Vous savez, jusqu'à 5 mois, aucun être humain n'est viable hors du sein maternel... Et le nouveau-né n'est pas davantage viable si vous le coupez de tout soin extérieur.Mac a écrit :Mais à combien de jours sait-on que l'embryon est viable svp?
La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Merci Raistlin pour votre réponse, mais gentil athée dit : "D'ailleurs, lorsque l'embryon est viable - donc à l'étape fœtus" c'est pourquoi je ne comprends pas, ou plutôt je comprends que viable pour lui c'est à l'étape fœtus. Finalement pour vous c'est jamais viable ou je comprends mal.
Fraternellement.
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Peut-être que Mikaël voulait parler du fait qu'au stade embryon, il demeure un risque qu'il ne soit pas bien "accroché" ou qu'il aille jusqu'au bout de son développement normal si on lui en laisse l'occasion.Mac a écrit :Merci Raistlin pour votre réponse, mais gentil athée dit : "D'ailleurs, lorsque l'embryon est viable - donc à l'étape fœtus" c'est pourquoi je ne comprends pas, ou plutôt je comprends que viable pour lui c'est à l'étape fœtus. Finalement pour vous c'est jamais viable ou je comprends mal.
Mais bon, même si c'est cela qu'il voulait dire, ça ne change pas grand-chose à ce que je disais.
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Merci pour la réponse Raistlin
c'est clair maintenant grâce à votre explication.
Non, je ne remettais pas en cause ce que vous disiez j'ai bien compris que viable pour vous ce n'est pas un critère déterminant pour les raisons que vous avez évoqué dans votre précédent message. Je voulais comprendre le sens que gentil athée lui attribuait.
Fraternellement en Jésus Christ.
Non, je ne remettais pas en cause ce que vous disiez j'ai bien compris que viable pour vous ce n'est pas un critère déterminant pour les raisons que vous avez évoqué dans votre précédent message. Je voulais comprendre le sens que gentil athée lui attribuait.
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Cher Nicolas, je vous remercie de cette précision, qui je crois bien balaie tout soupçon sur quelque laxisme de la CE de RFA avec une hypothétique vie. Comme notre ami Cgs l'a montré plus, cette pillule ne devient abortive que si l'ovulation a dores et déjà commencé. Donc en étant certain que ledit processus n'a pas débuté, il se trouve par la même façon sûr qu'il n'y aura pas mort d'homme.Nico222 a écrit :Bonjour chers amis,
Citée par The National Catholic Register, Marie Hilliard, spécialiste en bioéthique qui travaille au National Catholic Bioethics Center, chargé de conseiller les évêques sur ces questions de santé, a souligné que l'Eglise n'autorise la prescription de la pilule du lendemain en cas de viol que dans le cas où un test urinaire permet de vérifier que l'ovulation n'a pas commencé.
Vous voyez, tous ceux qui pensaient que les évêques allemands avaient tiré cette décision sur un coup de tête sans être bien informés, il s'agit de personnes responsables.
Grâce à vous, cher Nicolas, la controverse se trouve close en bonne partie.
Bien à vous.
Avertissement: j'ai sur ce forum peut-être exprimé des avis contraires à la position de l'Église, et /ou de sa sainte Tradition, et/ou à l'avis qui se doit d'être celui d'un vrai chrétien catholique: ne me prenez donc en RÉFÉRENCE POUR RIEN. Ne soyez pas victimes de scandale. Que mon exemple soit rejeté et en aucun cas suivi. Si vous trouvez un endroit où une de mes interventions serait au moins douteuse, si ce n'est pire, faites-en moi part, notamment par mp. Je m'excuse profondément.
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Oui, je pense que c'est cruel, mais je pense que c'est un droit. Certes, la loi française ne reconnaît pas ce droit - et je vous rassure, je n'irai pas me battre pour le faire reconnaître - mais rigoureusement parlant, en vertu du principe d'inaliénabilité de la volonté humaine, je pense qu'aucun parent n'a l'obligation en droit de s'occuper de ses enfants. Par contre, il a l'obligation morale, en conscience, de le faire. Si on force des parents à s'occuper d'enfants dont ils ne veulent pas, cela risque d'avoir un effet contraire à l'effet voulu. Il vaut donc mieux qu'ils les abandonnent. Par contre, je pense que cet abandon doit se faire avec le plus de délicatesse possible. Ainsi, nul n'est tenu de nourrir indéfiniment un passager clandestin d'un navire, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut le passer par-dessus bord s'il y a moyen de faire une escale pour s'en débarrasser. De même, des parents qui chasseraient leurs enfants de chez eux se devraient de les confier à des organismes ou familles d'accueil susceptibles de les prendre en charge.Raistlin a écrit :Donc vous êtes pour le droit des parents de mettre leurs enfants à la porte et de ne plus s'en occuper ? Un peu comme le petit Poucet en somme... Mais bizarrement, la loi française ne vous reconnaît pas ce droit.Un gentil athée a écrit :L'étape 1°), c'est un peu comme accueillir un mendiant chez soi, s'en occuper, le nourrir, etc. puis décider finalement qu'on en a marre de subvenir à ses besoins, et le chasser de chez soi, quand bien même on saurait que ça entraînerait sa mort certaine (imaginons que nous soyons en plein hiver sibérien). C'est sûr, c'est dégueulasse, immoral, mais c'est notre droit le plus strict. Nul ne peut forcer quiconque à maintenir en vie quelqu'un d'autre, quand bien même refuser de le maintenir en vie impliquerait qu'il meurt.
Cordialement,
Mikaël
Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Certains ont la volonté de se damner aussi. Notre volonté doit être conforme à celle de Dieu.Un gentil athée a écrit :Raistlin a écrit :en vertu du principe d'inaliénabilité de la volonté humaine, je pense qu'aucun parent n'a l'obligation en droit de s'occuper de ses enfants.
Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Bien sûr. Mais en vertu du même principe, nul n'a l'obligation de respecter la vie ou les biens d'autrui : si vous en avez la volonté et les moyens, vous êtes libre de le faire. Ainsi se trouve justifiées les possibilités du meurtre, du viol et du vol.Un gentil athée a écrit :en vertu du principe d'inaliénabilité de la volonté humaine, je pense qu'aucun parent n'a l'obligation en droit de s'occuper de ses enfants.
Je pense, Mikaël, que vous confondez les choses. Que l'être humain soit libre, et que sa conscience et sa volonté propre doivent être respectées, cela va sans dire. Mais la liberté ne saurait être la possibilité de faire ce que l'on veut. La liberté est celle de s'ordonner librement au bien, et seulement à cela. Nul n'est libre de faire le mal, nul ne le sera jamais, et c'est très bien ainsi. Car il faudrait être franchement pervers pour réclamer la liberté de faire le mal.
Et d'ailleurs, permettez-moi de relever une petite contradiction dans vos propos. Vous parlez du principe d'inaliénabilité de la volonté humaine. Mais ce principe ne peut exister que parce que d'autres hommes le reconnaissent : il n'est pas difficile d'envisager un système qui se cognerait comme de l'an 40 de la volonté humaine et qui imposerait la sienne à la place. Ainsi, vous réfutez le devoir de responsabilité, et le droit des enfants, au nom d'un autre droit qui lui-même n'a rien d'absolu ni d'incontournable. J'avoue avoir du mal à suivre la logique de tout ça.
Cordialement,
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Re: La pillule du lendemain autorisée en cas de viol
Dans un cas de viol, la pillule du lendemain devrait être recommandée, l'intéressée étant libre de la refuser.Vous êtes bien catégorique...Chaque parcours est différent et vous ne pouvez pas décréter arbitrairement que l'enfant né d'un viol va mourir de déserpoir et ruiner sa vie. Et comment pouvez-vous affirmer à coup sûr de la nature du regard de la mère (si elle garde son enfant)?(...)
Il est facile de réfuter l'argument psy, puisque nous sommes en plein dans le psychisme et ses rouages, un domaine dont nous sommes largement ignorants vous et moi. En raison de notre ignorance, j'irais jusqu'à dire que le refus de prendre une pillule du lendemain en cas de viol ne peut, en aucun cas, être un choix véritablement éclairé. Mais choix il doit y avoir.
Cependant, je peux vous assurer que j'ai été extrêmement surprise de constater que, dans les milieux psychiatriques, on en savait long sur les malades mentaux depuis longtemps. À ma connaissance, les diagnostics sont déjà fiables depuis le début du Xxe s. Ceci pour dire que le phénomène de la violence (que chacun recèle à divers degrés et maîtrise plus ou moins bien) y compris la violence sexuelle et mentale et ses effets dévastateurs sur les victimes, a été étudié de près. (Rappelons que le taux de suicide parmi les victimes de viol est élevé, avec ou sans enfant.)
Je peux vous assurer qu'il y a un véritable décalage entre ce que nous savons et ce que les milieux psychiatriques savent depuis des lustres. Mais, apparemment, le message ne passe pas et l'histoire nous dira pourquoi nous ne voulons rien savoir.
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Re: La pillule du lendemain autorisée en cas de viol
Tiens donc... ça tombe bien je bosse en psychiatrie !Nanimo a écrit :Cependant, je peux vous assurer que j'ai été extrêmement surprise de constater que, dans les milieux psychiatriques, on en savait long sur les malades mentaux depuis longtemps. À ma connaissance, les diagnostics sont déjà fiables depuis le début du Xxe s. Ceci pour dire que le phénomène de la violence (que chacun recèle à divers degrés et maîtrise plus ou moins bien) y compris la violence sexuelle et mentale et ses effets dévastateurs sur les victimes, a été étudié de près. (Rappelons que le taux de suicide parmi les victimes de viol est élevé, avec ou sans enfant.)
Je peux vous assurer qu'il y a un véritable décalage entre ce que nous savons et ce que les milieux psychiatriques savent depuis des lustres. Mais, apparemment, le message ne passe pas et l'histoire nous dira pourquoi nous ne voulons rien savoir.
Et quel est donc ce message qu'en tant que professionnel du secteur je devrait connaître ?
Je suis un simple serviteur, je ne fais que mon devoir.
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Re: La pillule du lendemain autorisée en cas de viol
Quand vous dites 'l'intéressée' vous pensez à l'enfant qui risque d'être avorté n'est-ce pas ?Nanimo a écrit : Dans un cas de viol, la pillule du lendemain devrait être recommandée, l'intéressée étant libre de la refuser.
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"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Raistlin, vous n'avez pas compris le principe d'inaliénabilité de la volonté humaine, qui ne porte que sur les obligations relatives à des engagements, des promesses, des contrats, et non pas sur les "obligations de ne pas faire" relatives au respect du droit naturel.Raistlin a écrit :Bien sûr. Mais en vertu du même principe, nul n'a l'obligation de respecter la vie ou les biens d'autrui : si vous en avez la volonté et les moyens, vous êtes libre de le faire. Ainsi se trouve justifiées les possibilités du meurtre, du viol et du vol.Un gentil athée a écrit :en vertu du principe d'inaliénabilité de la volonté humaine, je pense qu'aucun parent n'a l'obligation en droit de s'occuper de ses enfants.
Je me permets de vous renvoyer à ce lien pour mieux comprendre de quoi je parle :
http://www.wikiberal.org/wiki/Inali%C3% ... A9_humaine
Cordialement,
Mikaël
Re: La pillule du lendemain autorisée en cas de viol
Bonjour,
que c'est dangereux pour la santé de la femme, et pour sa capacité future à avoir des enfants
que la pilule du lendemain est complètement abortive, et qu'elle a des chances de tuer un enfant in utero si ce dernier vient.
Il n'est donc pas moralement acceptable de préconiser ce type de pilule, que l'information sur ce moyen soit donnée ou non.
Comme vous le dites, le choix devrait être éclairé, c'est-à-dire que la femme doit connaître pleinement les conséquences de prendre cette pilule, particulièrement dans une société du tout contraceptif où l'on tait soigneusement certains aspects de la contraception et de l'avortement. Or, le système pousse à utiliser ce type de pilule sans dire :Nanimo a écrit : Dans un cas de viol, la pilule du lendemain devrait être recommandée, l'intéressée étant libre de la refuser.
Il est facile de réfuter l'argument psy, puisque nous sommes en plein dans le psychisme et ses rouages, un domaine dont nous sommes largement ignorants vous et moi. En raison de notre ignorance, j'irais jusqu'à dire que le refus de prendre une pilule du lendemain en cas de viol ne peut, en aucun cas, être un choix véritablement éclairé. Mais choix il doit y avoir.
Il n'est donc pas moralement acceptable de préconiser ce type de pilule, que l'information sur ce moyen soit donnée ou non.
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
Sans doute, mais même vos droits fondamentaux, pour certains, ne résultent que d'un contrat, celui passé avec une certaine vision des choses. Ce que vous n'avez pas compris dans ma critique de votre position, c'est que ce que vous considérez comme relevant du respect du droit naturel n'est pas indiscutable. De fait, l'esclavage fut parfaitement "moral" pendant longtemps.Un gentil athée a écrit :Raistlin, vous n'avez pas compris le principe d'inaliénabilité de la volonté humaine, qui ne porte que sur les obligations relatives à des engagements, des promesses, des contrats, et non pas sur les "obligations de ne pas faire" relatives au respect du droit naturel.
D'ailleurs, il me semble que l'incohérence de votre point de vue demeure : vous donnez consciemment naissance à un enfant, et vous le laissez mourir faute de soins. Vous allez me dire que vous n'aviez nulle obligation de vous en occuper. Ok, mais la conséquence logique est alors le viol du droit de l'enfant à vivre, car l'enfant ne peut vivre sans le soin que ses parents vont lui donner. La responsabilité des parents rejoint donc directement les droits fondamentaux de l'enfant et il est illusoire et artificiel de séparer les deux. Idem pour l’avortement.
Cordialement,
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol
L'esclavage — en laissant de côté la difficile question de l'esclavage volontaire — implique d'agir activement pour déposséder quelqu'un de son droit de mener sa vie comme bon lui semble. Donc je ne vois pas en quoi il pourrait être admissible avec ma position qui se contrefiche de ce que l'on peut bien penser du droit naturel, et s'intéresse seulement à ce qu'il est vraiment (de même que le fait, pour quelqu'un, de penser que la Terre est plate ne doit pas m'empêcher d'affirmer avec conviction qu'elle est ronde).Raistlin a écrit :Sans doute, mais même vos droits fondamentaux, pour certains, ne résultent que d'un contrat, celui passé avec une certaine vision des choses. Ce que vous n'avez pas compris dans ma critique de votre position, c'est que ce que vous considérez comme relevant du respect du droit naturel n'est pas indiscutable. De fait, l'esclavage fut parfaitement "moral" pendant longtemps.Un gentil athée a écrit :Raistlin, vous n'avez pas compris le principe d'inaliénabilité de la volonté humaine, qui ne porte que sur les obligations relatives à des engagements, des promesses, des contrats, et non pas sur les "obligations de ne pas faire" relatives au respect du droit naturel.
La différence c'est que dans ce cas, la mort résulte d'une absence d'action pour maintenir en vie. Mais j'aimerais dissiper un malentendu : je pense qu'abandonner ses enfants, ou (faire) expulser un embryon de son utérus sont deux graves maux, et qu'ils engagent la responsabilité morale des personnes qui abandonnent leurs enfants ou qui avortent. Sauf cas limites et extrêmes, je pense que ces personnes méritent l'opprobre sociale. Je pense que toute action pacifique et apolitique est bonne à prendre pour lutter contre ces fléaux. Mais rigoureusement parlant, il n'y a pas d'atteinte au droit naturel, s'il n'y a pas d'acte direct pour causer la mort.Raistlin a écrit :D'ailleurs, il me semble que l'incohérence de votre point de vue demeure : vous donnez consciemment naissance à un enfant, et vous le laissez mourir faute de soins. Vous allez me dire que vous n'aviez nulle obligation de vous en occuper. Ok, mais la conséquence logique est alors le viol du droit de l'enfant à vivre, car l'enfant ne peut vivre sans le soin que ses parents vont lui donner. La responsabilité des parents rejoint donc directement les droits fondamentaux de l'enfant et il est illusoire et artificiel de séparer les deux. Idem pour l’avortement.
Après tout, vous devriez comprendre, je fais là la même distinction qu'entre la contraception (acte positif pour faire obstacle à la fécondation) et la régulation des naissances selon les méthodes dites naturelles (absence d'acte positif pour entraîner la fécondation), que vous ne jugez pas moralement de la même manière.
Cordialement,
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