On s'est mal compris... Ce que je trouve dégueulasse, ce n'est pas votre position, mais votre avant dernier poste qui pourrait se résumer comme suit : "Gna gna gna, vous voyez maintenant qui avait raison? C'était pas vous". Dans une situation si pénible d'oser encore revenir avec ce genre de réaction, alors qu'il s'agit d'un drame extrêmement grave... Mais bon si la seule autocritique que vous êtes capable de faire est : "celui qui le dit, celui qui l'est", que pouvons-nous y faire?Ungarsduweb a écrit :...
Pour et contre l'avortement : à l'étranger
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Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Moi par contre j'aurais aimé entendre vos réactions sur l'avis de l'épiscopat français ! Sans arrière pensée, juste votre analyse de cette affreuse histoire... Eriluc a eu raison de recadrer le sujet sur son abomination.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Pour ma part, j'observe. La réponse de Mgr Vight-trois me semblait très équilibrée et celle de Mgr Fisichella toute autant. Pour ma part, j'ai aussi trouvé très dure de voir un malheur de plus tomber sur cette fille. Mais moi, je vois dans l'excommunication un avertissement, et un avertissement miséricordieux, qui rappelle les cadres limites établis. Si l'on réussis à élargir ces frontières, tant mieux! Je ne peu que m'en réjouir! Si l'on arrive à annoncer mieux en choquant moins, tant mieux! Cette excommunication me semblait très dure, mais des fois, dans nos sociétés, il arrive que nous élargissions tellement, que ça n'ait plus rien à voir avec la recherche authentique de la vérité. Si un ensemble d'évêque, habituellement orthodoxes dans leur doctrine affirme qu'une voie mitoyenne entre la dénonciation et la punition soit possible, alors tant mieux! Mais entre les réactions des évêques évoqués ci-haut et la réaction primaire contre l'évêque de Récife que j'ai lu ici et là, me semble qu'il y a une nuance monumentale qui a été négligée. De plus, je n'ai jamais eu recours au droit canon pour soutenir l'excommunication, j'ai fait un parallèle entre la vie du chrétien et celle du christ. Mais il me semble que j'ai mis la barre trop haute. Mais je peut dire en mon âme et conscience que je ne soutenait pas une position mortifère, mais voyais plutôt une rupture entre ce qui me semble être l'idéal chrétien et ce qui s'est produit dans cette histoire horrible. Mais là, c'est vrai que j'ai probablement à travailler cela. Je suis du genre à mettre les barres très hautes. J'ai, oui, je l'admet, une tendance à une certaine intransigeance que j'aurais sans doute dû mettre plus en réserve dans un cas si délicat. D'habitude, dans ce genre de controverse, je m'amuse à envoyer un courriel à tous mes contacts pour susciter des réactions. Mais dans ce cas ci, je n'en ai pas été capable tant l'ampleur de l'horreur me laissait gêné. Je n'aurais jamais suscité moi-même ce débat. Mais comme il était déjà enclenché, je me suis permis.
David
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Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Je publie ici la lettre de Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la Vie et proche collaborateur de Benoît XVI, parue dans le quotidien du Vatican. Elle constitue, à mon sens, la réponse officielle du Vatican dans cette triste affaire.
C'est un texte plein de douceur et de charité, à l'image de ce qu'est l'Eglise.
C'est un texte plein de douceur et de charité, à l'image de ce qu'est l'Eglise.
Du côté de l'enfant brésilienne
Rino Fisichella
Archevêque, président de l'Académie Pontificale pour la Vie
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Il arrive que le débat sur certaines questions se fasse serré, et que les différentes perspectives ne permettent pas toujours de voir à quel point l'enjeu est vraiment grand. C'est le moment où l'on doit regarder à l'essentiel et, pour un instant, laisser de côté ce qui ne touche pas directement au problème.
Le cas, dans sa dramaticité, est simple. C'est un enfant de seulement neuf ans - nous l'appellerons Carmen - que nous devons regarder droit dans les yeux, sans détourner même un instant le regard , pour lui faire comprendre combien nous l'aimons. Carmen, à Recife, Brésil, violée de façon répétée par son jeune beau-père, se retrouve enceinte de deux jumeaux et n'aura plus une vie facile. La blessure est profonde parce que la violence entièrement gratuite l'a détruite en profondeur, et lui permettra difficilement à l'avenir de regarder les autres avec amour.
Carmen représente une histoire de violence quotidienne et a fait les unes des journaux uniquement parce que l'archevêque d'Olinda et de Recife s'est hâté de déclarer l'excommunication pour les médecins qui l'ont aidée à interrompre la grossesse. (ndt: est-ce la seule raison?)
Une histoire de violence qui, malheureusement, serait passé inaperçue, tellement on s'est habituée à subir chaque jour des faits d'une gravité sans égal, s'il n'y avait eu la rumeur et les réactions suscitées par l'intervention de l'évêque. La violence sur une femme, déjà grave en elle, revêt un relief encore plus déplorable lorsque c'est un enfant qui la subit, avec pour l'aggraver la pauvreté et de la dégradation sociale dans laquelle elle vit.
Il n'y a pas de mot pour condamner de tels épisodes, et les sentiments qui en dérivent sont souvent un mélange de rage et de rancune qui ne s'apaise que quand la justice est réellement rendue, et quand la peine infligée au délinquant impliqué est appliquée.
Carmen devait être avant tout défendue, embrassée, caressée avec douceur pour lui faire sentir que nous étions tous avec elle ; tous, sans aucune distinction.
Avant de penser à l'excommunication il était nécessaire et urgent de sauvegarder sa vie innocente et de la ramener à un niveau d'humanité dont nous, hommes d'Église, devrions être experts et maîtres de l'annonce. Cela n'a malheureusement pas été le cas, et la crédibilité de notre enseignement s'en ressent, qui apparaît aux yeux de beaucoup comme insensible, incompréhensible et privé de miséricorde.
C'est vrai, Carmen portait en elle d'autres vies innocentes comme la sienne, même si elles étaient fruit de la violence, et qui ont été supprimées ; cela, toutefois, ne suffit pas pour porter un jugement tranchant comme une hache. Dans le cas de Carmen, la vie et la mort se sont heurtées. À cause de son très jeune âge et de conditions de santé précaires, sa vie était mise en sérieux danger par la grossesse en cours.
Comment agir dans ce cas ? Décision ardue pour les médecins, et pour la loi morale elle-même. Des choix comme celui-ci, même dans une "casuistique" différente, se répètent quotidiennement dans les salles de réanimation et la conscience du médecin se retrouve seule avec elle-même dans l’acte de devoir décider ce qu'il convient de faire.
Personne, de toute façon, n'arrive à une décision de ce genre avec désinvolture ; il est injuste et offensant de seulement le penser. Le respect dû au caractère professionnel du médecin est une règle qui doit impliquer chacun, et ne peut pas permettre d'arriver à un jugement négatif sans avoir auparavant considéré le conflit qui s'est créé au fond de lui. Le médecin porte avec lui son histoire et son expérience ; un choix comme celui de devoir sauver une vie, tout en sachant qu'on en met une deuxième à grand risque, n'a jamais été vécu avec facilité. Certes, certains s'habituent aux situations au point de ne plus éprouver d'émotion ; dans ces cas, le choix d'être médecin est réduit au seul métier vécu sans enthousiasme et subi passivement.
Carmen a proposé un cas moral parmi des plus délicats ; le traiter de façon expéditive ne rendrait justice ni à sa fragile personne ni à ceux qui sont impliqués à différents titres dans l'événement. Comme chaque cas individuel et concret, de toute façon, il mérite d'être analysé dans sa particularité, sans généralisation.
La morale catholique a des principes qu'on ne peut négliger, même si on le voulait. La défense de la vie humaine depuis sa conception en fait partie, et se justifie par la sacralité de l'existence. Chaque être humain, en effet, depuis le premier instant porte imprimée en lui l'image du Créateur, et pour cela nous sommes convaincus que la dignité et les droits de chaque personne doivent lui être reconnus, et premier parmi tous celui de son intangibilité et de son inviolabilité.
L'avortement provoqué a été toujours condamné par la loi morale comme un acte intrinsèquement mauvais et cet enseignement demeure inchangé depuis les premiers jours de l'Église. Le concile Vatican II, dans Gaudium et spes - document de grande ouverture et perspicacité en référence au monde contemporain - emploie de manière inattendue des mots sans équivoque et très durs contre l’avortement direct. Même la collaboration formelle constitue une faute grave qui, lorsqu'elle est réalisée, met automatiquement hors de la communauté chrétienne. Techniquement, le Code de droit canonique emploie l’expression latae sententiae pour indiquer que l'excommunication se réalise dans l'instant même où le fait se produit.
Retenons qu'il n'y avait nul besoin de tant d'urgence et de publicité pour déclarer un fait qui se réalise de manière automatique.
Ce dont on ressent le plus grand besoin en cet instant, c'est d'un témoignage de proximité avec ceux qui souffrent, un acte de miséricorde qui, tout en maintenant fermement le principe, est capable de regarder au-delà de la sphère juridique pour rejoindre ce que le droit lui- même prévoit comme but de l'existence : le bien et le salut de ceux qui croient en l'amour du Père et de ceux qui accueillent l'évangile du Christ comme les enfants que Jésus appelait auprès de lui et prenait dans ses bras en disant que le règne des cieux appartient à ceux qui sont comme eux.
Carmen, nous sommes avec toi. Nous partageons avec toi la souffrance que tu as éprouvé, nous voudrions tout faire pour te rendre la dignité dont tu as été privée et l'amour dont tu auras encore plus besoin. Ce sont d'autres qui méritent l'excommunication, et notre pardon, pas ceux qui t'ont permis de vivre et t'aideront à retrouver l'espoir et la confiance. Malgré la présence du mal et la méchanceté de beaucoup.
©L'Osservatore Romano - 15 Mars 2009
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Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Eriluc a écrit:
Touriste a écrit:Je vous propose de prendre 5 mn dans votre temps de prière personnelle pour demander à notre Seigneur un surcroit de grâces pour l'aide spirituelle de cette fillette et de ses proches.
Moi aussi. Et pour tous les autres enfants et jeunes adolescentes dans une situation pareille. En cherchant j’ai trouvé que un bon nombre de grossesses dans ce pays sont produit d’un viol et ça souvent accompli sur les filles très jeunes voir encore des fillettes. C’est horrible!Eriluc
Je prends volontier les cinq minutes demandées
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Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Cher Yves,Yves54 a écrit :Les évêques français sont les rois de la couardise en général. Donc il n'y a rien à dire dans leur réaction si ce n'est que ça ne m'a pas étonné. Surtout la réaction de Mgr Grallet, il fût égal à lui-même, pauvre peuple strasbourgeois...
En effet Mgr Vingt-Trois a été infiniment plus sage et raisonnable. Je pense que Mgr Vingt-Trois est un bon pasteur pour les parisiens, du moins c'est l'idée que j'en ai. Je ne suis pas spécialiste de ce genre de critique.
Votre enthousiasme à défendre l'Église est louable, mais je vous conseille fraternellement la prochaine fois où vous serez tenté d'émettre ce genre de commentaire de méditer au préalable cette sentence :
"C’est pourquoi l’Église enseigne que les évêques, en vertu de l’institution divine, succèdent aux apôtres, comme pasteurs de l’Église, en sorte que, qui les écoute, écoute le Christ, qui les rejette, rejette le Christ et celui qui a envoyé le Christ " (Lumen Gentium 20).
Ensuite en toute conscience écrivez in libertatem gloriœ filiorum Dei.
Très cordialement
Eric
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Re: L'avortement
Ces dures sentences sont rarement appliquées (c'est du moins l'impression que j'ai). Et quand elles le sont, c'est pour des histoires d'horreur incroyables (de triste mémoire le "sympatique" M. Côté, au Québec, par exemple, qui est en appel de sa sentence de 14 ans).Petit Matthieu a écrit : Là par contre je ne vous suis pas, le viol est souvent puni d'une peine allant de 5 à 15 ans de prison, et l'inceste est très durement réprimé.
Le préservatif, c'est une autre histoire!Le préservatif n'est pas alors LA solution ?
Et il aura fallu à Léopold et à Anna-Maria sept essais pour produire Amadeus...Ca me fait penser à Beethoven, sa mère avait la tuberculose, son père la syphilis.
AnneT a écrit : Et, si on en est capable, pour le sympatique beau-papa.
Attention à ce genre d'humour Anne T, vous aller recevoir les foudres de Serge BS :>
Ne vous inquitez pas pour moi: j'ai déjà reçu mon "p'tit éclair" de SBS, et je ne m'en porte pas plus mal!
D'aillleurs, nous réglons nos affaires à l'interne au besoin!
C'est terriblement troublant, en effet...En redevenant sérieux, je viens de voir quelques images d'avortement, et les techniques employées.....uff, un gros choc, c'est vraiment terrible à voir... Le problème est peut-être là aussi, derrière ce mot avortement, notre société reste sur le mot, les images sont occultées. Etrange pour une société de l'image, non ?? Voir ces photographies m'a vraiment remué....
Ce n'est pas pour rien qu'on cache ces images...
J'ai un problème avec le fameux: "disposons de notre corps! Nous avons des droits!"Et une autre question pour connaître vos avis, quelle est votre position sur le droit à l'avortement ? Le droit d'avorter doit disparaître ou vous vous opposez à sa réalisation et non au droit de la femme à disposer de son corps ?
Mais qu'en est-il des devoirs?
Une femme peut disposer de son corps, mais peut-elle vraiment disposer de la vie qui réside en elle?
Pourquoi le droit de la femme à disposer du corps de l'enfant dans son corps ne pourrait-il s'étendre à la disposition de l'enfant une fois hors de son corps? Tant qu'à y être...
J'ai aussi un problème avec la notion de droit qui n'est pas assortie de responsabilités.
Une femme peut disposer de son corps et il est de sa responsabilité de respecter ce corps et le fait qu'il puisse être porteur de vie.
Et qu'en est-il de la responsabilité de l'homme? Ne doit-il pas respecter aussi le fait que le corps d'une femme n'est pas seulement un objet de plaisir mis à sa disposition, mais aussi une personne qui peut devenir mère, porter son enfant et que des devoirs sont assortis à ses actes?
C'est une question fort complexe, mais à la base il me semble qu'il y a ce laisser-aller, cette recherche de plaisir et de satisfaction à tout prix et au
Pour ce qui est des cas "extrêmes" comme ceux dont on parle ici, ils sont encore plus difficile à "juger"...
J'essaie, tout comme vous, de me faire une opinion qui soit respectueuse des personnes... C'est pas facile.
Je me demande ce qu'aurait fait ou dit Jésus, s'il avait été confronté à cette situation...
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Voilà qui mettra , peut-être ,du baume au coeur de certains :
Ma conclusion: ne pas porter de jugements hâtifs.
lettre signée par le vicaire général, le chancelier, l'avocat de l'archidiocèse, le recteur du séminaire et le curé de Alagoinha.CLARIFICATIONS DE L'ARCHIDIOCÈSE D’OLINDA ET RECIFE
SUR L'ARTICLE PUBLIÉ DANS
L’OSSERVATORE ROMANO INTITULÉ
« DALLA PART DELLA BAMBINA BRASILIANA »
Concernant l'article intitulé « Dalla part della bambina brasiliana » (« De la part de la petite Brésilienne ») publié dans L'OSSERVATORE ROMANO le 15 mars, nous, soussignés. déclarons ce qui suit:
1. Le viol n’a pas eu lieu à Recife comme le dit l'article, mais dans la ville d'Alagoinha (Diocèse de Pesqueira). L'avortement, lui, a été pratiqué à Recife.
2. Nous tous, à commencer par le curé d'Alagoinha (soussigné), nous avons traité la jeune fille enceinte et sa famille avec toute la charité et toute la tendresse voulues. Le Curé, en appliquant sa sollicitude pastorale en apprenant la nouvelle dans sa résidence, s'est immédiatement rendu à la maison de la famille, où il a rencontré l'enfant pour lui prêter aide et accompagnement dans la grave et difficile situation où celle-ci se trouvait. C’est cette attitude qui a été suivie pendant les jours, d’Alagoinha à Recife où s’est produit le triste évènement de l'avortement de deux innocents. Il est donc évident, sans équivoque aucune, que personne n'a pensé en premier lieu à une « excommunication ». Nous avons utilisé tous les moyens à notre disposition pour éviter l'avortement et sauver ainsi les TROIS vies. Le Curé a accompagné personnellement le Conseil des enfants de la ville dans toutes les initiatives qui visaient le bien de la jeune fille et de ses deux enfants. À l'hôpital, lors des visites quotidiennes, il a eu une attitude d'affection et d’attention qui a montré, tant à la jeune fille qu’à sa mère, qu’elles n'étaient pas seules. mais que l'Église, représentée par le Curé local, leur garantissait l'assistance nécessaire et la certitude que tout soit fait pour le bien de la jeune fille et pour sauver ses deux enfants.
3. Après le transfert de la jeune fille dans un hôpital de la ville de Recife, nous avons essayé d'utiliser tous les moyens légaux pour éviter l'avortement. L'Église s’est constamment impliquée à l'hôpital. Le Curé de la jeune fille a fait des visites quotidiennes à l'hôpital, situé à 230 km de Recife, sans compter ses efforts pour que la jeune fille et sa mère sentent la présence de Jésus, le Bon Pasteur, qui va à la rencontre de ses brebis qui ont le plus besoin d'aide. Ainsi le cas a été traité avec toute l’attention voulue de la part de l'Église, et non « hâtivement » comme le dit l'article.
4. Nous sommes en désaccord avec l'affirmation dont « la décision est ardue… au regarde de la loi morale elle-même ». Notre Sainte Église continue à proclamer que la loi morale est on ne peut plus claire : il n'est jamais licite de supprimer la vie d'un innocent pour sauver une autre vie. Les faits objectifs sont ceux-ci : certains médecins déclarent explicitement qu’ils pratiquent et continueront à pratiquer l'avortement , et d’autres déclarent avec la même fermeté que jamais ils ne pratiqueront d'avortement. Voici la déclaration écrite et signée par un médecin catholique brésilien : « (...) En tant qu’ obstétricien ayant exercé 50 ans, formé à la Faculté Nationale de Médecine de l'Université du Brésil, et ex responsable de la Maternité de l'Hôpital d'Andarai, où j’ai travaillé 35 ans jusqu'à ma retraite, avant de me consacrer au Diaconat, et ayant réalisé 4 524 (quatre mille cinq cents vingt-quatre) accouchements, souvent de mineures, je n'ai jamais eu besoin de recourir à l'avortement pour « sauver des vies », et c’est également le cas de tous mes collègues intègres et honnêtes dans leur profession et fidèles à leur serment d’Hippocrate. (...) ».
5. Il est faux d'affirmer que le fait n’a été divulgué dans la presse que parce que l'Archevêque d'Olinda et de Recife s'est dépêché de prononcer l'excommunication. Il suffit de constater que le cas a été rendu public à Alagoinha le mercredi 25 février. L’Archevêque s'est exprimé dans la presse le 3 mars et l'avortement a eu lieu le 4 mars. Il serait excessif d'imaginer que la presse brésilienne, devant un fait d’une telle gravité, ait gardé le silence pendant cet intervalle de six jours. Ainsi, la nouvelle concernant la jeune fille (« Carmen ») enceinte était déjà dans les journaux avant l'avortement. Ce n’est qu’ensuite, interrogé par les journalistes le mardi 3 mars, que l’Archevêque a mentionné le canon 1398. Nous sommes convaincus que la divulgation de cette sanction ‘thérapeutique’ (l'excommunication) sera bénéfique pour beaucoup de catholiques, en les amenant à éviter ce très grave péché. Le silence de l'Église serait très dommageable, surtout lorsque l’on considère qu’il y a cinquante millions d'avortements chaque année dans le monde, et que rien qu’au Brésil un million de vies innocentes sont fauchées. Un silence pourrait être interprété comme de la connivence ou de la complicité. Si un médecin a un « cas de conscience » il doit – avant de pratiquer un avortement (ce qui nous semble extrêmement improbable), s’il est catholique et qu’il désire observer la loi de Dieu – consulter un guide spirituel.
6. En d'autres termes, l'article est un affront direct contre la défense énergique de la vie des trois enfants de la part de [l’Archevêque] Dom José Cardoso Sobrinho, et démontre l’absence des fondement et des informations nécessaires pour parler du sujet, vu la totale ignorance des détails. [AJOUTÉ DANS LA VERSION ANGLAISE : Ce texte peut être interprété comme une apologie de l’avortement, en violation du Magistère de l’Église. Les médecins avorteurs n’étaient pas dans le dilemme moral que mentionne le texte ; au contraire, ils ont réalisé l’avortement en connaissance de cause et conformément à ce qu’ils croient et enseignent. ] L'hôpital qui a réalisé l'avortement de la jeune fille est l’un de ceux qui réalisent cette procédure dans notre État sous couvert de « légalité ». Les médecins qui ont participé à l'avortement des jumeaux ont déclaré et continuent à déclarer dans les médias brésiliens qu’ils ont fait ce qu’ils étaient déjà habitués à faire « avec beaucoup de fierté». L’un d'eux a même déclaré : « Alors j'ai déjà été excommunié plusieurs fois ».
7. L'auteur s'est arrogé le droit de parler d’un sujet qu’il ne connaît pas, et ce qui est pire, sans prendre la peine de parler d’abord de manière fraternelle et évangélique avec l’Archevêque. Par cette attitude imprudente, il cause une grande confusion parmi les fidèles catholiques du Brésil. Au lieu de consulter son frère, il a préféré croire notre presse, qui est bien souvent anticléricale.
Recife-PE, le 16 mars 2009
Pére Cícero Ferreira de Paula ChancelierArchidiocèse d'Olinda et Recife
Mgr Edvaldo Bezerra da Silva Vicaire Général Archidiocèse d'Olinda et Recife
Père Moises Ferreira de Lima Recteur du Séminaire archidiocésain
Maître Marcio Miranda Avocat de l'Archidiocèse d'Olinda et Recife
Père Edson RodriguesCuré d'Alagoinha-PE Diocèse de Pesqueira
Ma conclusion: ne pas porter de jugements hâtifs.
« Dieu est libre de tout sauf de son amour. »Mgr Gay
Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Merci Marie-G de nous transmettre cette lettre.
David
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Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Merci pour cette lettre... je suis toujours resté du même avis : ne pas porter de jugement hâtif, surtout sur la personne d'un évêque. Et grand bien m'en a pris quand j'ai pris connaissance de la lettre de cette lettre du curé d'Alagoinha : http://www.diocese-frejus-toulon.com/La ... a-Vie.html relayé entre autre par Mgr Rey.
Site : http://www.pneumatis.net/
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Après réflexion, je tiens à demander pardon à ceux que j'ai pu choquer sur le cas de cette jeune fille. Après recul, je reconnais avoir gravement manqué de jugement et de sensibilité. Les cas extrême sont certainement l'épreuve du courage du côté des victimes, mais aussi l'épreuve de la compassion et de la bienveillance pour les autres...
Merci.
David
Merci.
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Très juste.Christophe a écrit :C'est oublier que la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) n'a aucune autorité pour lever l'excommunication latae sententiae déclarée par l'Ordinaire du lieu (l'archevêque de Recife). Les Conférences épiscopales n'ont aucune autorité hiérarchique sur les Évêques, qui sont les seuls pasteurs des Églises locales.Touriste a écrit :Brésil : l'excommunication annulée
Code de Droit canonique a écrit :Can. 1356 - § 1. Peuvent remettre une peine ferendae sententiae ou latae sententiae prévue par un précepte qui n'a pas été porté par le Siège Apostolique: 1 l'Ordinaire du lieu où se trouve le délinquant; 2 l'Ordinaire qui a engagé l'action judiciaire en vue d'infliger ou de déclarer la peine, ou bien qui, par décret, a infligé ou déclaré cette peine par lui-même ou par un autre, si la peine a été infligée ou déclarée.
§ 2. Avant de remettre une peine, il faut consulter l'auteur du précepte, à moins que des circonstances extraordinaires ne rendent cette consultation impossible.
Une crainte grave, relative ou non, en une matière intrinsèquement grave ou préjudiciable aux âmes empêche que tombe une peine latae sententiae ; n'empêche pas que tombe une peine ferendae sententiae suite à un précepte particulier (lequel de soi vaut monition) ...Sapin a écrit :En fait, comme il a été démontré que la mère a été forcée de signer, elle a agit contre sa volonté, la peine latae sententiae ne s'applique donc pas pour elle, ce qui la rend nulle.
Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Mon cher Popeye,popeye a écrit :Une crainte grave, relative ou non, en une matière intrinsèquement grave ou préjudiciable aux âmes empêche que tombe une peine latae sententiae ; n'empêche pas que tombe une peine ferendae sententiae suite à un précepte particulier (lequel de soi vaut monition) ...
En voulant venir à la rescousse de votre ami, (dont on va taire ici le nom pour les besoins de la cause) je constate que les échanges avec lui par MP n'ont pas été très fructueuse car vous oubliez certaines sections du droit et de prendre les mots au sens commun, vous devriez ici vous infliger les verges surtout lorsque vous oubliez l'essentiel, cher ami, et le plus important, car il faut bien discerner:
Code de droit canonique, article 1324, paragraphe 1, alinéa 5, tiret 2B2c a écrit :mais la peine prévue par la loi ou le précepte doit être tempérée, ou encore une pénitence doit lui être substituée, si le délit a été accompli: par qui a agi forcé par une crainte grave,
Et voilà!
Code de droit canonique, paragraphe 3 a écrit :Et le paragraphe 3 d'affirmer clairement que, dans les circonstances dont il s'agit au paragraphe 1, «le coupable n'est pas frappé par une peine latae sententiae».
et voilà!
...Et avec mes respect, Monsieur.
In Xto
Père Guy
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
Re: Avortement d'une fillette de 9 ans au Brésil
Cher ami.Sapin a écrit :vous devriez ici vous infliger les verges surtout lorsque vous oubliez l'essentiel, cher ami, et le plus important, car il faut bien discerner:
Mon coeur saigne, croyez le, à la pensée de vous donner la fessée. Mais hélas, il le faut bien.
Et oui, et voilà. Puisque vous avez, cher ami, la berlue, mettez vos lunettes avant de me relire :Sapin a écrit :Et voilà!Code de droit canonique, article 1324, paragraphe 1, alinéa 5, tiret 2B2c a écrit :mais la peine prévue par la loi ou le précepte doit être tempérée, ou encore une pénitence doit lui être substituée, si le délit a été accompli: par qui a agi forcé par une crainte grave,
et voilà!Code de droit canonique, paragraphe 3 a écrit :Et le paragraphe 3 d'affirmer clairement que, dans les circonstances dont il s'agit au paragraphe 1, «le coupable n'est pas frappé par une peine latae sententiae».
En d'autres termes, l'exact résumé des canons 1324 §1 5° et 1324 §3.Popeye a écrit :Une crainte grave, relative ou non, en une matière intrinsèquement grave ou préjudiciable aux âmes empêche que tombe une peine latae sententiae
Ceci, dit, parce que le droit ne se limite pas au canon 1324, j'avais encore écrit :
Car voyez-vous, cher et brillant ami, si le canon 1324 §1 5° et §3 interdit que l'excommunication puisse frapper latae sententiae qui a agit poussé par une crainte grave - ce qui d'ailleurs suppose qu'il n'ait pas aussi agit pour un motif moins avouable, tel qu'une idéologie pro-choice, circonstance qui reste à l'appréciation de l'Ordinaire de lieu ... ; de plus, la violation externe étant posée, l'imputabilité est présumée (can. 1321 §3) -, reste qu'à défaut que la peine latae sententiae s'applique, l'Ordinaire peut infliger une peine d'excommunication ferendae sententiae pour autant seulement qu'il ait adressé un précepte particulier avec menace de sanction, ce alors même que l'administré soit en une crainte grave, les Ordinaires ayant le pouvoir, par les préceptes qu'ils portent, de durcir la loi (canon 1327) ; un tel précepte, quoi que ferendae, valant monition, conformément à la doctrine de la Commission d'interprétation du Code de 1917, 14 juillet 1922. Certes, me direz-vous, il est impossible d'exciper du canon 1327 là où les canons 1323 à 1326 sont en jeu. Certes. Mais précisément, cher grrrand ami, le canon 1326 §1 2° permet de punir d'une peine plus lourde que celle prévue par la loi la personne ayant abusé de son autorité ou de sa charge pour accomplir un délit, ce qui correspond bien à la situation de l'équipe médicale. Si donc ne tombe pas la peine d'excommunication latae sententiae aux termes du canon 1324 §1 5° , de sorte qu'il n'y a pas d'excommunication puisqu'il n'y a pas de peine latae sententiae a déclarer (canon 1324 §3), reste qu'il peut y avoir une peine d'excommunication ferendae sententiae sur le fondement du canon 1326 §1 2°, pour autant seulement que le précepte particulier ait été porté.Popeye a écrit :; n'empêche pas que tombe une peine ferendae sententiae suite à un précepte particulier (lequel de soi vaut monition) ...
Et paf.
Si c'est l'ami auquel je pense, le caractère infructueux de la discussion vient du seul fait qu'il qu'il a reporté sine die la discussion - motif pris qu'il avait le tournis ... - discussion qui, en l'état, n'a pas encore commencé. Quand donc il sera près à engager la discussion, nous débattrons. Pour le reste, savoir l'oubli du droit, on vient de voir où cette privation se trouve.Sapin a écrit :En voulant venir à la rescousse de votre ami, (dont on va taire ici le nom pour les besoins de la cause) je constate que les échanges avec lui par MP n'ont pas été très fructueuse car vous oubliez certaines sections du droit et de prendre les mots au sens commun,
Et paf. (Mais où est passé le smiley lanceur de tomates ?)
Serviteur.
Re: Lutte contre l'avortement par une fillette de 12 ans
Ah ! Grâce à vos propos, j'ai compris pourquoi l'Eglise condamne avec fermeté l'avortement. Et je vous remerci pour cet éclairement.jeanbaptiste a écrit :Très belle histoire ! Merci.
Je crois que la précision est importante. Si l'association a pu les éloigner de l'avortement, c'est que ces dernières étaient ouvertes, dans leur cœur, à l'acceptation de l'enfant.L’association SOS MAMANS a signalé maintes fois qu’ils n’ont jamais trouvé de rejet de la Vie entre les centaines de jeunes filles enceintes qu’ils ont pu éloigner du projet d’avortement.
Pourquoi dis-je cela ? Tout simplement parce qu'il existe de nombreuses femmes, et hommes, qui ne souffrent aucunement de l'avortement (j'en connais). Non par méchanceté ou manque de cœur, mais tout simplement parce qu'ils (hommes et femmes) ne voient pas dans cet "amas de cellules", un être humain. Ils n'en souffrent donc pas.
Il me semble que jouer sur le "sentiment", sur le ressentit de la mère pour lutter contre l'avortement, comme nous le voyons bien souvent, ne peut réussir qu'à court terme. Il faut se battre pour démontrer l'humanité des embryons et faire prendre conscience de ce que cela signifie que tuer des millions d'êtres humaines par ans.
Et c'est précisément ce qu'à fait cette petite fille. Elle n'a pas exposée la souffrance des mères ayant avortées, elle commencer par expliquer comment des milliers d'êtres humains sont tués avant même d'avoir la parole, pour finir par nous rappeler que ces meurtres furent décidés par leurs mères.
C'est rude, ça peut sembler culpabilisateur, mais au final c'est ce discours qui a ébranlé cette professeur "pro-choix".
Personellement, je suis pour l'avortement. Pour comme vous le dites car je ne voi[t] pas dans cet "amas de cellules", un être humain.Et c'est en effet, en "démontr[ant] l'humanité des embryons" que vous anéantirez cet pratique.
Il faut aussi se demander : doit-on laissez naître un enfant dont ses parents n'en veulent pas ? La Société n'en serait pas coupable de donner une vie sans amour à un enfant ?
Je pense qu'il faut voir les conséquences après la naissance, durant l'éducation de l'enfant non désiré.
Moi en bref, lycéen, ouvert d'esprit, homosexuel, Troskiste, sentimental... Je suis là pour discuter et non pas faire la polémique.
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