Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?
Publié : mar. 01 févr. 2011, 23:12
Voilà, moins réjouissant mais bien plus instructif :
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Oui, mais les mystiques, ou les drogués, expérimentent avec leur corps et leur psychisme. Et quant aux saints, n'oublions pas que la grâce de Dieu est là.archi a écrit :Il y a NDE et NDE. Je ne vois pas, à priori, pourquoi on nierait que les personnes mourantes ou victimes d'un traumatisme, dont les facultés cérébrales sont ordinaires suspendues, puissent prendre conscience d'un monde invisible, alors même que des Saints (et des moins saints aussi) de toutes les époques en ont eu conscience par des voies simplement extatiques, ou comme le fait remarquer Pneumatis, à l'aide de drogues (là, à priori, ce ne sont pas les Saints).
Doit-on placer les phénomènes de bilocation dans le même cadre que ces "voyages astraux" aux relents effectivement un peu New Age ? Le Padre Pio, Marthe Robin et d'autres personnes saintes rapportent qu'elles en auraient elles-mêmes expérimentés quelques uns.Raistlin a écrit :archi a écrit :Je sais qu'il existe des personnes prétendant effectuer des voyages astraux (j'ai quand même étudié l'ésotérisme pendant un certain temps). Mais de qui tirent-ils leurs "pouvoirs" ? Des capacités naturelles de leur nature humaine ou bien d'entités extérieures leur donnant certains dons ? Les yogis de l'hindouisme, célèbres pour les capacités qu'ils peuvent développer au cours de leur vie, connaissent la réponse... et c'est bien pour ça qu'ils ne cherchent pas à utiliser ces "dons" qui peuvent se manifester : ils savent qu'ils risquent l'aliénation.
Sur ce sujet, je vous invite à lire cette modeste contribution : http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 242#p94242Mistral a écrit :Doit-on placer les phénomènes de bilocation dans le même cadre que ces "voyages astraux" aux relents effectivement un peu New Age ? Le Padre Pio, Marthe Robin et d'autres personnes saintes rapportent qu'elles en auraient elles-mêmes expérimentés quelques uns.
Pas simple de distinguer l'expérience mystique d'un trip ésotérique. A juger par rapport à la qualité et à la "consistance" de l'ensemble du parcours spirituel de celui qui les rapporte, peut-être.
Je partage votre avis et il faudrait que les croyants utilisent le conditionnel au sujet de la these d'Arnaud.Certains ,dont Arnaud lui meme,utilisent le présent et ce n'est pas correct.Ce ne sont que des hypotheses....non reconnues par l'église.PaxetBonum a écrit :Ce qui est à retenir c'est que apparemment ses thèses ne sont pas publiées, et n'ont pas été reçue à ce jour.
Il en est donc au stade d'un étudiant qui a commencé son travail sans l'avoir fini, donc ni fait corriger.
Il serait prudent alors de ne rien en dire jusqu'au jugement des personnes compétentes.
Et voila le danger....Ca risque de servir de glissement vers la passivité.Fée Violine a écrit :C'est bien ce que dit Arnaud.PaxetBonum a écrit :Le Padre Pio ne semble pas en accord avec M Dumouch :
Quand notre dernière heure aura sonné, quand les battements de notre cœur se seront tus, tout sera fini pour nous, le temps de mériter et le temps de démériter. Nous nous présenterons au Christ-Juge tels que la mort nous trouvera. Nos cris de supplication, nos larmes, nos remords, qui sur la terre encore, auraient touchés le cœur de Dieu, et auraient pu, grâce aux sacrements, nous faire passer de l’état de pêcheurs à celui de saints, n’auront alors plus aucune valeur ; le temps de la miséricorde sera terminé, celui de la justice commencera.
Padre Pio
Son hypothèse est que juste avant la mort, une conversion est encore possible, mais qu'il ne faut pas faire exprès d'attendre le dernier moment, bien entendu.
Pourquoi ne l'as tu pas soutenu?pour ce qui est de ma thèse, il est tout à fait juste que je n'ai pas pu la soutenir publiquement bien que le travail doctoral ait été réalisé dans un cursus universitaire normal.
Ca semble un + pour la these d'Arnaud.Pape Benoît XVI, décembre 2007 encyclique « Spe Salvi, 47 ».
« 47. Certains théologiens récents sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec le Christ est l'acte décisif du Jugement. Devant son regard s'évanouit toute fausseté. C'est la rencontre avec Lui qui, nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire devenir vraiment nous-mêmes. Les choses édifiées durant la vie peuvent alors se révéler paille sèche, vantardise vide et s'écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation certainement douloureuse, comme « par le feu ». Cependant, c'est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d'être totalement nous-mêmes et avec cela totalement de Dieu. Ainsi se rend évidente aussi la compénétration de la justice et de la grâce: notre façon de vivre n'est pas insignifiante, mais notre saleté ne nous tache pas éternellement, si du moins nous sommes demeurés tendus vers le Christ, vers la vérité et vers l'amour. En fin de compte, cette saleté a déjà été brûlée dans la Passion du Christ. Au moment du Jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l'amour devient notre salut et notre joie. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage » à la communion avec Dieu dans le Corps du Christ.[39] Le Jugement de Dieu est espérance, aussi bien parce qu'il est justice que parce qu'il est grâce. S'il était seulement grâce qui rend insignifiant tout ce qui est terrestre, Dieu resterait pour nous un débiteur de la réponse à la question concernant la justice – question décisive pour nous face à l'histoire et face à Dieu lui-même. S'il était pure justice, il pourrait être à la fin pour nous tous seulement un motif de peur. L'incarnation de Dieu dans le Christ a tellement lié l'une à l'autre – justice et grâce – que la justice est établie avec fermeté: nous attendons tous notre salut « dans la crainte de Dieu et en tremblant » (Ph 2, 12). Malgré cela, la grâce nous permet à tous d'espérer et d'aller pleins de confiance à la rencontre du Juge que nous connaissons comme notre « avocat » (parakletos) (cf. 1 Jn 2, 1). »
Chere Fée violine,Fée Violine a écrit :Oui ça fait plaisir de voir Arnaud ici!
Sauf que...
Le texte de Benoît XVI ne parle pas de ton hypothèse sur l'heure de la mort, juste avant la mort.
Il parle du jugement et du purgatoire, qui sont après la mort!
2° S'il parle du purgatoire APRES LA MORT, où les âmes sont saintes et déjà définitivement jugées, pourquoi le pape situe-t-il cela comme un acte décisif qui conduit au jugement, où il peut y avoir conversion, salut ?"47. Certains théologiens récents sont de l'avis"
3° Avez vous déjà vu une doctrine dans l'histoire de l'Eglise qui parle d'une rencontre bouleversante avec le Christ, source du jugement dernier, et qui constitue un "purgatoire" ? Même sainte Faustine ne parle pas de cela, mais d'une simple grâce de lumière.Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. La rencontre avec le Christ est l'acte décisif du Jugement.
4° Avez vous déjà vu un pape employer explicitement le mot "passage" pour décrire ce moment ?Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation certainement douloureuse, comme « par le feu ».
5° Avez-vous déjà vu une doctrine suggérer que certains (ceux qui n'ont pas cherché le vrai et le bien), ne sont pas purifiés par cette apparition ?Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage » à la communion avec Dieu dans le Corps du Christ
mais notre saleté ne nous tache pas éternellement, si du moins nous sommes demeurés tendus vers le Christ, vers la vérité et vers l'amour.
Cher Francesco, oui, vous avez absolument raison. Et le pape ne présente cela que comme une hypothèse.Francesco a écrit :Je partage votre avis et il faudrait que les croyants utilisent le conditionnel au sujet de la these d'Arnaud.Certains ,dont Arnaud lui meme,utilisent le présent et ce n'est pas correct.Ce ne sont que des hypotheses....non reconnues par l'église.PaxetBonum a écrit :Ce qui est à retenir c'est que apparemment ses thèses ne sont pas publiées, et n'ont pas été reçue à ce jour.
Il en est donc au stade d'un étudiant qui a commencé son travail sans l'avoir fini, donc ni fait corriger.
Il serait prudent alors de ne rien en dire jusqu'au jugement des personnes compétentes.
De Veritate, 14, 11, 1:
« A un homme qui, sans y mettre d’obstacle, suivrait la raison naturelle pour chercher le bien et éviter le mal, on doit tenir pour très certain que Dieu révélerait par une inspiration intérieure les choses qu’il est nécessaire de croire ou lui enverrait quelque prédicateur de la foi, comme Pierre à Corneille. »
« Petit journal 1697. J’accompagne souvent les âmes agonisantes et je leur obtiens la confiance en la miséricorde divine. Je supplie Dieu de leur donner toute la grâce divine, qui est toujours victorieuse. La miséricorde divine atteint plus d’une fois le pécheur au dernier moment, d’une manière étrange et mystérieuse. A l’extérieur, nous croyons que tout est fini, mais il n’en est pas ainsi. L’âme éclairée par un puissant rayon de la grâce suprême, se tourne vers Dieu avec une telle puissance d’amour, qu’en un instant elle reçoit de Dieu le pardon de ses fautes et de leurs punitions. Elle ne nous donne à l’extérieur aucun signe de repentir ou de contrition, car elle ne réagit plus aux choses extérieures. Oh ! Que la miséricorde divine est insondable !
Mais horreur! Il y a aussi des âmes, qui volontairement et consciemment, rejettent cette grâce et la dédaigne. C’est déjà le moment même de l’agonie. Mais Dieu, dans sa miséricorde, donne à l’âme dans son for intérieur ce moment de clarté. Et si l’âme le veut, elle a la possibilité de revenir à Dieu.
Mais parfois, il y a des âmes d’une telle dureté de cœur qu’elles choisissent consciemment l’enfer. Elles font échouer non seulement toutes les prières que d’autres âmes dirigent vers Dieu à leur intention, mais même aussi les efforts divins. »
“Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal” (Gaudium et Spes n° 22, 5).