Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : dim. 10 juin 2012, 13:45
Je cite ti'hamo:
Les femmes seraient (depuis des millénaires) accusées des pires maux par l'Église, opprimées par l'Église, traitées comme des moins que rien, cantonnées à des rôles subalternes, et si on reprend ce discours on risque de toutes les faire partir ;
or dans le même temps on nous explique que ce sont, depuis le début, les femmes qui ont maintenu debout l'Église, qui ont participé à la vie de l'Église, que ce sont surtout voire uniquement les femmes qui s'y intéressent encore et qui vont à la Messe.
Cherchez l'erreur. (ce n'est pas une expression, c'est une véritable injonction à prendre au premier degré : cherchez l'erreur. Je l'ai déjà fait pour la première, je vous laisse chercher pour celle-ci.) (un indice : c'est facile.)
Il n'y a pas d'erreur : de tous temps les femmes ont eu une aptitude naturelle à la foi et à la crainte de Dieu. Elles ont donc accepté, malgré tout le tort qu'on leur faisait, de se maintenir dans l'obéissance à leurs prêtres en pensant que c'était la volonté de Dieu. Et elles ont continué à transmettre fidèlement la foi, à leurs enfants ou par la vie religieuse.
Il se trouve que les femmes d'aujourd'hui sont un peu plus instruites, ont elles-mêmes accès aux Ecritures, et se rendent compte que la misogynie séculaire de l'Eglise n'est pas dans la continuité de la parole du Christ.
Si vous pensez encore que le mépris pour les femmes date du XIXe siècle, lisez donc cet extrait de saint Thomas d'Aquin :
"1. Par rapport à la nature particulière, la femme est quelque chose de défectueux et de manqué. Car la vertu active qui se trouve dans la semence du mâle vise à produire quelque chose qui lui soit semblable en perfection selon le sexe masculin. Mais si une femme est engendrée, cela résulte d'une faiblesse de la vertu active, ou de quelque mauvaise disposition de la matière, ou encore de quelque transmutation venue du dehors, par exemple des vents du sud qui sont humides, comme dit Aristote. Mais rattachée à la nature universelle, la femme n'est pas un être manqué: par l'intention de la nature, elle est ordonnée à l'oeuvre de la génération. Or, l'intention de la nature universelle dépend de Dieu, qui est l'auteur universel de la nature, et c'est pourquoi, en instituant la nature, il produisit non seulement l'homme, mais aussi la femme.
2. Il y a deux espèces de sujétion. L'une est servile, lorsque le chef dispose du sujet pour sa propre utilité, et ce genre de sujétion s'est introduit après le péché. Mais il y a une autre sujétion, domestique ou civique, dans laquelle le chef dispose des sujets pour leur utilité et leur bien. Ce genre de sujétion aurait existé même avant le péché. Car la multitude humaine aurait été privée de ce bien qu'est l'ordre, si certains n'avaient été gouvernés par d'autres plus sages. Et c'est ainsi, de ce genre de sujétion, que la femme est par nature soumise à l'homme, parce que l'homme par nature possède plus largement le discernement de la raison. D'ailleurs l'état d'innocence, comme on le dira plus loin, n'excluait pas l'inégalité entre les hommes." (Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, Première partie, question 92, article 1, solutions)
Y a-t-il des hommes sur ce fil de discussion pour adhérer à ce discours ?
Les femmes seraient (depuis des millénaires) accusées des pires maux par l'Église, opprimées par l'Église, traitées comme des moins que rien, cantonnées à des rôles subalternes, et si on reprend ce discours on risque de toutes les faire partir ;
or dans le même temps on nous explique que ce sont, depuis le début, les femmes qui ont maintenu debout l'Église, qui ont participé à la vie de l'Église, que ce sont surtout voire uniquement les femmes qui s'y intéressent encore et qui vont à la Messe.
Cherchez l'erreur. (ce n'est pas une expression, c'est une véritable injonction à prendre au premier degré : cherchez l'erreur. Je l'ai déjà fait pour la première, je vous laisse chercher pour celle-ci.) (un indice : c'est facile.)
Il n'y a pas d'erreur : de tous temps les femmes ont eu une aptitude naturelle à la foi et à la crainte de Dieu. Elles ont donc accepté, malgré tout le tort qu'on leur faisait, de se maintenir dans l'obéissance à leurs prêtres en pensant que c'était la volonté de Dieu. Et elles ont continué à transmettre fidèlement la foi, à leurs enfants ou par la vie religieuse.
Il se trouve que les femmes d'aujourd'hui sont un peu plus instruites, ont elles-mêmes accès aux Ecritures, et se rendent compte que la misogynie séculaire de l'Eglise n'est pas dans la continuité de la parole du Christ.
Si vous pensez encore que le mépris pour les femmes date du XIXe siècle, lisez donc cet extrait de saint Thomas d'Aquin :
"1. Par rapport à la nature particulière, la femme est quelque chose de défectueux et de manqué. Car la vertu active qui se trouve dans la semence du mâle vise à produire quelque chose qui lui soit semblable en perfection selon le sexe masculin. Mais si une femme est engendrée, cela résulte d'une faiblesse de la vertu active, ou de quelque mauvaise disposition de la matière, ou encore de quelque transmutation venue du dehors, par exemple des vents du sud qui sont humides, comme dit Aristote. Mais rattachée à la nature universelle, la femme n'est pas un être manqué: par l'intention de la nature, elle est ordonnée à l'oeuvre de la génération. Or, l'intention de la nature universelle dépend de Dieu, qui est l'auteur universel de la nature, et c'est pourquoi, en instituant la nature, il produisit non seulement l'homme, mais aussi la femme.
2. Il y a deux espèces de sujétion. L'une est servile, lorsque le chef dispose du sujet pour sa propre utilité, et ce genre de sujétion s'est introduit après le péché. Mais il y a une autre sujétion, domestique ou civique, dans laquelle le chef dispose des sujets pour leur utilité et leur bien. Ce genre de sujétion aurait existé même avant le péché. Car la multitude humaine aurait été privée de ce bien qu'est l'ordre, si certains n'avaient été gouvernés par d'autres plus sages. Et c'est ainsi, de ce genre de sujétion, que la femme est par nature soumise à l'homme, parce que l'homme par nature possède plus largement le discernement de la raison. D'ailleurs l'état d'innocence, comme on le dira plus loin, n'excluait pas l'inégalité entre les hommes." (Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, Première partie, question 92, article 1, solutions)
Y a-t-il des hommes sur ce fil de discussion pour adhérer à ce discours ?