
(RV) «La persécution est le pain quotidien de l’Église» : le Pape l’a répété lors de la messe de ce mardi 12 avril, célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.
Comme c’est arrivé à Étienne, le premier martyr, ou aux «petits martyrs» tués par Hérode, aussi aujourd’hui, a affirmé le Pape, de nombreux chrétiens sont tués pour leur foi en Christ, et d’autres sont persécutés idéologiquement, parce qu’ils veulent manifester la valeur du fait d’être enfants de Dieu.
Il existe des persécutions sanguinaires, comme le fait d’être dévorés par des fauves pour la joie du public dans les tribunes, ou pulvérisés par une bombe à la sortie de la messe. Et il y a «des persécutions en gants blancs, des persécutions culturelles, celles qui te confinent dans un recoin de la société, qui en viennent à te faire perdre ton travail si tu n’adhères pas aux lois qui vont contre Dieu Créateur», a affirmé le Saint-Père.
Martyrs de tous les jours
Le récit du martyre d’Étienne, décrit dans l’extrait des Actes des Apôtres proposé par la liturgie, pousse le Pape à des considérations nouvelles sur une réalité qui depuis 2000 ans fait partie de l’histoire de la foi chrétienne : la persécution.
«La persécution, je dirais, est le pain quotidien de l’Église. Jésus l’a dit. Nous, quand nous faisons un peu de tourisme à Rome et allons au Colisée, nous pensons que les martyrs étaient ceux qui étaient tués avec les lions. Mais les martyrs n’ont pas été seulement ceux-là. Ce sont des hommes et femmes de tous les jours : aujourd’hui, le jour de Pâques, il y a à peine trois semaines… Ces chrétiens qui fêtaient Pâques au Pakistan ont été martyrisés justement parce qu’ils fêtaient le Christ Ressuscité. Et ainsi l’histoire de l’Église avance avec ses martyrs.»
Des persécutions «éduquées»
Le martyre d’Étienne amorça une cruelle persécution antichrétienne à Jérusalem, analogue à celles subies par ceux qui aujourd’hui ne sont pas libres de professer leur foi en Jésus. «Mais, a observé François, il y a une autre persécution dont on ne parle pas tellement», une persécution «travestie de culture, travestie de modernité, travestie de progrès».
«C’est une persécution, je dirais un peu ironiquement, "éduquée". C’est quand l’homme est persécuté non pas pour avoir confessé le nom du Christ, mais pour avoir voulu manifesté les valeurs du Fils de Dieu. C’est une persécution contre Dieu le Créateur, dans la personne de ses enfants ! Et ainsi nous voyons tous les jours que les puissances font des lois qui obligent à aller sur cette voie, et une nation qui ne suit pas ces lois modernes, ou au moins qui ne veut pas les avoir dans sa législation, en vient à être accusée, à être persécutée "poliment". C’est la persécution qui coupe à l’homme la liberté de l’objection de conscience», a martelé le Pape François
La grande apostasie
«Cela, c’est la persécution du monde» qui «coupe la liberté», alors que «Dieu nous fait libres» de donner le témoignage «du Père qui nous a créés, et du Christ qui nous a sauvés». Et cette persécution, a-t-il souligné, «a aussi un chef» :«Le chef de la persécution polie, éduquée, Jésus l’a nommé : "le prince de ce monde". Et quand les puissances veulent imposer des attitudes, des lois contre la dignité des enfants de Dieu, ils persécutent ceux-ci et vont contre le Dieu Créateur, a répété le Souverain pontife. C’est la grande apostasie. Ainsi la vie des chrétiens avance avec ces deux persécutions. Mais le Seigneur nous a promis de ne pas s’éloigner de nous : "Soyez attentifs, soyez attentifs ! Ne tombez pas dans l’esprit du monde. Soyez attentifs ! Mais allez de l’avant ! Moi, Je serai avec vous”».
(CV)
http://fr.radiovaticana.va/news/2016/04 ... BB/1222090
Comme c’est arrivé à Étienne, le premier martyr, ou aux «petits martyrs» tués par Hérode, aussi aujourd’hui, a affirmé le Pape, de nombreux chrétiens sont tués pour leur foi en Christ, et d’autres sont persécutés idéologiquement, parce qu’ils veulent manifester la valeur du fait d’être enfants de Dieu.
Il existe des persécutions sanguinaires, comme le fait d’être dévorés par des fauves pour la joie du public dans les tribunes, ou pulvérisés par une bombe à la sortie de la messe. Et il y a «des persécutions en gants blancs, des persécutions culturelles, celles qui te confinent dans un recoin de la société, qui en viennent à te faire perdre ton travail si tu n’adhères pas aux lois qui vont contre Dieu Créateur», a affirmé le Saint-Père.
Martyrs de tous les jours
Le récit du martyre d’Étienne, décrit dans l’extrait des Actes des Apôtres proposé par la liturgie, pousse le Pape à des considérations nouvelles sur une réalité qui depuis 2000 ans fait partie de l’histoire de la foi chrétienne : la persécution.
«La persécution, je dirais, est le pain quotidien de l’Église. Jésus l’a dit. Nous, quand nous faisons un peu de tourisme à Rome et allons au Colisée, nous pensons que les martyrs étaient ceux qui étaient tués avec les lions. Mais les martyrs n’ont pas été seulement ceux-là. Ce sont des hommes et femmes de tous les jours : aujourd’hui, le jour de Pâques, il y a à peine trois semaines… Ces chrétiens qui fêtaient Pâques au Pakistan ont été martyrisés justement parce qu’ils fêtaient le Christ Ressuscité. Et ainsi l’histoire de l’Église avance avec ses martyrs.»
Des persécutions «éduquées»
Le martyre d’Étienne amorça une cruelle persécution antichrétienne à Jérusalem, analogue à celles subies par ceux qui aujourd’hui ne sont pas libres de professer leur foi en Jésus. «Mais, a observé François, il y a une autre persécution dont on ne parle pas tellement», une persécution «travestie de culture, travestie de modernité, travestie de progrès».
«C’est une persécution, je dirais un peu ironiquement, "éduquée". C’est quand l’homme est persécuté non pas pour avoir confessé le nom du Christ, mais pour avoir voulu manifesté les valeurs du Fils de Dieu. C’est une persécution contre Dieu le Créateur, dans la personne de ses enfants ! Et ainsi nous voyons tous les jours que les puissances font des lois qui obligent à aller sur cette voie, et une nation qui ne suit pas ces lois modernes, ou au moins qui ne veut pas les avoir dans sa législation, en vient à être accusée, à être persécutée "poliment". C’est la persécution qui coupe à l’homme la liberté de l’objection de conscience», a martelé le Pape François
La grande apostasie
«Cela, c’est la persécution du monde» qui «coupe la liberté», alors que «Dieu nous fait libres» de donner le témoignage «du Père qui nous a créés, et du Christ qui nous a sauvés». Et cette persécution, a-t-il souligné, «a aussi un chef» :«Le chef de la persécution polie, éduquée, Jésus l’a nommé : "le prince de ce monde". Et quand les puissances veulent imposer des attitudes, des lois contre la dignité des enfants de Dieu, ils persécutent ceux-ci et vont contre le Dieu Créateur, a répété le Souverain pontife. C’est la grande apostasie. Ainsi la vie des chrétiens avance avec ces deux persécutions. Mais le Seigneur nous a promis de ne pas s’éloigner de nous : "Soyez attentifs, soyez attentifs ! Ne tombez pas dans l’esprit du monde. Soyez attentifs ! Mais allez de l’avant ! Moi, Je serai avec vous”».
(CV)
http://fr.radiovaticana.va/news/2016/04 ... BB/1222090
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le Seigneur est Présent !
Le jeudi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? »
Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » […] Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-51.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce matin m'ont rappelé ces étranges "distorsions", dans l'écoulement du temps, que j'ai pu percevoir en l'une ou l'autre occasion. Je me suis souvenu du jour où toutes les chaînes de radio déconseillaient de prendre la route. Mais désireux d'être fidèle à mon eucharistie matinale, je m'étais mis en route malgré tout. Or, plutôt que de parvenir en retard à ma destination, il m'a semblé que j'y étais parvenu plus tôt ! Ou bien était-ce st-ce que tous les autres avaient pris du retard ? En une autre occasion, je me suis rendu à une boutique un jour férié et, contre toute logique, je suis entré et j'ai été servi, sans que le patron ni moi n’ayons échangé la moindre remarque. Bref, je ne me pose plus la question de savoir si l'espace et temps peuvent réserver quelques surprises !
Tout le récit des Actes des Apôtres confirme que le Seigneur est bien présent à chacune et chacun d'entre nous, quoi que nous puissions vivre, et c'est très réconfortant, cela "réjouit" notre foi. Et lorsque Jésus nous parle du "dernier jour", est-il sensé de se rapporter d'office à la fin du monde, à l'Apocalypse ? "Qui mange de ce pain vivra éternellement", dit le Seigneur dans l’Évangile Eh bien, ce matin, à l'énoncé de cette Parole, avons-nous conscience de vivre déjà l'éternité promise ? Aujourd'hui, au moment de communier j'ai ressenti que, oui, effectivement, l'amour que Jésus nous porte nous projette littéralement dans l'éternité - et quelle joie !
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Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? »
Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » […] Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-51.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce matin m'ont rappelé ces étranges "distorsions", dans l'écoulement du temps, que j'ai pu percevoir en l'une ou l'autre occasion. Je me suis souvenu du jour où toutes les chaînes de radio déconseillaient de prendre la route. Mais désireux d'être fidèle à mon eucharistie matinale, je m'étais mis en route malgré tout. Or, plutôt que de parvenir en retard à ma destination, il m'a semblé que j'y étais parvenu plus tôt ! Ou bien était-ce st-ce que tous les autres avaient pris du retard ? En une autre occasion, je me suis rendu à une boutique un jour férié et, contre toute logique, je suis entré et j'ai été servi, sans que le patron ni moi n’ayons échangé la moindre remarque. Bref, je ne me pose plus la question de savoir si l'espace et temps peuvent réserver quelques surprises !
Tout le récit des Actes des Apôtres confirme que le Seigneur est bien présent à chacune et chacun d'entre nous, quoi que nous puissions vivre, et c'est très réconfortant, cela "réjouit" notre foi. Et lorsque Jésus nous parle du "dernier jour", est-il sensé de se rapporter d'office à la fin du monde, à l'Apocalypse ? "Qui mange de ce pain vivra éternellement", dit le Seigneur dans l’Évangile Eh bien, ce matin, à l'énoncé de cette Parole, avons-nous conscience de vivre déjà l'éternité promise ? Aujourd'hui, au moment de communier j'ai ressenti que, oui, effectivement, l'amour que Jésus nous porte nous projette littéralement dans l'éternité - et quelle joie !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Veille attentive à la parole de Dieu
Le vendredi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté. Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. » Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.
Cy Aelf, Paris
La manière dont le Seigneur agit envers les hommes et les femmes qu'Il se choisit ne doit pas nous étonner. Et de la même façon, nous n'avons pas à rechercher, pour nous-mêmes, des manifestations "surnaturelles". Cependant, sans rechercher une définition du surnaturel, il est très simple de comprendre que le surnaturel est seulement un élément spirituel qui vient, momentanément, s'ajouter au naturel.
Faut-il un exemple ? Notre prêtre nous a longuement parlé du "Défenseur", qui agit par la bouche du croyant dans un moment précis, afin de résoudre une difficulté, un problème ou pour répondre à une accusation. Jeanne d'Arc, tout au long de son procès, donnait des réponses fulgurantes qui ne cessaient de désarçonner ses juges. On se souvient bien sûr de :
- "Jeanne, êtes-vous en état de grâce ?"
- "Si j'y suis, Dieu m'y garde ! Si je n'y suis pas, Dieu m'y mette !"
Et moi, devant un policier qui voulait me faire avouer quelque chose que je n'avais pas fait :
- " N'est-il pas écrit dans votre livre: "Faute avouée à moitié pardonnée". Mais sans avoir eu le temps de réfléchir, la réponse a fusé de ma bouche :
- "Ce que vous venez de dire, c'est un proverbe ! Mais ce que que dit
le livre, c'est "La vérité vous rendra libre - et puisque j'ai énoncé la vérité, je suis libre et je rentre chez moi". Personne ne m'a retenu.
Ce qui compte, avec ou non intervention du surnaturel, c'est toujours que s'accomplisse la volonté de Dieu. Voici qui illustre les interventions du Seigneur auprès de Paul et d'Ananie.
Quant aux paroles données par Jésus à la synagogue de Capharnaüm, elles étaient volontairement choquantes mais elles devaient l'être afin de frapper les esprits d'une telle façon que tous s'en souviennent et établissent le lien, le moment venu, avec l'instauration de l'Eucharistie.
Jésus est toujours à l’œuvre dans nos vie, par les sacrements, par sa Parole, par les incitations à la prière, à un geste de miséricorde, à l'écoute patiente des personnes qui souffrent - et la bonne attitude est celle d'Ananie : "Me voici, Seigneur" .
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Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté. Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. » Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.
Cy Aelf, Paris
La manière dont le Seigneur agit envers les hommes et les femmes qu'Il se choisit ne doit pas nous étonner. Et de la même façon, nous n'avons pas à rechercher, pour nous-mêmes, des manifestations "surnaturelles". Cependant, sans rechercher une définition du surnaturel, il est très simple de comprendre que le surnaturel est seulement un élément spirituel qui vient, momentanément, s'ajouter au naturel.
Faut-il un exemple ? Notre prêtre nous a longuement parlé du "Défenseur", qui agit par la bouche du croyant dans un moment précis, afin de résoudre une difficulté, un problème ou pour répondre à une accusation. Jeanne d'Arc, tout au long de son procès, donnait des réponses fulgurantes qui ne cessaient de désarçonner ses juges. On se souvient bien sûr de :
- "Jeanne, êtes-vous en état de grâce ?"
- "Si j'y suis, Dieu m'y garde ! Si je n'y suis pas, Dieu m'y mette !"
Et moi, devant un policier qui voulait me faire avouer quelque chose que je n'avais pas fait :
- " N'est-il pas écrit dans votre livre: "Faute avouée à moitié pardonnée". Mais sans avoir eu le temps de réfléchir, la réponse a fusé de ma bouche :
- "Ce que vous venez de dire, c'est un proverbe ! Mais ce que que dit
le livre, c'est "La vérité vous rendra libre - et puisque j'ai énoncé la vérité, je suis libre et je rentre chez moi". Personne ne m'a retenu.
Ce qui compte, avec ou non intervention du surnaturel, c'est toujours que s'accomplisse la volonté de Dieu. Voici qui illustre les interventions du Seigneur auprès de Paul et d'Ananie.
Quant aux paroles données par Jésus à la synagogue de Capharnaüm, elles étaient volontairement choquantes mais elles devaient l'être afin de frapper les esprits d'une telle façon que tous s'en souviennent et établissent le lien, le moment venu, avec l'instauration de l'Eucharistie.
Jésus est toujours à l’œuvre dans nos vie, par les sacrements, par sa Parole, par les incitations à la prière, à un geste de miséricorde, à l'écoute patiente des personnes qui souffrent - et la bonne attitude est celle d'Ananie : "Me voici, Seigneur" .
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Grandir dans la foi ou risquer de se perdre
Le samedi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 9,31-42.
L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait.
Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays, se rendit aussi chez les fidèles qui habitaient Lod. Il y trouva un homme du nom d’Énéas, alité depuis huit ans parce qu’il était paralysé. Pierre lui dit : « Énéas, Jésus Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit toi-même. » Et aussitôt il se leva.
Alors tous les habitants de Lod et de la plaine de Sarone purent le voir, et ils se convertirent en se tournant vers le Seigneur. Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur, nommée Tabitha, ce qui se traduit : Dorcas (c’est-à-dire : Gazelle). Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait. Or, il arriva en ces jours-là qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. Après la toilette funèbre, on la déposa dans la chambre haute. Comme Lod est près de Jaffa, les disciples, apprenant que Pierre s’y trouvait, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous sans tarder. »
Pierre se mit en route avec eux. À son arrivée on le fit monter à la chambre haute. Toutes les veuves en larmes s’approchèrent de lui ; elles lui montraient les tuniques et les manteaux confectionnés par Dorcas quand celle-ci était avec elles. Pierre mit tout le monde dehors ; il se mit à genoux et pria ; puis il se tourna vers le corps, et il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle se redressa et s’assit. Pierre, lui donnant la main, la fit lever. Puis il appela les fidèles et les veuves et la leur présenta vivante.La chose fut connue dans toute la ville de Jaffa, et beaucoup crurent au Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,60-69.
En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !... C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »
Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »
Cy Aelf, Paris
Pierre accomplit envers Dorcas une œuvre qui manifeste combien la foi est source de vie pour celles et ceux qui croient et, plus encore, qu'elle aboutit à à la résurrection promise. Sur ce point, combien d'entre les hommes hésitent toujours à croire !
Mais il y a pire. "De notre temps, a ajouté notre prêtre, les chrétiens voient leur foi battue en brèche par les autorités laïques qui instaurent des pratiques tout à fait contraires aux Vivants que nous sommes. Après l'avortement ont suivi l'euthanasie, le suicide assisté, les manipulations génétiques, le changement de sexe, la théorie du genre et toutes sortes d'inventions qui, autrefois, eurent été traitées comme autant de diableries. Il ne faut s'y tromper: il s'agit bien de nouvelles persécutions - on ne blesse plus les corps, mais on réduit les chrétiens à n'être que des esprits superstitieux, retardataires, inadaptés. C'est bien une forme de persécution "au nom de la liberté".
Après avoir parlé ainsi, le prêtre a directement cité l'Evangile : "C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien." Et si quelqu'un parmi les fidèles n'a pas vraiment saisi que c'est l'esprit qui donne la vie et qui fait vivre jusque dans l'éternité... alors ce croyant se mettra à douter et, sans le secours de l’Église, il se détournera de la foi pour adhérer à rien de plus qu'une culture de mort - laquelle passera à son tour.
Aujourd'hui comme du temps de Jésus, il y a dans l’Église elle-même, des âmes qui se laisseront séduire au point de renier la foi. Demeurons donc dans la foi par une pratique qui ne se limite pas à la messe du dimanche, mais qui transforme notre vie de chaque jour. Gardons la foi contre l'incrédulité, l'espérance devant la barbarie et la charité qui manifeste la miséricorde divine...
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Livre des Actes des Apôtres 9,31-42.
L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait.
Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays, se rendit aussi chez les fidèles qui habitaient Lod. Il y trouva un homme du nom d’Énéas, alité depuis huit ans parce qu’il était paralysé. Pierre lui dit : « Énéas, Jésus Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit toi-même. » Et aussitôt il se leva.
Alors tous les habitants de Lod et de la plaine de Sarone purent le voir, et ils se convertirent en se tournant vers le Seigneur. Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur, nommée Tabitha, ce qui se traduit : Dorcas (c’est-à-dire : Gazelle). Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait. Or, il arriva en ces jours-là qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. Après la toilette funèbre, on la déposa dans la chambre haute. Comme Lod est près de Jaffa, les disciples, apprenant que Pierre s’y trouvait, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous sans tarder. »
Pierre se mit en route avec eux. À son arrivée on le fit monter à la chambre haute. Toutes les veuves en larmes s’approchèrent de lui ; elles lui montraient les tuniques et les manteaux confectionnés par Dorcas quand celle-ci était avec elles. Pierre mit tout le monde dehors ; il se mit à genoux et pria ; puis il se tourna vers le corps, et il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle se redressa et s’assit. Pierre, lui donnant la main, la fit lever. Puis il appela les fidèles et les veuves et la leur présenta vivante.La chose fut connue dans toute la ville de Jaffa, et beaucoup crurent au Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,60-69.
En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !... C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »
Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »
Cy Aelf, Paris
Pierre accomplit envers Dorcas une œuvre qui manifeste combien la foi est source de vie pour celles et ceux qui croient et, plus encore, qu'elle aboutit à à la résurrection promise. Sur ce point, combien d'entre les hommes hésitent toujours à croire !
Mais il y a pire. "De notre temps, a ajouté notre prêtre, les chrétiens voient leur foi battue en brèche par les autorités laïques qui instaurent des pratiques tout à fait contraires aux Vivants que nous sommes. Après l'avortement ont suivi l'euthanasie, le suicide assisté, les manipulations génétiques, le changement de sexe, la théorie du genre et toutes sortes d'inventions qui, autrefois, eurent été traitées comme autant de diableries. Il ne faut s'y tromper: il s'agit bien de nouvelles persécutions - on ne blesse plus les corps, mais on réduit les chrétiens à n'être que des esprits superstitieux, retardataires, inadaptés. C'est bien une forme de persécution "au nom de la liberté".
Après avoir parlé ainsi, le prêtre a directement cité l'Evangile : "C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien." Et si quelqu'un parmi les fidèles n'a pas vraiment saisi que c'est l'esprit qui donne la vie et qui fait vivre jusque dans l'éternité... alors ce croyant se mettra à douter et, sans le secours de l’Église, il se détournera de la foi pour adhérer à rien de plus qu'une culture de mort - laquelle passera à son tour.
Aujourd'hui comme du temps de Jésus, il y a dans l’Église elle-même, des âmes qui se laisseront séduire au point de renier la foi. Demeurons donc dans la foi par une pratique qui ne se limite pas à la messe du dimanche, mais qui transforme notre vie de chaque jour. Gardons la foi contre l'incrédulité, l'espérance devant la barbarie et la charité qui manifeste la miséricorde divine...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le dessein de Dieu toujours en accomplissement
Le dessein de Dieu toujours en accomplissement
Le lundi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.
En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant : « J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi. Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !” Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.”
Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée. L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.” Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.” Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
Cy Aelf, Paris
A l'époque où Jésus est venu partager dans son corps la vie des hommes, les seuls animaux familiers étaient les brebis. Certes pas les chiens, que l'on chassait, ni les chats dont on savait, bien sûr, que les Égyptiens les considéraient comme sacrés ! D'une manière générale, les viandes nommées dans la Bible sont le bœuf, le veau, le mouton, la chèvre, et la volaille. Du temps du roi David, on voyait figurer dans un repas : le froment, l'orge, le grain rôti, le pain, le vin, les fèves, les lentilles, l'huile d'olive, le bœuf, le mouton, le chevreau, le miel, le lait, le fromage, le raisin, la figue et les fruits secs. Les poissons péchés par Pierre faisaient partie des mets les plus communs sur les bords du lac de Tibériade, avec le pain et les œufs.
Dans ce contexte, on comprend mieux l'histoire rapportée dans les Actes des Apôtres. Personne parmi nous ne s'étonne plus qu'en Asie, les constituent des hosties à partir de riz plutôt que de blé ! Mais à l’époque de la première évangélisation, les petites révolutions suivaient logiquement la révélation au monde de Jésus-Christ, fils de Dieu.
Et l'on comprend d'autant mieux que Jésus se désigne comme berger et pasteur de son troupeau. Cependant, même sur le moment, en écoutant la parabole du bon pasteur, il est écrit que Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait !
La conclusion principale des lectures d'aujourd'hui, c'est bien que, sans le Seigneur parmi nous, sans une dévotion docile et concrète, nous sommes tout autant que Pierre autrefois, déroutés par les desseins de Dieu sur nous. Mais ce dont nous sommes certains, c'est que la Miséricorde divine est à l'oeuvre, hier, maintenant, demain et jusqu'à la fin du monde, afin que nous ayons la Vie en abondance !
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Le lundi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.
En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant : « J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi. Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !” Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.”
Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée. L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.” Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.” Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
Cy Aelf, Paris
A l'époque où Jésus est venu partager dans son corps la vie des hommes, les seuls animaux familiers étaient les brebis. Certes pas les chiens, que l'on chassait, ni les chats dont on savait, bien sûr, que les Égyptiens les considéraient comme sacrés ! D'une manière générale, les viandes nommées dans la Bible sont le bœuf, le veau, le mouton, la chèvre, et la volaille. Du temps du roi David, on voyait figurer dans un repas : le froment, l'orge, le grain rôti, le pain, le vin, les fèves, les lentilles, l'huile d'olive, le bœuf, le mouton, le chevreau, le miel, le lait, le fromage, le raisin, la figue et les fruits secs. Les poissons péchés par Pierre faisaient partie des mets les plus communs sur les bords du lac de Tibériade, avec le pain et les œufs.
Dans ce contexte, on comprend mieux l'histoire rapportée dans les Actes des Apôtres. Personne parmi nous ne s'étonne plus qu'en Asie, les constituent des hosties à partir de riz plutôt que de blé ! Mais à l’époque de la première évangélisation, les petites révolutions suivaient logiquement la révélation au monde de Jésus-Christ, fils de Dieu.
Et l'on comprend d'autant mieux que Jésus se désigne comme berger et pasteur de son troupeau. Cependant, même sur le moment, en écoutant la parabole du bon pasteur, il est écrit que Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait !
La conclusion principale des lectures d'aujourd'hui, c'est bien que, sans le Seigneur parmi nous, sans une dévotion docile et concrète, nous sommes tout autant que Pierre autrefois, déroutés par les desseins de Dieu sur nous. Mais ce dont nous sommes certains, c'est que la Miséricorde divine est à l'oeuvre, hier, maintenant, demain et jusqu'à la fin du monde, afin que nous ayons la Vie en abondance !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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le nouveau temple: celui de notre âme
Le mardi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 11,19-26.
En ces jours-là, les frères dispersés par la tourmente qui se produisit lors de l’affaire d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, puis à Chypre et Antioche, sans annoncer la Parole à personne d’autre qu’aux Juifs. Parmi eux, il y en avait qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, et qui, en arrivant à Antioche, s’adressaient aussi aux gens de langue grecque pour leur annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur.
La main du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur.
La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche.
À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.
C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur.
Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul.
L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ?
Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Cy Aelf, Paris
Les juifs qui s'adressent à Jésus éprouvent toujours de très grandes difficultés pour assimiler comment Jésus peut être, tout à la fois, l'agneau pur et sans défaut du sacrifice, mais aussi le bouc émissaire, sur qui l'on fait reposer toutes les fautes du peuple afin de le faire périr.
Et pourtant, avec l'image de l'agneau "pur et sans défaut" immolé la veille de la sortie d’Égypte, mais aussi - plus ancienne encore et plus célèbre chez eux - l'affaire du sacrifice d'Isaac demandé à Abraham, source unique de toute la génération ... une telle incompréhension tient de l'idéologie, de l’idolâtrie et même de l’athéisme.
La mort et la résurrection de Jésus ont fait éclater littéralement le m ode de croyance en la divinité. Le Seigneur étant perpétuellement à l’œuvre en ses disciples - par le secours de l'Esprit Saint, il est clair que le temple de Jérusalem n'avait plus de raison d'être ... sauf au titre de musée ? Il sera détruit par les Romains comme l'avait annoncé Jésus. Et de nos jours encore, il n'a pas été reconstruit.
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Livre des Actes des Apôtres 11,19-26.
En ces jours-là, les frères dispersés par la tourmente qui se produisit lors de l’affaire d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, puis à Chypre et Antioche, sans annoncer la Parole à personne d’autre qu’aux Juifs. Parmi eux, il y en avait qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, et qui, en arrivant à Antioche, s’adressaient aussi aux gens de langue grecque pour leur annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur.
La main du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur.
La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche.
À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.
C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur.
Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul.
L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ?
Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Cy Aelf, Paris
Les juifs qui s'adressent à Jésus éprouvent toujours de très grandes difficultés pour assimiler comment Jésus peut être, tout à la fois, l'agneau pur et sans défaut du sacrifice, mais aussi le bouc émissaire, sur qui l'on fait reposer toutes les fautes du peuple afin de le faire périr.
Et pourtant, avec l'image de l'agneau "pur et sans défaut" immolé la veille de la sortie d’Égypte, mais aussi - plus ancienne encore et plus célèbre chez eux - l'affaire du sacrifice d'Isaac demandé à Abraham, source unique de toute la génération ... une telle incompréhension tient de l'idéologie, de l’idolâtrie et même de l’athéisme.
La mort et la résurrection de Jésus ont fait éclater littéralement le m ode de croyance en la divinité. Le Seigneur étant perpétuellement à l’œuvre en ses disciples - par le secours de l'Esprit Saint, il est clair que le temple de Jérusalem n'avait plus de raison d'être ... sauf au titre de musée ? Il sera détruit par les Romains comme l'avait annoncé Jésus. Et de nos jours encore, il n'a pas été reconstruit.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Nous tous, apôtres !
Le mercredi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 12,24-25.13,1-5.
En ces jours-là, la parole de Dieu était féconde et se multipliait.
Barnabé et Saul, une fois leur service accompli en faveur de Jérusalem, s’en retournèrent à Antioche, en prenant avec eux Jean surnommé Marc. Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul. Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir. Eux donc, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie et de là s’embarquèrent pour Chypre ; arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient Jean-Marc comme auxiliaire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,44-50.
En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour.
Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »
Cy Aelf, Paris
Il est écrit que Jésus s'écria. Et il fallait bien qu'il s'écrie, car certaines vérités doivent jaillir et marquer profondément les esprits de ceux qui écoutent. Et que dit-il ? Ce que nous entendons encore chaque jour et ce que nous vivons: nous vivons aujourd'hui encore un temps de ténèbres. Comme au temps de César, les hommes et les femmes de notre époque se sont laissés corrompre. La vérité les intéresse beaucoup moins que le profit, que la jouissance dans leur chair, et ils en sont même venus à confondre les sexes... Les voici de nouveau plongés dans une sorte de contemplation de plaisirs et de pratiques mortifères, tandis que la misère et le sang versé s'étalent de nouveau sur la place publique, selon le bon plaisir de Satan. Qui sème le vent...
Ce constat n'est pas nouveau. Mais face à l'Adversaire, l'Esprit du Seigneur est lui aussi à l’œuvre. Il guérit les âmes sincères de leur faiblesse, Il réjouit les cœurs qui se détournent du nouveau paganisme afin de se fortifier dans la Vérité. Il demeure chaque jour à l’œuvre auprès de ceux qui croient, afin qu'ils demeurent fermes dans la Vérité et ne se laissent pas effrayer le brouhaha des rumeurs et des mensonges. Le silence en nous est une écoute attentive et joyeuse !
Très bien inspiré ce matin, notre prêtre nous a parlé non pas comme à des pécheurs, mais comme a des disciples dociles à la Parole. C'est lorsque la messe est dite que nous sommes, toutes et tous, comme les apôtres, envoyés dans le monde afin de témoigner de la Vérité et de la manifester comme étant "vie par surcroît" !
Alleluia !
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Livre des Actes des Apôtres 12,24-25.13,1-5.
En ces jours-là, la parole de Dieu était féconde et se multipliait.
Barnabé et Saul, une fois leur service accompli en faveur de Jérusalem, s’en retournèrent à Antioche, en prenant avec eux Jean surnommé Marc. Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul. Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir. Eux donc, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie et de là s’embarquèrent pour Chypre ; arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient Jean-Marc comme auxiliaire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,44-50.
En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour.
Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »
Cy Aelf, Paris
Il est écrit que Jésus s'écria. Et il fallait bien qu'il s'écrie, car certaines vérités doivent jaillir et marquer profondément les esprits de ceux qui écoutent. Et que dit-il ? Ce que nous entendons encore chaque jour et ce que nous vivons: nous vivons aujourd'hui encore un temps de ténèbres. Comme au temps de César, les hommes et les femmes de notre époque se sont laissés corrompre. La vérité les intéresse beaucoup moins que le profit, que la jouissance dans leur chair, et ils en sont même venus à confondre les sexes... Les voici de nouveau plongés dans une sorte de contemplation de plaisirs et de pratiques mortifères, tandis que la misère et le sang versé s'étalent de nouveau sur la place publique, selon le bon plaisir de Satan. Qui sème le vent...
Ce constat n'est pas nouveau. Mais face à l'Adversaire, l'Esprit du Seigneur est lui aussi à l’œuvre. Il guérit les âmes sincères de leur faiblesse, Il réjouit les cœurs qui se détournent du nouveau paganisme afin de se fortifier dans la Vérité. Il demeure chaque jour à l’œuvre auprès de ceux qui croient, afin qu'ils demeurent fermes dans la Vérité et ne se laissent pas effrayer le brouhaha des rumeurs et des mensonges. Le silence en nous est une écoute attentive et joyeuse !
Très bien inspiré ce matin, notre prêtre nous a parlé non pas comme à des pécheurs, mais comme a des disciples dociles à la Parole. C'est lorsque la messe est dite que nous sommes, toutes et tous, comme les apôtres, envoyés dans le monde afin de témoigner de la Vérité et de la manifester comme étant "vie par surcroît" !
Alleluia !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les chemins de l'Evangélisation
Le jeudi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,13-25.
Quittant l’île de Chypre pour l’Asie Mineure, Paul et ceux qui l’accompagnaient s’embarquèrent à Paphos et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les abandonna pour s’en retourner à Jérusalem. Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie.
Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez une parole d’exhortation pour le peuple, parlez. » Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu, écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et il l’en a fait sortir à bras étendu. Pendant une quarantaine d’années, il les a supportés au désert et, après avoir exterminé tour à tour sept nations au pays de Canaan, il a partagé pour eux ce pays en héritage.
Tout cela dura environ quatre cent cinquante ans. Ensuite, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel. Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kish, homme de la tribu de Benjamin, pour quarante années. Après l’avoir rejeté, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.” »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,16-20.
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
S'il est quelque chose que nous révèle le livre des Actes des Apôtres, c'est que les juifs ne s'étaient pas contentés de vivre sur la terre que Dieu leur avait promise, mais qu'ils avaient établi, en pays étrangers, ce que l'on appellera des "comptoirs commerciaux". Les richesses de la terre promise à Moïse ne leur avaient donc pas suffi. Les juifs se considérant comme le peuple élu de Dieu, estimaient pouvoir étendre partout leur influence. Et donc, des synagogues avaient été érigées un peu partout sur les côtes de la Méditerranée. Le "peuple de l'Alliance" n'a-t-il pas toujours attendu plus de l'Alliance ?
Toujours est-il qu'après la résurrection de Jésus, toutes les routes de l'évangélisation du monde étaient déjà prêtes. Et tout naturellement, les apôtres, où qu'ils aillent, commençaient à proclamer la nouvelle Alliance comme ils l'avaient fait à Jérusalem après la Pentecôte. L'Esprit saint à l’œuvre dans l'enseignement des apôtres a ouvert les coeurs à l'amour de Dieu partout où ils passaient.
Tel est bien le lien des lectures de ce jour, puisque dans l’Évangile, la veille de sa passion, Jésus l'avait annoncé : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé.
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Livre des Actes des Apôtres 13,13-25.
Quittant l’île de Chypre pour l’Asie Mineure, Paul et ceux qui l’accompagnaient s’embarquèrent à Paphos et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les abandonna pour s’en retourner à Jérusalem. Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie.
Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez une parole d’exhortation pour le peuple, parlez. » Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu, écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et il l’en a fait sortir à bras étendu. Pendant une quarantaine d’années, il les a supportés au désert et, après avoir exterminé tour à tour sept nations au pays de Canaan, il a partagé pour eux ce pays en héritage.
Tout cela dura environ quatre cent cinquante ans. Ensuite, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel. Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kish, homme de la tribu de Benjamin, pour quarante années. Après l’avoir rejeté, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.” »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,16-20.
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
S'il est quelque chose que nous révèle le livre des Actes des Apôtres, c'est que les juifs ne s'étaient pas contentés de vivre sur la terre que Dieu leur avait promise, mais qu'ils avaient établi, en pays étrangers, ce que l'on appellera des "comptoirs commerciaux". Les richesses de la terre promise à Moïse ne leur avaient donc pas suffi. Les juifs se considérant comme le peuple élu de Dieu, estimaient pouvoir étendre partout leur influence. Et donc, des synagogues avaient été érigées un peu partout sur les côtes de la Méditerranée. Le "peuple de l'Alliance" n'a-t-il pas toujours attendu plus de l'Alliance ?
Toujours est-il qu'après la résurrection de Jésus, toutes les routes de l'évangélisation du monde étaient déjà prêtes. Et tout naturellement, les apôtres, où qu'ils aillent, commençaient à proclamer la nouvelle Alliance comme ils l'avaient fait à Jérusalem après la Pentecôte. L'Esprit saint à l’œuvre dans l'enseignement des apôtres a ouvert les coeurs à l'amour de Dieu partout où ils passaient.
Tel est bien le lien des lectures de ce jour, puisque dans l’Évangile, la veille de sa passion, Jésus l'avait annoncé : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Comme une traînée de poudre !
Le vendredi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,26-33.
En ces jours-là, Paul vint à Antioche de Pisidie. Dans la synagogue, il disait : Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies. Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau. Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple. Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-6.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
Ceux que les disciples appellent "ceux qui craignent Dieu" ne sont pas des juifs, mais des hommes et des femmes qui se sont sentis attirés par la croyance au Dieu unique. Il n'est pas possible pour un non-juif d'entrer véritablement dans l'Alliance, puisqu'on ne peut y venir que par la naissance. De nos jours encore, il en est ainsi. Ils peuvent obtenir une forme de reconnaissance, mais ils doivent se tenir à l'écart des célébrations les plus importantes et ne seront pas circoncis.
Se tenant à leur place, les "Craignant Dieu", constituaient parfois une proportion non négligeable des participants, car qui pouvait les attirer ainsi, sinon l'Esprit Saint ? Dans la suite du livre des Actes, la question de la circoncision fera rapidement l'objet du tout premier Concile.
Dans ce contexte, les mots de Jésus, dans le passage de l’Évangile d'aujourd'hui résonnent avec d'autant plus de bienveillance : "Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place ?”
Nous vivons en une époque où tout doit toujours aller très vite - et toujours plus vite si c'est possible. Eh bien, entre le moment où les apôtres ont commencé de sillonner, sous la guidance de l'Esprit-Saint, les contrées situées hors d'Israël et ce premier concile - qui va précipiter la fondation de l’Église, il ne se sera écoulé que cinquante ans - tandis que la destruction du temple de Jérusalem n'aura lieu que vingt ans plus tard. On peut donc bien dire que la foi s'est répandue "commune traînée de poudre" dans le cœur des hommes, à partir de la résurrection du Christ.
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Livre des Actes des Apôtres 13,26-33.
En ces jours-là, Paul vint à Antioche de Pisidie. Dans la synagogue, il disait : Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies. Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau. Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple. Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-6.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
Ceux que les disciples appellent "ceux qui craignent Dieu" ne sont pas des juifs, mais des hommes et des femmes qui se sont sentis attirés par la croyance au Dieu unique. Il n'est pas possible pour un non-juif d'entrer véritablement dans l'Alliance, puisqu'on ne peut y venir que par la naissance. De nos jours encore, il en est ainsi. Ils peuvent obtenir une forme de reconnaissance, mais ils doivent se tenir à l'écart des célébrations les plus importantes et ne seront pas circoncis.
Se tenant à leur place, les "Craignant Dieu", constituaient parfois une proportion non négligeable des participants, car qui pouvait les attirer ainsi, sinon l'Esprit Saint ? Dans la suite du livre des Actes, la question de la circoncision fera rapidement l'objet du tout premier Concile.
Dans ce contexte, les mots de Jésus, dans le passage de l’Évangile d'aujourd'hui résonnent avec d'autant plus de bienveillance : "Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place ?”
Nous vivons en une époque où tout doit toujours aller très vite - et toujours plus vite si c'est possible. Eh bien, entre le moment où les apôtres ont commencé de sillonner, sous la guidance de l'Esprit-Saint, les contrées situées hors d'Israël et ce premier concile - qui va précipiter la fondation de l’Église, il ne se sera écoulé que cinquante ans - tandis que la destruction du temple de Jérusalem n'aura lieu que vingt ans plus tard. On peut donc bien dire que la foi s'est répandue "commune traînée de poudre" dans le cœur des hommes, à partir de la résurrection du Christ.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le Verbe de Dieu toujours à l'oeuvre !
Le samedi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »
Cy Aelf, Paris
Parmi les juifs qui se sont établis hors d'Israël, se reproduit exactement le même mouvement de rejet du message du Salut qu'avait supporté Jésus - de même que l'indécision temporaire, manifestée par Philippe dans l’Évangile du jour.
Non seulement les juifs d'Antioche rejettent sans nuance les paroles des apôtres, mais ils s'efforcent de soulever contre les apôtres les "craignant-Dieu" - lesquels, stupéfaits, découvrent, par la réponse des apôtres, que ce Dieu qu'ils craignaient est bel et bien venu à leur rencontre !
N'est-il pas extraordinaire que le message de l'amour de Dieu pour tous les hommes se heurte, encore de nous jours, à des refus catégoriques ou des manipulations trompeuses ? C'est le jeu du diable : son temps est compté et il le sait.
La grande œuvre de la parole de Dieu dans l’Église s'accomplit quoi qu'il advienne. Refusée par les uns, elel est accueillie avec émerveillement par les autres.
De nos jours encore nous assistons à des signes de réconciliation au sein de l'église universelle. Aux yeux des politiciens et des hommes de pouvoir, il ne se passe rien - mais, pour nous, cet événement récent est pleinement rempli de sens. Je cite ici le Figaro :
"Parfois l'histoire a le chic d'offrir des raccourcis fulgurants. Un sourire, une poignée de mains, quelques petites secondes et s'effritent des siècles de conflits. Ainsi du sommet historique, vendredi soir 12 février à Cuba, entre le pape catholique et le plus puissant des responsables orthodoxes, Kirill, patriarche de Moscou.
Dans un des salons de l'aéroport Jose Marti de La Havane, ils se sont chaleureusement salués et embrassés. François, les traits tirés après ses douze heures de vol depuis Rome, était visiblement ravi d'être là. Kirill, d'ordinaire le visage fermé, était, lui aussi, extrêmement souriant. «Finalement!» a lancé le pape François en s'approchant de Kirill qui, très bienveillant, lui a rétorqué «les choses seront plus faciles à présent…». Et le pape catholique d'observer, devant l'immense crucifix fixé derrière les deux fauteuils où ils devaient s'entretenir, «nous sommes tous des hommes. Il est très clair que cette rencontre est la volonté de Dieu». (*)
Je ne pouvais trouver mieux pour illustrer cette méditation.
(*) Le Figaro du 13/02/2016
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... e-pape.php
.
Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »
Cy Aelf, Paris
Parmi les juifs qui se sont établis hors d'Israël, se reproduit exactement le même mouvement de rejet du message du Salut qu'avait supporté Jésus - de même que l'indécision temporaire, manifestée par Philippe dans l’Évangile du jour.
Non seulement les juifs d'Antioche rejettent sans nuance les paroles des apôtres, mais ils s'efforcent de soulever contre les apôtres les "craignant-Dieu" - lesquels, stupéfaits, découvrent, par la réponse des apôtres, que ce Dieu qu'ils craignaient est bel et bien venu à leur rencontre !
N'est-il pas extraordinaire que le message de l'amour de Dieu pour tous les hommes se heurte, encore de nous jours, à des refus catégoriques ou des manipulations trompeuses ? C'est le jeu du diable : son temps est compté et il le sait.
La grande œuvre de la parole de Dieu dans l’Église s'accomplit quoi qu'il advienne. Refusée par les uns, elel est accueillie avec émerveillement par les autres.
De nos jours encore nous assistons à des signes de réconciliation au sein de l'église universelle. Aux yeux des politiciens et des hommes de pouvoir, il ne se passe rien - mais, pour nous, cet événement récent est pleinement rempli de sens. Je cite ici le Figaro :
"Parfois l'histoire a le chic d'offrir des raccourcis fulgurants. Un sourire, une poignée de mains, quelques petites secondes et s'effritent des siècles de conflits. Ainsi du sommet historique, vendredi soir 12 février à Cuba, entre le pape catholique et le plus puissant des responsables orthodoxes, Kirill, patriarche de Moscou.
Dans un des salons de l'aéroport Jose Marti de La Havane, ils se sont chaleureusement salués et embrassés. François, les traits tirés après ses douze heures de vol depuis Rome, était visiblement ravi d'être là. Kirill, d'ordinaire le visage fermé, était, lui aussi, extrêmement souriant. «Finalement!» a lancé le pape François en s'approchant de Kirill qui, très bienveillant, lui a rétorqué «les choses seront plus faciles à présent…». Et le pape catholique d'observer, devant l'immense crucifix fixé derrière les deux fauteuils où ils devaient s'entretenir, «nous sommes tous des hommes. Il est très clair que cette rencontre est la volonté de Dieu». (*)
Je ne pouvais trouver mieux pour illustrer cette méditation.
(*) Le Figaro du 13/02/2016
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... e-pape.php
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Fête de saint Marc, évangéliste et apôtre
Fête de saint Marc, évangéliste
Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,5b-14.
Bien-aimés, vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.
Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. À lui la souveraineté pour les siècles. Amen.
Par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, je vous écris ces quelques mots pour vous exhorter, et pour attester que c’est vraiment dans la grâce de Dieu que vous tenez ferme.
La communauté qui est à Babylone, choisie comme vous par Dieu, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-20.
En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
Cy Aelf, Paris
De saint Marc, on sait peu de choses. Faites une recherche : vous ne trouverez pas grand chose ! Il est apparu pour mieux disparaître. Son Évangile ne fut reconnu que bien après celui des trois autres. Somme toute, il est apparu parmi les apôtres afin de mieux disparaître derrière eux. Le texte de son Évangile a été reconnu comme étant le plus ancien des quatre, mais il fut le dernier à la publication - et il est aussi le plus court, avec seulement seize chapitres. Mais cette concision, au contraire de repousser le lecteur, permet à celui-ci d'entrer dans le mystère de Jésus, de sa présence certaine mais voilée. Et c'est encore ce "voile"qui permet au lecteur de reconnaître, en Jésus, le Seigneur et le maître.
Proche de saint Pierre qui l'a adopté comme un fils, voici donc un converti de la première heure qui s'appelle Marc, mais qui pourrait être chacun ou chacune d'entre nous. Essayez et vous verrez, vous le sentirez: nombre de scènes dont Marc dresse à peine le décor, vous entraîneront à le représenter par vous-même; et plus les mots se feront brefs, mieux ils vous entraîneront à rentrer, comme sur la pointe des pieds, dans la scène que Marc a rapportée.
Du reste, le choix de la première lecture ne repose pas tant sur la seule citation de Pierre au sujet de "Marc, mon fils", mais sur l'humilité - ainsi que le dit Pierre dans sa lettre :
"Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu."
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Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,5b-14.
Bien-aimés, vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.
Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. À lui la souveraineté pour les siècles. Amen.
Par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, je vous écris ces quelques mots pour vous exhorter, et pour attester que c’est vraiment dans la grâce de Dieu que vous tenez ferme.
La communauté qui est à Babylone, choisie comme vous par Dieu, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-20.
En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
Cy Aelf, Paris
De saint Marc, on sait peu de choses. Faites une recherche : vous ne trouverez pas grand chose ! Il est apparu pour mieux disparaître. Son Évangile ne fut reconnu que bien après celui des trois autres. Somme toute, il est apparu parmi les apôtres afin de mieux disparaître derrière eux. Le texte de son Évangile a été reconnu comme étant le plus ancien des quatre, mais il fut le dernier à la publication - et il est aussi le plus court, avec seulement seize chapitres. Mais cette concision, au contraire de repousser le lecteur, permet à celui-ci d'entrer dans le mystère de Jésus, de sa présence certaine mais voilée. Et c'est encore ce "voile"qui permet au lecteur de reconnaître, en Jésus, le Seigneur et le maître.
Proche de saint Pierre qui l'a adopté comme un fils, voici donc un converti de la première heure qui s'appelle Marc, mais qui pourrait être chacun ou chacune d'entre nous. Essayez et vous verrez, vous le sentirez: nombre de scènes dont Marc dresse à peine le décor, vous entraîneront à le représenter par vous-même; et plus les mots se feront brefs, mieux ils vous entraîneront à rentrer, comme sur la pointe des pieds, dans la scène que Marc a rapportée.
Du reste, le choix de la première lecture ne repose pas tant sur la seule citation de Pierre au sujet de "Marc, mon fils", mais sur l'humilité - ainsi que le dit Pierre dans sa lettre :
"Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu."
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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