Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Des différences qui font l'unité

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,20-26.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi.
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Toutes ces paroles de Jésus parlent de communion, mais d'une communion qui n'efface pas les différences. Ni d'une point de vue morphologique, ni du point de vue des tempéraments. Nous sommes tous 'autres' et Dieu a voulu qu'il en soit ainsi. Aucun homme n'est identique à un autre - ni même les jumeaux, car la ressemblance n'est pas l'égalité parfaite.

En découvrant cette lecture, je me suis souvenu - une fois encore, des jours où je me disais: comment Dieu m'aimerait-Il, moi, individualité malheureuse, noyée parmi des milliards d'autres ? Mais tout simplement, parce que pour Dieu, c'est possible. Et cette richesse de l'humanité n'est pas seulement celle d'une génération, mais aussi pour toutes les générations qui d'hommes et de femmes qui ont vécu sur la terre depuis le commencement du temps. Lorsque l'on y songe un peu, cela donne le vertige !

La clé de l'amour possible entre Dieu et l'humain, Jésus la donne ici : "Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi." Les différences entre "toi et moi' ne sont pas gommées, mais il y a présence de l'un dans l'autre et de l'autre dans l'un. Et c'est vraiment d'amour qu'il s'agit, car seule la différence permet le mouvement de l'amour. ... Nous savons tous cela, mais comment le formulons-nous. Les amoureux qui se disent l'un à l'autre "Je t'aime", qu'expriment-ils en réalité ? Ils sont incapables de le préciser, car l'autre demeure toujours un mystère qui résiste à l'analyse.

Dans l’Église, il y a donc place pour tous et pour chacun - à condition que ce soit "par Lui, avec Lui et en Lui" comme le dit très bien la Liturgie. Vivre au sein d'une communauté religieuse, quelle qu'elle soit, m'a paru simple un jour, mais c'était une vue de l'esprit, c'était en imagination, car dans la réalité il s'agit d'un recommencement quotidien, d'un 0ui d'adhésion prononcé au Christ chaque jour.
Ce matin, notre prêtre nous a très bien représenté cela en racontant comment il furent trois un jour (un curé et ses deux vicaires), aux caractères quasi incompatibles, mais qui - mis au service de la paroisse, fonctionnaient à merveille.

Aujourd'hui, je remercie le Seigneur de ce que j'ai toujours trouvé, en ville, un lieu où communier, chaque matin depuis une vingtaine d'années au moins.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
pajaro
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Re: Des différences qui font l'unité

Message non lu par pajaro »

Merci Etienne, votre message me remplit d'espérance et me pousse à me rendre compte que Dieu nous aime comme nous sommes.
A quien Dios quiere hacer muy santo, lo hace muy devoto de la Virgen María.
San Luis de Monfort
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Amour pour Jésus et abandon dans la confiance

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,15-19.
Après le repas au bord du lac, Jésus ressuscité dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Je ressens ce passage de diverses façons. Au triple reniement de Pierre, Jésus fait correspondre une triple affirmation d'amour. Ainsi se correspondent par trois fois la faiblesse de l'homme et l'amour de Jésus. Et ensuite vient la solution qui réside dans le genre de mort par laquelle Pierre rendrait gloire à Dieu.

Exemple, s'il en est, de l'éducation du croyant par le divin. Loin d'accorder son attention aux capacités humaines, comme le font les dirigeants d'entreprise, c'est à la sincérité des sentiments que Dieu fait appel. Il sait, Lui, Jésus, que ce qui est dans le cœur de l'homme finit toujours par prévaloir sur tout le reste.

Dans la première lecture d'aujourd'hui, Paul, qui en appelle à la justice de l'Empereur non pour échapper à la haine des Juifs, mais afin d'aller porter la Bonne Nouvelle à Rome, agit déjà pleinement selon la 'pédagogie' divine. Mais tous les deux, Pierre comme Paul, iront à l'image de leur Maître, jusqu'au bout du témoignage, qui est le martyre.

Qu'en est-il donc pour nous ? Dans les replis secrets de nos cœurs, qu'est-ce qui prévaut ? Est-ce la confiance en nos propres capacités ou bien notre amour pour Jésus ? Jusqu'où irons-nous dans le témoignage de cet amour ? Ne cherchons pas du côté de nos points forts, mais plutôt de nos faiblesses et de nos difficultés. En effet, comme le dit Paul dans la première épître aux Corinthiens : "Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose" (v 26-28).

Je prie, en toutes circonstances, de m'en remettre en confiance au Seigneur. A présent, il y a bien longtemps que je ne ''tire plus de plans sur la comète' (une expression qui signifiait à l'origine: essayer de prévoir quel prochain malheur pourrait s'abattre !) Et cela tout simplement parce que la peine et la douleur sont déjà dans ma vie. Et quelque part, c'est-à-dire sur le plan spirituel, je devrais me réjouir de ce que mon avenir ne dépend plus vraiment des conditions d'existence dans le monde. Je vis depuis quatre ans sans télévision et à présent, du fait des malversations d'un entrepreneur en fin de carrière, je n'ai même plus de douche chez moi, et je suis contraint - dans l'attente des réparations, d'en revenir à me laver à l'ancienne, dans un bassin d'eau chaude. 0ù le Seigneur m'entraîne-t-il ainsi, à quoi me prépare-t-il ? Alors, oui, ma conclusion, c'est que l'amour pour Jésus et la prière pour demander la confiance absolue sont les deux plus grands biens...

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Fin de l'Evangile de Jean

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,20-25.
Jésus ressuscité venait d'annoncer à Pierre par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu. En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C'est lui qui, pendant le repas, s'était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : " Seigneur, quel est celui qui va te livrer?" )
Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. »
Ainsi se répandit parmi les frères l'idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n'avait pas dit à Pierre : « Il ne mourra pas », mais : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? »
C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites ; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

La question posée par Pierre au sujet de Jean, obtient une réponse pour le moins énigmatique. Et la façon dont Jean dissipe le malentendu quant à sa mort propre mort, ne résout pas entièrement l'énigme. Je me souviens avoir lu une interprétation de ce passage qui faisait de Pierre le symbole de "l’Église visible, tandis que Jean serait le précurseur de "L’Église invisible"... mais j'ai découvert ensuite qu'il s'agit d'une sorte d'ésotérisme chrétien, qui n'a pas mon adhésion de foi.

Par contre, le verset final de l’Évangile de Jean, à propos de toutes les choses que Jésus a faites, n'a rien de mystérieux de mon point de vue de converti. Bien sûr, Jésus est toujours à l’œuvre : il opère des conversions et sauve des âmes en nombre tel, à chaque génération, qu'aucune bibliothèque, même informatique, ne suffirait pour rendre compte correctement de l'œuvre de la rédemption.

Cette nuit, j'ai pu prier comme rarement j'ai pu le faire et ce matin, peu après mon réveil, j'ai découvert que je portais en moi-même la réponse à toutes les questions (dont certaines m'angoissaient beaucoup) que je m'étais posées.

La joie - c'est toujours la joie qui confirme !

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Jean-Mic
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Re: Fin de j'Evangile de Jean

Message non lu par Jean-Mic »

:coeur:



(cliquer sur cet émoticône, c'est un peu comme comme cliquer sur j'aime dans facebook)
Merci, Etienne :clap:
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
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Teano
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Re: Fin de j'Evangile de Jean

Message non lu par Teano »

J'aime ce dernier verset de Jean, il ouvre tellement de perspectives...
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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Re: Fin de j'Evangile de Jean

Message non lu par Invité »

L'interprétation que vous citez me fait penser à un texte de saint Augustin que j'ai lu il y a peu de temps. J'en cite un passage si cela intéresse quelqu'un :

"L'Église connaît deux genres de vie qui lui ont été révélés et recommandés par Dieu. L'une de ces vies est dans la foi, l'autre dans la vision ; l'une pour le temps du voyage, l'autre pour la demeure d'éternité ; l'une dans le labeur, l'autre dans le repos ; l'une sur la route, l'autre dans la patrie ; l'une dans le travail de l'action, l'autre dans la récompense de la contemplation.

La première est symbolisée par l'Apôtre Pierre, la seconde par Jean. La première est en action jusqu'à la fin du monde, avec laquelle elle trouvera sa propre fin ; la seconde doit attendre son accomplissement après la fin de ce monde, mais dans le monde futur elle n'a pas de fin. C'est pourquoi il est dit à Pierre : Suis-moi, et au sujet de saint Jean : Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi.

Suis-moi en supportant les maux temporels, à mon imitation ; lui, qu'il reste jusqu'à ce que je vienne lui donner les biens éternels. Ce qui peut se dire plus clairement ainsi : Que l'action parfaite vienne à ma suite, modelée à l'exemple de ma passion ; que la contemplation, qui ne fait que commencer, reste jusqu'à ce que je vienne, pour obtenir son accomplissement lorsque je viendrai.

Lorsque le Seigneur dit : Je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, il ne faut pas l'entendre comme s'il avait dit « rester », au sens de rester en arrière ou de s'installer, mais au sens d'attendre. Car ce que saint Jean symbolise ne doit pas s'accomplir maintenant, mais quand le Christ reviendra. Au contraire ce que symbolise saint Pierre, à qui il est dit : Toi, suis-moi, ne parviendra à l'objet de son attente que s'il agit de maintenant."
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Fête de Pentecôte

Message non lu par etienne lorant »

Livre des Actes des Apôtres 2,1-11.
Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble.
Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie.
Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux.
Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit.
Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue.
Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie,
de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »



En ce jour de Pentecôte, de l'effusion de l'Esprit Saint, l'Alliance que Dieu avait scellée par le don de la Loi est renouvelée par cet autre don qu’est celui de l'Esprit Saint. La Loi demeure, mais elle n'est plus seulement inscrite dans la pierre afin d'être lue et relue et commentée indéfiniment : elle est désormais inscrite dans le coeur de l'homme, de façon à le remodeler en entier et faire de lui un digne héritier du Royaume. La venue de l’Esprit Saint est donc déjà, en prémices, au cœur de l’humanité, la nouvelle création du monde que tous les croyants attendent.

C’est cette pensée qui a fait toute ma joie ce matin. Je considère aussi l’espèce de force d’attraction qu’exerce de nouveau sur moi la prière. J’ai faim de prière comme durant les jours où je pouvais partir deux ou trois heures et marcher tout en priant mon chapelet. Avec cette différence que je prie beaucoup de nuit et que, durant les journées, une part de moi-même fait comme les tournesols et demeure fixée vers son « Soleil » intérieur. Je suis seul très souvent mais je n’éprouve plus la peine parfois ressentie sous le ciel tout bleu – la solitude n’existe plus vraiment. L’attention aux choses de Dieu est une grâce elle-même, qui permet de remettre à leurs justes places les événements du monde et de travailler sans trop de soucis à toutes ces ‘choses qui passent’ et qui affolent tant de personnes. Il me semble que si les hommes pratiquaient un peu plus cette capacité d’attention – à Dieu et à autrui, beaucoup de brumes, de nuages et de ténèbres se dissiperaient aussitôt. L’Esprit Saint ne nous pousse pas seulement à l’action, mais aussi à la contemplation. Action et contemplation, par ces deux temps de la vie de l’homme, comme sur les deux temps d'un même battement de son cœur, l’existence devient tout autre chose…

Bonne fête de Pentecôte !
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Tout quitter pour tout retrouver

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,28-31.
Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre,
sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Dans les mois puis les deux années qui ont suivi mon expérience de conversion, j'ai voulu faire comme Pierre et les autres apôtres pour suivre Jésus. C'était si important à mes yeux ! Il fallait quitter tout çà, tous ces lieux où j'avais vécu de ma quête de réussite, de pouvoir, de domination, et de toutes sortes de plaisirs. Bien sûr, pas question de rester "là-dedans" ! D'ailleurs, je me sentais parfois ébranlé comme un enfant qui apprend à marcher. C'est ce que j'ai dit au supérieur des Capucins : "Mon père, j'ai besoin d'un lieu pour refaire des racines, et même pour réapprendre à marcher, j'ai vingt-neuf ans, et je marche avec l'impression que je suis sur un champ de mines !

Donc, l’Évangile de ce jour ne parle pas pour moi ?

Mais en réalité, si. Par exemple, la surface commerciale que j'occupais à l'époque dans la galerie, me coûtait l'équivalent de quatre cents euros d'aujourd'hui, en ce non comprise les charges de galerie, le téléphone et les autres frais (assurances, notamment)... le total s'élevait à six cents euros.

Après ma conversion et mon échec pour entrer chez les Capucins, il s'est passé ceci : j'ai rencontré les propriétaires de la boutique que j'occupe aujourd'hui... Je les ai rencontrés après avoir pris soin durant six mois de leur fille, qui souffrait et souffre encore de schizophrénie. A l'époque, elle entendait des voix ("les voix répètent ma pensée", me disait-elle souvent"). Pour éteindre cet écho, les psychiatres lui donnait du célèbre Halopéridol, couramment appelé Haldol, qui est une sorte d'éteignoir du cerveau. Il occasionnait tant d'effets secondaires qu'elle devait prendre aussi le Tremblex, qui figeait aussi le corps. Physiquement, elle ne ressentait aucune sensation: prenez la main de quelqu'un, et il vous serrera la vôtre par simple réflexe nerveux: mais pas chez elle; encore aujourd'hui, vous prenez sa main dans la vôtre, et vous la relâchez assez vite parce que vous avez le sentiment de serrer un membre mort.

Bref, j'ai pris soin de cette femme et un jour, comme leur fille allait partir vivre dans la capitale, ils sont venus me trouver et m'ont proposé d'occuper une autre surface: celle où je suis aujourd'hui. Le loyer ? En 2012, sans charges, il est de : cinquante euros ! J'ai craint que le Ministère des Finances y trouve à redire, mais non, je n'ai eu aucun souci, et jamais ce loyer n'a augmenté.

J'avais besoin d'un guide spirituel, après le bouleversement intérieur que la conversion avait commencé en moi. J'en ai cherché un auprès du Séminaire, puis des anciens prêtres, mais cela ne donnait pas grand chose. Je m'en suis plaint au Seigneur, en vain semble-t-il, mais avant même ma démarche 'officielle', j'avais un visiteur, chaque matin, un grand bonhomme assez âgé mais solide, qui bavardait de livres avec moi. Un matin, je lui ai dit, sans trop en dire, que je cherchais un homme féru de spiritualité. Ce jour-là, il s'est présenté, c'était un Père Rédemptoriste, ancien professeur de Théologie, à la retraite !

En ville, j'avais toujours en location une sorte de 'garçonnière' - mais au fur et à mesure que le temps passait, je n'y ai plus logé souvent. J'étais invité par les uns et les autres, un groupe de jeunes constitués pour une grande part d'orphelins qui venaient d'être "lâchés" - à dix-huit ans de leur 'maison d'accueil'. Ils ignoraient tout de leur existence "administrative", de la recherche d'un emploi, de leurs propres droits. J'ai longtemps "travaillé" en relation avec une association d'aide à la jeunesse, ainsi qu'avec un assistant social du nom d’Elio. J'ai abandonné mon ancien logement et me suis domicilié chez mes parents, bien que n'y étant pratiquement qu'un jour par semaine.

Mais ensuite, lorsque le Seigneur a suspendu (cela s'est passé en trois mois à peine) mon activité auprès des jeunes, il s'est trouvé que mon père a eu son premier "accident vasculaire cérébral" et ma mère m'a demandé mon soutien. J'ai retrouvé la maison de famille ainsi... que j'ai quittée à nouveau, le temps de mon "passage au désert", lorsque j'ai cru pouvoir retourner à la "vie civile" (comme je le disais à l'époque). Mais ma dernière tentative pour une vie de couple qui-tiendrait-compte-de-ma-foi... s’avéra un cauchemar d'une seule année. J'ai déménagé de nouveau et je n'ai plus bougé depuis.

Un peu avant le décès de mon père Gabriel, à l'âge de cinquante-ans, j'ai enfin trouvé une congrégation religieuse : celle de sainte Faustine. J'ai commencé ma théologie et je me suis remis à rêver: qui sait ? Peut-être les sœurs de Cracovie auraient besoins d'un bilingue français-anglais ? Je me faisais fort d'apprendre le polonais en une année, et je me voyais déjà voyager : ne me proposerait-on pas de m'installer à Cracovie ? Il y a là-bas des groupes religieux de tous les pays.

Ce n'est pas arrivé. Les desseins du Seigneur...

Cependant, ce qui est arrivé donne un exemple de ce qui se peut se passer, concrètement, dans l'aujourd'hui, pour quiconque veut suivre Jésus... Ce n'est pas tellement les initiatives que nous prenons qui comptent, mais la confiance que le Seigneur nous donnera l'occasion de témoigner de notre foi.

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Re: Fête de Pentecôte

Message non lu par etienne lorant »

etienne lorant a écrit : En ce jour de Pentecôte, de l'effusion de l'Esprit Saint, l'Alliance que Dieu avait scellée par le don de la Loi est renouvelée par cet autre don qu’est celui de l'Esprit Saint.
Il y avait foule de Juifs à Jérusalem, cette année-là, cinquante jours après la Pâques, pour la "fête de Chavouot, , la fête des Prémices, dont la principale signification reste la célébration du don de la Torah au peuple d'Israël, choisi parmi les peuples pour la recevoir, selon la tradition.

Alors que Chavouot ne possède pas, contrairement à Pessa'h et Souccot, de dimension historique dans la Bible hébraïque, les rabbins assurent que c’est en ce jour qu’eut lieu le don de la Torah, cinquante jours après l’Exode hors d’Égypte.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chavouot#C ... e_la_Torah

Par la venue de l'Esprit Saint, ce jour-là, c'est "l'Esprit" de la Loi qui se répand sur tous. Cela confirme bien ce que notre prêtre avait dit. Car le principal obstacle que Jésus avait rencontré auprès des Pharisiens tenait à des discussions perpétuelles sur le sens de chaque terme, qui conduisait à "instrumentaliser" Dieu, c'est-à-dire à fixer Dieu dans une multitude de règles... de sorte que le cœur de la loi en était évacué.
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Re: Fête de Pentecôte

Message non lu par PaxetBonum »

Merci Etienne Lorant !
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Re: Fête de Pentecôte

Message non lu par papillon »

etienne lorant a écrit :
etienne lorant a écrit :Par la venue de l'Esprit Saint, ce jour-là, c'est "l'Esprit" de la Loi qui se répand sur tous. Cela confirme bien ce que notre prêtre avait dit. Car le principal obstacle que Jésus avait rencontré auprès des Pharisiens tenait à des discussions perpétuelles sur le sens de chaque terme, qui conduisait à "instrumentaliser" Dieu, c'est-à-dire à fixer Dieu dans une multitude de règles... de sorte que le cœur de la loi en était évacué.
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La demande de Jacques et Jean

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,32-45.
Les disciples étaient en route avec Jésus pour monter à Jérusalem ; Jésus les précédait ; ils étaient effrayés, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort, ils le livreront aux païens,
ils se moqueront de lui, ils cracheront sur lui, ils le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. »
Il leur dit : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui disaient : « Nous le pouvons. » Il répond : « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées. »
Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean.
Jésus les appelle et leur dit : « Vous le savez : ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur.
Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous :
car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Jacques et Jean, qui ne sont pas seulement les fils de Zébédée, ont été aussi appelés "fils du tonnerre" du fait de leur zèle et de leur promptitude. Comme Jésus vient d'annoncer ouvertement tout ce qui lui arriverait, ils ne s'imaginent pas échapper au sort de leur maître et ce qu'ils vont demander au Seigneur suppose qu'ils eux aussi morts et ressuscités. Alors pourquoi pas ? Comme deux enfants, ils ont dit "prem's", nous l'avons dit les premiers !

Quant aux dix autres disciples, leur état d'esprit devait être tout différents. Pierre, le premier d'entre eux, avait très difficile d'admettre que le sort de Jésus à Jérusalem serait celui qu'Il leur avait prédit; et d'autres part, comme les neuf autres avec lui, ils ne songeaient pas un instant à leur mort prochaine. Cette différence de réactions ne les empêchera pas de fuir, les onze ensemble (Judas était parti vers son destin).

Néanmoins, la fraîcheur de foi de Jacques et Jean dans cet épisode, je l'ai comme partagée avec eux. Ils s'est passé quelque chose d'étrange au moment de l'homélie: c'est que cette méditation que je vais poster maintenant, s'est imposée à mon esprit sur le moment-même. Le prêtre a bien dit quelque chose, mais je ne me souviens pas d'un seul mot sorti de sa bouche ! Comme cela ne m'était jamais arrivé, j'ai conclu que le Seigneur venait de me faire grâce - et mon esprit, qui souffre du tracas de multiples problèmes domestiques, s'est trouvé dégagé et libre.

Dans la matinée, j'avais pris des résolutions concernant la crise en cours, la manière de gérer mon budget, de manière annuelle et globale (de telle façon de ne pas devoir y songer chaque heure de chaque jour.) Ce sera assez simple, schématique, afin de laisser pleine place à l'essentiel : la prière, c'est-à-dire la relation à Dieu et à autrui.
La crise financière (celle pour le plus grand nombre), il faut que je la vive dans l'esprit de pauvreté, sans grand souci, mais dans le détachement de mes propres 'richesses'.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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zelie
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Re: La demande de Jacques et Jean

Message non lu par zelie »

etienne lorant a écrit :Cette différence de réactions ne les empêchera pas de fuir, les onze ensemble (Judas était parti vers son destin).
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Les dix ensemble : Jean était sous la croix et dans le temple, suivant Jésus du mieux qu'il pouvait. Il semble qu'il n'ait été absent qu'un moment, celui de l'arrestation de Jésus.

Pour ce qui est de ne songer à la mort prochaine, ça me fait penser une chose : il faut se mettre dans la peau d'un juif de l'époque pour comprendre cette attitude: le messie attendu devait être un roi, un roi glorieux, puissant, ... comme un chef de bande levant une armée pour bouter hors de Palestine les Romains détestés!
Si nous en France, au beau milieu de 1942/43, en pleine persécution allemande, on avait vu se lever un chef de file thaumaturge puissant, langue de feu, sans peur et d'une intelligence pointue, n'aurait-on pas ardemment souhaité qu'il nous délivrât manu militari du teuton aux idées délirantes?
Les juifs vivaient dans une Palestine dominée par des fouetteurs crucificateurs amateurs de jeux mortels. Eux, le peuple choisi, eux, le peuple de Dieu, emmené quelques siècles avant par d'irrésistibles Judas, des héros nationaux et des prophètes non moins emblématiques, des Daniel et des Elie comment pouvaient-ils imaginer autre chose? Comment face à Jésus, quand on est juif et que sa famille peut à tout moment être décimée ou esclavagisée, dans ce temps antique aux idées d'alors, ne pas fantasmer immédiatement sur le Roi de Gloire terrestre auquel rien ne résisterait s'il le voulait?
Certes, il y avait Isaïe, qui aurait du inciter à la méfiance... Mais nous-même, face à l'impensable, ne repoussons-t-on pas cet impensable d'autant plus fort qu'on aime celui qui est l'objet de cet impensable?
Les apôtres étaient aveugles sur l'amour qu'ils auraient dû porter à Jésus, au lieu de leur amour matériel et politisé. Mais ils aimaient. Ils aimaient de toutes leurs forces d'alors, leurs forces d'hommes.

C'est la nuit de Pentecôte que l'amour humain est devenu l'amour spiritualisé, l'amour parfait. Il y aurait alors beaucoup à dire et à méditer encore à partir de là, mais le boulot m'appelle.
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L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour
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Re: La demande de Jacques et Jean

Message non lu par etienne lorant »

etienne lorant a écrit : Cette différence de réactions ne les empêchera pas de fuir, les onze ensemble (Judas était parti vers son destin).
Chère Zélie,

Dans mon esprit, quand je parle de fuite, c'est au moment de l'arrestation de Jésus - Jean s'est enfui comme les autres, enfin presque: il y a même perdu son vêtement !

En tout cas merci pour ton commentaire !

Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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