Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2012-2013)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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La mort de Jean le baptiste

Message non lu par etienne lorant »

Lettre aux Hébreux 13,1-8.

C'est pourquoi nous pouvons dire en toute assurance : Le Seigneur est mon secours, je n'ai rien à craindre ! Contre moi, que feraient les hommes ? Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés : ils vous ont annoncé la parole de Dieu. Méditez sur l'aboutissement de la vie qu'ils ont menée, et imitez leur foi. Jésus Christ, hier et aujourd'hui, est le même, il l'est pour l'éternité.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,14-29.

Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. » Certains disaient : « C'est le prophète Élie. » D'autres disaient encore : « C'est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »
Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu'est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. »
Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau
.


En comparant les lectures de ce jour, on trouve toute la distance les motivations de ceux qui vivent sous l'empire de la chair et ceux qui s'efforcent et tendent à vivre de la foi.

Ce récit de la mort de Jean nous montre un roi (une autorité, un homme politique...) soumis tour à tour à son désir, ses regrets, ses craintes, ses instincts, son pouvoir, sa peur... plutôt qu'à la raison et la logique dont il se réclamerait pourtant. Et la décision qu'il prend ici ne montre pas de lui qu'il est fort, mais tout le contraire qu'il est aussi faible qu'une feuille emportée par le vent. Et c'est lui qui est chargé de conduire le peuple élu ?

Quant Jean le baptiste, il est demeurée de bout en bout sous le souffle de l'Esprit. Je me suis posé une simple question ce matin. C'est celle-ci: les évènements mauvais de ce temps pourraient-ils me faire revenir en arrière dans ma vie de foi ? La réponse est non, non tout de suite. Car ce matin-même, malgré la neige de nouveau tombée, malgré l'état de ma vieille auto, malgré une nuit pénible, je me suis levé, j'ai balayé mon trottoir et je fus encore plus tôt à l'église que d'habitude !

La fin de Jean paraît très sordide. Mais que dire de la multitude d'autres témoins de Jésus ? Je ne suis guère inquiet, car je ne suis plus celui que je fus avant ma conversion et plus je vois le monde s'enfoncer dans la boue, marcher dedans et réclamer que c'est bien ainsi qu'il faut vivre, plus je suis conforté par la joie qui m'anime. On ne pense jamais de noter le comportement des disciples de Jean, mais il est digne d'éloge : Jean a été décapité dans son cachot et eux-mêmes viennent s'exposer au jugement simplement en se présentant pour récupérer son corps et lui donner une sépulture décente. Ils n'ont pas de crainte.

S'il en est parmi nous qui sont déprimés, qu'ils retrouvent donc confiance du fait même du procès que le monde intente à la vérité. Le démon qui se cache dans le monde peut bien chercher à nous accuser devant Dieu, nous le connaissons depuis le commencement, mais nous ne le craignons plus. Si nous ne le craignons plus, que craindrons-nous encore de la part des hommes ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
gerardh
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Re: La mort de Jean le baptiste

Message non lu par gerardh »

Bonjour,

Sur la lettre aux Hébreux 13,1-8 : quelques commentaires :


L'amour fraternel peut s'exercer sous bien des formes: l'hospitalité qui tourne au profit de celui qui la pratique (v. 2), la sympathie qui s'identifie avec ceux qui souffrent (v. 3; ch. 10 v. 34), la bienfaisance à laquelle Dieu Lui-même prend plaisir (v. 16).
L'avarice, hélas, a aussi plusieurs visages. On peut aimer l'argent qu'on possède, mais aussi celui qu'on désire avoir. Sachons nous contenter de ce que nous avons présentement. Et pour les besoins ou les dangers de demain, appuyons-nous «pleins de confiance» sur la fidélité du Seigneur (v. 6; Matt. 6 v. 31 à 34). Celui qui est notre aide ne saurait changer. «Tu es le Même», proclamait le 1º chapitre v. 12. Le v. 8 complète par cette affirmation d'une portée insondable: «Jésus Christ est le Même hier, aujourd'hui, et éternellement».




Sur l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,14-29 : quelques pensées :

Tout est sujet d'effroi pour une mauvaise conscience (Prov. 28 v. 1). Lorsque Hérode, qui avait fait décapiter Jean, entend parler de Jésus, il est terrifié à la pensée que le prophète pourrait être ressuscité. Car cela signifierait que Dieu lui-même a pris fait et cause pour sa victime. Pour la même raison les hommes seront saisis d'épouvante quand Jésus le crucifié paraîtra sur les nuées du ciel (Apoc. 6 v. 2 et 15 à 17; voir aussi Apoc. 11 v. 10, 11).

Bienheureuse est la part de Jean, le plus grand des prophètes, et quel contraste avec le sort de son misérable meurtrier! Ce dernier est lâche, plutôt que cruel comme son père, Hérode le grand. Faible de caractère, dominé par ses convoitises, «il faisait beaucoup de choses» quand il avait écouté Jean, excepté de mettre sa vie en accord avec la volonté de Dieu. Faire beaucoup de choses, même de bonnes choses, ne suffit pas pour Lui être agréable. Mais voici qu'arrive «un jour favorable», oui, favorable pour Satan et les deux femmes dont il va se servir. Un banquet, la séduction d'une danse, une promesse inconsidérée tenue par amour-propre,… il n'en faut pas davantage pour commettre un crime abominable, payé des plus affreux tourments d'esprit.

Hérode est très attristé par les conséquences de son serment, mais qu’importe ? il est pris dans les filets de Satan. Au désir secret de son cœur s’ajoute, maintenant, le faux point d’honneur et la honte de manquer à sa parole devant ses courtisans. L’orgueil l’entoure comme un collier. Le diable ne lui laisse pas de temps pour la réflexion ; il s’est pleinement emparé de sa victime, et réussit enfin à étouffer le témoignage de Dieu qui s’opposait à lui. Le but est atteint ; l’instrument est laissé à lui-même et à sa misère. Quel avantage a-t-il eu de son crime ? Désormais ce dernier l’accompagnera partout. Hérode entend parler de Jésus et des miracles qu’il faisait : «C’est Jean, dit-il, que j’ai fait décapiter ; il est ressuscité d’entre les morts» (Marc 6:16). Chose frappante, cet homme endurci croit à la résurrection, comme les pharisiens, mais croire une doctrine ne donne ni satisfaction, ni repos à la conscience, c’est au contraire un moyen d’augmenter le tourment. «Il était en perplexité» (Luc 9:7). Le désir de se délivrer de cette vague épouvante qui s’est emparée de lui à la pensée de retrouver celui qu’il a tué, le fait chercher à voir Jésus (Luc 9:9), pour le tuer aussi peut-être (Luc 13:31). On préfère tout à l’incertitude. Mais l’incertitude reste malgré tout ; Hérode, quand il voit enfin le Sauveur ici-bas, ne peut voir ses miracles ni l’entendre. Il rencontre sur la terre un Christ muet, dont il n’entendra la voix que lorsque plus tard il le verra comme Juge ! (Luc 23:8-10).

Débarrassé de Jean Baptiste, Satan réussira, plus tard, à se débarrasser de Christ en faisant agir, contre Lui, d’autres ressorts dans le cœur des hommes. Mais, béni soit Dieu, Satan, trompé lui-même, n’est qu’un instrument par lequel Dieu réussit à accomplir ses desseins.




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etienne lorant
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Retour de mission et bonne disposition des apôtres

Message non lu par etienne lorant »

Le samedi de la 4e semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 13,15-17.20-21.
Frères, en toute circonstance, offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange, c'est-à-dire l'acte de foi qui sort de nos lèvres en l'honneur de son nom. Ne manquez pas d'être généreux et de partager. C'est cela qu'il faut offrir à Dieu pour lui plaire.
Faites confiance à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis ; en effet, ils sont là pour veiller sur vos âmes, et ils auront à rendre des comptes. Ainsi, ils accompliront leur tâche avec joie, sans avoir à se plaindre, ce qui ne vous serait d'aucun profit.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,30-34.
Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger.
Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.
Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.



Dans l’Évangile de ce samedi, les disciples, revenus de leur première mission ont le même "coeur de confiance" envers Jésus que lors de leur départ en mission et ils lui font rapport. Le nombre des croyants ne cesse d'augmenter et il y a toujours plus à faire. Jésus, cependant, tenant compte de leur faiblesse, les fait remonter dans la barque pour chercher un lieu écarté où accoster et prendre du repos, mais lui-même n'a pas de répit.

Aujourd'hui encore, l'instruction donnée par le Seigneur se poursuit, mais il n'et plus besoin qu'Il soit visible avec nos yeux de chair, ni audible avec nos oreilles. C'est l'Esprit qui parle et agit dans le coeur de chaque fidèle. Pourvu de veiller à demeurer attentif et bien disposé, chacun de nous est toujours attiré vers ce que le Seigneur demande d'accomplir.

Cela vient de se reproduire pour moi. Car avant que je me décide d'écrire un commentaire un jour à l'avance (car le samedi matin en ville, il n'y a plus de messe du samedi), j'ai trouvé un sur le net un livre de l'Abbé Jean Lafrance - un des premiers auteurs d'après ma conversion, qui traite justement de la prière du coeur. Je l'ai téléchargé et j'en ai commencé la lecture. Il m'accompagnera tout au long du carême. Voici ce que j'y ai puisé aujourd'hui:

À cause de notre esprit cartésien, nous avons toujours tendance à penser le Saint-Esprit comme l'Esprit qui aurait une sorte de connaturalité avec la réalité de l’intelligence en l'homme, alors qu’en fait l'Esprit-Saint, comme Dieu, transcende radicalement aussi bien l’intelligence de l'homme que sa nature corporelle, et peut sanctifier et transformer réellement aussi bien le corps de l’homme que son âme.

C'est ainsi - et cela nous paraît curieux et étrange - qu’un grand spirituel égyptien du VIe siècle, saint Barsanuphe, était dans un tel état de transparence à la présence de Dieu qu’il ne pouvait presque pas supporter une présence humaine. Il était tellement poreux à l’invisible, tout en étant tout à fait vulnérable, qu’il pouvait comprendre très profondément tous ceux qui venaient à lui et leur répondre d'une manière tout à fait appropriée. Il vivait reclus, il tait un père spirituel et avait le discernement des esprits. L’Orient a appelé ces hommes des pères théophores ou pneumatophores.


Et je vous partage le lien de ma découverte:
[+] Texte masqué
http://www.kerit.be/telechargement/priere_coeur.pdf
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Primauté de l'Evangile et de la barque de Pierre

Message non lu par etienne lorant »

Livre d'Isaïe 6,1-2a.3-8.
L'un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu'il avait pris avec des pinces sur l'autel. Il l'approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »
J'entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j'ai répondu : « Moi, je serai ton messager : envoie-moi. »

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-11.
Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Evangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés ; vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,1-11.
Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.
Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »
Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suiviren
t.


Les textes ce dimanche se conjuguent bien ensemble pour manifester la puissance du message de l’Évangile, pourvu qu'il soit annoncé tel quel, sans retraits ni ajouts. Or, de nos jours, une multitude de 'prophètes' apparaissent, dont l'Eglise n'en reconnaît que très peu, mais qui continuent de diffuser leur message, et viennent brouiller la bonne compréhension et la bonne actualisation du message évangélique.

Dans des circonstance particulières, j'ai été conduit à rassurer une paroissienne que je crois de bonne volonté, mais qui s'était mise à prendre pour de l'or pur des "messages" de tel et tel voyants contemporains. Un matin, elle s'est plainte de devoir annoncer aux autres paroissiens de proches catastrophes et "comment s'en prémunir". Je me suis efforcé de la rassurer, mais en employant uniquement ce que dit l’Évangile (notamment au sujet de l'effondrement de la tour de Siloé): ceux qui ont péri n'étaient pas plus coupables que les autres habitants de Jérusalem, mais tous ont besoin de se convertir. Or, ce n'est pas par la crainte de catastrophes que l'on se convertit, mais par le pur amour de Jésus-Christ.

Dans l’Évangile, le symbolisme de la barque de Pierre est assez clair: c'est de la barque que Jésus enseigne et c'est dans la barque de Pierre que le poisson est pris en quantité - or les poissons sont aussi l'annonce des hommes que désormais Pierre et ses frères prendront.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Jésus sauveur poursuit l'oeuvre du Père

Message non lu par etienne lorant »

Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire

Livre de la Genèse 1,1-19.
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.
Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres.
Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le premier jour.
Et Dieu dit : « Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux. »
Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi.
Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le deuxième jour.
Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu'elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi.
Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : « Que la terre produise l'herbe, la plante qui porte sa semence, et l'arbre à fruit qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi.
La terre produisit l'herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l'arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le troisième jour.
Et Dieu dit : « Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu'ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ;
et qu'ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour régner sur le jour, le plus petit pour régner sur la nuit ; il fit aussi les étoiles.
Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
pour régner sur le jour et sur la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le quatrième jour.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,53-56.
Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence.
Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.



Avec les textes de ce lundi, comme il est bon d'avoir eu le prêtre pour indiquer comment établir un lien entre la création du monde et la guérison de malades par Jésus !

Dieu a créé le monde en sept jours et il l'a créé en mettant de l'ordre là où il y avait désordre. La nuit fut séparée du jour, les eaux de la terre ferme, il créa les plantes, il posa les étoiles et les astres comme des luminaires, etc. Et le septième jour, il se reposa de l'oeuvre qu'il avait faite.

Tel est écrit le récit de la création, écrit par un être humain, c'est-à-dire une création soumise au temps, tandis que Dieu demeure. Mais puisque Dieu, lui, est éternel, c'est-à-dire hors du temps, comment a-t-il pu s'arrêter de créer ?
En vérité, la création par Dieu se poursuit - et son repos aussi. Et si Dieu cessait d'être l'Eternel, tout s'effacerait en un instant: les électrons cesseraient de tourner autour du noyeau, les molécules se dissocieraient et tout se volatiliserait en un instant ! Et c'est bien la raison pour laquelle Christophe, un ami athée, m'a dit que je suis complètement fou. (Ce à quoi j'ai répondu: "probablement, mais aussi longtemps que Dieu existe, même quand je mourrai, "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !")

Lorsque Jésus, qui est Dieu, guérit un malade, Il agit comme le Père et poursuit la création. Pendant des années toutes ces questions m'ont poursuivi, mais elles ont cessé le jour où le Seigneur m'a délivré en même temps du tabac et de l'alcool. Lors de cette guérison, qui a commencé et s'est achevée en une après-midi à peine, il s'est produit ceci de particulier : le temps a cessé de s'écouler de seconde en minutes, puis en heures. Mais il s'est comme figé en un instant "hors du temps" - et ce même instant où je me disais : "Je ne tiens plus, je vais craquer !", a en fait duré toute la journée. Ce jour-là, 13 mai 2004, le temps s'est donc figé pour moi seul, tandis qu'il a continué de s'écouler pour autrui. (Je sais, je sais, on m'a déjà pris pour un fou lorsque je l'ai rapporté...) Mais ce n'est pas tout. Il a fallu une quinzaine de jours pour me rendre compte que j'avais été délivré de l'alcool - aussi ! Je buvais rarement, ce qui explique mon étonnement. Mais en une occasion, deux semaines plus tard, dès la première gorgée de bière avalée, je me suis mis à éternuer et à me sentir mal à l'aise. A la deuxième gorgée, je me suis mis à tousser; si j'avais continué, j'aurais dû recracher ce que j'avais en bouche. Et voilà. C'est ainsi qu'à quelques - rares - proches, j'ai dit: "Je n'ai pas cessé de fumer, mais c'est le Seigneur qui m'a recréé non fumeur..."

J'avais bien sûr désiré et prié pour la fin de mes "addictions". Et les malades qui sont décrits dans ce texte l'avaient désiré aussi. Je suis persuadé également que le péché peut être regardé comme une maladie dont il faut demander aussi la guérison au Seigneur. N'avez-vous jamais remarqué que l'on se laisse souvent tenter comme en "dérivatif" à une souffrance mal supportée ? Mais si vous savez accepter une peine morale quelconque et la présenter telle quelle au Seigneur, il vous en délivrera.

A Lui, la louange et la gloire, maintenant et toujours !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Jésus dénonce les impostures

Message non lu par etienne lorant »

Livre de la Genèse 1,20-31.2,1-4a.
Au commencement, quand Dieu créa le ciel et la terre, il dit : " Que les eaux foisonnent d'une profusion d'êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. "
Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et qui foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. »
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.
Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu'il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture.
Aux bêtes sauvages, aux oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait : c'était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement.
Le septième jour, Dieu avait achevé l'œuvre qu'il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l'œuvre qu'il avait faite.
Et Dieu bénit le septième jour : il en fit un jour sacré parce que, ce jour-là, il s'était reposé de toute l'œuvre de création qu'il avait faite.
Telle fut l'origine du ciel et de la terre lorsqu'ils furent créés.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,1-13.
Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. - Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. -
Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. » Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Et vous, vous dites : 'Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère : Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée. ' Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »


Les lectures de ce matin m'ont résonné haut et fort dans le coeur et dans l'esprit, et cela du fait de l'actualité du "mariage pour tous". En effet, le récit de la genèse rétablit bien chacun dans son identité tant spirituelle que sexuée du point de vue du corps : "Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme." Et dans l’Évangile du jour, Jésus dénonce la transgression de la loi divine - une imposture d'une gravité exceptionnelle puisqu'on l'a fait reposer sur la relation à Dieu : "Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez." - et Jésus d'ajouter: "vous faites beaucoup de choses du même genre."

Désormais, de notre temps aussi, il y a une façon d'être pour ceux qui croient en Dieu et une autre manière d'être que pour ceux qui édictent leurs propres règles. Désormais, il y a deux considérations sur la nature de l'être qui entrent en opposition, car lorsqu'on dit qu'homme et femme sont identiques, on annule tout simplement la parole de Dieu dans la création. C'est épouvantable, évidemment, et il se passe en outre que le pouvoir en ce monde est en train de basculer dans les mains de ceux qui rejettent Dieu.

Mais pour ma part, la confiance demeure. La Joie demeure aussi. La peur n'a pas de place en moi, car le chemin qui est derrière moi m'a fait sortir de l'esclavage des idéologies et découvrir le salut en Jésus-Christ - qui est vivant et présent chaque jour au plus intime de l'être.

Nous entrons dans le carême dès demain, nous allons vers Pâques et, un dimanche plus tard, nous serons à la fête de la Miséricorde divine. Jésus, vainqueur du monde, j'ai confiance en Toi !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Jésus dénonce les impostures

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Bonjour,

Quelques commentaires sur le Livre de la Genèse chapitre 1, 20 à 2, 4a.

Une pendule témoigne de l'habileté de l'horloger qui l'a construite. Ainsi «les cieux racontent la gloire de Dieu et l'étendue annonce l'ouvrage de ses mains» (Psaume 19:1). «Regardez aux oiseaux du ciel... étudiez les lis des champs...», invite le Seigneur Jésus (Matthieu 6:26, 28). Hélas! combien restent aveugles à ces beautés de la nature, ne savent pas y discerner «sa puissance éternelle et sa divinité» (Romains 1:20). À ces versets si clairs, les incrédules ont cherché à substituer leurs théories sur les origines de l’univers et de la vie. Mais ne craignons pas de voir jamais les spéculations de l'esprit humain ou les découvertes géologiques ébranler la moindre des déclarations divines. Rappelons-nous que dans ce domaine ce n'est pas la science qui peut instruire ni l'intelligence qui peut comprendre. C'est la Parole qui instruit et la foi qui comprend (lire Hébreux 11:3).


Quel contraste maintenant avec le verset 2 du chapitre 1 ! Là où régnaient les ténèbres, Dieu a fait luire la lumière. D'une scène de désolation, il a fait un monde ordonné et habitable. Mais la terre est encore vide. Et «le Dieu qui a formé la terre... ne l'a pas créée pour être vide», mais «pour être habitée» (Ésaïe 45:18). Par un dernier acte souverain il crée l'homme et le fait à son image, son représentant, chef sur toute la création.


«En six jours l'Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il s'est reposé et a été rafraîchi» (Exode 31:17). Il est lui-même réjoui de la joie qu'il a préparée à sa créature. Jusqu’à Israël, Dieu n’imposa pas l’observation du repos le septième jour. Mais, lorsqu’Il racheta un peuple de l’Égypte, au milieu duquel Il voulut habiter, Il institua le sabbat, montrant par là qu’Il voulait que l’homme participât à Son repos ; ce qui ne fut pas possible, sur le pied de sa responsabilité. Le Seigneur, venu pour introduire le repos sur la terre, fut rejeté, et passa le jour du dernier sabbat dans le sépulcre. Puis, le premier jour de la semaine, premier jour d’un ordre de choses céleste pour le croyant, Il ressuscite, laisse de l’autre côté de la tombe, ou dans la tombe, tout le système légal et ce qui caractérise l’homme en Adam, et introduit en Lui, sur le terrain de la rédemption, l’homme nouveau. En sorte que c’est le premier jour de la semaine, jour du Seigneur, qui est mis de côté par le chrétien, non par un ordre légal, mais par le fait même de la résurrection de Christ, motif qui a plus de puissance sur le cœur que le troisième commandement du décalogue.



Quelques autres commentaires sur l’ Évangile de Jésus Christ selon saint Marc , chapitre 7,1-13.

Cet « évangile de jour », aurait pu utilement à mon avis être prolongé du verset 14 au verset 16 : « Et ayant de nouveau appelé la foule, il leur dit : Écoutez-moi, vous tous, et comprenez : Il n’y a rien en dehors de l’homme, qui, entrant au dedans de lui, puisse le souiller ; mais les choses qui sortent de lui, ce sont celles qui souillent l’homme. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ».

Les pharisiens sont jaloux du succès du Seigneur auprès des foules, mais craignant celles-ci, ils n'osent pas lui tenir tête. Alors ils accusent ses disciples comme ils l'ont déjà fait au ch. 2 v. 24. Pour ces hypocrites, la pureté extérieure avait une importance d'autant plus grande que celle de leur conscience les préoccupait moins. Tant il est vrai que la religion sans la sainteté convient parfaitement au cœur naturel. Les pharisiens se souciaient de l'approbation des hommes et nullement de celle de Dieu.


À l'inverse, le but des croyants est avant tout de plaire au Seigneur (voir Gal. 1 v. 10). Et comme Lui regarde au cœur, cela nous conduira à pratiquer un soigneux «nettoyage» intérieur, autrement dit à juger nos pensées, nos motifs et nos intentions à la lumière de la Parole qui met la moindre souillure en évidence.


Jésus montre à ces pharisiens que leurs traditions vont jusqu'à contredire les commandements divins et ceci dans un cas flagrant: celui des égards et du respect dûs aux parents. Insistons sur le danger de la tradition. Faire quelque chose simplement «parce qu'on l'a toujours fait» enlève tout exercice et peut gravement nous égarer. Nous devrions toujours nous enquérir de ce que dit l'Écriture. Cela condamne radicalement toute religion mondaine et charnelle, religion qui s’attache seulement à ce qui est extérieur, et qui laisse le cœur insensible. Dieu travaille depuis l’intérieur, et s’occupe de la conscience et du cœur. La véritable source de la souillure n’est pas l’environnement de l’homme, mais lui-même. Il est vrai que, l’homme étant ce qu’il est — une créature déchue —, ses convoitises sont éveillées au- dedans de lui par ce qui l’entoure, s’il se place au milieu du mal et des tentations. Un ange pouvait traverser Sodome sans être souillé, mais pas Lot. L’ange n’avait pas de cœur mauvais qui réponde au péché ; Lot en avait un.


Ce passage est encore plus solennel si nous nous souvenons que ces pharisiens et ces scribes de Jérusalem étaient les conducteurs religieux du résidu qui était remonté de Babylone. Il y avait certes en Israël, au temps du Seigneur, un faible petit résidu au sein de ce résidu, qui craignait l’Éternel, pensait à son nom et attendait la délivrance, mais hélas ! la masse du peuple avait sombré dans la terrible condition que présentaient ses chefs. Ce n’étaient plus des idolâtres. Extérieurement, ils étaient très pieux devant les hommes et, de leurs lèvres, ils prononçaient de belles paroles devant Dieu, mais nous apprenons que tout cela est possible, alors même que le cœur est fort éloigné de Dieu et que sa parole est remplacée par les traditions des hommes.



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etienne lorant
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Le mercredi des Cendres

Livre de Joël 2,12-18.
Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2.
Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Au moment favorable je t'ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra
.


Belle cérémonie des Cendres ce matin, après une nuit difficile car l'inquiétude de la plupart est devenue perceptible et c'est peu de chose de dire que la situation actuelle est mauvaise. Raison de plus pour nous de commencer ce carême avec une grande détermination !

La parole qui revient le plus dans l'Evangile, c'est bien sûr celle de la présence du Père qui se tient "là, dans le secret, et qui te voit". D'un côté, cela me rassure beaucoup et de l'autre, puisque je demeure pécheur, cela me remplit de confusion, bien sûr. Mais cette présence du Père doit être considérée comme une chance qui nous est offerte de bénéficier de la miséricorde de Dieu. C'est donc dans le secret qu'il faut pratiquer l'aumône - puisque l'aumône "couvre une multitude de péchés." (1 P 4, 8) C'est donc dans le secret qu'il faut prier et le réveil durant les nuits est selon moi le meilleur moment. C'est enfin dans le secret qu'il faut jeûner - et nous savons bien, dans le monde d'aujourd'hui qui nous offre de multiples moyens de distractions, que le jeûne n'est pas seulement celui la nourriture.

Dans la soirée d'hier, je me suis fait moquer. J'appelais une amie quand, derrière elle, j'ai entendu une voix qui disait : Ah, c'est ton "curé" ! Cette moquerie m'a blessé et j'ai souffert d'insomnie. Je raconte cela à titre d'exemple de ce que nous pouvons offrir au Père, dans le secret, en signe de repentance.
Ce temps de carême est donc bien commencé, je vais me mettre un grand sourire sur la bouche et me "grimer" de bonne humeur. De ce temps que nous vivons, où beaucoup craignent, puissions nous manifester joie et foi de confiance en Jésus miséricordieux !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Dans le secret...

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Bonjour,

A propos du Livre de Joël 2,12-18.

«Encore maintenant» , même au temps du châtiment, il est temps pour tous de revenir à Dieu de tout son cœur «avec pleurs et avec deuil… car Il est plein de grâce et miséricordieux…» (v. 12 et 13 ; lire Jac. 5 v. 11). «Sonnez de la trompette en Sion», répète le prophète (v. 1 et 15 ; voir Nomb. 10 v. 9) ; c’est l’image de la prière instante de la foi ! Ainsi à l’heure du danger l’Éternel se souviendra des siens.



A propos de la deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2.

Le Seigneur avait appelé l’apôtre Paul — comme chaque racheté — à une très haute fonction: celle d'ambassadeur du Dieu souverain pour offrir de Sa part au monde la réconciliation. Pour s'acquitter de cette mission et persuader les hommes, deux grands motifs pressaient le cher apôtre: la solennité du jugement: il connaissait combien le Seigneur doit être craint (v. 11); et l'amour de Christ pour les âmes, amour sans lequel le prédicateur le plus éloquent n'est qu'un airain qui résonne (v. 14; 1 Cor. 13 v. 1).

En quoi consiste encore le message de la réconciliation? Christ, le seul homme sans péché a été identifié sur la croix pour l'expier, avec le péché même. Ainsi Dieu a annulé en grâce le péché qui nous séparait de Lui (v. 21). «Les choses vieilles sont passées». Dieu ne les raccommode pas, ce n’est pas digne de Lui. Il se plaît à faire «toutes choses nouvelles». «Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création» (v. 17).

L’apôtre fait suite au début du chapitre 6, à l’échantillon, bien frappant, du ministère de la réconciliation qu’il a donné en fin de 2 Cor. 5 et qui faisait appel aux Corinthiens eux-mêmes. Le verset 2 constitue une parenthèse. Sa première partie est une citation d’Ésaïe 49, passage qui s’adresse prophétiquement au Messie. Celui-ci devait être rejeté, mais deviendrait une lumière pour les nations et le salut de Dieu jusqu’au bout de la terre. Malgré son rejet, il allait être exaucé et secouru de l’Éternel. Le jour où cela arriverait serait le temps agréé et le jour du salut. La seconde partie du verset indique que nous vivons précisément ce temps-là. Le Messie a été exaucé en ce qu’il a été ressuscité ; et, avec sa résurrection, le jour du salut a commencé. Il subsistera jusqu’à l’arrivée du jour du jugement. C’est ainsi que la grâce nous a tous visités. Que ce ne soit pas en vain !



A propos de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.

Les aumônes (v. 1 à 4), les prières (v. 5 à 15) et les jeûnes (v. 16 à 18) sont trois principales manières par lesquelles les hommes pensent s'acquitter de leurs «devoirs religieux». Quand ces actes sont faits de manière à être remarqués par autrui, la considération qu'on en retire, tient déjà lieu de récompense (Jean 5 v. 44). Hélas! Le cœur humain est si rusé qu'il se sert des meilleures choses pour se donner de l'importance. Les dons les plus généreux, pourvu qu'on les voie, peuvent aller de pair avec le pire égoïsme; la contrition peut être sur le visage… et le contentement de soi-même au fond du cœur.


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Mac
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Re: Dans le secret...

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Etienne a écrit :J'appelais une amie quand, derrière elle, j'ai entendu une voix qui disait : Ah, c'est ton "curé" !
Je n'appelle pas cela une moquerie Etienne, mais un témoignage de votre foi. On m'a beaucoup rendu témoignage de cette façon devant Dieu, je ne peux que remercier ces personnes.

PS : merci gerardh pour votre commentaire. :)

Fraternellement en Jésus Christ. :ciao:
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Re: Dans le secret...

Message non lu par gerardh »

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Bonjour Mac

Merci beaucoup de votre appréciation. Cela m'encourage à continuer mes commentaires.



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etienne lorant
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Livre des Actes des Apôtres 13,46-49.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.
C'est le commandement que le Seigneur nous a donné : J'ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région
.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous. '


Dans la première lecture comme dans l’Évangile, les messagers du règne de Dieu n'ont qu'un bien pauvre équipage - puisque Paul et Barnabé viennent aux païens en étrangers, tandis que les disciples de Jésus vont de villes en villages sans avoir emportés de provisions de voyage. Saint Paul parlera aussi d'un trésor emporté dans des "poteries sans valeur" car le Seigneur l'a voulu ainsi, de sorte qu'on ne confonde pas les messagers et le message.

Notre prêtre, qui a beaucoup voyagé, nous a beaucoup parlé des saints du jour et de l'alphabet cyrillique (tiré du Grec, semble-t-il) qui a permis de créer l'unité des peuplades qu'ils ont évangélisées. Cependant, l'unité est d'abord fondée sur la reconnaissance par tous de la validité du message apporté. La Parole qui sort de la bouche de Dieu est vérité et suscite en l'âme la joie de la reconnaissance. C'est ainsi qu'en écoutant, ce matin, le Psaume m'est revenu à l'esprit:

Mon partage, Seigneur, je l’ai dit, c’est d’observer tes paroles.
Mon bonheur, c'est la loi de ta bouche, plus qu'un monceau d'or ou d'argent.
Que j'aie pour consolation ton amour selon tes promesses à ton serviteur !
Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai : ta loi fait mon plaisir.
Aussi j'aime tes volontés, plus que l'or le plus précieux.
Je me règle sur chacun de tes préceptes, je hais tout chemin de mensonge.
Quelle merveille, tes exigences, aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent.
(Ps 118/119)

Il n'y a que la vérité de Dieu qui permet l'unité. Les vérité des sciences - vérités parcellaires dans chacune de leurs branches - que seul un petit nombre est en mesure d'étudier - et qu'un plus petit nombre encore est capable de saisir, sont incapables de susciter l'unité chez les hommes. Est-ce la loi de la "conservation de l'énergie" qui entraînera l'adhésion et suscitera la solidarité des hommes entre eux ? Les pseudo vérités économiques ont-elles entraîné l'unité entre les peuples ? Le communisme comme le capitalisme ont-ils été facteurs d'unités ? Non, mais c'est la vérité de Dieu sur l'homme qui peut susciter une unité entre ceux qui croient. C'est bien ce que j'ai entendu aujourd'hui et ce à quoi j'adhère.

J'ajoute pour ma part: cette vérité de Dieu sur l'homme, l'Esprit la diffuse constamment sans qu'il y ait besoin de mots et de longs entretiens. Ceux et celles qui étaient présents ce matin à l'office ne s'étaient pas donnés rendez-vous mais ils formaient un ensemble tout à fait uni. Cette pensée, comme je repartais vers ma tâche particulière, m'a gonflé le coeur d'une joie renouvelée -et de chaleur aussi, car il fait de nouveau très froid ce matin !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Fêtes de saints Cyrille et Méthode

Message non lu par Mac »

Merci pour votre commentaire Etienne. :)
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Étrange quand même cette paix qui revient sur soi même quand elle ne rencontre pas un ami de la paix :!: .
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.
Ici rien d'étrange mais une belle et bonne nouvelle que ce règne de Dieu qui s'est approché des hommes :coeur: .
Ne passez pas de maison en maison.
Je ne sais pas pourquoi cette précision?

Fraternellement en Jésus Christ. :ciao:
etienne lorant
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Re: Fêtes de saints Cyrille et Méthode

Message non lu par etienne lorant »

[quote="Mac"]Étrange quand même cette paix qui revient sur soi même quand elle ne rencontre pas un ami de la paix [quote]

Les disciples étaient des hommes simples, à peine sortis de leurs barques ! Comment réagir devant un refus ? Jésus leur dit comment: "Ne vous inquiétez pas, frappez à la porte voisine, ne vous agitez pas, demeurez tranquilles"...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Fêtes de saints Cyrille et Méthode

Message non lu par Mac »

etienne lorant a écrit :Les disciples étaient des hommes simples, à peine sortis de leurs barques ! Comment réagir devant un refus ? Jésus leur dit comment: "Ne vous inquiétez pas, frappez à la porte voisine, ne vous agitez pas, demeurez tranquilles"...
Merci Etienne! Oui demeurez dans la paix. Belle expression je trouve.:)
Ne passez pas de maison en maison.
Si vous avez une idée pour la citation ci-dessus n'hésitez pas à me dire parce que je me dis "est-ce que c'est tout simplement anodin? Enfin moi j'ai pas d'idée....

Fraternellement en Jésus Christ. :ciao:
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