Plus je découvre notre Mère, plus je chiale… et ça fait du bien
Je partage ici une méditation personnelle, je ne crois pas l’avoir lue ailleurs.
Je la soumets à votre discernement.
Aux noces de Cana, Jésus dit à Marie :
« Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme ? Mon heure n’est pas encore venue. » (Jean 2,4)
À première écoute, ses mots semblent durs.
Mais à l’oreille du cœur, ils deviennent une invitation à contempler son mystère.
Jésus savait.
Il savait que notre Mère intercéderait pour nous tous, sans relâche,
et que cette première demande ne serait pas la dernière.
C’est comme s’il disait :
Je suis Dieu. Tu viens me demander des grâces.
Mais qui es-tu vraiment ?
L’heure de répondre pleinement à tes prières n’est pas encore arrivée.
Le texte nous questionne :
qui est-elle exactement ?
Et puis vient la Croix.
Jésus la regarde et dit :
« Femme, voici ton fils »
« Voici ta mère. » (Jean 19,26-27)
À cet instant, tout s’éclaire :
Marie devient
Notre Mère à toutes et à tous,
et son intercession prend toute sa dimension universelle.
Selon cette lecture, l’identité de Notre Mère est donc posée dès le début aux noces de Cana.
Le mot « femme » (γύναι) est le lien secret entre Cana et la Croix.
Femme, qui es-tu ?
Tu es la Mère de tous ces enfants.
L’Évangile selon saint Jean est vraiment magnifique je trouve.