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Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : dim. 03 mai 2015, 7:13
par SergeA
sil20 a écrit : Selon plusieurs, Dieu, la Conscience, interprète tous les rôles. Mais il faut qu'un acteur s'oublie pour pouvoir interpréter magistralement le rôle du personnage qu'il incarne. :hypocrite:
Bon OK, soit ! Après tout pourquoi pas !
Et après ? C'est quoi l'étape suivante ?
Maintenant que vous vous souvenez de qui vous êtes, Dieu apparemment, y a-t-il quelque chose de changé ? Peut-on vous demander de faire des miracles ? Personnellement j'aurais bien une petite demande si je puis me permettre ...
A moins que nos rôles nous collent à la peau et que le fait de se souvenir de qui on est soit un handicap plus qu'un avantage pour accomplir nos devoirs ici-bas ...

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : dim. 03 mai 2015, 13:45
par sil20
SergeA a écrit :
Bon OK, soit ! Après tout pourquoi pas !
Et après ? C'est quoi l'étape suivante ?
Maintenant que vous vous souvenez de qui vous êtes, Dieu apparemment, y a-t-il quelque chose de changé ? Peut-on vous demander de faire des miracles ? Personnellement j'aurais bien une petite demande si je puis me permettre ..
Vu d'ici, le fait de reconnaître que Dieu est notre identité propre la plus profonde ne suffit pas à faire tomber tous les obstacles qui nous aliènent. La partie serait trop facile.

Ceci dit, avant de demander des miracles, je pense qu'on doit commencer par cultiver bienveillance, Amour, tranquillité, discernement, humilité.
"Sois tranquille et sache que Je suis Dieu "
Neale Donald Walsch, Amitié avec Dieu
Appelé "Le Mouvement pour les Droits de l'Ame", son but est de communiquer et d'appliquer la croyance que nous ne faisons qu'Un avec le tout, et que ce tout est Dieu, l’Univers, la Vie, l’Amour.

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : dim. 03 mai 2015, 13:53
par SergeA
sil20 a écrit : Vu d'ici, le fait de reconnaitre que Dieu est notre identité propre la plus profonde ne suffit pas à faire tomber tous les obstacles qui nous aliènent. La partie serait trop facile.

Ceci dit, avant de demander des miracles, je pense qu'on doit commencer par cultiver bienveillance, Amour, tranquillité, discernement, humilité.
"Sois tranquille et sache que Je suis Dieu "
:) ! Amen !

:coeur: :coeur: :coeur:

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : dim. 03 mai 2015, 17:04
par Mac
Bonjour sil20 :)
sil20 a écrit : le fait de reconnaitre que Dieu est notre identité propre la plus profonde
Voulez-vous dire que vous êtes Dieu?
"Sois tranquille et sache que Je suis Dieu "
Vous avez déjà ouvert un fil avec cet intitulé, vous n'avez pas oublié quand même?
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 18&t=34573

Fraternellement. :coeur:

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : dim. 03 mai 2015, 20:46
par Héraclius
Pour les chrétiens, Dieu crée des êtres qui lui sont extérieurs pour entretenir une relation d'Amour avec eux.

L'extériorité des individualités est fondamentale et doit être maintenue. Contrairement à une religion orientale dont le but est de fuir la souffrance du monde en brisant son ego, en prenant conscience de sa non-existence propre (l'exact opposé de la philosophie idéaliste grecque qui envisage les essences comme séparées) afin de se fondre dans le nirvana, le christianisme propose de vivre pour aimer, au sens fort, brûlant, ardent du terme. L'Amour chrétien est une passion libre, une intentionnalité qui, comme par "je" : "J'aime Dieu, j'aime mon prochain". C'est profondément incompatible avec une vision de type "grand tout" où le "je" est appelé à disparaître avec l'arrêt de la "production" de karma.

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : dim. 03 mai 2015, 23:01
par sil20
Héraclius a écrit :
L'extériorité des individualités est fondamentale et doit être maintenue.
Selon ce point de vue, comment expliquez-vous ce verset ? :
« Il faut que lui grandisse et que je décroisse. »
Jean 3, 30
Héraclius a écrit :
L'Amour chrétien est une passion libre, une intentionnalité qui comme par "je" : "J'aime Dieu, j'aime mon prochain". C'est profondément incompatible avec une vision de type "grand tout" où le "je" est appelé à disparaître avec l'arrêt de la "production" de karma.
Mon point de vue opte plutôt pour une compatibilité entre les traditions que vous mentionnez.
« Si tu sors complètement de toi-même, Dieu entrera tout entier. »
Jean Tauler, sermon

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : lun. 04 mai 2015, 0:24
par Héraclius
« Il faut que lui grandisse et que je décroisse. »
Comme une invitation à l'humilité, qui n'est pas le néant. C'est la kénose, l'anéantissement du Christ pour le salut du monde.

Vous remarquerez à quel point le Christianisme chérit la souffrance, au contraire des traditions orientales. Le Fils de l'Homme sauve le monde par et dans la souffrance.

Le problème, c'est que vous obstinez à vous saisir d'extraits avec l'intention d'y plaquer votre propre raisonnement, en lieu et place de contempler un système entier et cohérent. Je n'ai pas cité la philosophie grecque par hasard. Le Christianisme est profondément enraciné dans l'idéalisme hellénique, que ce soit à cause du judaïsme hellénistique de la Septante qui l'a précédé, de la terminologie qui a inspiré ses auteurs et enfin et surtout de l'enseignement de l'Eglise ancienne qui a été formulé, défendu et remis en cause dans le cadre de la pensée platonicienne, et plus tard aristotélicienne.


Enfin, rappelez-vous qu'à nos yeux aveuglés de catholiques, la parole de Dieu ne se suffit pas à elle-même. Elle n'est que le point culminant, la base de l'édifice de la Tradition, de l'enseignement vivant de l'Esprit Saint à travers les siècles. On peut tout faire dire à 72 livres, mais il n'y qu'une seule interprétation juste, et à nos yeux c'est celle dictée par l'Esprit Saint à l'Eglise, des apôtres à aujourd'hui. Nous ne professons en aucun cas l'aberration qu'est la Sola Scriptura, la porte ouverte à l'anarchie dogmatique. C'est l'Eglise elle-même, celle-là même qui menait ses affreux conciles avec le langage du platonisme, qui a défini le canon de l'écriture. Sinon on peut lire que Jésus n'est pas Dieu (Arianisme, unitarisme), que le Yavhé de l'AT est Satan (marcionime), qu'il y a deux Dieux et non un (manichéisme), que le salut s'obtient par la foi seule (protestantisme), que les élus sont prédestinés (calvinisme), etc... La liste est sans fin.


Dieu vous garde en Son étreinte d'Amour,



Héraclius -

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : mar. 05 mai 2015, 0:33
par sil20
À propos de « Il faut que lui grandisse et que je décroisse. »

Héraclius a écrit :
Comme une invitation à l'humilité, qui n'est pas le néant.
Vu d'ici, l'enseignement de Jésus est que l'individualité n'est pas anéantie, elle se déploie plutôt à l'infini.
L'humilité ne détruit pas, il fait croitre. Alors, pourquoi craindre d'abandonner cette identification à l'ego ?


Héraclius a écrit :
Le Christianisme est profondément enraciné dans l'idéalisme hellénique ...
N'aurait-il pas fallu écrire plutôt "Le catholicisme romain est profondément enraciné dans l'idéalisme hellénique... " ?

En effet, la plupart de ceux qui portent l'étiquette "chrétien" de nos jours porteraient mieux l'étiquette "conciliens" (néologisme faisant référence aux conciles humains qui ont désorienté l'Église catholique et les autres dénominations dont les schismes sont survenus après des conciles ayant marqué leur crédo.

Paix

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : mar. 05 mai 2015, 0:44
par Héraclius
... c'est à dire 99 pourcents des chrétiens d'aujourd'hui ? :siffle:


Vous n'avez pas idée de la grandeur et de la beauté de la pensée des conciles -déjà présentes dans l'Écriture, voir les Actes des apôtres - qui, accessoirement, ont validés et canonisés le Nouveau Testament sur lequel vous vous reposez. C'est l'Esprit qui parle à travers eux, comme il l'a fait par la plume des écrivains sacrés de la Bible.

L'Esprit parlerait en eux pour l'écriture mais pas pour les autres dogmes qui ne vous arrangent pas ? :roule:

L'écriture elle-même est pleine d’hellénisme, du Logos du Prologue de Saint Jean à l'utilisation de la Septante dans l'usage des citations de l'Ancien Testament.

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : mar. 05 mai 2015, 8:04
par PaxetBonum
sil20 a écrit : L'humilité ne détruit pas, il fait croitre. Alors, pourquoi craindre d'abandonner cette identification à l'ego ?
L'humilité n'a pas pour but de détruire, ce n'est pas de l'humiliation.
Mais je ne vois pas en quoi l'humilité ferait croître à vos yeux ?

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : mar. 05 mai 2015, 9:12
par Kerniou
Vous avez raison, Paxetbonum, l'humiliation est imposée par autrui, donc subie. Alors que l'humilité, la modestie sont choisies par l'individu.

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : mar. 05 mai 2015, 12:58
par sil20
Héraclius mentionnait le néant dans son dernier message du 3 mai en référence à la déclaration
« Il faut que lui grandisse et que je décroisse. »
Jean 3, 30
Or, il parait que la dissolution de l'ego ne signifie pas la "néantisation", mais au contraire, une ouverture de la conscience à l'infini.

N'est-ce pas d'ailleurs ce que signifie cette autre déclaration ? :
Celui qui s’unit au Seigneur est un seul esprit avec Lui »
1, Corinthiens, 6, 17
Peut-on parler de néant ici ?

Paix

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : mar. 05 mai 2015, 13:58
par Héraclius
Je suis bien d'accord avec vous, mais nous restons en désaccord sur la nature de l'union à Dieu. :>

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : lun. 18 mai 2015, 1:12
par sil20
Bonjour SergeA

Puisque vous venez de me communiquer que vous appréciez beaucoup Eckhart Tolle, puis-je vous demander de me livrer votre compréhension de ce qu'il déclare ici entre 1:09 et 1:53 ?

https://www.youtube.com/watch?v=B5cuYpN5eWk
écouter entre 1:09 et 1:53 (au moins)

:fleur:

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?

Publié : lun. 18 mai 2015, 6:44
par SergeA
Bonjour Sil20.

Une de vos qualités ne serait elle pas la ténacité ? ;)

Avant de vous répondre, je vais partir sur une comparaison qui à mon avis a du sens par rapport à votre questionnement.
Vous savez que l'univers est composé d'atomes (et en allant plus loin de tout un tas de particules plus ou moins exotiques, mais comme il faut bien se placer sur un plan d'observation, je choisis celui de la matière, mais cette démonstration fonctionne quel que soit le plan) et que parmi ces atomes, il y en a un particulier qui est l’hydrogène. En plus ça tombe bien, il semble reconnu aujourd'hui que c'est un atome "primordial", à l'origine de tous les autres atomes et qu'il est présent partout dans l'univers.
Donc notre atome, il est formé en gros de trois particules, dont un électron.
Jusqu'à il n'y a pas très longtemps, on croyait que cet électron était de la matière, puis on a compris que cet électron était à la fois matière et énergie.
Puis quand on a essayé de l'observer, on a compris qu'il était plutôt énergie et qu'il devenait "matière" (donc physiquement présent) uniquement lorsqu'on l'observait.
Ensuite, on a observé qu'en vérité, l’électron n’était pas vraiment une particule un peu comme une petite boule d'énergie mais plutôt un nuage dans lequel on pouvait probablement le trouver, ou plutôt trouver son expression (son image) à l'instant T, moment de l'observation.

Puis la physique quantique nous a amené à considérer qu'en réalité, les électrons - tous les électrons de la matière connue - n'étaient en vérité que des expressions d'un seul champ électronique universel, un peu comme le sommet des vagues qui ne sont en fait qu'une seule mer. Quand on regarde une vague, on voit la vague, sa forme, son écume, mais à l'instant d'après, elle semble avoir bougé, mais sa matière en fait n'a pas bougé, c'est juste l'expression de la vague qui a bougé.

Donc revenons à notre électron ou à notre atome d'hydrogène.

Si on part du principe qu'il n'y a dans le cosmos qu'un seul champ électronique de la même manière qu'il n'y a qu'un seul champ protonique et neutronique, peut-on dire (en simplifiant, en ne considérant pas tous les autres concepts liés aux autres types de particules) que tout l'univers est contenu dans un seul atome d'hydrogène ? Dans un certain sens oui, car si il n'y a que des champs uniques et que ces champs sont tous présents dans l'atome d'hydrogène alors pourquoi pas ?
Mais de la même manière : toute la mer est-elle présente dans une seule vague ? La c'est plus facile. On voit mieux que la vague n'est pas la mer, mais une expression de la mer, une image en quelque sorte.

Revenons à notre ami Eckart Tolle.
Je connais bien le passage que vous citez en référence. Dans ce passage, ET (Eckart Tolle) fait quand même un raccourci. Je voudrais quand même préciser que ce raccourci est un détail de l'histoire et que l’œuvre d'ET ne se résume pas à cela, mais plutôt dans la définition de ce que nous sommes, soit une conscience pure, qui est la vie, qui habite un être, qui se forme dans le ventre de sa mère, et qui naît pur, et qui s'habille à l'aide de ses sens, d'un mental et d'un ego qui finissent par occulter ce qu'il est vraiment.
L'humain qui a grandi, peut retrouver le calme et la sérénité dans le silence, dans l'instant présent. C'est vrai tout cela. Mais lorsque ET dit que cette vie c'est Dieu, c'est comme je le dis, un raccourci.

C'est malgré tout un peu vrai car dans cette expression de la vie (qui est Dieu), tous les "ingrédients" de Dieu sont exprimés, mais ils ne sont que des images, pas Dieu Lui-Même en entier.

D’ailleurs, il est bien dit que Dieu nous a créés à son image...
Pour moi, nous ne sommes pas Dieu, mais seulement une de Ses multiples expressions, des électrons (qui n'existent pas) dans un grand champ électronique.