kisito a écrit :Peccator a écrit :
Ah bon ? D'où sortez-vous cette idée que la patience de Dieu serait limitée ? Le jugement dernier, ce n'est pas quand Il en aura marre...
Dire que sa patience a des limites signifie qu'un jour Il viendra nous juger. C'est une évidence puisqu'on va mourir un jour et après la mort, nous ne pouvons plus rien faire de nous même pour gagner la miséricorde de Dieu, ce sera sa Justice. Ne pas voir que la patience de Dieu a des limites est un aveuglement et de la présomption. Si Dieu avait une patience illimité personne n'allait mourir.
La mort n'est pas causée par de supposées limites à la patience de Dieu, mais par le péché originel. Dieu n'est pas cause de la mort. Au contraire, puisqu'Il est la Vie !
Je ne partage pas du tout, mais alors pas du tout votre avis qu'il faudrait savoir "toucher Son coeur". Vous présentez là un juge impassible qui condamnerait par défaut, sauf si vous arrivez à bien plaider votre cause. Mais c'est tout le contraire ! N'êtes vous pas sensible à la souffrance de Dieu lorsque vous vous détournez de Lui ? Jésus lui-même se fait notre avocat. Notre tâche n'est pas de plaider notre cause, mais de savoir s'en remettre à Lui.
La miséricorde de Dieu nécessite notre collaboration.
Hum... Ca fait un moment que je plaide en défense du fait que Dieu ne nous sauve pas si nous ne faisons pas l'effort de nous tourner vers Lui. Donc en effet, il y a une certaine "nécessité de collaboration". J'insiste sur les guillemets
Mais attention à ne pas tomber dans l'excès inverse : la miséricorde de Dieu est tout puissante. Si elle demande notre collaboration, ce n'est pas parce que Dieu serait impuissant à nous sauver sans. C'est parce qu'Il se refuse de le faire en violant notre libre arbitre. Il faut donc que nous témoignions de notre volonté à être sauvé, ça ne nous tombera pas dessus malgré nous.
Cela n'a rien à voir avec l'idée qu'il faudrait toucher le coeur d'un Dieu impassible.
Enfin, quand on voit tout ce que Dieu fait pour notre salut, alors que l'homme ne cesse de se détourner de lui, d'être infidèle à son alliance... Il me semble quand même que celui qui se remue le plus pour notre salut, c'est quand même Lui !
Et on touche le coeur de Jésus par la Foi et l'humilité.
C'est curieux, parce que là, je suis d'accord. Mais j'ai l'impression que nous n'avons pas la même conception de ce qu'est la foi et l'humilité.
Regardez le comportement du centurion qui voulait sauver son esclave,
Je regarde le centurion : "Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres en ma maison, mais dit seulement une parole et mon serviteur sera guéri". Où voyez-vous que le centurion fasse autre chose que s'adresser à Jésus et reconnaîre humblement qu'il n'est pas digne, mais demande malgré tout son secours ?
le comportement du bon Laron
Le bon laron est l'exemple même de l'homme qui n'a rien fait d'autre que se tourner vers Jésus au moment de mourir. Et Jésus l'atteste : sa foi l'a sauvé.
Par contre regardez le comportement des concitoyens de Jésus à cause de leur manque de Foi Christ y a fait très peu de miracle. Regardez le comportement du pharisien dans sa prière, cela n'avait pas plu à Dieu.
Mais c'est justement ce que je persiste à dire : le pharisien oeuvrait, mais il n'avait pas la foi. Il pensait gagner son salut par son seul mérite, alors que justement, quoique fasse l'homme, ce ne sera jamais assez. Je ne dis que cela : ce qui sauve, c'est la foi, l'espérance et l'amour, rien d'autre.
Car enfin, aimer Dieu de toute ses forces, de toute son âme et de toute sa volonté, c'est bien le commandement qu'Il nous a donné, non ? Et aimer son prochain comme soi-même. Où voyez-vous qu'Il nous demande autre chose que notre amour ?
Ce n'est pas du tout ainsi que je ressens la crainte de Dieu. La crainte, je la ressens quand je prête attention à "l'énormité" de ce que Dieu fait pour l'homme. Je ressens de la crainte quand, face à l'Eucharistie, je réalise que c'est le corps de Dieu Lui-même que je tiens dans mes mains, alors que je n'en suis pas digne. C'est mon sentiment d'être tout petit, minuscule, totalement démuni face à l'immensité de l'amour de Dieu pour l'homme.
Mais cette crainte ne m'empêche jamais de ressentir la chaleur de Sa tendresse : lorsque ça arrive, toujours Dieu se dépêche de venir me rassurer, en me disant "N'aie pas peur".
Ce que vous dites là c'est un aspect de l'amour et non de la crainte. Quand vous dites "N'aie pas peur" comme si la peur se décretait ou non.
La peur ne se décrète pas. Mais la douceur de Dieu me rassure bel et bien quand j'ai peur. C'est donc l'amour qui me permet de me tourner vers Lui, et non la crainte. Car au contraire, la peur m'en détourne. C'est la peur qui pousse Adam et Eve à se cacher de Dieu.
Je vous rappelle que "N'aie pas peur", ce n'est pas moi qui le dit, mais Jésus lui-même... Et je constate combien sa parole est efficace.
Et si le soir de votre vie, vous avez peur malgrez vous, si vous n'arrivez à avoir confiance à jésus que verrez vous?
Si je n'arrive pas à avoir confiance, par définition, c'est que ma foi est trop faible. La foi entraîne la confiance. C'est bien pour ça que je m'efforce, jours après jour, heure après heure, de fortifier ma foi, que je demande la grâce de l'espérance et celle de l'amour pour que ma foi reste bien vive.
Et je n'ai aucune illusion : tous les jours, je chute et me détourne de Dieu. C'est pour ça que j'ai l'espérance : celle qu'Il me pardonne malgré tout.
D'autre part sommes nous d'accord qu'il y a une illusion de confiance et d'humilité? St Pierre avait juré de ne jamais renier Jésus, mais devant l'épreuve il c'est mis à trembler devant une simple femme. Donc il était dans l'illusion.
Pierre a renié Jésus 3 fois. Et la 3e fois, Jésus lui a souri. C'est le passage qui fonde toute mon espérance. Si Jésus a pardonné à Pierre (et quel pardon !), alors j'espère qu'il pourra me pardonner aussi.
Et qui somme nous pour prétendre ne pas être dans l'illusion lorsque nous croyons avoir la Foi en Jésus?
Encore une fois, j'espère : je ne prétend à rien.
Sauf les jours où je chute tellement que j'ai même du mal à espérer. Ces jours-là me font très peur... et je prie de recevoir encore plus foi, espérance et amour, pour que jamais ces trois vertus ne m'abandonnent totalement.
Si vous avez meilleure recette, s'il vous plait, partagez-là avec nous. Moi je n'ai rien d'autre que la prière.
Vous allez probablement me répondre qu'il y a Marie. Certes. Mais comment être sûr de ne pas être dans l'illusion lorsque l'on croit se tourner vers Marie ? On a toujours le même problème, au final.
C'est bien parce qu'on ne peut pas être sûr de sa foi que Dieu nous donne aussi espérance et amour. Nous avons besoin des trois. C'est comme un tabouret : il faut au moins 3 pieds pour qu'il ne bascule pas.
(et même avec les 3 pieds, j'arrive quand même à tomber...)
Comme on n'est pas certain de la Foi et de l'humilité qu'on ou bien qu'on aura à l'heure de notre mort, alors oui on doit vraiment craindre.
Certes. Mais là, je ne crains pas Dieu. Je ne crains que ma propre faiblesse.
C'est la même chose pour nous, lorsque la justice de Dieu approche on a une crainte car on sait qu'on est coupable.
Je sais que je suis pécheur. Ce n'est pas tout à fait la même chose que d'être coupable.
Et qui va vous conduire à Jésus? vous croyez être suffisamment "fort" pour reconnaître de vous même le chemin qui est Jésus?
Oh non, je ne suis pas fort du tout. Mais j'ai confiance en Jésus : il a mis une lumière sur ma route pour éclairer le chemin... Je ne crois pas une minute en ma propre capacité à reconnaître le chemin : je constate que quand j'essaie, je fais une sortie de route et me retrouve dans le fossé. Je m'efforce donc de totalement m'abandonner à Jésus, pour que ce soit Lui qui me guide.
La vraie dévotion Mariale est une manifestation élevé de l'humilité.
Je n'ai jamais dit le contraire. J'ai même dit que j'admire votre dévotion mariale.
Tout ce que j'ai dit, c'est que la dévotion mariale doit conduire à Jésus.