Bonjour à tous.
J'ai hésité à placer ce message en rubrique "théologie", mais il me semble qu'il a plus sa place en "spiritualité" :
La neutralité du miroir est un concept psy.
Je ne sais pas si ce concept a évolué ; Je voulais vous demander avis sur une réflexion qui s'en inspire :
Pour la mise en situation, vous représentez vous, svp, la réaction de Dieu devant son image dans un miroir ? J'en appelle à votre connaissance biblique du Nom que Dieu confia à Moïse pour Le faire connaître à Pharaon. Pensez vous que Celui qui porte un tel Nom pourrait être mécontent du reflet de son image ?
Je suppose que non ; détrompez moi sinon, svp.
Si toutefois vous validez ce non, pensez vous, svp, que les chrétiens devraient en prendre exemple ?
PS : A tous ceux qui soupçonneraient un piège, je suis parti, pour élaborer ce questionnement, de l'idée qu'il y a parfois des personnes qui, pour contourner l'histoire de la fable (de La Fontaine, pour ceux qui ne connaissent pas), cherchent à préserver l'ego des grenouilles envieuses des boeufs, en coupant l'herbe sous les pieds de ces derniers, puis, tant que ça ne suffit pas, en rongeant leurs pattes, leur queue, tout ce qui peut rendre leur corpulence inaccessible à celle des envieuses grenouilles.
Une démarche un peu insultante pour la grenouille, car cela suppose qu'elle est incapable de surmonter son envie.
Or, ce serait pourtant ce travail sur soi qui serait au coeur de toute authentique spiritualité ;
S'en prendre à la corpulence des boeufs, ou aider la grenouille à augmenter la sienne ne résorbe pas ce travers
Le front de tout conflit, de toute guerre ne commence t il pas devant un miroir, selon que l'on sait ou non composer avec ce que l'on y voit
Neutralité du miroir
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- Fée Violine
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Re: Neutralité du miroir
Dieu ne se regarde pas dans le miroir.
Il n'est pas une créature, une partie du monde, un être parmi d'autres avec des sentiments, des réactions ou ce genre de choses.
Il n'a rien à voir avec la grenouille et le bœuf de la fable !
Il n'est pas une créature, une partie du monde, un être parmi d'autres avec des sentiments, des réactions ou ce genre de choses.
Il n'a rien à voir avec la grenouille et le bœuf de la fable !
Re: Neutralité du miroir
Bonsoir Fée violine
Se regarder dans un miroir est un langage imagé, emprunté à la psychologie. Ici, je l'appliquais à Dieu, c'est vrai..
Or, Dieu n'a cependant pas besoin qu' un psychologue l'écoute : En Lui aucun malaise, aucune quête de soi, de son identité ou questionnement existentiel ne le justifierait.
Et justement, ce que je viens d'écrire est exactement ce que je cherchais à exprimer avec le langage imagé du reflet de Dieu dans un miroir.
Merci de m'avoir inspiré ces précisions, qui le sont moins (imagées).
Avec un langage sans doute plus religieux, j' ajouterais que tout cela fait référence à cette plénitude que je crois percevoir dans le Nom de Dieu - Celui, donc, qu'Il donna à Moïse pour Pharaon.
Sur le fond, maintenant, l'objet de ce fil est de proposer de s'interroger sur la nature appauvrissante de ce regard que la grenouille de la fable se porte à elle-même parce qu'elle laisse s'immiscer dans son esprit un malaise matériel.
Il me semble que le boeuf et sa stature ne sont pas en cause, ou sinon, de manière illusoire.
Je m'explique :
La grenouille aurait aussi bien pu se prendre d'admiration pour une de ces jolies petites libellules bleues, et là aussi développer un malaise matériel, parce que elle, la grenouille, elle ne vole pas, n'a pas ces jolies couleurs bleues, etc...
L'issue de la fable n'est sans doute pas le seul écueil ; Je serais étonné que la grenouille soit en mesure de nouer avec le boeuf un échange authentiquement altruiste, désintéressé, en entretenant dans son esprit son malaise matériel.
La méthode enrichissante, à présent, mais également, à mon sens, spirituelle, ce serait de s'inspirer de la sérénité, de la plénitude qui se dégagent du Nom de Dieu pour les méditer, puis les imiter, et enfin les partager
Vous avez entièrement raison.Fée Violine a écrit : ↑sam. 04 juil. 2026, 15:55 Dieu ne se regarde pas dans le miroir.
Il n'est pas une créature, une partie du monde, un être parmi d'autres avec des sentiments, des réactions ou ce genre de choses.
Il n'a rien à voir avec la grenouille et le bœuf de la fable !
Se regarder dans un miroir est un langage imagé, emprunté à la psychologie. Ici, je l'appliquais à Dieu, c'est vrai..
Or, Dieu n'a cependant pas besoin qu' un psychologue l'écoute : En Lui aucun malaise, aucune quête de soi, de son identité ou questionnement existentiel ne le justifierait.
Et justement, ce que je viens d'écrire est exactement ce que je cherchais à exprimer avec le langage imagé du reflet de Dieu dans un miroir.
Merci de m'avoir inspiré ces précisions, qui le sont moins (imagées).
Avec un langage sans doute plus religieux, j' ajouterais que tout cela fait référence à cette plénitude que je crois percevoir dans le Nom de Dieu - Celui, donc, qu'Il donna à Moïse pour Pharaon.
Sur le fond, maintenant, l'objet de ce fil est de proposer de s'interroger sur la nature appauvrissante de ce regard que la grenouille de la fable se porte à elle-même parce qu'elle laisse s'immiscer dans son esprit un malaise matériel.
Il me semble que le boeuf et sa stature ne sont pas en cause, ou sinon, de manière illusoire.
Je m'explique :
La grenouille aurait aussi bien pu se prendre d'admiration pour une de ces jolies petites libellules bleues, et là aussi développer un malaise matériel, parce que elle, la grenouille, elle ne vole pas, n'a pas ces jolies couleurs bleues, etc...
L'issue de la fable n'est sans doute pas le seul écueil ; Je serais étonné que la grenouille soit en mesure de nouer avec le boeuf un échange authentiquement altruiste, désintéressé, en entretenant dans son esprit son malaise matériel.
La méthode enrichissante, à présent, mais également, à mon sens, spirituelle, ce serait de s'inspirer de la sérénité, de la plénitude qui se dégagent du Nom de Dieu pour les méditer, puis les imiter, et enfin les partager
Dernière modification par Ombiace le dim. 05 juil. 2026, 1:05, modifié 1 fois.
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