Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
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Forum de discussions entre chrétiens sur les questions morales et éthiques. Certaines discussions de ce forum peuvent heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.
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- LumendeLumine
- Quæstor

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Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Salut,
j'ai décidé d'être un catholique intègre, si Dieu le veut (et je crois que oui), et par conséquent je fais actuellement le tour de mes habitudes incompatibles avec ce que je crois.
Hier soir il m'est venu à l'esprit que je n'avais jamais présenté en confession le fait d'utiliser des logiciels que je n'ai jamais payés et de disposer d'une relativement vaste collection de musique que je n'ai jamais achetée non plus. Ma logique jusqu'à maintenant était que comme les lois visant à protéger le copyright ne sont respectées par à peu près personne, et qu'en général la société fait peu ou rien pour y remédier (du moins ici au Canada), autant dire que ces lois n'existent pas, de facto.
Mais ma conscience ne semble pas être satisfaite. Il y a que je tiens quand même beaucoup à mes logiciels et à ma musique piratées. Je n'ai pas les sous pour me permettre le 10e de ce que j'utilise, et les solutions gratuites ne sont souvent pas à la hauteur. Vous savez le prix de 3DsMax ou de MATLAB? Vous connaissez des équivalents open source? et des équivalents VRAIMENT équivalents? OpenOffice comme équivalent à Office 2003 n'est pas si mal, mais par rapport à Office 2007 c'est assez douloureux. Paint.NET comparé à Photoshop? Je hurle. Et vivre sans Visual Studio, je meurs... Dieu soit loué j'ai une vraie licence pour Visual Studio 2008.
Quant à la musique, c'est simple, il faudrait me rabattre sur la radio, et Dieu sait qu'elle ne passe jamais ce que j'écoute. Il y a même beaucoup de musique que l'on trouve sur internet et nulle part en magasin!
Ensuite, il y a des vieux jeux soi-disant achetés par des compagnies mais impossibles à se procurer légalement. J'aurais bien voulu, par exemple, acheter Alien Crossfire mais les rares exemplaires qui circulent encore sont de véritables pièces de collection au coût de 70$ et plus. Sur bittorent, je peux l'obtenir en 20 minutes... Vous voyez le genre de tentation auquel je fais face!
J'ai néanmoins décidé que pour la gloire de Dieu il fallait me débarrasser de tout contenu violant des droits d'auteurs sur mon ordinateur, mais à condition qu'il s'agisse réellement d'un péché, ce dont je ne suis pas toujours sûr. Où trace-t-on la ligne entre moral et immoral dans ces cas?
j'ai décidé d'être un catholique intègre, si Dieu le veut (et je crois que oui), et par conséquent je fais actuellement le tour de mes habitudes incompatibles avec ce que je crois.
Hier soir il m'est venu à l'esprit que je n'avais jamais présenté en confession le fait d'utiliser des logiciels que je n'ai jamais payés et de disposer d'une relativement vaste collection de musique que je n'ai jamais achetée non plus. Ma logique jusqu'à maintenant était que comme les lois visant à protéger le copyright ne sont respectées par à peu près personne, et qu'en général la société fait peu ou rien pour y remédier (du moins ici au Canada), autant dire que ces lois n'existent pas, de facto.
Mais ma conscience ne semble pas être satisfaite. Il y a que je tiens quand même beaucoup à mes logiciels et à ma musique piratées. Je n'ai pas les sous pour me permettre le 10e de ce que j'utilise, et les solutions gratuites ne sont souvent pas à la hauteur. Vous savez le prix de 3DsMax ou de MATLAB? Vous connaissez des équivalents open source? et des équivalents VRAIMENT équivalents? OpenOffice comme équivalent à Office 2003 n'est pas si mal, mais par rapport à Office 2007 c'est assez douloureux. Paint.NET comparé à Photoshop? Je hurle. Et vivre sans Visual Studio, je meurs... Dieu soit loué j'ai une vraie licence pour Visual Studio 2008.
Quant à la musique, c'est simple, il faudrait me rabattre sur la radio, et Dieu sait qu'elle ne passe jamais ce que j'écoute. Il y a même beaucoup de musique que l'on trouve sur internet et nulle part en magasin!
Ensuite, il y a des vieux jeux soi-disant achetés par des compagnies mais impossibles à se procurer légalement. J'aurais bien voulu, par exemple, acheter Alien Crossfire mais les rares exemplaires qui circulent encore sont de véritables pièces de collection au coût de 70$ et plus. Sur bittorent, je peux l'obtenir en 20 minutes... Vous voyez le genre de tentation auquel je fais face!
J'ai néanmoins décidé que pour la gloire de Dieu il fallait me débarrasser de tout contenu violant des droits d'auteurs sur mon ordinateur, mais à condition qu'il s'agisse réellement d'un péché, ce dont je ne suis pas toujours sûr. Où trace-t-on la ligne entre moral et immoral dans ces cas?
- Christophe
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Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Salut LumendeLumine !
La problématique est bien trop récente pour que le Magistère ait défini une position ferme sur la question... Nous devons donc travailler en "éclaireurs" sur cette question, en nous appuyant sur les critères du discernement chrétien et sur notre conscience propre.
Voici une discussion portant sur un sujet qui est lié :
Modèle de l'industrie culturelle à l'aire du piratage
J'aurais tendance à dire que pirater (un logiciel, une chanson, une vidéo) ne porte préjudice à l'ayant-droit que par le manque à gagner qui en résulte, car les œuvres numériques ont ceci de particulier qu'elles sont totalement "reproductibles".
Ainsi, si vous êtes un étudiant désargenté (comme tout étudiant qui se respecte a le devoir de l'être), deux options s'offrent à vous concernant un logiciel dont la licences est coûteuse :
1) Soit vous piratez le logiciel propriétaire
2) Soit vous vous passez du logiciel propriétaire
Comme en aucun cas vous n'auriez acheté le logiciel, il me semble que dans ce cas précis ce piratage ne porte aucun préjudice à l'ayant-droit.
Bien évidemment, un autre élément important est à prendre en considération : le droit positif. En enfreignant la législation en vigueur, vous commettez un péché.
Personnellement, je serai favorable à une évolution de la législation sur le droit d'auteur et du modèle de l'industrie du disque et du logiciel. Par exemple, payer un forfait mensuel qui me permettrait d'écouter sans restriction de la musique en ligne ou des films ; les auteurs étant rétribués par une réversion des forfaits collectés à proportion du nombre de téléchargement. Pour les progiciels, le modèle d'Avast avec des licences gratuites pour les personnes privées, et payantes pour les personnes morales me semble pertinent. Quant à la bureautique, OpenOffice, sans être parfait, subvient parfaitement à des besoins quotidiens. Et il existe des solutions open source pour quasiment tous ce qu'un utilisateur lambda peut vouloir faire avec son ordinateur...
Dans l'espoir d'avoir contribué à faire avancer le schmilblick...
PaX
Christophe
La problématique est bien trop récente pour que le Magistère ait défini une position ferme sur la question... Nous devons donc travailler en "éclaireurs" sur cette question, en nous appuyant sur les critères du discernement chrétien et sur notre conscience propre.
Voici une discussion portant sur un sujet qui est lié :
J'aurais tendance à dire que pirater (un logiciel, une chanson, une vidéo) ne porte préjudice à l'ayant-droit que par le manque à gagner qui en résulte, car les œuvres numériques ont ceci de particulier qu'elles sont totalement "reproductibles".
Ainsi, si vous êtes un étudiant désargenté (comme tout étudiant qui se respecte a le devoir de l'être), deux options s'offrent à vous concernant un logiciel dont la licences est coûteuse :
1) Soit vous piratez le logiciel propriétaire
2) Soit vous vous passez du logiciel propriétaire
Comme en aucun cas vous n'auriez acheté le logiciel, il me semble que dans ce cas précis ce piratage ne porte aucun préjudice à l'ayant-droit.
Bien évidemment, un autre élément important est à prendre en considération : le droit positif. En enfreignant la législation en vigueur, vous commettez un péché.
Personnellement, je serai favorable à une évolution de la législation sur le droit d'auteur et du modèle de l'industrie du disque et du logiciel. Par exemple, payer un forfait mensuel qui me permettrait d'écouter sans restriction de la musique en ligne ou des films ; les auteurs étant rétribués par une réversion des forfaits collectés à proportion du nombre de téléchargement. Pour les progiciels, le modèle d'Avast avec des licences gratuites pour les personnes privées, et payantes pour les personnes morales me semble pertinent. Quant à la bureautique, OpenOffice, sans être parfait, subvient parfaitement à des besoins quotidiens. Et il existe des solutions open source pour quasiment tous ce qu'un utilisateur lambda peut vouloir faire avec son ordinateur...
Dans l'espoir d'avoir contribué à faire avancer le schmilblick...
PaX
Christophe
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Bonsoir,
Cette réflexion m'amuse et m'intéresse car j'ai eu le même raisonnement il y a un certain nombre d'années -admettons qu'il y a prescription juridique- et j'en suis venu à "légaliser" le contenu de mon ordinateur. Les résultats à long terme sont mitigés mais je n'en dirai pas plus ce forum.
Il faut reconnaître que la frontière morale est parfois bien floue. Il serait ainsi condamnable de télécharger illégalement de la musique sur des réseaux du type Torrent tandis qu'il serait acceptable de l'écouter en streaming sur des sites tels Deezer. Le problème serait donc la copie privée? Fort bien, mais dans ce cas nous payons déjà des taxes à cet effet en France, ne serait-ce que sur les supports de stockage. Le souhait de Christophe risque toutefois d'être exaucé dans la mesure où Apple envisage très sérieusement de créer des forfaits mensuels offrant un accès illimité au contenu de l'iTunes Store, second disquaire mondial. Pis, l'achat d'un iPhone ou d'un iPod, moyennant une hausse maximale du prix de 100$, pourrait bientôt permettre à tout un chacun d'accéder à sa guise au catalogue de l'iTunes Store. Pour en savoir plus...
La question des logiciels est d'autant plus problématique que certains d'entre eux sont indispensables dans le cadre des études. Il existe certes des réductions, mais leur effet est rapidement annihilé par la quantité de logiciels nécessaires. Les illustrations de LumendeLumine sont assez parlantes. Il aura beau obtenir Adobe Photoshop CS3 à 200€ au lieu de 1.000€, il lui faudra encore acquérir Office 2007 et des logiciels scientifiques plus ou moins onéreux. Je travaille pour ma part sous Mac OS X, la suite bureautique iWork d'Apple (80€) me convient donc parfaitement mais j'ai été hélas obligé d'installer en complément Microsoft Office 2008 pour Mac dans un souci de compatibilité. Ces licences seraient sûrement bien mieux acceptées si elles permettaient de suivre l'évolution du produit sans débourser un centime supplémentaire par la suite.
En Christ,
Franck
Cette réflexion m'amuse et m'intéresse car j'ai eu le même raisonnement il y a un certain nombre d'années -admettons qu'il y a prescription juridique- et j'en suis venu à "légaliser" le contenu de mon ordinateur. Les résultats à long terme sont mitigés mais je n'en dirai pas plus ce forum.
Il faut reconnaître que la frontière morale est parfois bien floue. Il serait ainsi condamnable de télécharger illégalement de la musique sur des réseaux du type Torrent tandis qu'il serait acceptable de l'écouter en streaming sur des sites tels Deezer. Le problème serait donc la copie privée? Fort bien, mais dans ce cas nous payons déjà des taxes à cet effet en France, ne serait-ce que sur les supports de stockage. Le souhait de Christophe risque toutefois d'être exaucé dans la mesure où Apple envisage très sérieusement de créer des forfaits mensuels offrant un accès illimité au contenu de l'iTunes Store, second disquaire mondial. Pis, l'achat d'un iPhone ou d'un iPod, moyennant une hausse maximale du prix de 100$, pourrait bientôt permettre à tout un chacun d'accéder à sa guise au catalogue de l'iTunes Store. Pour en savoir plus...
La question des logiciels est d'autant plus problématique que certains d'entre eux sont indispensables dans le cadre des études. Il existe certes des réductions, mais leur effet est rapidement annihilé par la quantité de logiciels nécessaires. Les illustrations de LumendeLumine sont assez parlantes. Il aura beau obtenir Adobe Photoshop CS3 à 200€ au lieu de 1.000€, il lui faudra encore acquérir Office 2007 et des logiciels scientifiques plus ou moins onéreux. Je travaille pour ma part sous Mac OS X, la suite bureautique iWork d'Apple (80€) me convient donc parfaitement mais j'ai été hélas obligé d'installer en complément Microsoft Office 2008 pour Mac dans un souci de compatibilité. Ces licences seraient sûrement bien mieux acceptées si elles permettaient de suivre l'évolution du produit sans débourser un centime supplémentaire par la suite.
En Christ,
Franck
- LumendeLumine
- Quæstor

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Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Eh bien, ma conscience a parlé et je me suis débarassé de tous logiciels et musiques piratés. J'en ai profité pour apprendre l'existence de Blender, qui a l'air pas si mal du tout (équivalent de 3DSMAX). Thunderbird est joli mais loin d'être aussi pratique que Outlook 2007. Et une fois Outlook 2007 désinstallé, il n'y a pas de moyen facile d'importer ses anciens courriels ...
Je suis au courant pour les versions express de Visual Studio, mais de toute façon l'école m'offre une vraie licence de toutes les versions imaginables de Visual Studio.
MATLAB, il faudra m'en passer à la maison. Il est disponible sur les ordinateurs de l'école.
Comme remplacement à Nero, il y a InfraRecorder et... Windows Media Player!
Le pire reste OpenOffice. Après avoir connu Word 2007, Writer est tout simplement lent et archaïque. Il faudra que je me procure MS Office un de ces jours.
Pourquoi ai-je pris cette décision? Quelques raisons:
-1. Professionnalisme. En tant qu'ingénieur (enfin, apprenti ingénieur, pour l'instant), j'entache l'OIQ si on me prend à fournir ou utiliser des logiciels piratés. Je cours le risque d'une sanction aussi, je crois.
-2. Respect de la loi. D'après ce que j'ai compris, il faut respecter la loi civile à moins qu'elle ne nous commande l'immoral.
-3. "Faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils fassent pour vous." Je vais probablement vivre de mon travail de création de logiciels, ce qui serait impossible si personne ne les achète. Autant commencer par donner l'exemple.
Je suis au courant pour les versions express de Visual Studio, mais de toute façon l'école m'offre une vraie licence de toutes les versions imaginables de Visual Studio.
MATLAB, il faudra m'en passer à la maison. Il est disponible sur les ordinateurs de l'école.
Comme remplacement à Nero, il y a InfraRecorder et... Windows Media Player!
Le pire reste OpenOffice. Après avoir connu Word 2007, Writer est tout simplement lent et archaïque. Il faudra que je me procure MS Office un de ces jours.
Pourquoi ai-je pris cette décision? Quelques raisons:
-1. Professionnalisme. En tant qu'ingénieur (enfin, apprenti ingénieur, pour l'instant), j'entache l'OIQ si on me prend à fournir ou utiliser des logiciels piratés. Je cours le risque d'une sanction aussi, je crois.
-2. Respect de la loi. D'après ce que j'ai compris, il faut respecter la loi civile à moins qu'elle ne nous commande l'immoral.
-3. "Faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils fassent pour vous." Je vais probablement vivre de mon travail de création de logiciels, ce qui serait impossible si personne ne les achète. Autant commencer par donner l'exemple.
Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Toutes mes félicitations.
Ce n'est pas toujours évident de se séparer de ce que meuble le quotidien. Voilà certainement une bonne partie du ménage du printemps de réalisé.
David
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
-
Métazét
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Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Bonjour LumendeLumine,
En ce qui concerne OpenOffice, je suis étonné par votre jugement de lenteur. Je n'ai pas l'impression d'avoir ce problème. Mais bon. De toute façon, les versions évoluent tout le temps donc il ne m'étonnerait pas que ce logiciel finisse par combler ses éventuels manques par rapport aux équivalents Microsoft.
Concernant la musique, j'avoue avoir découvert pas mal de choses qui passent pas à la radio grâce au téléchargement. Comme j'ai toujours besoin de m'imprégner et d'écouter tranquillement chez moi une musique pour dire si j'aime ou pas, je vois pas trop, dans mon cas, comment j'aurais pu m'y prendre sans cet intermédiaire : acheter le CD directement au risque que finalement ça me plaise pas ? Non, je ne fonctionne pas comme ça. Je préfère plutôt prendre le temps de voir, grâce à des MP3 téléchargés, ce qui me plait vraiment, et seulement, à ce moment-là, aller l'acheter.
Enfin, étant donné que j'écoute surtout ce qu'il convient de qualifier d' "underground", je ne crois pas courrir beaucoup de risque. J'ai néanmoins arrêté cette activité, étant donné le renforcement (en France) de la législation.
Bien cordialement,
Mikaël
En ce qui concerne OpenOffice, je suis étonné par votre jugement de lenteur. Je n'ai pas l'impression d'avoir ce problème. Mais bon. De toute façon, les versions évoluent tout le temps donc il ne m'étonnerait pas que ce logiciel finisse par combler ses éventuels manques par rapport aux équivalents Microsoft.
Concernant la musique, j'avoue avoir découvert pas mal de choses qui passent pas à la radio grâce au téléchargement. Comme j'ai toujours besoin de m'imprégner et d'écouter tranquillement chez moi une musique pour dire si j'aime ou pas, je vois pas trop, dans mon cas, comment j'aurais pu m'y prendre sans cet intermédiaire : acheter le CD directement au risque que finalement ça me plaise pas ? Non, je ne fonctionne pas comme ça. Je préfère plutôt prendre le temps de voir, grâce à des MP3 téléchargés, ce qui me plait vraiment, et seulement, à ce moment-là, aller l'acheter.
Enfin, étant donné que j'écoute surtout ce qu'il convient de qualifier d' "underground", je ne crois pas courrir beaucoup de risque. J'ai néanmoins arrêté cette activité, étant donné le renforcement (en France) de la législation.
Bien cordialement,
Mikaël
« La majorité des philosophes n'a pas de courage ; ils commencent par avaler les principes essentiels du code actuel : monogamie, structure familiale, continence, tabous corporels, restrictions concernant l'acte sexuel et la suite, puis ils chipotent sur les détails… jusqu'à des sottises telles que de savoir si la vue de la poitrine féminine est obscène ou non. » (Robert Heinlein, En terre étrangère)
- LumendeLumine
- Quæstor

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Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Bonjour Métazét. La lenteur de OpenOffice a deux causes: sa performance, et son interface. Sa performance a été mesurée par rapport à celle de Office 2003:
http://blogs.zdnet.com/Ou/?p=120
et Office 2007:
http://blogs.zdnet.com/Ou/?p=480
Il y a du progrès, comme vous le dites, mais encore bien du chemin à faire.
Ensuite, je ne sais pas si vous avez l'occasion d'utiliser MS Office 2007, mais son interface est tout simplement formidable. Toute les commandes les plus communes sont accessibles en un ou deux clicks; quoique cette interface soit très différente de celles des versions précédentes, la prise en main est immédiate et on se sent même soulagé.
L'interface de OpenOffice est certes différente de celle de Office 2003, par exemple, mais pas en principe: ce sont les mêmes menus déroulants, avec des boîtes de dialogue. La prise en main est donc tout ce qu'il y a de plus ordinaire, c'est-à-dire qu'il faut y mettre le temps qu'il faut. On est loin de l'accessibilité de Office 2007.
Concernant la musique: je ne pense pas acheter beaucoup plus de cds, je n'ai tout simplement pas les moyens de me le permettre. Toutefois, plutôt que de télécharger des copies, je peux utiliser des sites comme MySpace ou Imeem (un petit nouveau très prometteur) et déléguer la responsabilité légale sur les administrateurs du site et les utilisateurs qui y placent ces musiques.
Par ailleurs, Imeem a des ententes avec plusieurs gros labels pour permettre la diffusion de leur contenu en streaming.
http://blogs.zdnet.com/Ou/?p=120
et Office 2007:
http://blogs.zdnet.com/Ou/?p=480
Il y a du progrès, comme vous le dites, mais encore bien du chemin à faire.
Ensuite, je ne sais pas si vous avez l'occasion d'utiliser MS Office 2007, mais son interface est tout simplement formidable. Toute les commandes les plus communes sont accessibles en un ou deux clicks; quoique cette interface soit très différente de celles des versions précédentes, la prise en main est immédiate et on se sent même soulagé.
L'interface de OpenOffice est certes différente de celle de Office 2003, par exemple, mais pas en principe: ce sont les mêmes menus déroulants, avec des boîtes de dialogue. La prise en main est donc tout ce qu'il y a de plus ordinaire, c'est-à-dire qu'il faut y mettre le temps qu'il faut. On est loin de l'accessibilité de Office 2007.
Concernant la musique: je ne pense pas acheter beaucoup plus de cds, je n'ai tout simplement pas les moyens de me le permettre. Toutefois, plutôt que de télécharger des copies, je peux utiliser des sites comme MySpace ou Imeem (un petit nouveau très prometteur) et déléguer la responsabilité légale sur les administrateurs du site et les utilisateurs qui y placent ces musiques.
- Christophe
- Consul

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- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
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Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Salut Le bon Seb
Je trouve ton positionnement un peu "partisan"... Il n'y a rien d'immoral à ce qu'un artiste souhaite être rémunéré pour son travail, ou un éditeur de logiciel pour son produit ! Je soutiens complètement le logiciel libre, et d'ailleurs j'en utilise beaucoup (Linux, Firefox, Thunderbird, OpenOffice, etc.), mais je n'ai rien - en principe - contre les logiciels propriétaires qui répondent souvent à des besoins disons plus... "pointus".
Bonnes Pâques !
Christophe
Je trouve ton positionnement un peu "partisan"... Il n'y a rien d'immoral à ce qu'un artiste souhaite être rémunéré pour son travail, ou un éditeur de logiciel pour son produit ! Je soutiens complètement le logiciel libre, et d'ailleurs j'en utilise beaucoup (Linux, Firefox, Thunderbird, OpenOffice, etc.), mais je n'ai rien - en principe - contre les logiciels propriétaires qui répondent souvent à des besoins disons plus... "pointus".
Bonnes Pâques !
Christophe
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- Anne
- Prætor

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Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Qui a dit: "Toute peine mérite salaire?"
Je suis une grande consommatrice de musique, et à toutes les fois que c'est possible, j'utilise les sites "payants" qui versent des redevances aux artistes. Seule exception: lorsque les musiques ou chansons ne sont pas disponibles au Canada (je ne comprends pas pourquoi il est impossible de télécharger à partir des sites français, par exemple, considérant que beaucoup de produits ne sont même pas vendus ici!). Alros là, c'est le "free for all"!

Je suis une grande consommatrice de musique, et à toutes les fois que c'est possible, j'utilise les sites "payants" qui versent des redevances aux artistes. Seule exception: lorsque les musiques ou chansons ne sont pas disponibles au Canada (je ne comprends pas pourquoi il est impossible de télécharger à partir des sites français, par exemple, considérant que beaucoup de produits ne sont même pas vendus ici!). Alros là, c'est le "free for all"!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
-
Sursum Corda
- Seminarius

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- Inscription : jeu. 27 déc. 2007, 15:37
Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
A la propriété intellectuelle, vous répondez par l'évolution technique du support.le bon Seb a écrit :Imagine-t-on les producteurs de vinyle, de VHS ou de cassettes faire voter des lois pour interdire les CD et les DVD parce que cela ferait couler la fabrication de ces supports archaïques ? C'est pourtant ce qui se passe avec les DRM, la loi DADVSI, etc.
C'est sûr que 99% des gens vont acheter un CD pour avoir la pochette, pas pour la musique !le bon Seb a écrit :- concernant l'art (musique, image, films) : soit c'est vraiment de l'art, i-e un moyen d'expression, dans ce cas si l'artiste veut vraiment s'exprimer il fera tout pour que son message soit diffusé le plus largement possible. Quant à sa rémunération s'il est bon il trouvera toujours des mécènes. S'il est mauvais tant pis pour lui. Et s'il veut vendre pourquoi n'exploite-t-il pas ce qui n'est pas téléchargeable ? Un concert, une pochette d'album, ce sont autant de choses qu'on ne pourra jamais télécharger, pourquoi alors ne pas miser là-dessus ?
- LumendeLumine
- Quæstor

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- Inscription : ven. 26 nov. 2004, 3:28
Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Le plus souvent le développeur est salarié, donc nul besoin d'acheter le logiciel pour lui permettre de vivre? Mais d'où vient le salaire du programmeur sinon des ventes de son logiciel?le bon Seb a écrit :concernant les logiciels : toute peine mérite salaire. Or quand on achète un logiciel que rémunère-t-on ? Le travail du développeur ? Le plus souvent celui-ci est salarié donc déjà rémunéré pour son travail. Le prix de la copie ? Un CD coûte à peine 1 euro à graver. Ce qu'on paie en réalité - du moins lorsqu'on paie - c'est le génie de l'escroc qui a réussi à faire croire aux gens que le prix fait la qualité. Mais encore une fois puisque l'usager rationnel aura tendance à télécharger illégalement pourquoi ne pas libérer le logiciel et se concentrer sur le support, le développement à la demande - qui peut entrer dans les coûts d'investissement des entreprises comme l'achat de n'importe quelle machine - bref, tout ce qui ne se télécharge pas ?
L'usager rationnel aura tendance à télécharger illégalement? Moi pas. Je suis rationnel et ma raison me dit que je n'ai pas le droit d'utiliser ce que je ne me suis pas légalement procuré, que c'est un mal objectif. La seule "raison" derrière le piratage, c'est un grossier égoïsme.
En attendant, vous avez raison en ce qui a trait au besoin d'adaptation de l'industrie; mais c'est en train de se produire. Les producteurs de jeux vidéos se tournent de plus en plus vers les consoles, au détriment du pc où il est si facile de télécharger un jeu plutôt que de l'acheter. Du côté PC, les compagnies se tournent vers des styles de jeux qui n'intéressent pas les pirates: les Sims, les jeux de stratégie 4x (Sins of a Solar Empire)... Quand un marché disparaît, on cesse de produire pour lui.
Mais je ne vois pas en quoi la nécessité pour l'industrie de s'adapter à une réalité rend celle-ci moralement bonne, ce qui semble être le fond de discours tels que le vôtre.
- LumendeLumine
- Quæstor

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- Inscription : ven. 26 nov. 2004, 3:28
Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
La très grande majorité des développeurs de Debian travaillent bénévolement. Ils gagnent leur vie autrement, peut-être en produisant du logiciel non-libre.Le Bon Seb a écrit :D'où vient le salaire des développeurs de Debian ? De Mandriva ? De Firefox ?
Les quelques 80 employés de Mandriva sont payés grâce aux revenus générés par la vente de distributions spéciales de Linux, d'inscription au Club Mandriva, et d'autres services.
En 2006, les revenus de Mozilla Corporation et Mozilla Foundation totalisaient 66,9 millions de dollards, principalement grâce aux redevances des moteurs de recherche.
Donc, certains logiciels libres sont le produit d'un pur altruisme (que j'ai du mal à comprendre d'ailleurs), d'autres se financent par la publicité ou d'autres redevances, d'autres par la vente de logiciels commerciaux. Le fait que des associations ou compagnies se bornent à certains modèles de financement ne signifie pas que la vente de logiciels est une idée stupide, cependant.
Le libre n'a pas besoin d'être justifié... la "justification du libre", dans vos termes, semble plutôt être une condamnation de la commercialisation des logiciels.Là on touche aux justifications "philosophiques" du libre ; il y a deux manières de justifier le libre : la manière économique ("puisque les gens téléchargent illégalement, autant libérer les logiciels et trouver d'autres moyens de rentabiliser son affaire, la sécurité par l'obscurité ne paie pas, les DRM ne font suer que les gens honnêtes, le libre facilite l'innovation...") et la manière philosophique
Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Moi aussi, j'entends être un catholique intègre, mais ça veut pas dire formaliste (i.e. respect aveugle des lois, quitte à s'empêcher de servir Dieu). Personnellement, je vois pas en quoi il est préjudiciable de pratiquer le téléchargement P2P, même d'oeuvres propriétaires, pour la simple raison qu'en général, les personnes effectuant ces téléchargements n'achèteraient généralement pas ces contenus s'il était impossible de les obtenir de cette manière.LumendeLumine a écrit :Salut,
j'ai décidé d'être un catholique intègre, si Dieu le veut (et je crois que oui)
Je fais du téléchargement P2P, mais j'achète derrière (parce que j'en ai les moyens). Après, il faut pas en abuser, surtout avec le software, car il est facile d'avoir des virus, qui ne sont pas toujours détectés (surtout si c'est des nouveaux). Même pour l'audiovisuel, le risque est de se retrouver avec des fakes et de la mauvaise qualité.
Mais je pense qu'économiquement, à long terme, le P2P ne portera pas de préjudice. Par exemple, les artistes musicaux peuvent investir davantage dans des concerts, et moins dans des disques. Ce qui rend la musique plus sociale, et moins commerciale (les artistes gagneront toujours beaucoup en concerts). Donc, je suis favorable au P2P, car il favorise le développement socioéconomique.
De toute façon, la SACEM reçoit diverses taxes, comme par exemple celle qu'on paie lorsqu'on achète des CD-R. Elle peut donc rémunérer des artistes protégés.
- Anne
- Prætor

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- Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
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Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Quelqu'un a dit:
Et:[/b]

"Toute peine mérite salaire".
[/color]Et:[/b]
"Rendez à César ce qui appartient à César".
[/color][/b]"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
Re: Violation de droits d'auteurs: musique et logiciel
Toute bonne oeuvre mérite une contrepartie que l'on aura au Ciel, c'est vrai.AnneT a écrit :Quelqu'un a dit:
"Toute peine mérite salaire".[/color]
Et:[/b]
"Rendez à César ce qui appartient à César".[/color][/b]
Mais économiquement, quand un travail ne produit pas une offre correspondant à une demande, on travaille pour rien. C'est comme ça.
Economiquement, le travail, c'est pas seulement faire des efforts, c'est aussi faire les bons efforts en s'adaptant à la demande économique. Se donner la peine de trouver les bonnes peines, c'est aussi une peine méritant salaire. Donc Jésus a parfaitement raison. Que je sache, quand Jésus dit "toute peine mérite salaire", ce n'est pas incompatible avec le P2P.
Sinon, comment interpréter "Rendez à César ce qui appartient à César" en défaveur du P2P ?
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