Quand il y eut la séparation entre les 2 royaumes, il y aura clairement d’un côté 2 tribus et de l’autre côté 10 – jusque dans la prophétie. Si donc Benjamin est la seconde de ce 2, Simon serait au Nord ce qui est impossible !Colas a écrit : ↑mer. 15 juil. 2026, 22:31 Benjamin était une partie intégrante du royaume de Juda (c’est-à-dire du royaume du sud). Car la tribu de Bejamin combattait aux côtés de la tribu de Juda contre le royaume d’Israël (le royaume du nord). Preuve qu’il ne faisait pas partie d’Israël ! Dans le Livre des Rois, on lit : « Roboam, arrivé à Jérusalem, rassembla toute la maison de Juda et la tribu de Benjamin, cent quatre-vingt mille hommes d'élite propres à la guerre, pour qu'ils combattissent contre la maison d'Israël afin de la ramener sous la domination de Roboam, fils de Salomon » (1 Rois 12:21).
D’un point de vue purement géographique, Siméon était il est vrai situé à l’extrême sud du territoire de Juda. Mais c’était une enclave isolée aux confins du royaume de Juda et dont les habitants, originellement affiliés au royaume d’Israël, ont fini par s’intégrer dans le royaume de Juda (voir 2 Chroniques 15:9).
Quand il est ensuite écrit comme vous l’indiquez « Benjamin et Juda », cela montre que Benjamin est un rajout aux deux tribus car Juda (majoritaire, relisez les recensements dans le livre des Nombres, par exemple) est employé pour représenter les 2. Il existe aussi au moins un passage (je n’ai pas envie de rechercher) où l’occupation de Benjamin est marquée.
Je ne vais pas m’attacher à cela qui est sans importance, sinon que vous devriez être satisfait de cette situation où les choses dans le concret et le réel sont plus relatives qu’elles le sont en théorie. Ainsi, ce serait plutôt 3 et 9, qu’il faudrait parfois dire, et à certains moments ce sera même plus que 3 – et donc moins que 9.
Vous semblez dire que le catholicisme est rigide, mais il me semble bien qu’au contraire ce soit le protestantisme, sous ses apparences du contraire. Ainsi, ne dire vouloir voir qu’une seule tête suppose qu’il y en ait plusieurs. Sans quoi, chaque membre d’un seul corps joue sa fonction, selon la belle image employée par saint Paul et qui peut s’étendre à plus que des fonctions. Cela me fait penser au bon mot de Maurras, disant pour la défendre que la monarchie, c’est l’anarchie +1. Ce 1 est le garant de l’unité et qu’il n’y aura pas plusieurs chefs à chacun tirer dans son sens et on ne s’y retrouvera plus !
Ce n’est nullement un fait acquis, en tout cas pour moi. La discusison sur « Juda, préfiguration de Judas » pourrait se passer de la querelle des clochers si vous ne la rattachiez au désir de faire que Judas soit sauvé parce que nous serons tous sauvés. Sans cette idée, votre interprétaiton tombe, et si elle tombe c’est que cette idée serait-elle une hyptohsèe recevable, elle ne le serait pas au point d ‘interdire les autres.
Vous qui aimez les allégories, quand Juda parle de « profit », il serait naturel de penser qu’il ne pense pas au profit financier mais au profit spirituel qui est de ne pas tuer.
Quand j’écrivais que ce n’est pas ainsi que l’Exégèse procède, si on adoptait votre façon de voir le sacrifice du Christ n’aurait pas été pour tous ceux qui seront intervenus dans sa mort (dont Longin, etc.) , ce qui évidemment est faux.
Et il y aurait une différence entre la lente évolution de Juda, à supposer qu’il fut d’abord « mauvais » (ce qui ne ressort pas de Genèse ( 34 : 25), pour être précis et cibler un éloquent épisode antérieur) et celle de Judas qui d’abord a été dans l’autre sens, tandis que son repentir là encore est un objet d’infinies discussions.
Que vous ayez de quoi argumenter sur ce qui fait déjà ou pas encore discussion mais qui le mérite (ainsi, Lévi sera l’ancêtre des prêtres, alors qu’il se montre très violent et batailleur, et que dans l’épisode du veau d’or, il commencera à « meriter » par l’extermination de ses proches : de quoi discutailler, non ? Ou si dans l’affaire du recensement c’est Dieu ou Satan qui a commandé à David.. Ou si Balaam est un faux ou un vrai prophète, ou si etc. ) mais vous faites exprés de choisir des passages pour vous en servir (et de l’exégèse) dans une querelle qui ne les implique en rien et offense les règles de l’exégèse.
Vous avez surtout botté en touche mes propres arguments sans y répondre, par exemple celui « si le sel vient à s’affadir, comment sera-t-il salé ? » et le fait que Dieu nous ôtera même ce qui nous aura été donné, que vous avez tous deux noyés sous une inutile analyse de supposée érudition.
Ce n’est pas sans fin, il y a une réponse par oui ou par non. Ya-t-il ou non consensus ? Ces décisions existent-elles ? Et n’ont-elles pas été prises par les mêmes pères ? Et ne prônez-vous pas oui ou non le jugement personnel ? L’ambiguité ne vient pas de moi...Colas a écrit : ↑mer. 15 juil. 2026, 22:31 vous me rétorqueriez que j’use de faux-fuyants, que j’esquive vos questions, que je tords l’Écriture ou que je sélectionne malhonnêtement certaines citations des pères de l’Église sans tenir compte du consensus patristique et des décisions conciliaires. Je ne souhaite donc pas me laisser entraîner dans un débat sans fin.
Non, et si ces avis n’avaient pas d’importance, croyez-vous que je vous répondrai comme je l’ai fait ? Même si « niais » était maladroit, c’était aussi une façon de jouer sur votre amour prorpe pour vous inciter à changer de vision. L’avis des autres compte toujours, et j’espère qu’il compte aussi pour vous, ce qui ne semble pas en effet votre cas par vos silences car votre courtoisie relève d’autre chose qui pourrait aussi servir à disismuler que vous n’avez rien à opposer. Dans un débat, s’opposer peut être de la délicatesse, et se taire un début de mensonge.Colas a écrit : ↑mer. 15 juil. 2026, 22:31 De toute manière, les avis des uns et des autres semblent avoir peu d’importance à vos yeux. Détrompez-moi si je vous prête une démarche qui n’est pas la vôtre, mais vous semblez toujours donner le dernier mot à l’arbitrage définitif rendu par la Tradition conciliaire romaine au fil des siècles.
Pardonnez-moi mais vous ne me connaissez pas assez pour affirmer cela, vous m’enfermez dans un prototype qui fait fi de ma personne. Relisez mes arguments et vous verrez qu’ils vont au-delà de cela et prennent en compte bien d’rautres nuances.
Pourquoi pas, mais je n’ai plus de temps et vous répondrai donc prochainement. Car nous sommes bien dans un échange d’idées, sans quoi ce sera tout autant et par avance un débat sans fin...




