antoinemarie a écrit :Le mal physique ne nous coupe pas de Dieu, le péché si. Notre destinée est d'être avec Dieu et nous sommes tous pécheurs.
J'ai bon ?
C'est une excellente réponse, mais celle à laquelle je pense tient au fait que cet homme, tout d'un coup, après 38 années, se retrouve en parfaite santé. Mettez=vous à sa place, c'est purement physique !
Allez, dans quinze minutes, je lâche ma trouvaille !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
Eh bien, si j'avais été à la place de cet homme, si j'avais été aveugle et si j'avais pu voir d'un coup tout ce qui peut se voir, si je n'avais pu boire que de l'eau pendant trente huit ans parce que mon estomac ne supportait que de l'eau, si je m'étais écorché de partout parce que mon toucher était insensible, si je n'avais pas même senti l'odeur de ce que l'on m'avait donné à manger, alors, alors... bon sang, je casse ma tirelire et je m'offre la plus grosse soirée de toute ma vie ! Champagne et bons vins à gogo, menu à trente plats, étendu sur de la soie comme le faisaient les anciens, et puis bien sûr, évidemment, un régiment de jolies femmes !
Bref, "te voilà en bonne santé" lui dit Jésus. Mais fais gaffe de ne pas en abuser ! C'est souvent par nos cinq sens que nous tombons dans le péché, ce sont même nos péchés les plus courants... Voilà ce qui m'a sauté aux yeux, mais après avoir longtemps cherché ailleurs !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
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L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
Et si le pire des risques était d'être très riche et en parfaite santé : tout pouvoir s'offrir et pouvoir jouir de tout ? Cela nous renvoie au jeune homme riche, qui n'a pas pu suivre Jésus "parce qu'il avait de grands biens" : non seulement la jeunesse et la force, mais aussi l'argent.
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
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Que ceux qui sont riches s'efforcent au moins d'être en mauvaise santé !
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
"Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »"
Je crois que le Christ met en garde le malade guéri sur le fait qu'il l'a soigné du mal physique et qu'en ayant ainsi retrouvé la santé : il peut agir normalement, il n'a plus la souffrance comme don propitiatoire et il peut donc encore plus tomber dans le péché. C'est le péché qui est un mal plus grave, "pire encore", parce qu'il a des conséquences dans cette vie mais aussi pour la vie éternelle.
Fraternellement
Eric
"Être détaché de tout - première condition pour n'être indifférent à rien." [Gustave Thibon]
stephlorant a écrit :Eh bien, si j'avais été à la place de cet homme, si j'avais été aveugle et si j'avais pu voir d'un coup tout ce qui peut se voir, si je n'avais pu boire que de l'eau pendant trente huit ans parce que mon estomac ne supportait que de l'eau, si je m'étais écorché de partout parce que mon toucher était insensible, si je n'avais pas même senti l'odeur de ce que l'on m'avait donné à manger, alors, alors... bon sang, je casse ma tirelire et je m'offre la plus grosse soirée de toute ma vie ! Champagne et bons vins à gogo, menu à trente plats, étendu sur de la soie comme le faisaient les anciens, et puis bien sûr, évidemment, un régiment de jolies femmes !
Bref, "te voilà en bonne santé" lui dit Jésus. Mais fais gaffe de ne pas en abuser ! C'est souvent par nos cinq sens que nous tombons dans le péché, ce sont même nos péchés les plus courants... Voilà ce qui m'a sauté aux yeux, mais après avoir longtemps cherché ailleurs !
Le malheureux n'avait certainement pas de tirelire à casser…
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire" St François d'Assise
Moi je suis d’accord avec Eriluc : le péché est un mal plus grave que la santé, qui rend pourtant le péché possible.
Pourquoi le Christ a-t-il privé cet homme du « don propitiatoire » qui le préservait du péché ? Mystère.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
cracboum a écrit :Moi je suis d’accord avec Eriluc : le péché est un mal plus grave que la santé, qui rend pourtant le péché possible.
Pourquoi le Christ a-t-il privé cet homme du « don propitiatoire » qui le préservait du péché ? Mystère.
Je ne suis pas certain que les choses soient blanches ou noires: en réalité, il y a des malades qui maudissent Dieu, tout comme il y a des gens qui se convertissent au moment où ils tombent malades. Mais que savons-nous en dire ? Pouvons-nous répondre pour nous-mêmes ?
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Eriluc a écrit :"Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »"
Je crois que le Christ met en garde le malade guéri sur le fait qu'il l'a soigné du mal physique et qu'en ayant ainsi retrouvé la santé : il peut agir normalement, il n'a plus la souffrance comme don propitiatoire et il peut donc encore plus tomber dans le péché. C'est le péché qui est un mal plus grave, "pire encore", parce qu'il a des conséquences dans cette vie mais aussi pour la vie éternelle.
Fraternellement
Eric
C'est la réponse la plus proche de la conclusion que j'avais tirée pour moi-même. "Te voilà en bonne santé", dit Jésus, mais il a vraiment l'air de dire que la bonne santé n'est pas forcément, pour un homme, la situation idéale. (Par exemple, cela ne m'étonne aucunement que l'Église ait instauré un carême pour les fidèles, car c'est une chance pour eux - c'est-à-dire pour moi aussi. La bonne santé ne sera pas pour toujours, mais il faut se tenir prêt en tout temps).
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,17-30.
Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : "Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre. "C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.
C'est Jésus lui-même qui fournit aux Juifs le motif de sa condamnation. Il ne le fait certes pas par inconscience, mais encore et toujours dans le but de faire connaître le dessein de Dieu. Dans la suite du texte, il parle même de la résurrection des morts.
Ce que cela signifie, c'est que Satan est déjà vaincu - au-delà de la mort, pour ceux qui croient dans le Fils. S'ils croient dans le Fils, ils croient dans le Père qui l'a envoyé : "Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie. "
Je crois que c'est ce qui va rendre intrépides les premiers chrétiens : non seulement ils ne craindront plus la mort, mais ils se reconnaîtront eux-mêmes comme déjà passés de la mort à la Vie, et ils feront tout pour se comporter comme tels. L'argent n'aura plus le même poids qu'autrefois: ils mettront tout en commun. La souffrance et le malheur ne seront plus des occasions de violences ni de péchés, mais des instruments pour aiguiser le désir de retourner dans la maison du Père, là où il y a beaucoup de demeures et où chacun possède la sienne.
Un ciel tout ensoleillé éclaire mon passage de galerie et l'air est
vraiment printanier : doux et frais à la fois. Je prie le Seigneur de
m'inciter, moi aussi, à franchir de nouveaux pas, afin de devenir dès à présent, l'un quelconque de ces 'citoyens des Cieux' qui se préparent à rentrer "à la maison".
Est-ce que cette époque n'est pas tout aussi propice que celle des trois premiers siècles de l'ère chrétienne, qui ont véritablement ensemencé la terre du sang des martyrs ? Elle l'est en vérité : car l'empire du démon a remplacé celui des empereurs de Rome. Car tant de choses sont devenues mensonges !
Je prie donc ainsi: "Seigneur, rends-moi confiants en la victoire finale, laquelle ne consiste ni à renverser les ennemis de l'Église par l'usage de la force, ni à produire des signes de repentance visibles des autres hommes. Mais Seigneur, donne-moi un coeur de miséricorde, un coeur prompt à porter secours à ceux et celles qui peinent, un coeur qui ne se lasse pas devant la colère, la méchanceté ou l'indifférence. Donne-moi ce coeur, Seigneur, comme t'en priait P.Léonce de Grandmaison, dont je viens de
retrouver cette prière, dans le vieux missel de ma mère:
Sainte Marie,Mère de Dieu
Garde-moi un coeur d'enfant
Pur et transparent comme une source
Obtiens-moi un coeur simple
Qui ne savoure pas les tristesses
Un coeur magnifique à se donner
Un coeur tendre à la compassion
Un coeur fidèle et généreux
Qui n'oublie aucun bien
Qui ne tienne rancune d'aucun mal
Fais-moi un coeur doux et humble
Un coeur aimant sans demander de retour
Joyeux de s'effacer dans un autre coeur
Celui de ton divin Fils
Un coeur grand et indomptable
Un coeur qu'aucune ingratitude ne ferme
Qu'aucune indifférence ne lasse
Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ
Un coeur blessé de son Amour
Et dont la plaie ne guérisse qu'au Ciel.
Bonne fin de carême à tous et à toutes et en route vers le dimanche de la Miséricorde !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,31-47.
Jésus disait aux Juifs : " Si je me rendais témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai;
il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m'a données à accomplir ; ces œuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé.
Et le Père qui m'a envoyé, c'est lui qui m'a rendu témoignage. Vous n'avez jamais écouté sa voix, vous n'avez jamais vu sa face,
et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père.
Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; or, ce sont elles qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d'ailleurs je vous connais : vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique !
Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture.
Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis ?
C'est une plaidoirie pour la vérité. C'est étonnant que Jésus, qui est seul en droit de "jeter la première pierre", défende, sur un plan humain, comme un accusé humain, ce qu'Il accomplit dans la vérité de Dieu !
Je me dis qu'il faut y voir comme un encouragement pour les disciples qui auront eux aussi à faire face à des accusateurs publics. Peu importe le point sur lequel ils seront attaqués, car ils répondront selon la vérité. Bien sûr, si nous disons : ce que j'ai fait, je l'ai fait selon l'enseignement de Jésus et de l'Église, cela ne nous empêchera pas d'échapper à une injuste condamnation.
Mais le mot de martyr ne signifie-t-il pas témoin ? C'est donc un beau nom !
Je songe à l'instant à certains martyrs qui ont été mitraillés récemment en Turquie et en d'autres pays du Moyen-Orient. Et comment sont-ils devenus martyrs ? Ont-ils témoigné comme saint Étienne avec le secours de l'Esprit-Saint ? Non, pas vraiment. Ils n'ont fait qu'entrer dans une église pour suivre l'office du dimanche - et ils ont été abattus. Mais leur témoignage est à l'identique de celui d'Étienne.
Notre baptême est un grand événement. Le plus insignifiant au départ (beaucoup se "débaptisent" de ce temps-ci, sans comprendre qu'ils demeurent baptisés), mais l'événement le plus profond et le plus sûr à la fin. Ces martyrs arabes n'ont pas eu l'idée de mourir pour Dieu, mais ils avaient éprouvé le même besoin que moi, le dimanche matin, de chercher une Eucharistie. Or, la messe n'est-elle pas la nourriture de notre foi ? Ils y sont allés comme nous y sommes allés. Ils ne savaient pas qu'ils ne reviendraient pas et nous ne savons pas, nous non plus, ce que notre engagement de foi nous promet dans l'avenir.
Dans ce temps-ci, je suis heureux d'être chrétien. Êtes-vous heureux, vous aussi ?
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
Ce matin, c'est la première lecture qui m'a retenu le plus. En effet, l'auteur du livre de la Sagesse nous dévoile entièrement comment - dans la plupart des cas, les athées (dont beaucoup prétendent devenir des garants de "neutralité" entre les diverses religions, sont en réalité suscités par le diable pour qu'ils soient en guerre perpétuelle contre les croyants - et qu'ils causent leur propre perte d'autant plus sûrement.
Je reprends ce texte en effectuant des "insertions de commentaires" :
Livre de la Sagesse, chapitre 2.
Tout d'abord, un constat, mais un constat faussé:
Versets 1 - 5 :
lls se sont dit, raisonnant de travers: «Il est court et triste le temps de notre vie, et, quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède; on ne connaît personne qui délivre du séjour des morts.
Le hasard nous a amenés à l'existence, et, après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été; le souffle, dans nos narines, est une fumée, et la pensée, une étincelle qui jaillit au battement de notre cœur.
Qu'elle s'éteigne, notre corps tombera en cendres, et l'esprit se dissipera comme l'air léger.
Notre nom tombera dans l'oubli avec le temps, et personne ne se souviendra de nos œuvres. Notre vie passera comme une trace de nuée; elle se dissipera comme un brouillard, que chassent les rayons du soleil, et que la chaleur condense en pluie.
Notre vie est le passage d'une ombre; sa fin est sans retour, le sceau est apposé et nul ne revient.
Le raisonnement est effectivement de travers, il est faussé. Le temps de notre vie n'est ni court ni triste. En effet, tout homme en vie et en bonne santé ne songe que rarement à la brièveté du temps - et même, à l'inverse, il dira: certaines journées sont très longues. Quand à la tristesse de la vie, d'où vient qu'un simple rayon de soleil suffise à allumer des sourires sur tous les visages. D'où vient que l'on songe à se couper les cheveux et à changer de vêtements ?
D'où vient que les hommes rient si la vie est triste ? Par ailleurs, lorsqu'on dit que c'est le hasard qui nous a menés à l'existence... d'où vient, chez certains scientifiques, le besoin de prouver absolument que la vie est issue d'une multiplicité de coïncidences qui n'avaient chacune qu'une chance sur des milliards de se produire ? Einstein, du moins, a eu la franchise de leur rétorquer: "Dieu ne joue pas aux dés !"
Le reste me paraît de la littérature. Si l'auteur du texte y fait allusion, c'est qu'en effet, beaucoup d'athées apprécient l'abondance de mots, mais ces mots tournent en rond. Et je trouve surprenant que le hasard quasi-impossible qui a produit la vie, ne soit pas capable de la reproduire ensuite !
Versets 6 à 9
«Venez donc, jouissons des biens présents; usons des créatures avec l'ardeur de la jeunesse, enivrons-nous de vin précieux et de parfums, et ne laissons point passer la fleur du printemps. Couronnons-nous de boutons de roses avant qu'ils ne se flétrissent. Qu'aucun de nous ne manque à nos orgies, laissons partout des traces de nos réjouissances; car c'est là notre part, c'est là notre destinée."
Si la vie est aussi sombre qu'ils le prétendent, ils ne rechercheront pas la beauté, ils n'apprécieront pas les poètes, ils ne s'étonneront pas de la splendeur d'un soleil couchant, ils ne chercheront pas à produire des œuvres d'art, mais seuls compteront la jouissance et l'abus de la sensualité. Est-ce un raisonnement qui se tient ? Non, pas du tout, ce sont des slogans ! Non, pas du tout, ce sont des slogans – et tout le monde sait qu'un bon vin, même le meilleur, s'il est consommé à l'excès, rendra malade autant qu'un mauvais vin...
Versets 10 et 11
«Opprimons le juste qui est pauvre; n'épargnons pas la veuve, et n'ayons nul égard pour les cheveux blancs du vieillard chargé d'années. Que notre force soit la loi de la justice; ce qui est faible est jugé bon à rien."
Il ne faudrait certes pas oublier ces deux versets, car ils contiennent aussi bien l'esclavage des systèmes économiques fondés sur la rentabilité, l'injustice des prix payés, l'incitation au suicide assisté des personnes âgées. "Les puissants de ce monde font sentir leur pouvoir, mais qu'il n'en soit pas ainsi parmi vous", a dit Jésus. Il répondait ainsi à la loi des forts qui cherche l'élimination des faibles.
Versets 12 à 16
Traquons donc le juste, puisqu'il nous incommode qu'il est contraire à notre manière d'agir, qu'il nous reproche de violer la loi, et nous accuse de démentir notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme fils du Seigneur. Il est pour nous la condamnation de nos pensées, sa vue seule nous est insupportable; car sa vie ne ressemble pas à celle des autres, et ses voies sont étranges. Dans sa pensée, nous sommes d'impures scories, il évite notre manière de vivre comme une souillure; il proclame heureux le sort des justes, et se vante d'avoir Dieu pour père.
Avec la perversion et l'injustice, voici que le démon se montre au milieu d'eux. Il ne joue que son rôle. Il a menti au premier verset, à présent il désigne l'ennemi. L'ennemi de Satan, c'est bien le Christ. Eh bien, pour les athées, l'ennemi de l'homme, c'est le chrétien. N'ayons aucun doute là-dessus: ils nous ont vu sortir d'une église, et cette vue leur a été insupportable. Pourquoi ? Parce que, à ce moment, il est impossible qu'ils n'aient pas entendu en eux-mêmes une voix qui leur a suggéré: "Tu devrais y aller, à l'église, rien que pour voir ce qu'il s'y passe et quel profit tu pourrais en retirer !" Dieu ne veut pas qu'ils se perdent et nous sommes tous des témoins, nous manifestons la Vérité !
Versets 17 à 20
Voyons donc si ce qu'il dit est vrai, et examinons ce qu'il lui arrivera au sortir de cette vie. Car si le juste est fils de Dieu, Dieu prendra sa défense, et le délivrera de la main de ses adversaires. Soumettons-le aux outrages et aux tourments, afin de connaître sa résignation, et de juger sa patience. Condamnons-le à une mort honteuse, car, selon qu'il le dit, Dieu aura souci de lui.
Ces versets sont prophétiques. Au pied de la croix, les pharisiens crieront encore les mêmes blasphèmes. En Luc: "Le peuple se tenait là et regardait. Quant aux chefs, ils raillaient (Jésus) en disant : Il a sauvé les autres ; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Christ élu de Dieu ! Les soldats aussi s'approchèrent pour se moquer de lui et lui présenter du vinaigre en disant : Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !"
Versets 21 à 25
Telles sont leurs pensées, mais ils se trompent, leur malice les a aveuglés.
Ignorant les desseins secrets de Dieu, ils n'espèrent pas de rémunération pour la sainteté, et ils ne croient pas à la récompense des âmes pures.
Car Dieu a créé l'homme pour l'immortalité, et il l'a fait à l'image de sa propre nature.
Première conclusion: c'est bien la malice des hommes qui aveugle leurs raisonnements. Et se fondant sur un aveuglement, ils proclament que les malheurs qui accablent les hommes ne peuvent aucunement devenir pour eux une occasion de sainteté et la purification de l'âme. Dieu existe, et Dieu a bien créé l'homme pour l'immortalité, puis qu'Il l'a créé à son image et selon sa ressemblance !
Versets 24 et 25
C'est par l'envie du diable que la mort est venue dans le monde,
ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent.
Seconde conclusion: tout cela vient effectivement du diable. C'est ainsi que la mort est venue pour les hommes, mais la mort est le commencement pour ceux qui croient. Tandis que ceux qui nient Dieu, ils appartiennent vraiment à la mort et ils en feront l'expérience éternelle...
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,40-53.
Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : " C'est vraiment lui, le grand Prophète!"
D'autres disaient : « C'est lui le Messie ! » Mais d'autres encore demandaient : « Est-ce que le Messie peut venir de Galilée ?
L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David ! »
C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet.
Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n'a parlé comme cet homme ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus ; il leur dit :
« Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Alors, toi aussi, tu es de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils rentrèrent chacun chez soi.
La conclusion de cet Evangile en dit plus que tout ce qui précède. Car en fait, à part Nicodème et les gardes du temple, chacun est resté sur ses positions : "Ils rentrèrent chacun chez soi". Mais les gardes ? Et Nicodème ? Eux ne peuvent plus rentrer chez eux, du moins de la même façon, avec le même esprit qu'ils en étaient sortis, les uns pour l'arrêter, et le pharisien Nicodème pour s'attacher à Jésus et chercher à le défendre.
Il y a des deux en nous. Une partie en nous va préférer refermer la porte, par pure facilité - cette porte à laquelle Jésus frappe et dit : "Quiconque entend ma voix et m'ouvre la porte, je prendrai mon repas avec lui et lui avec moi". Mais une autre partie en nous va ouvrir la porte. En sorte que nous ne serons plus pareils demain.
N'est-ce pas ainsi que commencent toutes les conversions ? N'est-ce pas par une remise en question de ce que nous avions, jusqu'à présent considéré comme des certitudes ? Jusqu'à la fin de sa vie terrestre, Jésus sera une occasion de division. Jusqu'aux derniers moments, puisque l'un des deux larrons va se remettre en question, lui aussi. Eh bien, je crois (et d'ailleurs les deux mille et dix années qui viennent de s'écouler le confirment), que le Christ continue et ne cesse de diviser les hommes, de génération en génération.
Mais à partir d'un moment donné, ces mêmes hommes, de toutes les générations depuis la venue du Seigneur, finissent par choisir. C'est qu'aucun de nous ne dispose de beaucoup de temps pour demeurer divisés ! Oh, les siècles sont longs, certes, mais lcomme e nôtre est court ! Et pour moi, je dis, du fond de mon coeur: 'Oui, Seigneur, je crois en Toi ! Tu es le chemin, la vérité et la vie ! Car tu es le chemin qui conduit à la vérité, et tu es la vérité qui conduit à la vie éternelle ! Tu es, Seigneur, non seulement la lampe sur mes pas, mais aussi la lumière de toute ma route !'
Amen, viens Seigneur Jésus !
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