A dix jours d'élections municipales en France, l'affaire des écoutes de l'ex-président Nicolas Sarkozy éclabousse l'exécutif socialiste, accusé d'"espionnage politique" et de mensonges par la droite qui réclame la démission de la ministre de la Justice. Celle-ci a déclaré dans la matinée de mercredi qu'elle n'avait pas menti et qu'elle n'avait aucunement l'intention de démissionner.
Cette contre-attaque de l'opposition intervient alors que la droite française fait face depuis deux semaines à une succession de scandales, impliquant non seulement M. Sarkozy mais aussi ses proches et le chef de son parti, l'UMP, Jean-François Copé.
Principale cible de l'opposition, la ministre de la Justice Christiane Taubira avait affirmé lundi avoir découvert dans la presse l'existence de la mise sur écoute par des juges de l'ancien président (2007-2012). Or, mardi soir, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a expliqué avoir été averti, comme Mme Taubira, le 26 février de l'ouverture d'une information judiciaire et de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy, tout en assurant ne pas avoir eu connaissance du "contenu" des enregistrements.
Mercredi, le procureur général de Paris, François Falletti, a confirmé avoir informé la Chancellerie le 26 février de la mise sur écoutes, tout en précisant que "c'est la règle" dans ce type de dossier.
Selon l'UMP, la ministre de la Justice a menti
Il n'est donc pas possible qu'elle reste en fonction. Sa démission face à ce mensonge est inéluctable", a réagi mercredi avec virulence le président de l'UMP, lui-même sur la sellette après avoir été accusé d'avoir favorisé des proches dans l'attribution de contrats par son parti.
Depuis la révélation par le journal Le Monde de la mise sous écoute de Nicolas Sarkozy depuis avril 2013, une première pour un ancien président, la droite, déjà fortement ébranlée par la révélation d'enregistrements clandestins réalisés à l'Elysée par un conseiller de M. Sarkozy, tente de reprendre pied en dénonçant ici un complot, là "une affaire d'Etat" ou encore le "véritable espionnage politique" auquel se livrerait, selon elle, le pouvoir socialiste.
Ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a "félicité" mercredi l'UMP pour "une des plus belles opérations d'enfumage politique et médiatique" dans cette affaire.
La mise sur écoute de Nicolas Sarkozy et de l'un de ses avocats, Thierry Herzog, a été réalisée dans le cadre d'une enquête lancée au printemps 2013 sur un financement présumé de sa campagne électorale de 2007 par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011.
A la suite de l'interception d'une conversation entre MM. Sarkozy et Herzog, une information judiciaire a été ouverte pour "trafic d'influence" et "violation du secret de l'instruction". Selon une source proche du dossier, les deux hommes évoquaient la possibilité d'apprendre auprès d'un magistrat la future orientation de la Cour de Cassation sur le dossier des agendas de l'ex-président, saisis par la justice.
Mardi, cette plus haute juridiction française a refusé que ces agendas soient rendus à Nicolas Sarkozy comme il le réclamait.
Des soupçons sur Valls
Outre Mme Taubira, la droite soupçonne le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, d'avoir lui aussi été au courant de la mise sur écoute de l'ancien président, ce qu'il a démenti mercredi.
Selon l'hebdomadaire Le Canard enchaîné, Manuel Valls était informé du dossier avant même Mme Taubira, les officiers de police judiciaire devant "lui faire parvenir régulièrement leur rapport sur l'avancement de l'enquête".
Mercredi, le ministre de l'Intérieur a assuré avoir appris l'existence des écoutes "à l'occasion des révélations du Monde", le 7 mars. "Personne au gouvernement n'a eu accès au contenu de ces écoutes. C'est évidemment toujours le cas aujourd'hui", a ajouté Manuel Valls, selon qui le président Hollande a été informé le 4 mars.
Pour Jean-François Copé, selon lequel le principe de séparation des pouvoirs entre le politique et le judiciaire a été bafoué, François Hollande va devoir "s'expliquer devant les Français". "L'exécutif dans son ensemble doit s'expliquer", a-t-il martelé.
http://www.lalibre.be/actu/internationa ... ef1aaedc98
Politique et affaires: l'arroseur arrosé
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etienne lorant
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Politique et affaires: l'arroseur arrosé
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Politique et affaires: l'arroseur arrosé
Bonjour à tous
Sur un autre fil , j'ai parlé de dépoussiérage ... Mais ici je n'hésite pas à parler d'un nécessaire décapage ( pour ne pas dire " décrottage " ) .
Bon ! C'est vrai , il ne faut pas juger ... Mais un jour , il faudra bien penser à congédier !
Sur un autre fil , j'ai parlé de dépoussiérage ... Mais ici je n'hésite pas à parler d'un nécessaire décapage ( pour ne pas dire " décrottage " ) .
Bon ! C'est vrai , il ne faut pas juger ... Mais un jour , il faudra bien penser à congédier !
Re: Politique et affaires: l'arroseur arrosé
Que voulez-vous dire, mike.adoo ?
Re: Politique et affaires: l'arroseur arrosé
Je veux dire que faire des coups en douce , ce n'est guère brillant , mais croire que personne n'en saura rien , de nos jours , c'est carrément stupide .James a écrit :Que voulez-vous dire, mike.adoo ?
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Toto
- Barbarus

Re: Politique et affaires: l'arroseur arrosé
Bref, on a donc :
-l'UMP, dont il apparaît que l'ancien président a promis son soutien à un magistrat pour une promotion à Monaco en échange d'informations sur une affaire en cours le concernant, à savoir le financement illégal de sa campagne présidentielle par un dictateur qu'il remerciera chaleureusement en allant faire bombarder son pays
-le PS, qui commence par nier qu'il était au courant des écoutes ayant révélé cela, puis est pris en flagrant délit de mensonge, et surtout Taubira, garde des Sceaux, qui suit donc de très près une affaire en cours impliquant un ancien président de la République
Pas un pour rattraper l'autre.
[...]
-l'UMP, dont il apparaît que l'ancien président a promis son soutien à un magistrat pour une promotion à Monaco en échange d'informations sur une affaire en cours le concernant, à savoir le financement illégal de sa campagne présidentielle par un dictateur qu'il remerciera chaleureusement en allant faire bombarder son pays
-le PS, qui commence par nier qu'il était au courant des écoutes ayant révélé cela, puis est pris en flagrant délit de mensonge, et surtout Taubira, garde des Sceaux, qui suit donc de très près une affaire en cours impliquant un ancien président de la République
Pas un pour rattraper l'autre.
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