Je ne vois pas comment une adultère de mon mari résoudra mon problème personnel... C'est catastrophique pour mon mariage...
Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
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Anna2003
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
J'avoue que je n'ai jamais tiré aucun plaisir par les rapports sexuels (vaginaux), mais je trouve que ce n'est pas anormal. Implicitement je suis contente lorsque mon époux il est satisfait et en plus j'ai un projet bébé !Fée Violine a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 17:59Ah si, quand même ! Pas le seul but, mais c'est important.
Un plaisir partagé, ce qui ne semble pas être votre situation.
- nicolas-p
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Bonjour anna, beaucoup ont donné de sages conseils.
Je suis aussi bien peiné pour vous aussi.
Vous n'avez pas à accepter des actes qui relèvent de la perversion et qui vous révulsent. Être un "homme" et avoir soi-disant attendu ne justifie pas tout.
Je ne me permettrai pas de juger de sa personnalité, ne le connaissant pas , mais ce que vous en avez décrit est quand même inquiétant.
Pour les prêtres vous savez, c'est comme nous les médecins:
on en a entendu et vu pas mal...
les prêtres, croyez le bien, ont déjà entendu ce genre de chose et pire encore et ne sont pas là pour vous juger.
La première chose à faire, vous avez raison, c'est d'en discuter sérieusement avec votre mari de lui dire ce que vous ressentez réellement :le dégoût et de lui dire que même si vous avez accepté ça un moment pour lui faire plaisir, ce n'est plus possible.
2 solutions:
soit il accepte soit il n'accepte pas.
et ce sera à vous bien sûr peut-être avec douleur d'en tirer les conséquences.
Si il n'a pas réellement de trouble dans sa personnalité et qu' il vous aime :
il sera et "il doit " être capable de vous entendre et de vous respecter.
Si ses "pulsions" ne sont pas contrôlables ( dans le sens où il n'est pas capable pour vous respecter d'y sursoir) cela relève de la consultation spécialisée (médicale) soit de problèmes dans le domaine du spirituel voir les deux.( c'est souvent intriqué).
Non ce n'est pas "normal " d'aimer la sodomie et de considérer que c'est une pratique que l'on peut avoir surtout quand on impose à la personne en face .
Voir un conseiller conjugal chrétien peut être une bonne idée comme on vous l'a dit.
Bon courage et quoi qu'il en soit, croyez bien que le Seigneur malgré ce que vous pouvez faire, vous aime.
Cela peut être une bonne idée de voir un prêtre que vous ne connaissez pas pour ne pas être trop gênée sans avoir forcément comme on vous l'a dit besoin de rentrer dans les "détails"
Ce n'est pas toujours forcément utile.
Regardez aussi sur le net sur des sites catholiques reconnus :
il y a des prêtres qui répondent et parfois ça peut être plus simple de commencer par en parler avec quelqu'un qui est à distance.
Bon courage !
Je suis aussi bien peiné pour vous aussi.
Vous n'avez pas à accepter des actes qui relèvent de la perversion et qui vous révulsent. Être un "homme" et avoir soi-disant attendu ne justifie pas tout.
Je ne me permettrai pas de juger de sa personnalité, ne le connaissant pas , mais ce que vous en avez décrit est quand même inquiétant.
Pour les prêtres vous savez, c'est comme nous les médecins:
on en a entendu et vu pas mal...
les prêtres, croyez le bien, ont déjà entendu ce genre de chose et pire encore et ne sont pas là pour vous juger.
La première chose à faire, vous avez raison, c'est d'en discuter sérieusement avec votre mari de lui dire ce que vous ressentez réellement :le dégoût et de lui dire que même si vous avez accepté ça un moment pour lui faire plaisir, ce n'est plus possible.
2 solutions:
soit il accepte soit il n'accepte pas.
et ce sera à vous bien sûr peut-être avec douleur d'en tirer les conséquences.
Si il n'a pas réellement de trouble dans sa personnalité et qu' il vous aime :
il sera et "il doit " être capable de vous entendre et de vous respecter.
Si ses "pulsions" ne sont pas contrôlables ( dans le sens où il n'est pas capable pour vous respecter d'y sursoir) cela relève de la consultation spécialisée (médicale) soit de problèmes dans le domaine du spirituel voir les deux.( c'est souvent intriqué).
Non ce n'est pas "normal " d'aimer la sodomie et de considérer que c'est une pratique que l'on peut avoir surtout quand on impose à la personne en face .
Voir un conseiller conjugal chrétien peut être une bonne idée comme on vous l'a dit.
Bon courage et quoi qu'il en soit, croyez bien que le Seigneur malgré ce que vous pouvez faire, vous aime.
Cela peut être une bonne idée de voir un prêtre que vous ne connaissez pas pour ne pas être trop gênée sans avoir forcément comme on vous l'a dit besoin de rentrer dans les "détails"
Ce n'est pas toujours forcément utile.
Regardez aussi sur le net sur des sites catholiques reconnus :
il y a des prêtres qui répondent et parfois ça peut être plus simple de commencer par en parler avec quelqu'un qui est à distance.
Bon courage !
Dernière modification par nicolas-p le mar. 06 janv. 2026, 21:29, modifié 2 fois.
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Anna2003
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Il va bientôt rentrer à la maison, je vais essayer d'avoir une discussion sérieuse avec lui ce soir.Fée Violine a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 17:48En effet, au lieu de parler de foi, il faudrait lui dire à quel point vous détestez ces pratiques douloureuses et sales. Il croit peut-être que ça vous plaît.Anna2003 a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 1:50
Je comprends, mais vous avez raison. Je dois en discuter avec lui.
C'est peut-être ma faute si j'accepte trop de choses. Parfois, je pense même que mon mari me respecte moins parce que j'accepte cela.
Je pense que mon argument principal devrait être que je me sens mal, car les arguments liés à la foi ne comptent pas pour lui.
Mais il aura peut-être du mal à comprendre pourquoi subitement vous refusez, alors que jusque-là vous ne disiez rien.
Il comprend bien que ça me plait pas. Il sait bien que je dois boire un verre avant pour diminuer la douleur.
Probablement, Il ne se rend pas compte à quel point cela peut être dégradant et les problèmes qui peuvent me causer parfois le lendemain
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Trinité
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
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Anna2003
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Vous pensez que ça sera préférable de voir un prêtre du monde 'tradi' ou un prêtre d'une paroisse 'ordinaire'?
Depuis mon enfance, je connais surtout la liturgie traditionnelle, et une fois que j'étais accueillie par un prêtre d'une paroisse 'ordinaire' je n'étais pas du tout en aise avec le fait qu'il portait pas la soutane, ni le col romain... Il était habillé comme mon oncle...
Je suis déterminée à tout faire pour avoir un mariage heureux. Je comprends que ce que j'ai écrit ici ne donne pas une bonne impression de mon mari, mais je vous assure qu'il est un homme merveilleux.nicolas-p a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 21:09
2 solutions:
soit il accepte soit il n'accepte pas.
et ce sera à vous bien sûr peut-être avec douleur d'en tirer les conséquences.
Si il n'a pas réellement de trouble dans sa personnalité et qu' il vous aime :
il sera et "il doit " être capable de vous entendre et de vous respecter.
Si ses "pulsions" ne sont pas contrôlables ( dans le sens où il n'est pas capable pour vous respecter d'y sursoir) cela relève de la consultation spécialisée (médicale) soit de problèmes dans le domaine du spirituel voir les deux.( c'est souvent intriqué).
Non ce n'est pas "normal " d'aimer la sodomie et de considérer que c'est une pratique que l'on peut avoir surtout quand on impose à la personne en face .
vous êtes médecin?
Cependant, je peux comprendre qu'un homme puisse ressentir un une pulsion sexuelle. Mais je ne comprends pas pourquoi ce désir devrait porter spécifiquement sur cet acte.
Et même si l'on laisse de côté la question de la foi, je trouve impossible de comprendre pourquoi quelqu'un pourrait même envisager cet acte qui implique la partie du corps objectivement la plus sale. J'ai entendu dire que les gens n'ont pas de rapports sexuels pendant les règles parce que « c'est sale ». Même moi, je demande parfois à mon mari de se laver les dents pour ne pas avoir mauvaise haleine. Mais si nous disons que les rapports sexuels pendant les règles sont sales (et ce n'est que du sang), comment pourrions-nous même envisager la pénétration anale...
Il y a 12 mois, je n'aurais jamais imaginé que les couples faisaient ça.
Vraiment ? Je pensais que c'était très rare et que seules les pires filles pouvaient accepter cela. Et cela me culpabilise encore plus.
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patatedouce
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Je me permets une remarque importante.
Ce que vous décrivez n’est pas une exigence normale du mariage.
Je me permets aussi de vous dire ceci avec bienveillance : soyez attentive à votre propre sécurité et à votre liberté intérieure. La dépendance (affective, matérielle, familiale) peut parfois rendre plus difficile le fait de poser des limites plus tard.
(quand vous aurez des enfants, en cas de dependance financiere
..)
Il ne s’agit pas de vous faire peur, mais de vous inviter à discerner lucidement, dès maintenant, ce qui est bon pour vous et pour votre avenir.
Mais votre souffrance mérite d’être prise au sérieux
Ce que vous décrivez n’est pas une exigence normale du mariage.
Je me permets aussi de vous dire ceci avec bienveillance : soyez attentive à votre propre sécurité et à votre liberté intérieure. La dépendance (affective, matérielle, familiale) peut parfois rendre plus difficile le fait de poser des limites plus tard.
..)
Il ne s’agit pas de vous faire peur, mais de vous inviter à discerner lucidement, dès maintenant, ce qui est bon pour vous et pour votre avenir.
Mais votre souffrance mérite d’être prise au sérieux
- nicolas-p
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Les propos de patatedouce sont très justes.
Anna ne vous culpabilisez pas outre mesure.
Prenez bien soin de vous et j'espère sincèrement que cela va s'améliorer dans votre couple.
Pour le prêtre vous savez il n'y a pas de choix particuliers à faire confiez-vous à quelqu'un en qui vous avez confiance soutane ou pas soutane une fois de plus croyez le bien ils en ont entendu des "vertes et des pas mûres "
dans leur carrière
Anna ne vous culpabilisez pas outre mesure.
Prenez bien soin de vous et j'espère sincèrement que cela va s'améliorer dans votre couple.
Pour le prêtre vous savez il n'y a pas de choix particuliers à faire confiez-vous à quelqu'un en qui vous avez confiance soutane ou pas soutane une fois de plus croyez le bien ils en ont entendu des "vertes et des pas mûres "
dans leur carrière
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Anna2003
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Je vous assure qu'il n'y a absolument aucun risque de dépendance financière. La situation financière de ma famille n'est même pas comparable à celle de la famille de mon mari. De plus, lorsque j'aurai terminé mes études, je devrais normalement toucher un très bon salaire, bien supérieur au sien. (Je sais qu'il n'est pas courant de combiner études et mariage à un jeune âge, mais je sais que je peux y arriver !)patatedouce a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 22:35 Je me permets une remarque importante.
Ce que vous décrivez n’est pas une exigence normale du mariage.
Je me permets aussi de vous dire ceci avec bienveillance : soyez attentive à votre propre sécurité et à votre liberté intérieure. La dépendance (affective, matérielle, familiale) peut parfois rendre plus difficile le fait de poser des limites plus tard.(quand vous aurez des enfants, en cas de dependance financiere
..)![]()
Il ne s’agit pas de vous faire peur, mais de vous inviter à discerner lucidement, dès maintenant, ce qui est bon pour vous et pour votre avenir.
Mais votre souffrance mérite d’être prise au sérieux![]()
Cependant, cela n'a rien à voir avec mon désir de fonder une famille heureuse et de faire fonctionner mon mariage
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Anna2003
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Je vous remercie pour votre message.patatedouce a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 18:27 Bonjour,
Si on peut donner une piste de solution juridique (ou canonique) à votre problème :
Le "Vademecum pour les confesseurs" (1997)
paragraphe 13
13. Les cas de coopération au péché du conjoint, qui volontairement rend infécond l'acte unitif, présentent des difficultés spéciales. Dans un premier temps, il faut distinguer la coopération proprement dite de la violence ou de l'imposition injuste de la part d'un des conjoints auxquelles l'autre ne peut s'opposer (46). Une telle coopération peut être licite quand sont réunies les trois conditions suivantes. Il faut que :
l'action du conjoint coopérant ne soit pas déjà en elle-même illicite ;(47)
il existe des motifs proportionnellement graves pour coopérer au péché du conjoint ;
on cherche à aider le conjoint à abandonner un tel comportement (avec patience, par la prière, dans la charité, par le dialogue : mais pas nécessairement à ce moment, ni à chaque occasion).
14. En outre, on devra soigneusement apprécier la coopération au mal devant l'usage des moyens qui peuvent avoir des effets abortifs.(48)
--
Je pense que c'est une situation délicate qui n'a pas de solution unique.
-> nullité du mariage car il apostasie
-> est ce que vous souhaitez vraiment pas cette situation ? je pense que oui
-> est-ce que vous pouvez fixer une limite et vous ne la fixé pas ?
-> est-ce que vous êtes contrainte d'une certaine manière (paix du couple) ?
Si vous sentez que vous subissez totalement la situation ce qui semble le cas vous pouvez communier à mon avis
Si vous sentez que vous consentez à la situation alors faite le nécessaire (prenez des mesures, confessez vous) et allez communier (si vous le voulez)
Après saint Paul demande la soumission et l'exemple pour la conversion (je dis ca dans le sens ou il demande pas la brutalité mais bien sur il faut que vous vous posiez des questions sur consentement (s'il n'y a pas d'enfant il est encore temps...))
-
j'ai un exemple marrant pour illustrer ce point :
Si vous êtes guichetière d'une banque. Que des voleurs braquent la banque. Vous donner l'argent mais vous ne commettez pas de pêché pour autant... Ce n'est pas vous qui braquez la banque...
Vous m'avez aidé énormément.
Il n'y a pas de coopération active de ma part, juste passivement je l'accepte.
Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Désolé, mais, non.Ombiace a écrit : ↑lun. 05 janv. 2026, 19:07 Je ne pense pas que le prêtre ait besoin de détail. Vous pouvez vous contenter de dire que vous avez des pratiques non admises par l'Eglise en matière de sexualité. Ce sont les raisons qui vous ont conduite à ces pratiques qui devraient lui sembler ou non relever du registre peccamineux. En principe, pour une confession, c'est cela qui compte. Enfin, je crois
Les péchés sexuels sont de nature différente, et le prêtre doit savoir ce qu'il absout. Il n'y a certes pas besoin de rentrer excessivement dans le détail, mais une masturbation, avoir des relations hétérosexuelles hors mariage, des relations homosexuelles, violer une fillette, sont bien des pratiques non admises par l'Eglise, mais sont différentes en matière de gravité.
Il faut donc avouer le fait tel qu'il est.
Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Bonjour
Petit rappel de la doctrine :
Dz 3634 : "Si le mari veut commettre avec elle le crime des Sodomites [...] la femme ne peut en cette affaire céder licitement à son mari
impudique pour aucune raison, même pour éviter la mort
Sous Benoît XV :
3634. Réponse de la Sacrée Pénitencerie, 3 avril 1916.
Éd. : F. Hurth : TD ser. theol. 25 (19532) 100 ; J. B. Ferreres et A. Mondria, Compendium theologiae moralis 2 (Barce-
lone, 1950n), 711 s, n° 1095 ; NRTh 47 (1920), 627 s ; Cl. Marc et F. X. Gestermann, Institutiones morales Alphonsia-
nae 2 (Lyon-Paris, 194620), 633 s, n° 2116.
L'usage onaniste du mariage
Question : Une femme peut-elle coopérer à une action du
mari qui, pour s'adonner à la volupté, veut commettre le crime
d'Onan et des Sodomites et qui la menace du châtiment de la
mort ou de graves sévices si elle n'obtempère pas ?
Réponse : a) Si le mari veut commettre dans l'usage du
mariage le crime d'Onan, en répandant la semence en dehors
du vase après qu'a commencé l'union, et qu'il menace la femme
de mort ou de graves sévices si elle ne cède pas à sa volonté
perverse, selon l'opinion de théologiens éprouvés elle peut dans
ce cas s'unir ainsi avec son mari, puisque pour sa part elle se
livre à une chose et à une action licites, mais qu'elle permet le
péché du mari pour une raison grave qui l'excuse ; car l'amour
par lequel elle serait tenue de l'empêcher n'oblige pas dès lors
qu'il est lié à un tel détriment
b) Mais si le mari veut commettre avec elle le crime des
Sodomites, étant donné que cette union sodomite est un acte
contre nature de la part de chacun des époux qui s'unissent ainsi,
et un acte gravement mauvais au jugement de tous les docteurs,
la femme ne peut en cette affaire céder licitement à son mari
impudique pour aucune raison, même pour éviter la mort
Voir si vous voulez vérifier : https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/f15.htm , 3634
Il apparaît donc qu'il y a certains péchés en matière de sexualité que l'on peut excuser chez l'épouse si elle risque sérieusement la mort ou de graves sévices (il ne suffit donc pas d'une coopération passive pour que la femme soit excusée), mais pas tous, et la sodomie en est exclue.
Petit rappel de la doctrine :
Dz 3634 : "Si le mari veut commettre avec elle le crime des Sodomites [...] la femme ne peut en cette affaire céder licitement à son mari
impudique pour aucune raison, même pour éviter la mort
Sous Benoît XV :
3634. Réponse de la Sacrée Pénitencerie, 3 avril 1916.
Éd. : F. Hurth : TD ser. theol. 25 (19532) 100 ; J. B. Ferreres et A. Mondria, Compendium theologiae moralis 2 (Barce-
lone, 1950n), 711 s, n° 1095 ; NRTh 47 (1920), 627 s ; Cl. Marc et F. X. Gestermann, Institutiones morales Alphonsia-
nae 2 (Lyon-Paris, 194620), 633 s, n° 2116.
L'usage onaniste du mariage
Question : Une femme peut-elle coopérer à une action du
mari qui, pour s'adonner à la volupté, veut commettre le crime
d'Onan et des Sodomites et qui la menace du châtiment de la
mort ou de graves sévices si elle n'obtempère pas ?
Réponse : a) Si le mari veut commettre dans l'usage du
mariage le crime d'Onan, en répandant la semence en dehors
du vase après qu'a commencé l'union, et qu'il menace la femme
de mort ou de graves sévices si elle ne cède pas à sa volonté
perverse, selon l'opinion de théologiens éprouvés elle peut dans
ce cas s'unir ainsi avec son mari, puisque pour sa part elle se
livre à une chose et à une action licites, mais qu'elle permet le
péché du mari pour une raison grave qui l'excuse ; car l'amour
par lequel elle serait tenue de l'empêcher n'oblige pas dès lors
qu'il est lié à un tel détriment
b) Mais si le mari veut commettre avec elle le crime des
Sodomites, étant donné que cette union sodomite est un acte
contre nature de la part de chacun des époux qui s'unissent ainsi,
et un acte gravement mauvais au jugement de tous les docteurs,
la femme ne peut en cette affaire céder licitement à son mari
impudique pour aucune raison, même pour éviter la mort
Voir si vous voulez vérifier : https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/f15.htm , 3634
Il apparaît donc qu'il y a certains péchés en matière de sexualité que l'on peut excuser chez l'épouse si elle risque sérieusement la mort ou de graves sévices (il ne suffit donc pas d'une coopération passive pour que la femme soit excusée), mais pas tous, et la sodomie en est exclue.
Dernière modification par Toto2 le mer. 07 janv. 2026, 0:35, modifié 1 fois.
Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Merci de m'avoir corrigé, Toto. je suis un peu étonné, mais vous donnez les raisons de cet impératif, qui sont concevables.
Mais du coup, je comprends les réticences qu'aura probablement Anna.
Existe t il une alternative (confession en ligne, ou autre) ?
Mais du coup, je comprends les réticences qu'aura probablement Anna.
Existe t il une alternative (confession en ligne, ou autre) ?
- Fée Violine
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Non, bien sûr, la confession en ligne n'existe pas.
Mais comme l'a bien dit Toto2, Anna n'est pas obligée de donner tous les détails !
Mais comme l'a bien dit Toto2, Anna n'est pas obligée de donner tous les détails !
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Anna2003
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Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Oui, mais à mon cas , expliquer qu'il s'agit des relations entre mon mari et moi, et je donne mon consentement passivement pour la paix du couple, n'est pas suffisant ?Toto2 a écrit : ↑mer. 07 janv. 2026, 0:26Ombiace a écrit : ↑lun. 05 janv. 2026, 19:07 Je ne pense pas que le prêtre ait besoin de détail. Vous pouvez vous contenter de dire que vous avez des pratiques non admises par l'Eglise en matière de sexualité. Ce sont les raisons qui vous ont conduite à ces pratiques qui devraient lui sembler ou non relever du registre peccamineux. En principe, pour une confession, c'est cela qui compte. Enfin, je crois
Désolé, mais, non.
Les péchés sexuels sont de nature différente, et le prêtre doit savoir ce qu'il absout. Il n'y a certes pas besoin de rentrer excessivement dans le détail, mais une masturbation, avoir des relations hétérosexuelles hors mariage, des relations homosexuelles, violer une fillette, sont bien des pratiques non admises par l'Eglise, mais sont différentes en matière de gravité.
Il faut donc avouer le fait tel qu'il est.
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