gerardh a écrit :Le Saint Esprit, qui habite en moi, ne me combat pas moi, mais la chair (c'est-à-dire la première nature adamique pécheresse qui est encore en moi), afin que je dépouille le « vieil homme » (la nature adamique) et que je revête « le nouvel homme » (Col 3 je crois)
Je vous ai cité Romains 8, 1-17, qui explicite cette pensée. Entretemps j’ai retrouvé les versets que j’avais spontanément en tête, à savoir Galates 5, 16-17 et 25 : « Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair. Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez.(…) Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit »
Ah ok! Vous dites les mêmes chose que les saints de l'Eglise en fait.
A noter que les souffrances du chrétien sont la conséquence de la haine du monde envers eux. Jésus a supporté de telles souffrances, mais ces dernières sont sans comparaison avec ses souffrances expiatoires lors de trois heures sombres de la croix, pendant lesquelles il a porté nos péchés et a été abandonné de son Dieu. (gérardh)
Je veux juste signaler une intervention de ma part et en lien, dans la section apologétique. Par courtoisie, je le dis pour le signaler à gérardh entre autres.
A tous Celui qui veut suivre Jésus Christ et être son disciple doit s'attendre à des persécutions.
Jésus nous a averti d'avance:
"
18Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. 19Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.
20Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
21Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé. 22Si je n'étais pas venu et que je ne leur eusse point parlé, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n'ont aucune excuse de leur péché. 23Celui qui me hait, hait aussi mon Père.
24Si je n'avais pas fait parmi eux des oeuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père. 25Mais cela est arrivé afin que s'accomplît la parole qui est écrite dans leur loi: Ils m'ont haï sans cause."
Ev. de St.Jean chap. 15
Prions le Saiont Esprit, surtout pour les chrétiens en Syrie, Irak etc.
Mac a écrit : ↑ven. 27 nov. 2015, 17:21Mac :
Bonjour,
Comment comprenez-vous le verset ci-dessous, svp?
Matthieu 26:52
Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée.
Merci.
Fraternellement.
Jésus lui-même a dit : Tu ne commettras pas de meurtre (Mt 5, 21).
CEC 2262 Dans le Sermon sur la Montagne, le Seigneur rappelle le précepte : " Tu ne tueras pas " (Mt 5, 21), il y ajoute la proscription de la colère, de la haine et de la vengeance. Davantage encore, le Christ demande à son disciple de tendre l’autre joue (cf. Mt 5, 22-39), d’aimer ses ennemis (cf. Mt 5, 44). Lui-même ne s’est pas défendu et a dit à Pierre de laisser l’épée au fourreau (cf. Mt 26, 52).
« Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. »
Que veut dire exactement Jésus par ces paroles ? Quel en est le véritable sens ? Doit-on rester passif si sa famille, ses amis ou ses proches sont victimes de violences ? Que feriez-vous, en tant que chrétien, connaissant bien ce verset ? Resterez-vous impassible ? Il est donc important d’en comprendre le sens profond.
Pour certains croyants, cette parole signifie que, dans la « Nouvelle Alliance », toute justification du meurtre ou de la participation à la guerre est abolie, notamment en se fondant sur ce verset. Cela impliquerait la neutralité, la non-violence et le refus de participer à la défense de ses proches ou de son pays. Ce passage est ainsi cité comme une preuve d’un engagement actif en faveur de la non-violence. Ce verset est d’ailleurs souvent repris dans les discours chrétiens prônant la non-violence ou l’objection de conscience.
Cependant, pour bien le comprendre, il est indispensable d’en analyser le contexte. Situons-le donc : que s’est-il passé peu de temps auparavant ?
La Nouvelle Alliance vient d’être conclue ; la Loi mosaïque touche à sa fin, et une nouvelle ère s’ouvre. Nous sommes dans un contexte profondément religieux. Jésus, accompagné de ses fidèles apôtres, sort vers le mont des Oliviers, au jardin de Gethsémané. Une troupe de soldats romains, menée par le traître Judas, vient à sa rencontre. Judas se rend dans le lieu où Jésus avait coutume de prier, et Jésus sait déjà ce qui l’attend.
C’est alors qu’un événement survient, plongeant les disciples dans la stupeur : Pierre tire son épée pour défendre son Maître — une cause, une nouvelle façon d’adorer Dieu, une nouvelle religion. Mais Jésus lui répond : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? » (Matthieu 26:52-53).
Cela signifie que l’usage de l’épée — c’est-à-dire de la violence — n’est pas le moyen que Jésus autorise pour défendre sa cause. Désormais, la religion chrétienne n’autorise plus l’emploi des armes pour la défense de la foi, comme c’était le cas sous la Loi mosaïque.
C’est là le point essentiel : un chrétien ne recourt pas à la violence ni aux armes pour défendre sa foi. Cette idée est confirmée par le texte d’Apocalypse 13:10 : « Si quelqu’un est mené en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un est tué par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints. »
Et c’est bien ce qui s’est produit durant les deux premiers siècles du christianisme : les chrétiens ont souffert le martyre, la persécution et la violence, sans répondre par la force. Pour beaucoup de croyants, cette parole marque un tournant décisif : le Christ inaugure une ère nouvelle, où la loi du talion pour défendre la foi chrétienne ne s’applique plus.
Mais alors, que faire aujourd’hui si notre famille, nos proches, nos enfants sont menacés ?
Ici, il ne s’agit pas de la défense de la foi, mais de la violence — voire de la barbarie — exercée contre les siens. Le principe de la justice ne doit pas être bafoué ; le bon sens et la charité s’unissent : rien n’interdit à un chrétien de protéger les siens.
La foi chrétienne ne signifie pas l’indifférence, encore moins la lâcheté. Elle signifie refuser la haine et la vengeance, même lorsqu’on se défend. Jésus n’interdit pas la protection du faible ; il pose le principe que la défense de la foi ne se fait pas par la violence, comme dans l’ancienne alliance, mais par des actes de sainteté. Il nous invite à être forts dans la paix, fermes dans la foi et courageux dans l’amour.
La foi chrétienne ne signifie pas l’indifférence, encore moins la lâcheté. Elle signifie refuser la haine et la vengeance, même lorsqu’on se défend. Jésus n’interdit pas la protection du faible ; il pose le principe que la défense de la foi ne se fait pas par la violence, comme dans l’ancienne alliance, mais par des actes de sainteté. Il nous invite à être forts dans la paix, fermes dans la foi et courageux dans l’amour.
Je crois, Domi, que vous avez parfaitement compris. La légitime défense n'est pas interdite ni niée mais la non-violence est la "technique" chrétienne par excellence.
Et personnellement j'ai toujours ressenti dans ces propos du Christ une sorte d'amère constatation :il est des situations ou tirer l'épée est inévitable mais amènent fatalement des conséquences où l'épée sera tirée à nouveau.
La défense de la foi peut s'exercer aussi bien avec ou sans un armement militaire. Tout pourrait se résumer à une question de légitimité, de légalité et de contexte.
Dans l'épisode de la Passion, la foi chrétienne proprement dite n'existe pas encore pour commencer. Et Jésus passe évidemment aux yeux de tous ses compatriotes et coreligionnaires juifs pour un juif normal de son temps, je veux dire se devant de respecter tant les autorités civiles que religieuses du royaume de Judée. Jésus de Nazareth admet fort bien ce principe.
Parce que Jésus n'est ni révolutionnaire ni maquisard en rupture ou en rébellion ouverte contre l'autorité dirigeante locale reconnue. Il n'est tout simplement pas un criminel. Et, de là, ce refus chez lui de voir ses disciples s'ériger en propre juge, et pour essayer de se faire justice eux-mêmes à coups de hache, en s'attaquant ainsi directement aux forces de police. La garde du Temple faisait ni plus ni moins office de police à l'époque. On parle d'un truc régulier avec mandat.
Si vous voulez, un Jésus-Christ ne demande pas plus à ses disciples de «partir en guerre» contre la police du Sanhédrin ou le grand prêtre de Jérusalem mais que saint Thomas More en Angleterre ne demandera plus tard, à ses amis ou admirateurs, d'aller attaquer le roi Henri VIII à coups de poignard, lui ou des types au parlement ainsi que des piquets de gardes soumis à l'autorité royale. Non !
Le contexte n'est pas du tout celui de l'invasion d'une force étrangère hostile, celui d'une troupe armée sortie de l'Arabie heureuse, de zélotes de l'islam par exemple venus effectuer une descente en Italie, pour y massacrer des moines, saccager des églises, ambitionnant de faire disparaître le christianisme par la violence. Face à une tyrannie manifeste, le rôle des autorités légitimes est bien celui de s'y opposer et y compris par la force militaire; a fortiori cela serait-il le devoir d'une autorité politique chrétienne que de le faire.
Moralité ? Des contextes différents n'exigent pas une seule et même réponse.
Je suis désolé de vous contredire, quand vous écrivez: "la foi chrétienne proprement dite n'existe pas encore".
Vous avez vraiment tout faux et vous ne connaissez pas le contexte du 1er siècle.
Les érudits juifs avaient établi une compilation de plus de 300 prophéties qui se rapportaient au Christ promis.
Les disciples de Jésus avaient déjà la foi en ce Christ promis, ils avaient tout compris. Et les croyants juifs de l'époque connaissaient ces prophéties.
Ce qui vous dévoie c'est probablement ce que vous définissez par "foi chrétienne", la foi en Christ a été bel et bien défini: Jean 7:38n, Jean 6:35, Jean 11:25–26, Jean 14:12.
Il ne faut confondre disciples et compatriotes, la leçon que donne Jésus s'adresse non pas aux compatriotes mais aux disciples. Que Jésus ait voulu enseigner ses disciples est une évidence, car c'est Jésus qui a demandé des épées. Jésus est un enseignant et ce qu'il a souhaité faire c'est enseigner, promulguer à la fois une règle et une loi.
C'est dommage que vous ne compreniez pas cela. Vous y perdez beaucoup.