Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La foi et les occasions d'incrédulité
Le mardi de la 6e semaine du temps ordinaire
Lettre de saint Jacques 1,12-18.
Heureux l'homme qui supporte l'épreuve avec persévérance, car, une fois vérifiée sa qualité, il recevra la couronne de la vie comme la récompense promise à ceux qui aiment Dieu.
Dans l'épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Dieu en effet ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne. Chacun est tenté par ses propres désirs qui l'entraînent et le séduisent.
Puis le désir engendre et met au monde le péché, et le péché, parvenu à sa maturité, enfante la mort.
Ne vous y trompez pas, frères bien-aimés, les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d'en haut, ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières, lui qui n'est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses passagères. Il a voulu nous donner la vie par sa parole de vérité, pour faire de nous les premiers appelés de toutes ses créatures.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,14-21.
Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque.
Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode ! »
Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain ? Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur aveuglé ?
Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas ? Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
- Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
Cy Aelf, Paris
Dans l’Évangile lu hier, les juifs demandaient à Jésus un signe venant du ciel, c'est-à-dire une sorte de démonstration irréfutable que Dieu est bien avec Jésus. Mais ils n'obtiennent rien, car Jésus a donné suffisamment de signes par les nombreux miracles accomplis. Ici, ce sont les disciples eux-mêmes qui sont surpris à manquer de foi : Jésus n'est-il pas dans la barque avec eux ? Pourquoi donc s'inquiéter du fait qu'ils ont oublié des provisions devant Celui qui, devant eux, a multiplié les pains bien au-delà du nécessaire ! Notre prêtre n'a pas voulu s'étendre sur les significations symboliques des chiffres cités, mais sur le simple manque de confiance qui peine le Seigneur.
Le manque de confiance est déjà une tentation. Méfions-nous moins des autres que de nous-mêmes par les temps difficiles que nous traversons: Jésus est bien présent au plus intime de nous-mêmes et c'est la moindre des choses, devant un problème possible, de veiller à ne pas nous laisser distraire.
Souvenons-nous que lorsque nous commettons des fautes, c'est très souvent à la suite d'un doute que nous avons laissé se glisser dans notre conscience et qui, du fait de notre négligence, est devenu plus obsédant et plus agressif aussi. Les tentations nous conduisent très souvent à employer des moyens humains pour obtenir des satisfactions égoïstes qui ne peuvent que déplaire à Dieu. Dans son épître, saint Jacques le dit clairement: aucune tentation ne vient de Dieu. Si Dieu semble parfois nous mettre à l'épreuve, si nous lui disons "Mais pourquoi, Seigneur ?", c'est qu'Il a quelque chose de meilleur encore à nous donner, mais que nous Lui résistons. Voyez les enfants : c'est en tombant beaucoup qu'ils apprennent à marcher - mais une fois qu'ils ont trouvé l'équilibre, ils ne tombent plus. Une contrariété d'un moment de même qu'une adversité qui semble se maintenir, ne sont souvent que les signes d'un changement à accueillir.
Lettre de saint Jacques 1,12-18.
Heureux l'homme qui supporte l'épreuve avec persévérance, car, une fois vérifiée sa qualité, il recevra la couronne de la vie comme la récompense promise à ceux qui aiment Dieu.
Dans l'épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Dieu en effet ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne. Chacun est tenté par ses propres désirs qui l'entraînent et le séduisent.
Puis le désir engendre et met au monde le péché, et le péché, parvenu à sa maturité, enfante la mort.
Ne vous y trompez pas, frères bien-aimés, les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d'en haut, ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières, lui qui n'est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses passagères. Il a voulu nous donner la vie par sa parole de vérité, pour faire de nous les premiers appelés de toutes ses créatures.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,14-21.
Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque.
Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode ! »
Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain ? Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur aveuglé ?
Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas ? Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
- Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
Cy Aelf, Paris
Dans l’Évangile lu hier, les juifs demandaient à Jésus un signe venant du ciel, c'est-à-dire une sorte de démonstration irréfutable que Dieu est bien avec Jésus. Mais ils n'obtiennent rien, car Jésus a donné suffisamment de signes par les nombreux miracles accomplis. Ici, ce sont les disciples eux-mêmes qui sont surpris à manquer de foi : Jésus n'est-il pas dans la barque avec eux ? Pourquoi donc s'inquiéter du fait qu'ils ont oublié des provisions devant Celui qui, devant eux, a multiplié les pains bien au-delà du nécessaire ! Notre prêtre n'a pas voulu s'étendre sur les significations symboliques des chiffres cités, mais sur le simple manque de confiance qui peine le Seigneur.
Le manque de confiance est déjà une tentation. Méfions-nous moins des autres que de nous-mêmes par les temps difficiles que nous traversons: Jésus est bien présent au plus intime de nous-mêmes et c'est la moindre des choses, devant un problème possible, de veiller à ne pas nous laisser distraire.
Souvenons-nous que lorsque nous commettons des fautes, c'est très souvent à la suite d'un doute que nous avons laissé se glisser dans notre conscience et qui, du fait de notre négligence, est devenu plus obsédant et plus agressif aussi. Les tentations nous conduisent très souvent à employer des moyens humains pour obtenir des satisfactions égoïstes qui ne peuvent que déplaire à Dieu. Dans son épître, saint Jacques le dit clairement: aucune tentation ne vient de Dieu. Si Dieu semble parfois nous mettre à l'épreuve, si nous lui disons "Mais pourquoi, Seigneur ?", c'est qu'Il a quelque chose de meilleur encore à nous donner, mais que nous Lui résistons. Voyez les enfants : c'est en tombant beaucoup qu'ils apprennent à marcher - mais une fois qu'ils ont trouvé l'équilibre, ils ne tombent plus. Une contrariété d'un moment de même qu'une adversité qui semble se maintenir, ne sont souvent que les signes d'un changement à accueillir.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Oeuvrer dans la discrétion.
Le mercredi de la 6e semaine du temps ordinaire
Lettre de saint Jacques 1,19-27.
Si quelqu'un croit être un homme religieux, alors qu'il ne sait pas mettre un frein à sa langue, il se trompe lui-même, sa religion ne mène à rien. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c'est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur, et de se garder propre au milieu du monde.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,22-26.
Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher.
Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Est-ce que tu vois quelque chose ? »
Ayant ouvert les yeux, l'homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent. »
Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »
Cy Aelf, Paris
Le point commun qui m'a semblé faire le lien entre la première et la seconde lecture, c'est la discrétion avec laquelle il nous faut tendre vers le bien. Je ne dis pas même qu'il faut faire le bien avec discrétion, mais s'y efforcer. Le bien que l'on peut accomplir existe d'abord sous la forme d'un mouvement silencieux qui se produit au fond du coeur. Ce qui m'inspire à dire cela, c'est la guérison en deux temps opérée par Jésus. Cet aveugle n'est pas nommé et il a été amené à Jésus par d'autres personnes dont les noms ne sont pas donnés non plus. Et tout à la fin, lorsque l'homme voit de nouveau, le Seigneur lui commande de ne pas même rentrer au village.
Ainsi doivent également agir les hommes vraiment religieux. Ils passent, ils font le bien, ils poursuivent leur chemin.
La pratique de la foi ne consiste-t-elle pas toujours à recevoir afin de donner ? Ce matin - et je dois dire : comme chaque matin depuis que j'ai découvert l'Eucharistie quotidienne, j'ai d'abord reçu dans mon coeur la force qui permet de donner à mon tour. Et j'ai, encore, reçu la joie qui éclaircit l'esprit jusque dans les situations les plus sombres. La plupart des gens que nous rencontrons sur une journée gardent la même humeur et les mêmes pensées tout au long d'une journée. Nous qui avons reçu la foi, sommes-nous assez conscient du bonheur de vivre qui nous est donné dans la foi chaque jour ?
Bénis le Seigneur, Ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits !
Lettre de saint Jacques 1,19-27.
Si quelqu'un croit être un homme religieux, alors qu'il ne sait pas mettre un frein à sa langue, il se trompe lui-même, sa religion ne mène à rien. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c'est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur, et de se garder propre au milieu du monde.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,22-26.
Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher.
Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Est-ce que tu vois quelque chose ? »
Ayant ouvert les yeux, l'homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent. »
Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »
Cy Aelf, Paris
Le point commun qui m'a semblé faire le lien entre la première et la seconde lecture, c'est la discrétion avec laquelle il nous faut tendre vers le bien. Je ne dis pas même qu'il faut faire le bien avec discrétion, mais s'y efforcer. Le bien que l'on peut accomplir existe d'abord sous la forme d'un mouvement silencieux qui se produit au fond du coeur. Ce qui m'inspire à dire cela, c'est la guérison en deux temps opérée par Jésus. Cet aveugle n'est pas nommé et il a été amené à Jésus par d'autres personnes dont les noms ne sont pas donnés non plus. Et tout à la fin, lorsque l'homme voit de nouveau, le Seigneur lui commande de ne pas même rentrer au village.
Ainsi doivent également agir les hommes vraiment religieux. Ils passent, ils font le bien, ils poursuivent leur chemin.
La pratique de la foi ne consiste-t-elle pas toujours à recevoir afin de donner ? Ce matin - et je dois dire : comme chaque matin depuis que j'ai découvert l'Eucharistie quotidienne, j'ai d'abord reçu dans mon coeur la force qui permet de donner à mon tour. Et j'ai, encore, reçu la joie qui éclaircit l'esprit jusque dans les situations les plus sombres. La plupart des gens que nous rencontrons sur une journée gardent la même humeur et les mêmes pensées tout au long d'une journée. Nous qui avons reçu la foi, sommes-nous assez conscient du bonheur de vivre qui nous est donné dans la foi chaque jour ?
Bénis le Seigneur, Ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Sans la charité, il n'y a pas de foi
Le jeudi de la 6e semaine du temps ordinaire
Lettre de saint Jacques 2,1-9.
Mes frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire. Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps un homme aux vêtements rutilants, portant des bagues en or, et un homme pauvre aux vêtements sales.
Vous vous tournez vers l'homme qui porte des vêtements rutilants et vous lui dites : « Prends ce siège, et installe-toi bien » ; et vous dites au pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien : « Assieds-toi par terre à mes pieds ».
Agir ainsi, n'est-ce pas faire des différences entre vous, et juger selon des valeurs fausses ?
Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il les a faits riches de la foi, il les a faits héritiers du Royaume qu'il a promis à ceux qui l'auront aimé.
Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. Ne voyez-vous pas que ce sont les riches qui vous oppriment, et vous traînent devant les tribunaux ?
Ce sont eux qui blasphèment le beau nom du Seigneur qui a été prononcé sur vous.
Certes, vous avez raison quand vous appliquez la loi du Royaume, celle qui est dans l'Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais quand vous marquez des différences entre les personnes, vous commettez un péché, et cette Loi vous dénonce comme coupables.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,27-33.
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. »
Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Cy Aelf, Paris
Il y a bien longtemps que nous le savons : Jésus s'est identifié aux plus pauvres des hommes, aux plus misérables, et cela choque beaucoup de croyants. Ils sont nombreux parmi nous ceux et celles qui refusent, tout simplement, d'accorder un regard au pauvre qui mendie, au sans-abri adossé contre un mur dans la rue. Et cependant, la démarche de s'approcher d'eux équivaut à se rapprocher du Christ.
Outre cela, le malheur qui frappe les autres nous frappe nous aussi. Peut-être pas de la même façon, mais quiconque a séjourné seul dans un hôpital sans avoir de visites, s'est approché du malheur. Et l'homme qui vit seul dans un deux pièces et que sa famille laisse sans nouvelles d'un bout de l'année à l'autre, supporte lui aussi la condition à laquelle le Seigneur a voulu s'abaisser.
Dans son épître, l'apôtre Jacques dénonçait déjà l'attitude de ceux qui se croient riches par leur seule foi, alors qu'ils sont pauvres par le geste. Et saint Paul, dans l’Épître aux Corinthiens, est vraiment très éloquent : Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
Saint Pierre lui-même tombe dans le piège. Il reconnaît le Messie, mais aussitôt après, il rejette complètement l'idée que le Christ doive souffrir et mourir pour ressusciter ensuite. Jésus le traite de Satan car Satan est bien, dans le coeur de l'homme, l'adversaire de la foi comme de la charité. C'est Satan qui suggère, dès le commencement, dans le jardin d'Eden, que la parole de Dieu peut être, sans dommage, être remise en question. Pour entrer dans le Royaume, il convient donc de commencer par s'abaisser, afin d'être élevé.
Lettre de saint Jacques 2,1-9.
Mes frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire. Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps un homme aux vêtements rutilants, portant des bagues en or, et un homme pauvre aux vêtements sales.
Vous vous tournez vers l'homme qui porte des vêtements rutilants et vous lui dites : « Prends ce siège, et installe-toi bien » ; et vous dites au pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien : « Assieds-toi par terre à mes pieds ».
Agir ainsi, n'est-ce pas faire des différences entre vous, et juger selon des valeurs fausses ?
Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il les a faits riches de la foi, il les a faits héritiers du Royaume qu'il a promis à ceux qui l'auront aimé.
Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. Ne voyez-vous pas que ce sont les riches qui vous oppriment, et vous traînent devant les tribunaux ?
Ce sont eux qui blasphèment le beau nom du Seigneur qui a été prononcé sur vous.
Certes, vous avez raison quand vous appliquez la loi du Royaume, celle qui est dans l'Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais quand vous marquez des différences entre les personnes, vous commettez un péché, et cette Loi vous dénonce comme coupables.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,27-33.
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. »
Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Cy Aelf, Paris
Il y a bien longtemps que nous le savons : Jésus s'est identifié aux plus pauvres des hommes, aux plus misérables, et cela choque beaucoup de croyants. Ils sont nombreux parmi nous ceux et celles qui refusent, tout simplement, d'accorder un regard au pauvre qui mendie, au sans-abri adossé contre un mur dans la rue. Et cependant, la démarche de s'approcher d'eux équivaut à se rapprocher du Christ.
Outre cela, le malheur qui frappe les autres nous frappe nous aussi. Peut-être pas de la même façon, mais quiconque a séjourné seul dans un hôpital sans avoir de visites, s'est approché du malheur. Et l'homme qui vit seul dans un deux pièces et que sa famille laisse sans nouvelles d'un bout de l'année à l'autre, supporte lui aussi la condition à laquelle le Seigneur a voulu s'abaisser.
Dans son épître, l'apôtre Jacques dénonçait déjà l'attitude de ceux qui se croient riches par leur seule foi, alors qu'ils sont pauvres par le geste. Et saint Paul, dans l’Épître aux Corinthiens, est vraiment très éloquent : Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
Saint Pierre lui-même tombe dans le piège. Il reconnaît le Messie, mais aussitôt après, il rejette complètement l'idée que le Christ doive souffrir et mourir pour ressusciter ensuite. Jésus le traite de Satan car Satan est bien, dans le coeur de l'homme, l'adversaire de la foi comme de la charité. C'est Satan qui suggère, dès le commencement, dans le jardin d'Eden, que la parole de Dieu peut être, sans dommage, être remise en question. Pour entrer dans le Royaume, il convient donc de commencer par s'abaisser, afin d'être élevé.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La foi et les oeuvres
Le vendredi de la 5e semaine du temps ordinaire
Lettre de saint Jacques 2,14-24.26.
Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ?
Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos sœurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ;
si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ?
Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi.
Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur.
Pauvre homme, veux-tu une preuve que la foi sans les œuvres ne sert à rien ?
Regarde Abraham notre père : Dieu a fait de lui un juste à cause de ses actes, quand il a offert sur l'autel son fils Isaac.
Tu vois bien que sa foi était à l'œuvre avec ses actes, et ses actes ont rendu sa foi parfaite.
Ainsi s'est accomplie la parole de l'Écriture : Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait Dieu estima qu'il était juste,
Vous le constatez : l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi.
En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,34-38.9,1.
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera.
Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie ?
Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie ?
Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. »
Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. »
Cy Aelf, Paris
Avoir la foi est une chose que l'on peut posséder et l'on peut dire: "Oui, je crois en Dieu". Mais comme le dit bien saint Jacques, "les démons croient eux aussi, mais ils tremblent de peur" ! Et une foi qui ne produit aucun geste de charité est une foi morte.
Mais, à l'inverse, est-il possible de dire d'un homme qui n'a pas la foi, mais qui vient au secours des plus pauvres, qu'il sera sauvé ? Et qu'il sera sauvé, même s'il ne croit pas ? Oui, car cela se vérifie dans la scène du jugement dernier, telle que Jésus la dépeinte dans l'Evangile de saint Matthieu : "Les justes lui répondront: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?’. Et le roi leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites." Et il en est bien ainsi, car Jésus s'est complètement identifié aux plus pauvres, aux plus délaissés des hommes.
Lors d'une sortie en ville, de nuit, il y a une quinzaine de jours, j'ai dû me bousculer à l'intérieur de moi-même afin d'aller à la rencontre de deux sans-abri. Que de préjugés en moi et quel obstacle que le "respect humain" ! Néanmoins, par deux fois je me suis assis et j'ai bavardé. Et au cours de la journée d'hier, un de mes clients m'a demandé : "Tu fais dans le social, à présent ?" et il a ri ... Je ne sais pas quoi penser à propos de ce rire, je m'imaginais que ma démarche serait demeurée complètement inaperçue et sans aucune suite. Mais en réalité, tout change, le monde bascule mais nous avons la liberté de choisir comment nous nous comporterons en tant que chrétiens.
Comment interpréter ce que dit Jésus en finale : " Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. » ? Je songe à la vision dont a bénéficié saint Etienne, aussi aux expériences mystiques de saint Paul et bien sûr aux visions de saint Jean à Patmos.
Lettre de saint Jacques 2,14-24.26.
Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ?
Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos sœurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ;
si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ?
Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi.
Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur.
Pauvre homme, veux-tu une preuve que la foi sans les œuvres ne sert à rien ?
Regarde Abraham notre père : Dieu a fait de lui un juste à cause de ses actes, quand il a offert sur l'autel son fils Isaac.
Tu vois bien que sa foi était à l'œuvre avec ses actes, et ses actes ont rendu sa foi parfaite.
Ainsi s'est accomplie la parole de l'Écriture : Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait Dieu estima qu'il était juste,
Vous le constatez : l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi.
En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,34-38.9,1.
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera.
Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie ?
Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie ?
Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. »
Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. »
Cy Aelf, Paris
Avoir la foi est une chose que l'on peut posséder et l'on peut dire: "Oui, je crois en Dieu". Mais comme le dit bien saint Jacques, "les démons croient eux aussi, mais ils tremblent de peur" ! Et une foi qui ne produit aucun geste de charité est une foi morte.
Mais, à l'inverse, est-il possible de dire d'un homme qui n'a pas la foi, mais qui vient au secours des plus pauvres, qu'il sera sauvé ? Et qu'il sera sauvé, même s'il ne croit pas ? Oui, car cela se vérifie dans la scène du jugement dernier, telle que Jésus la dépeinte dans l'Evangile de saint Matthieu : "Les justes lui répondront: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?’. Et le roi leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites." Et il en est bien ainsi, car Jésus s'est complètement identifié aux plus pauvres, aux plus délaissés des hommes.
Lors d'une sortie en ville, de nuit, il y a une quinzaine de jours, j'ai dû me bousculer à l'intérieur de moi-même afin d'aller à la rencontre de deux sans-abri. Que de préjugés en moi et quel obstacle que le "respect humain" ! Néanmoins, par deux fois je me suis assis et j'ai bavardé. Et au cours de la journée d'hier, un de mes clients m'a demandé : "Tu fais dans le social, à présent ?" et il a ri ... Je ne sais pas quoi penser à propos de ce rire, je m'imaginais que ma démarche serait demeurée complètement inaperçue et sans aucune suite. Mais en réalité, tout change, le monde bascule mais nous avons la liberté de choisir comment nous nous comporterons en tant que chrétiens.
Comment interpréter ce que dit Jésus en finale : " Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. » ? Je songe à la vision dont a bénéficié saint Etienne, aussi aux expériences mystiques de saint Paul et bien sûr aux visions de saint Jean à Patmos.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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gerardh
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- Localisation : Le Chambon sur Lignon (France)
Re: La foi et les oeuvres
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Bonjour,
Je suis heureux que soit initié ce thème très important du salut par la foi et les œuvres ou du salut par la foi seule. Discutons-en.
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Bonjour,
Je suis heureux que soit initié ce thème très important du salut par la foi et les œuvres ou du salut par la foi seule. Discutons-en.
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etienne lorant
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Re: La foi et les oeuvres
L'homélie du Pape François
« Une foi qui ne porte pas ses fruits à travers des œuvres, ce n’est pas la foi ». C’est par cette affirmation que le Pape François a commencé son homélie lors de la Messe célébrée ce vendredi matin à la chapelle de la maison Sainte Marthe.
Le monde est plein de chrétiens qui récitent allégrement les paroles du credo mais les mettent très peu en pratique. Ou d’érudits plongés dans la théologie, sans que leur connaissance ne se reflète concrètement dans leur vie. C’est un risque que Saint Jacques craignait déjà il y a deux mille ans et que le Pape François reprend dans l’homélie, en commentant le passage où l’apôtre en parle dans sa lettre. « Son affirmation- observe t’il - est claire : la foi qui ne porte pas de fruits dans la vie, une foi qui ne porte pas ses fruits à travers les œuvres, n’est pas la foi » :
La foi n'est pas théorique, elle est pratique
« Nous nous trompons aussi tant de fois à ce propos : nous entendons dire 'Mais moi, j’ai tant de foi '. ' Je crois tout, tout… '. Et peut-être que la personne qui dit cela a une vie calme, tranquille. Sa foi est comme une théorie , mais elle n’est pas vivante dans sa vie. L’apôtre Jacques, lorsqu’il parle de la foi, il parle vraiment de la doctrine, de ce qu’est le contenu de la foi. Vous pouvez connaître tous les commandements, toutes les prophéties, toutes les vérités de foi mais si cela ne porte pas à la pratique, aux œuvres, cela ne sert à rien. Nous pouvons réciter le credo théoriquement , même sans la foi et il y a tant de personnes qui en font autant. Même les démons ! Les démons connaissent très bien ce qui se dit dans le credo et ils savent que c’est la vérité ».
Les paroles du Pape François font écho à l’affirmation de Saint-Jacques : « Tu crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu ? Tu fais bien ; même les démons le croient et tremblent ». La différence, ajoute le Pape, c’est que les démons « n’ont pas la foi », parce que « avoir la foi n’est pas une connaissance », mais bien « recevoir le message de Dieu » porté par le Christ. Dans l’Évangile- poursuit le Pape François - se trouvent deux signes révélateurs de celui qui « sait ce qu’il doit croire mais qui n’a pas la foi ». Le premier signe est la « casuistique » , représentée par ceux qui demandaient à Jésus s’il était licite de payer les taxes ou lequel des sept frères du mari aurait dû épouser la femme qui était devenue veuve. Le second signe est « l’idéologie » :
La foi et le témoignage ne font qu'un
« Les chrétiens qui envisagenet la foi comme un système d’idées, idéologique : il y en avait aussi au temps de Jésus. L’apôtre Jean déclare à propos d’eux qu’ils sont l’antéchrist, les idéologues de la foi, de quelque signe qu’ils soient. À cette époque, il y avait les agnostiques mais il y en aura tellement…Et ainsi, ceux qui tombent dans la casuistique ou ceux qui tombent dans l’idéologie sont des chrétiens qui connaissent la doctrine mais sans la foi, comme les démons. Avec la différence que ceux-là tremblent et ceux-ci, non : ils vivent tranquilles ».
Au contraire, rappelle le Pape, dans l’Évangile, il y a aussi des exemples de « personnes qui ne connaissent pas la doctrine mais qui ont tant de foi ». Le Pape François cite l’épisode de la Cananéenne, qui par sa foi, guérit sa fille et la samaritaine qui ouvre son cœur parce que- dit le Pape « elle n’a pas rencontré de vérités abstraites », mais « Jésus Christ ». Et encore, l’aveugle guéri par Jésus et qui, pour ce motif, est interrogé par les pharisiens et les docteurs de la loi jusqu’à ce qu’il se mette à genoux avec simplicité et adore celui qui l’a guéri. Trois personnes -c’est la considération finale du Pape- qui démontrent comment la foi et le témoignage sont indissolubles :
« La foi mène toujours au témoignage. La foi est une rencontre avec Jésus Christ, avec Dieu, et de là, elle naît et te mène au témoignage. C’est ce que l’apôtre veut dire : une foi sans œuvres, une foi qui ne t’implique pas, qui ne te mène pas au témoignage, n’est pas la foi. Ce sont des paroles et rien de plus que des paroles ».
http://fr.radiovaticana.va/news/2014/02 ... fr1-775284
« Une foi qui ne porte pas ses fruits à travers des œuvres, ce n’est pas la foi ». C’est par cette affirmation que le Pape François a commencé son homélie lors de la Messe célébrée ce vendredi matin à la chapelle de la maison Sainte Marthe.
Le monde est plein de chrétiens qui récitent allégrement les paroles du credo mais les mettent très peu en pratique. Ou d’érudits plongés dans la théologie, sans que leur connaissance ne se reflète concrètement dans leur vie. C’est un risque que Saint Jacques craignait déjà il y a deux mille ans et que le Pape François reprend dans l’homélie, en commentant le passage où l’apôtre en parle dans sa lettre. « Son affirmation- observe t’il - est claire : la foi qui ne porte pas de fruits dans la vie, une foi qui ne porte pas ses fruits à travers les œuvres, n’est pas la foi » :
La foi n'est pas théorique, elle est pratique
« Nous nous trompons aussi tant de fois à ce propos : nous entendons dire 'Mais moi, j’ai tant de foi '. ' Je crois tout, tout… '. Et peut-être que la personne qui dit cela a une vie calme, tranquille. Sa foi est comme une théorie , mais elle n’est pas vivante dans sa vie. L’apôtre Jacques, lorsqu’il parle de la foi, il parle vraiment de la doctrine, de ce qu’est le contenu de la foi. Vous pouvez connaître tous les commandements, toutes les prophéties, toutes les vérités de foi mais si cela ne porte pas à la pratique, aux œuvres, cela ne sert à rien. Nous pouvons réciter le credo théoriquement , même sans la foi et il y a tant de personnes qui en font autant. Même les démons ! Les démons connaissent très bien ce qui se dit dans le credo et ils savent que c’est la vérité ».
Les paroles du Pape François font écho à l’affirmation de Saint-Jacques : « Tu crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu ? Tu fais bien ; même les démons le croient et tremblent ». La différence, ajoute le Pape, c’est que les démons « n’ont pas la foi », parce que « avoir la foi n’est pas une connaissance », mais bien « recevoir le message de Dieu » porté par le Christ. Dans l’Évangile- poursuit le Pape François - se trouvent deux signes révélateurs de celui qui « sait ce qu’il doit croire mais qui n’a pas la foi ». Le premier signe est la « casuistique » , représentée par ceux qui demandaient à Jésus s’il était licite de payer les taxes ou lequel des sept frères du mari aurait dû épouser la femme qui était devenue veuve. Le second signe est « l’idéologie » :
La foi et le témoignage ne font qu'un
« Les chrétiens qui envisagenet la foi comme un système d’idées, idéologique : il y en avait aussi au temps de Jésus. L’apôtre Jean déclare à propos d’eux qu’ils sont l’antéchrist, les idéologues de la foi, de quelque signe qu’ils soient. À cette époque, il y avait les agnostiques mais il y en aura tellement…Et ainsi, ceux qui tombent dans la casuistique ou ceux qui tombent dans l’idéologie sont des chrétiens qui connaissent la doctrine mais sans la foi, comme les démons. Avec la différence que ceux-là tremblent et ceux-ci, non : ils vivent tranquilles ».
Au contraire, rappelle le Pape, dans l’Évangile, il y a aussi des exemples de « personnes qui ne connaissent pas la doctrine mais qui ont tant de foi ». Le Pape François cite l’épisode de la Cananéenne, qui par sa foi, guérit sa fille et la samaritaine qui ouvre son cœur parce que- dit le Pape « elle n’a pas rencontré de vérités abstraites », mais « Jésus Christ ». Et encore, l’aveugle guéri par Jésus et qui, pour ce motif, est interrogé par les pharisiens et les docteurs de la loi jusqu’à ce qu’il se mette à genoux avec simplicité et adore celui qui l’a guéri. Trois personnes -c’est la considération finale du Pape- qui démontrent comment la foi et le témoignage sont indissolubles :
« La foi mène toujours au témoignage. La foi est une rencontre avec Jésus Christ, avec Dieu, et de là, elle naît et te mène au témoignage. C’est ce que l’apôtre veut dire : une foi sans œuvres, une foi qui ne t’implique pas, qui ne te mène pas au témoignage, n’est pas la foi. Ce sont des paroles et rien de plus que des paroles ».
http://fr.radiovaticana.va/news/2014/02 ... fr1-775284
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La sagesse humaine s'oppose à la prière confiante
Le lundi de la 7e semaine du Temps Ordinaire
Lettre de saint Jacques 3,13-18.
Frères, y a-t-il parmi vous un homme de sagesse et d'expérience? Qu'il prouve par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes.
Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l'esprit de rivalité, ne soyez pas, contre toute vérité, pleins d'orgueil et de mensonge. Cette prétendue sagesse ne vient pas de Dieu ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, diabolique.
Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d'actions malfaisantes.
Au contraire, la sagesse qui vient de Dieu est d'abord droiture, et par suite elle est paix, tolérance, compréhension ; elle est pleine de miséricorde et féconde en bienfaits, sans partialité et sans hypocrisie.
C'est dans la paix qu'est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,14-29.
Jésus, Pierre, Jacques et Jean, en rejoignant les autres disciples, virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu'elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? »
Un homme dans la foule lui répondit : « Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi. »
Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le auprès de moi. »
On l'amena auprès de lui. Dès qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant ; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant.Jésus interrogea le père : « Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l'a même jeté dans le feu ou dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous ! »
Jésus reprit : « Pourquoi dire : 'Si tu peux'... ? Tout est possible en faveur de celui qui croit. »
Aussitôt le père de l'enfant s'écria : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance ! »
Jésus, voyant que la foule s'attroupait, interpella vivement l'esprit mauvais : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus jamais ! »
L'esprit poussa des cris, secoua violemment l'enfant et sortit. L'enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout.
Quand Jésus fut rentré à la maison, seul avec ses disciples, ils l'interrogeaient en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser ? »
Jésus leur répondit : « Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière."
Cy Aelf, Paris.
Le seul lien direct qui peut être discerné entre les deux textes proposés aujourd'hui, c'est ce que saint Jacques dit de la sagesse purement humaine, qui est diabolique, car elle entre en opposition à Dieu. Dans l’Évangile, cette sagesse humaine, très limitée, souvent contraire, se retrouve dans la bouche du père du possédé, qui formule ainsi sa demande au Seigneur: "Si tu y peux quelque chose..." Cette façon de parler ne montre guère la foi, mais place le doute en avant.
Ainsi en est-il de nombreux croyants, qui prient le Seigneur sans vraiment croire que le Seigneur peut quelque chose pour remédier à leur malheur. Quelle drôle de foi, en vérité ! Dire "Oui, je crois", alors qu'en réalité, on doute de tout - et d'abord de la réelle présence du Seigneur à nos côtés - est-ce vraiment un acte de foi ?
Aussi n'est-il pas étonnant qu'il nous faille souvent de très longues prières et demandes, de longs chapelets et de nombreuses supplications avant d'être exaucés. La foi, c'est bien, mais il faut développer une foi de confiance entière, qui ne se laisse pas désarmer au moindre incident.
La finale nous dit bien que la prière est un remède contre le développement diabolique de la prétendue sagesse humaine. Si quelqu'un doute que la sagesse humaine soit une véritable opposition à la volonté de Dieu, qu'il examine tout ce que l'on nous propose dans le monde de manière très raisonnable: l'euthanasie pour les enfants, l'avortement "ex utero" au sujet duquel j'ai trouvé cet argument : si le nouveau-né n'a pas conscience qu'il peut mourir, c'est qu'il n'est pas une personne et, donc, le tuer n'est pas un meurtre... La sagesse humaine progresse énormément, mais puisse notre confiance en Dieu connaître le même progrès !
Lettre de saint Jacques 3,13-18.
Frères, y a-t-il parmi vous un homme de sagesse et d'expérience? Qu'il prouve par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes.
Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l'esprit de rivalité, ne soyez pas, contre toute vérité, pleins d'orgueil et de mensonge. Cette prétendue sagesse ne vient pas de Dieu ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, diabolique.
Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d'actions malfaisantes.
Au contraire, la sagesse qui vient de Dieu est d'abord droiture, et par suite elle est paix, tolérance, compréhension ; elle est pleine de miséricorde et féconde en bienfaits, sans partialité et sans hypocrisie.
C'est dans la paix qu'est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,14-29.
Jésus, Pierre, Jacques et Jean, en rejoignant les autres disciples, virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu'elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? »
Un homme dans la foule lui répondit : « Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi. »
Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le auprès de moi. »
On l'amena auprès de lui. Dès qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant ; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant.Jésus interrogea le père : « Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l'a même jeté dans le feu ou dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous ! »
Jésus reprit : « Pourquoi dire : 'Si tu peux'... ? Tout est possible en faveur de celui qui croit. »
Aussitôt le père de l'enfant s'écria : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance ! »
Jésus, voyant que la foule s'attroupait, interpella vivement l'esprit mauvais : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus jamais ! »
L'esprit poussa des cris, secoua violemment l'enfant et sortit. L'enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout.
Quand Jésus fut rentré à la maison, seul avec ses disciples, ils l'interrogeaient en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser ? »
Jésus leur répondit : « Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière."
Cy Aelf, Paris.
Le seul lien direct qui peut être discerné entre les deux textes proposés aujourd'hui, c'est ce que saint Jacques dit de la sagesse purement humaine, qui est diabolique, car elle entre en opposition à Dieu. Dans l’Évangile, cette sagesse humaine, très limitée, souvent contraire, se retrouve dans la bouche du père du possédé, qui formule ainsi sa demande au Seigneur: "Si tu y peux quelque chose..." Cette façon de parler ne montre guère la foi, mais place le doute en avant.
Ainsi en est-il de nombreux croyants, qui prient le Seigneur sans vraiment croire que le Seigneur peut quelque chose pour remédier à leur malheur. Quelle drôle de foi, en vérité ! Dire "Oui, je crois", alors qu'en réalité, on doute de tout - et d'abord de la réelle présence du Seigneur à nos côtés - est-ce vraiment un acte de foi ?
Aussi n'est-il pas étonnant qu'il nous faille souvent de très longues prières et demandes, de longs chapelets et de nombreuses supplications avant d'être exaucés. La foi, c'est bien, mais il faut développer une foi de confiance entière, qui ne se laisse pas désarmer au moindre incident.
La finale nous dit bien que la prière est un remède contre le développement diabolique de la prétendue sagesse humaine. Si quelqu'un doute que la sagesse humaine soit une véritable opposition à la volonté de Dieu, qu'il examine tout ce que l'on nous propose dans le monde de manière très raisonnable: l'euthanasie pour les enfants, l'avortement "ex utero" au sujet duquel j'ai trouvé cet argument : si le nouveau-né n'a pas conscience qu'il peut mourir, c'est qu'il n'est pas une personne et, donc, le tuer n'est pas un meurtre... La sagesse humaine progresse énormément, mais puisse notre confiance en Dieu connaître le même progrès !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Abaissement et relèvement
Le mardi de la 7e semaine du Temps Ordinaire
Lettre de saint Jacques 4,1-10.
Frères, d'où viennent les guerres, d'où viennent les conflits entre vous? N'est-ce pas justement de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous-mêmes?
Vous êtes pleins de convoitises et vous n'obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.
Vous n'obtenez rien parce que vous ne priez pas ; vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts.
Créatures adultères ! Vous savez bien que l'amour pour les choses du monde est hostilité contre Dieu ; donc celui qui veut aimer les choses du monde se pose en ennemi de Dieu. Vous pensez bien que l'Écriture ne parle pas pour rien quand elle dit : Dieu veille jalousement sur l'Esprit qu'il a fait habiter en nous.
Mais il nous donne une grâce plus grande encore ; c'est ce que dit l'Écriture : Dieu s'oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.
Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au démon : il s'enfuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et lui s'approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; hommes partagés, purifiez vos cœurs.
Affligez-vous, lamentez-vous et pleurez ; que votre rire se change en lamentations et votre joie en tristesse.
Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,30-37.
Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache.
Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.
Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
J'avoue avoir prié pour demander des richesses, afin de satisfaire tous mes désirs... Que cela remonte loin ! Au tout début de mon commerce, je craignais l'échec, la facture de trop et je cherchais en même temps toutes sortes de nouvelles idées pour relancer ma clientèle. Je me souviens qu'à un moment, dans un café, une de mes amies m'avait lancé : "Tu ne parles toujours que d'argent, tu ne sais parler que de çà !"... Je me souviens que cela m'avait posé question : allons, était-ce vrai?
Cela se passait au début des années 80, la conversion n'interviendrait que cinq ans plus tard, et je ne connaissais que le gain, la réussite, c'est vrai que j'étais rempli de désirs de toutes sortes !
Or, après la conversion, je n'ai pensé qu'à tout abandonner du commerce, de mes réflexions et de mes pensées "d'avant", mais je n'ai guère trouvé de de personnes qui ne critiquaient pas ce nouveau dessein de vie - si ce n'est un vieux Rédemptoriste qui calmait mes ardeurs par des propos qui ne blessaient pas. Mais alors, quoi ? J'ai découvert, grâce à la lumière intérieure de l'Esprit Saint, que l'amie qui m'avait critiqué était elle-même la proie d'une foule de désirs - et que si son accusation était juste, cependant elle aussi était harcelée par ses propres désirs. Et malheureusement, les membres de l'Eglise que j'ai rencontrés à l'époque avaient eux aussi des jugements qui n'étaient pas forcément fraternels.
Ces derniers étaient, comme les disciples dans l’Évangile d'aujourd'hui, fort préoccupés de leur carrière ! Avec ma fougue d'alors - cette espèce de feu qui me brûlait le coeur et me faisait verser des larmes de joie lorsque je citais des paroles de Jésus ... eh bien, je dérangeais un peu. Un ami prêtre, qui avait organisé un barbecue, avait posé une affichette qui proclamait : "Foi et solidarité !" Et je l'avais repris devant les invités en disant: "Solidarité, quel drôle de mot ? C'est foi et charité que tu dois proclamer ! Car la solidarité, c'est toujours se réunir pour faire bloc contre d'autres, tandis que la charité n'exclue personne". Ce jour-là, il m'avait renvoyé.
Si Jésus place un enfant au milieu des disciples, ce n'est pas seulement à cause de l'innocence, mais plutôt à cause de la taille. Celui qui veut être grand, se fera le plus petit, puisque tout ce qui s'élève sera abaissé, et tout ce qui s'abaisse sera élevé...
Lettre de saint Jacques 4,1-10.
Frères, d'où viennent les guerres, d'où viennent les conflits entre vous? N'est-ce pas justement de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous-mêmes?
Vous êtes pleins de convoitises et vous n'obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.
Vous n'obtenez rien parce que vous ne priez pas ; vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts.
Créatures adultères ! Vous savez bien que l'amour pour les choses du monde est hostilité contre Dieu ; donc celui qui veut aimer les choses du monde se pose en ennemi de Dieu. Vous pensez bien que l'Écriture ne parle pas pour rien quand elle dit : Dieu veille jalousement sur l'Esprit qu'il a fait habiter en nous.
Mais il nous donne une grâce plus grande encore ; c'est ce que dit l'Écriture : Dieu s'oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.
Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au démon : il s'enfuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et lui s'approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; hommes partagés, purifiez vos cœurs.
Affligez-vous, lamentez-vous et pleurez ; que votre rire se change en lamentations et votre joie en tristesse.
Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,30-37.
Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache.
Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.
Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »
Cy Aelf, Paris
J'avoue avoir prié pour demander des richesses, afin de satisfaire tous mes désirs... Que cela remonte loin ! Au tout début de mon commerce, je craignais l'échec, la facture de trop et je cherchais en même temps toutes sortes de nouvelles idées pour relancer ma clientèle. Je me souviens qu'à un moment, dans un café, une de mes amies m'avait lancé : "Tu ne parles toujours que d'argent, tu ne sais parler que de çà !"... Je me souviens que cela m'avait posé question : allons, était-ce vrai?
Cela se passait au début des années 80, la conversion n'interviendrait que cinq ans plus tard, et je ne connaissais que le gain, la réussite, c'est vrai que j'étais rempli de désirs de toutes sortes !
Or, après la conversion, je n'ai pensé qu'à tout abandonner du commerce, de mes réflexions et de mes pensées "d'avant", mais je n'ai guère trouvé de de personnes qui ne critiquaient pas ce nouveau dessein de vie - si ce n'est un vieux Rédemptoriste qui calmait mes ardeurs par des propos qui ne blessaient pas. Mais alors, quoi ? J'ai découvert, grâce à la lumière intérieure de l'Esprit Saint, que l'amie qui m'avait critiqué était elle-même la proie d'une foule de désirs - et que si son accusation était juste, cependant elle aussi était harcelée par ses propres désirs. Et malheureusement, les membres de l'Eglise que j'ai rencontrés à l'époque avaient eux aussi des jugements qui n'étaient pas forcément fraternels.
Ces derniers étaient, comme les disciples dans l’Évangile d'aujourd'hui, fort préoccupés de leur carrière ! Avec ma fougue d'alors - cette espèce de feu qui me brûlait le coeur et me faisait verser des larmes de joie lorsque je citais des paroles de Jésus ... eh bien, je dérangeais un peu. Un ami prêtre, qui avait organisé un barbecue, avait posé une affichette qui proclamait : "Foi et solidarité !" Et je l'avais repris devant les invités en disant: "Solidarité, quel drôle de mot ? C'est foi et charité que tu dois proclamer ! Car la solidarité, c'est toujours se réunir pour faire bloc contre d'autres, tandis que la charité n'exclue personne". Ce jour-là, il m'avait renvoyé.
Si Jésus place un enfant au milieu des disciples, ce n'est pas seulement à cause de l'innocence, mais plutôt à cause de la taille. Celui qui veut être grand, se fera le plus petit, puisque tout ce qui s'élève sera abaissé, et tout ce qui s'abaisse sera élevé...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Rechercher la foi de confiance absolue
Le mercredi de la 7e semaine du Temps Ordinaire
Lettre de saint Jacques 4,13-17.
Frères, écoutez-moi ! Vous dites : « Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ou telle ville, nous y passerons l'année, nous ferons du commerce et nous gagnerons de l'argent »,
alors que vous ne savez même pas ce que sera votre vie demain ! Vous n'êtes qu'un peu de fumée, qui paraît un instant puis disparaît. Vous devriez dire au contraire : « Si le Seigneur le veut bien, nous serons en vie pour faire ceci ou cela. »
Et voilà que vous mettez votre orgueil dans des projets prétentieux. Tout cet orgueil est mauvais !
Être en mesure de faire le bien, et ne pas le faire, c'est un péché.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,38-40.
Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n'est pas contre nous est pour nous.
Cy Aelf, Paris
L'épître de saint Jacques s'adresse à des juifs convertis qui se proposent, en plus d'évangéliser, de réaliser quelques bonnes affaires. Et pourquoi pas, dirait-on aujourd'hui. Lorsque les Occidentaux ont commencer de coloniser les pays d'Afrique, ils ont emmenés avec eux des ordres missionnaires, ce qui a paru un excellent partage - au point qu'aujourd'hui, il y a de nombreux prêtres qui viennent d'Afrique pour nous évangéliser de nouveau ! Cependant, si l'on considère le cas individuel, il n'est pas possible de manifester le Christ, tout en tenant une colonne de frais et de recettes... Jésus n'avait-il pas envoyé ses disciples en leur disant de ne porter "ni bourse, ni sac, ni sandale" ?
Mais l'homme qui a placé toute sa confiance dans le Seigneur - et en aucun moyen humain, se rend capable de produire des signes que Jésus seul était le seul à pouvoir accomplir.
La conclusion que Jésus donne en conclusion "celui qui n'est pas contre nous est pour nous" ... mériterait une méditation à elle seule.
Lettre de saint Jacques 4,13-17.
Frères, écoutez-moi ! Vous dites : « Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ou telle ville, nous y passerons l'année, nous ferons du commerce et nous gagnerons de l'argent »,
alors que vous ne savez même pas ce que sera votre vie demain ! Vous n'êtes qu'un peu de fumée, qui paraît un instant puis disparaît. Vous devriez dire au contraire : « Si le Seigneur le veut bien, nous serons en vie pour faire ceci ou cela. »
Et voilà que vous mettez votre orgueil dans des projets prétentieux. Tout cet orgueil est mauvais !
Être en mesure de faire le bien, et ne pas le faire, c'est un péché.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,38-40.
Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n'est pas contre nous est pour nous.
Cy Aelf, Paris
L'épître de saint Jacques s'adresse à des juifs convertis qui se proposent, en plus d'évangéliser, de réaliser quelques bonnes affaires. Et pourquoi pas, dirait-on aujourd'hui. Lorsque les Occidentaux ont commencer de coloniser les pays d'Afrique, ils ont emmenés avec eux des ordres missionnaires, ce qui a paru un excellent partage - au point qu'aujourd'hui, il y a de nombreux prêtres qui viennent d'Afrique pour nous évangéliser de nouveau ! Cependant, si l'on considère le cas individuel, il n'est pas possible de manifester le Christ, tout en tenant une colonne de frais et de recettes... Jésus n'avait-il pas envoyé ses disciples en leur disant de ne porter "ni bourse, ni sac, ni sandale" ?
Mais l'homme qui a placé toute sa confiance dans le Seigneur - et en aucun moyen humain, se rend capable de produire des signes que Jésus seul était le seul à pouvoir accomplir.
La conclusion que Jésus donne en conclusion "celui qui n'est pas contre nous est pour nous" ... mériterait une méditation à elle seule.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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gerardh
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Re: Rechercher la foi de confiance absolue
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Bonjour,
Je travaille parfois dans des pays musulmans. Les musulmans disent souvent, parfois inconsidérément "Inch Allah ! " c'est à dire "si Dieu le veut". Aussi je ne manque pas moi-même de leur dire "Inch Allah !". Et lorsqu'ils s'en étonnent, je leur dis que c'est écrit dans la Bible 'épître de Jacques).
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Bonjour,
Je travaille parfois dans des pays musulmans. Les musulmans disent souvent, parfois inconsidérément "Inch Allah ! " c'est à dire "si Dieu le veut". Aussi je ne manque pas moi-même de leur dire "Inch Allah !". Et lorsqu'ils s'en étonnent, je leur dis que c'est écrit dans la Bible 'épître de Jacques).
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Peccator
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Re: Rechercher la foi de confiance absolue
De temps en temps, quand entre chrétiens nous convenons de nous retrouver le jour suivant, ou la semaine suivante, il m'arrive de dire "si Dieu nous prête vie". Généralement, on me regarde avec de gros yeuxgerardh a écrit :Je travaille parfois dans des pays musulmans. Les musulmans disent souvent, parfois inconsidérément "Inch Allah ! " c'est à dire "si Dieu le veut". Aussi je ne manque pas moi-même de leur dire "Inch Allah !". Et lorsqu'ils s'en étonnent, je leur dis que c'est écrit dans la Bible 'épître de Jacques).
Je devrais imprimer le chapitre 4 de St Jacques sur de petites cartes à distribuer en ces circonstances !
Un jour, un professeur de théologie dit à ses élèves qu'ils poursuivraient leur étude en cours à l'occasion du cours de la semaine suivante. A moins, bien sûr, qu'entre temps le Christ ne soit revenu dans la gloire. Une petite dame, entendant cela, s'est exclamée "Ah non, ne parlez pas de malheur !".
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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etienne lorant
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Indissolubilité du mariage
Le vendredi de la 7e semaine du Temps Ordinaire
Lettre de saint Jacques 5,9-12.
Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d'endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu'à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux.
Et avant tout, mes frères, ne faites pas de serment : ne jurez ni par le ciel ni par la terre, ni d'aucune autre manière ; que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non », ainsi vous ne risquerez pas d'être condamnés.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,1-12.
Jésus arrive en Judée et en Transjordanie. De nouveau, la foule s'assemble près de lui, et de nouveau, il les instruisait comme d'habitude.
Des pharisiens l'abordèrent et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi.
Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme.
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère,
il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un.
Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question.
Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle.
Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. »
Cy Aelf, Paris
"Que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non », ainsi vous ne risquerez pas d'être condamnés." Saint Jacques s'adresse à des juifs convertis dont il connaît bien les travers, dont celui de discuter les textes de la Loi jusqu'à l'infini. Mais il ne faut forcément être juif, il suffit d'être juriste (avocat, procureur, juge...) pour savoir qu'une loi peut se prêter à toutes sortes d'interprétations.
Eh bien, il n'en va pas de même pour Dieu ni pour Jésus. Ou bien l'on adhère à la Loi et aux commandements "de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces", ou bien l'on se met à discuter et l'on entre dans le jeu du diable.
Je suis retourné au Livre de la Genèse pour bien me souvenir comment le diable a réussi à capter l'attention d’Ève : c'est en posant un simple point d'interrogation au commandement divin :
"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? » (Genèse 3) Ne dirait-on pas, que le diable dans ce verset une question tout à fait naïve et innocente ?" Et le mensonge, énorme, tombe lourdement juste ensuite : "Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! 05 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
Avec Jésus, dans l’Évangile, les pharisiens posent aussi à Jésus une question piège. Il s'agit bien d'un piège, car ils connaissent bien que l'exception de la lettre de répudiation ne saurait annuler ce que Dieu fit lors de la création, Lui qui les fit "homme et femme". Même les disciples (dans un autre Évangile) s'étonneront de la rigueur de ce principe.
Je retire des lectures du jour la prière de ne pas être trouvé "divisé en moi-même" en dépit de la dureté du temps. Chacun d'entre nous connaît bien que ce temps est à la remise en question de toutes les lois édictées par nos ancêtres afin de respecter la loi divine. Le résultat ? La menace sur toute vie humaine. Que le Seigneur nous garde en sa très sainte miséricorde, afin que nous ne tombions pas et que nous ne soyons pas une occasion de scandale pour autrui.
Lettre de saint Jacques 5,9-12.
Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d'endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
Voyez : nous proclamons heureux ceux qui tiennent bon. Vous avez entendu dire comment Job a tenu bon, et vous avez vu ce qu'à la fin le Seigneur a fait pour lui, car le Seigneur est tendre et miséricordieux.
Et avant tout, mes frères, ne faites pas de serment : ne jurez ni par le ciel ni par la terre, ni d'aucune autre manière ; que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non », ainsi vous ne risquerez pas d'être condamnés.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,1-12.
Jésus arrive en Judée et en Transjordanie. De nouveau, la foule s'assemble près de lui, et de nouveau, il les instruisait comme d'habitude.
Des pharisiens l'abordèrent et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi.
Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme.
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère,
il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un.
Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question.
Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle.
Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. »
Cy Aelf, Paris
"Que votre « oui » soit un « oui », que votre « non » soit un « non », ainsi vous ne risquerez pas d'être condamnés." Saint Jacques s'adresse à des juifs convertis dont il connaît bien les travers, dont celui de discuter les textes de la Loi jusqu'à l'infini. Mais il ne faut forcément être juif, il suffit d'être juriste (avocat, procureur, juge...) pour savoir qu'une loi peut se prêter à toutes sortes d'interprétations.
Eh bien, il n'en va pas de même pour Dieu ni pour Jésus. Ou bien l'on adhère à la Loi et aux commandements "de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces", ou bien l'on se met à discuter et l'on entre dans le jeu du diable.
Je suis retourné au Livre de la Genèse pour bien me souvenir comment le diable a réussi à capter l'attention d’Ève : c'est en posant un simple point d'interrogation au commandement divin :
"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? » (Genèse 3) Ne dirait-on pas, que le diable dans ce verset une question tout à fait naïve et innocente ?" Et le mensonge, énorme, tombe lourdement juste ensuite : "Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! 05 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
Avec Jésus, dans l’Évangile, les pharisiens posent aussi à Jésus une question piège. Il s'agit bien d'un piège, car ils connaissent bien que l'exception de la lettre de répudiation ne saurait annuler ce que Dieu fit lors de la création, Lui qui les fit "homme et femme". Même les disciples (dans un autre Évangile) s'étonneront de la rigueur de ce principe.
Je retire des lectures du jour la prière de ne pas être trouvé "divisé en moi-même" en dépit de la dureté du temps. Chacun d'entre nous connaît bien que ce temps est à la remise en question de toutes les lois édictées par nos ancêtres afin de respecter la loi divine. Le résultat ? La menace sur toute vie humaine. Que le Seigneur nous garde en sa très sainte miséricorde, afin que nous ne tombions pas et que nous ne soyons pas une occasion de scandale pour autrui.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- astre
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Re: Indissolubilité du mariage
Voilà, ce que je retiens de l'Evangile du jour :
"Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas" !
Amour, fidélité pour la vie, mariage… tout cela est-il encore possible ?
On voit tant de séparations, de blessures, de fragilités affectives...
Le message biblique et chrétien sur le mariage n’est-il pas un grand idéal inaccessible ?
Par ces temps difficiles, il est évident que la décision de se marier est importante. La connaissance et la signification de l'acte est un facteur déterminant, quand à celle d'interrompre l'union est je dirais encore plus délicate tellement la conséquence est lourde et douloureuse...
Il arrive quelque fois que dans un couple, l'un veuille divorcer et l'autre ne le souhaite pas... J'ai lu dans un commentaire de cet évangile que la personne n'acceptant pas le divorce n'est pas coupable envers Dieu... La finalité est forcément la même puisque le divorce est tout de même prononcé au bout de 2 ans mais ça donne le temps au conjoint de revenir à la raison... La personne répudiée aura la satisfaction d'avoir agit selon la volonté de Dieu.
Lorsque ce l'on trouve confronté à cette situation, on se trouve en mode "échec" obligatoirement... La souffrance est insoutenable, indescriptible, on ne peut que s'attacher désespéremment à Dieu, à la prière...
"Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas" !
Amour, fidélité pour la vie, mariage… tout cela est-il encore possible ?
On voit tant de séparations, de blessures, de fragilités affectives...
Le message biblique et chrétien sur le mariage n’est-il pas un grand idéal inaccessible ?
Par ces temps difficiles, il est évident que la décision de se marier est importante. La connaissance et la signification de l'acte est un facteur déterminant, quand à celle d'interrompre l'union est je dirais encore plus délicate tellement la conséquence est lourde et douloureuse...
Il arrive quelque fois que dans un couple, l'un veuille divorcer et l'autre ne le souhaite pas... J'ai lu dans un commentaire de cet évangile que la personne n'acceptant pas le divorce n'est pas coupable envers Dieu... La finalité est forcément la même puisque le divorce est tout de même prononcé au bout de 2 ans mais ça donne le temps au conjoint de revenir à la raison... La personne répudiée aura la satisfaction d'avoir agit selon la volonté de Dieu.
Lorsque ce l'on trouve confronté à cette situation, on se trouve en mode "échec" obligatoirement... La souffrance est insoutenable, indescriptible, on ne peut que s'attacher désespéremment à Dieu, à la prière...
L'amitié nous fait partager de grands moments de bonheur, mais aussi d'immenses peines. L'important est de partager, de s'écouter, de se soutenir.
Abbé Pierre
Abbé Pierre
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etienne lorant
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Savoir écouter avec foi, sans remise en question
Le samedi de la 7e semaine du Temps Ordinaire
Lettre de saint Jacques 5,13-20.
Frères, si l'un de vous est dans la souffrance, qu'il prie; si quelqu'un est dans la joie, qu'il chante le Seigneur.
Si l'un de vous est malade, qu'il appelle ceux qui exercent dans l'Église la fonction d'Anciens : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d'huile au nom du Seigneur.
Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s'il a commis des péchés, il recevra le pardon.
Reconnaissez vos péchés les uns devant les autres, et priez les uns pour les autres afin d'être guéris, car la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance.
Le prophète Élie n'était qu'un homme comme nous ; pourtant, lorsqu'il a prié avec insistance pour qu'il ne pleuve pas, il n'a pas plu pendant trois ans et demi ; puis il pria encore une fois, et le ciel donna la pluie, et la terre produisit sa récolte.
Mes frères, si l'un de vous s'égare loin de la vérité et si quelqu'un l'amène à se convertir, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s'égarait se sauvera lui-même et couvrira une multitude de péchés.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,13-16.
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.
Cy Aelf, Paris
Les enseignements, les préceptes, les recommandations et tous les enseignements de l’Évangile sont destinés à être accueillis comme des grâces et ne doivent pas faire l'objet de discussions. Les textes de la liturgie de ce jour contrastent tout à fait aux remises en question et aux spéculations auxquels se livraient les pharisiens concernant le mariage - mais aussi les juifs convertis à qui l'apôtre Jacques adressair son épître.
Et, finalement, c'est tout simple: il faut accueillir le royaume de Dieu à la manière d'un enfant. Je me suis souvenu de que Jésus dit ailleurs - en saint Luc : "Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera–t–il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent." Si quelque chose peut d'emblée, et de manière évidente, être reconnue comme bonne, pourquoi la remettre ensuite en question ?
De nos jours, même la qualité de l'enfance est remise en question. Un enfant, disent aujourd'hui certains promoteurs de l'euthanasie, doit-il être considéré comme une personne s'il n'a pas conscience de la mort ? S'il n'en a pas conscience, c'est qu'il n'est pas une personne et donc il n'y a aucun mal à l'euthanasier s'il souffre... Ces propos sont tout à fait répugnants: car qui un enfant va-t-il reconnaître d'emblée, vers qui va-t-il tout de suite se tourner, si ce n'est vers sa mère ou vers son père ? Et c'est bien à eux qu'il demandera de répondre à toutes les questions qu'il posera !
Méfions-nous car le démon rôde parmi nous plus que jamais afin de nous faire perdre le bon sens !
Lettre de saint Jacques 5,13-20.
Frères, si l'un de vous est dans la souffrance, qu'il prie; si quelqu'un est dans la joie, qu'il chante le Seigneur.
Si l'un de vous est malade, qu'il appelle ceux qui exercent dans l'Église la fonction d'Anciens : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d'huile au nom du Seigneur.
Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s'il a commis des péchés, il recevra le pardon.
Reconnaissez vos péchés les uns devant les autres, et priez les uns pour les autres afin d'être guéris, car la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance.
Le prophète Élie n'était qu'un homme comme nous ; pourtant, lorsqu'il a prié avec insistance pour qu'il ne pleuve pas, il n'a pas plu pendant trois ans et demi ; puis il pria encore une fois, et le ciel donna la pluie, et la terre produisit sa récolte.
Mes frères, si l'un de vous s'égare loin de la vérité et si quelqu'un l'amène à se convertir, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s'égarait se sauvera lui-même et couvrira une multitude de péchés.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,13-16.
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.
Cy Aelf, Paris
Les enseignements, les préceptes, les recommandations et tous les enseignements de l’Évangile sont destinés à être accueillis comme des grâces et ne doivent pas faire l'objet de discussions. Les textes de la liturgie de ce jour contrastent tout à fait aux remises en question et aux spéculations auxquels se livraient les pharisiens concernant le mariage - mais aussi les juifs convertis à qui l'apôtre Jacques adressair son épître.
Et, finalement, c'est tout simple: il faut accueillir le royaume de Dieu à la manière d'un enfant. Je me suis souvenu de que Jésus dit ailleurs - en saint Luc : "Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera–t–il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent." Si quelque chose peut d'emblée, et de manière évidente, être reconnue comme bonne, pourquoi la remettre ensuite en question ?
De nos jours, même la qualité de l'enfance est remise en question. Un enfant, disent aujourd'hui certains promoteurs de l'euthanasie, doit-il être considéré comme une personne s'il n'a pas conscience de la mort ? S'il n'en a pas conscience, c'est qu'il n'est pas une personne et donc il n'y a aucun mal à l'euthanasier s'il souffre... Ces propos sont tout à fait répugnants: car qui un enfant va-t-il reconnaître d'emblée, vers qui va-t-il tout de suite se tourner, si ce n'est vers sa mère ou vers son père ? Et c'est bien à eux qu'il demandera de répondre à toutes les questions qu'il posera !
Méfions-nous car le démon rôde parmi nous plus que jamais afin de nous faire perdre le bon sens !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Dimanche : servir Dieu par le service du prochain
Huitième dimanche du Temps Ordinaire
Livre d'Isaïe 49,14-15.
Jérusalem disait : « Le Seigneur m'a abandonnée, le Seigneur m'a oubliée. »
Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,1-5.
Frères, il faut que l'on nous regarde seulement comme les serviteurs du Christ et les intendants des mystères de Dieu. Et ce que l'on demande aux intendants, c'est en somme de mériter confiance.
Pour ma part, je me soucie fort peu de votre jugement sur moi, ou de celui que prononceraient les hommes ; d'ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour cela que je suis juste : celui qui me juge, c'est le Seigneur. Alors, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu[/i].
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ? ' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ? ' Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.
Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce dimanche opposent clairement le jugement de l'homme et la foi de confiance qu'il faut placer sans cesse dans le Seigneur. Et les deux choses sont en effet en opposition dans le coeur de l'homme. Saint Paul dit aux Corinthiens qu'il ne se soucie guère du jugement qu'ils peuvent porter à son encontre, car le seul jugement qui lui importe, c'est celui du Seigneur. Ainsi, le souci que le croyant doit avoir, ce n'est pas sa crédibilité, son rang ou l'estime que lui portent les hommes, mais de savoir s'il demeure toujours dans l'amour de Dieu.
Tout le monde se souvient d'avoir entendu ou d'avoir dit eux-mêmes : "Si nous faisons cela, que diront les voisins ?" ou encore : "Que vont-ils penser de nous ?" Poser la question, c'est déjà douter de ce que l'on se propose de faire en fonction du jugement d'autrui. Or, si l'intention est bonne, pourquoi la soumettre à l'opinion supposée du grand nombre ?
Mais dans l’Évangile, Jésus va plus loin encore: si nous avons la foi, la seule chose dont nous devons nous préoccuper, c'est que le Royaume de Dieu et sa justice soient manifestés au milieu de nous. Tout le reste nous l'obtiendrons justement du fait d'avoir posé d'abord que ce qui compte, c'est d'accomplir la volonté du Père.
Cette bénédiction et tous les bienfaits qui l'accompagnent, je peux soutenir que je les ai reçus de nombreuses fois au cours des trois années qui ont suivi ma conversion. Les jeunes désœuvrés que j'ai rencontrés à la fin des années 80 n'avaient rien de comparable - si ce n'est l'âge - avec les toxicomanes d'aujourd'hui ! Mais ceux que j'ai pu rencontrer, garçons ou filles, avaient tous des questions à poser et ils désiraient tous montrer ce dont ils étaient capables. En sorte que les services que je rendais,finissaient toujours par avoir des conséquences positives sur mon activité. Et, finalement, si je suis certain qu'ils ont réussi à faire quelque chose de leurs vies, c'est que je ne les ai plus revus ensuite. J'en ai éprouvé de la peine tout en sachant bien la part de joie, d'enthousiasme et de bonheur que j'avais reçue, tout en donnant.
Livre d'Isaïe 49,14-15.
Jérusalem disait : « Le Seigneur m'a abandonnée, le Seigneur m'a oubliée. »
Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,1-5.
Frères, il faut que l'on nous regarde seulement comme les serviteurs du Christ et les intendants des mystères de Dieu. Et ce que l'on demande aux intendants, c'est en somme de mériter confiance.
Pour ma part, je me soucie fort peu de votre jugement sur moi, ou de celui que prononceraient les hommes ; d'ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour cela que je suis juste : celui qui me juge, c'est le Seigneur. Alors, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu[/i].
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ? ' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ? ' Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.
Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce dimanche opposent clairement le jugement de l'homme et la foi de confiance qu'il faut placer sans cesse dans le Seigneur. Et les deux choses sont en effet en opposition dans le coeur de l'homme. Saint Paul dit aux Corinthiens qu'il ne se soucie guère du jugement qu'ils peuvent porter à son encontre, car le seul jugement qui lui importe, c'est celui du Seigneur. Ainsi, le souci que le croyant doit avoir, ce n'est pas sa crédibilité, son rang ou l'estime que lui portent les hommes, mais de savoir s'il demeure toujours dans l'amour de Dieu.
Tout le monde se souvient d'avoir entendu ou d'avoir dit eux-mêmes : "Si nous faisons cela, que diront les voisins ?" ou encore : "Que vont-ils penser de nous ?" Poser la question, c'est déjà douter de ce que l'on se propose de faire en fonction du jugement d'autrui. Or, si l'intention est bonne, pourquoi la soumettre à l'opinion supposée du grand nombre ?
Mais dans l’Évangile, Jésus va plus loin encore: si nous avons la foi, la seule chose dont nous devons nous préoccuper, c'est que le Royaume de Dieu et sa justice soient manifestés au milieu de nous. Tout le reste nous l'obtiendrons justement du fait d'avoir posé d'abord que ce qui compte, c'est d'accomplir la volonté du Père.
Cette bénédiction et tous les bienfaits qui l'accompagnent, je peux soutenir que je les ai reçus de nombreuses fois au cours des trois années qui ont suivi ma conversion. Les jeunes désœuvrés que j'ai rencontrés à la fin des années 80 n'avaient rien de comparable - si ce n'est l'âge - avec les toxicomanes d'aujourd'hui ! Mais ceux que j'ai pu rencontrer, garçons ou filles, avaient tous des questions à poser et ils désiraient tous montrer ce dont ils étaient capables. En sorte que les services que je rendais,finissaient toujours par avoir des conséquences positives sur mon activité. Et, finalement, si je suis certain qu'ils ont réussi à faire quelque chose de leurs vies, c'est que je ne les ai plus revus ensuite. J'en ai éprouvé de la peine tout en sachant bien la part de joie, d'enthousiasme et de bonheur que j'avais reçue, tout en donnant.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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