Citer les versets, je l’ai fait et refait. Le Coran renvoie sans cesse aux gens du Livre et à leurs Écritures disponibles au temps de Mahomet ou même de Jésus. Fait-il référence aux mêmes textes que nous ? Sans doute pas, du moins pour l’Évangile mais là n’est pas la question. Le fait est que selon le Coran, ces textes n’étaient pas perdus au temps de Jésus ou de Mahomet. Donc doctrine de la falsification ne tient pas.ledisciple a écrit :Pure spéculation. Il faut citer les versets qui affirment cela, selon vous. Il n'y a rien de tel dans le Coran. Et la Tawrat, , توراةTorah, est peut-être aussi le Pentateuque.Raistlin a écrit :...nous voyons le Coran affirmer que cette « Torah authentique » existait au temps de Jésus et de Mahomet.
Après, il sera bien sûr important de se poser la question de savoir ce qu’étaient ces textes, et de leur « validité » comparés à ceux que nous avons. Mais ça, c’est une autre question.
ledisciple a écrit :Idem ici, quel était l'état du Pentateuque/Thora autour de Mahomet? Nous ne le savons pas.
Et quelles raisons aurions-nous de penser que le Pentateuque était différent chez les juifs d’Arabie ? Moi je veux bien mais avant de spéculer de la sorte, il faut des preuves. Avons-nous des Pentateuques apocryphes ? Avons-nous des mentions de ces Pentateuques apocryphes chez certains auteurs ?
ledisciple a écrit :Un, vous semblez ignorer que dans le Coran, nous ne connaissons pas l'état de la Thora, ni si elle était de tradition orale (Mahomet est illettré), ni avec quels possibles apocryphes, ni si c'est le Pentateuque, puisqu'il y a des variations sur ce terme.
Mahomet n’était probablement pas illettré. L’erreur serait liée à une mauvaise traduction du terme ummi (sourate 7, 157-158), qu’il faudrait plutôt traduire par « prophète des nations ». Plusieurs hadiths sahih laissent entendre qu’il savait lire et écrire. Voici ce que dit l’érudit musulman Mohammed Talbi sur la question :
« Contrairement à la légende , née de soucis faussement apologétique, c’était un homme [Mohammed] cultivé et lettré. On lisait la bible dans sa belle famille. Point besoin de rencontrer un moine au cours d’un voyage en Syrie pour être initié au judéo-Christianisme. Le qualificatif d’Ummi que lui donne le Coran, et que la tradition a interprété dans le sens d’ « illettré », signifie qu’il était « le prophète des nations » (VII, 157-158), de toutes les nations, contrairement aux prophètes d’Israël qui l’avaient précédé, y compris jésus, tous envoyé au peuple élu, dans une mission préparatoire anticipant l’universalité, pour transmettre le message du monothéisme. Le Coran (III, 20) confirme cette interprétation : « Dis à ceux qui ont reçu le livre, et au Ummiyyîn. » « Ceux qui ont reçu le livre » sont de toute évidence les juifs et les chrétiens. Qui sont les Ummiyyîn ? Ce sont de tous les autres, toutes les nations non juives, … Muhammad est justement le messager envoyé aux Ummiyyîn : « c’est lui qui a envoyé parmi les Ummiyyîn un messager des leurs, qui leur récite Ses versets, les purifie, leur enseigne le Livre et la sagesse, alors qu ‘auparavant ils étaient dans un égarement évident » (LXII, 2). Le sens d’ummi est donc ainsi bien établi. Il ne signifie en aucune manière « illettré ». il désigne les goïm ou les gentils, c’est à dire toutes les nations non juives qui n’avait pas encore reçu de Livre révélé. Muhammad, le Nabî Ummî, est donc le prophète de toutes les nations. (Mohamed Talbi Universalité du Coran, p. 10 à 12)
Et quant à la Torah orale, soyons sérieux 5 minutes. Au VIIème siècle après Jésus-Christ, qui peut croire que les Juifs en étaient encore à l’oralité ? Cela faisait belle lurette que la Torah existait en Livre.
ledisciple a écrit :Vous ignorez encore que l'Injil n'est pas du tout l'Evangile, dans le Coran, mais un Nouveau Testament avec une collecte de textes dont nous ignorons en partie sa composition. Il est certain que des Lettres de Paul y sont, puisque le Coran attaque très fortement Paul, ainsi que toute la tradition musulmane sans interruption. Donc, je vous renvoie au texte arabe, aux imams qui vous expliqueront ce qu'est tout cela selon le Coran, dans un temps qu'ils ont et que je n'ai pas.
Bien entendu que l’Injil n’a rien à voir avec l’Évangile ! Comment voulez-vous que je l’ignore alors que cet Injil est censé nier la crucifixion et la Résurrection du Christ ?
Mais il n’empêche que le Coran fait bien référence à un Injil… apocryphe donc. Or nous connaissons relativement bien la littérature apocryphe de cette région, et nous pouvons déceler dans le Coran des références à des apocryphes bien connus.
ledisciple a écrit :Autre problème de manque de rigueur, vous ne citez pas le traducteur de vos citations
Parce que je l’ai déjà mentionné à plusieurs reprises dans d’autres messages. Je donne à nouveau ma source : il s’agit de la traduction du docteur Hamidullah.
Cordialement,



