Et dire que notre religion est la religion de l'amour.
L'amour seul devrait nous motiver.
Cordialement,
Griffon.
PS:
Vous vous faites bien rare, Papillon.
J'espere que tout va bien pour vous.
Vraiment malsain, OUI !coeurderoy a écrit :Je connais une dame de 70 ans qui m'a raconté l'histoire (bizarre !) du directeur spirituel qui lui imposait le port du cilice (elle avait 18 ans) et exigeait qu'elle lui montre les effets de la chose sur sa chair... vraiment malsain non ?








Chère Isabelle,Isabelle47 a écrit :Cher Griffon,
La petite fille dont je parle, c'est moi-même, vous l'aurez compris mais voici la suite de l'histoire:
Lorsque ma mère a vu ce que je faisais (graviers dans les chaussures pour me blesser volontairement afin d'offrir mes souffrances, etc...) elle s'en est indignée et m'a expliqué que ce n'était pas ça l'amour du prochain.
A la place de telle vanité, m'a-t-elle dit, nous allions inviter cette fillette le jeudi (jour de congé de l'école à l'époque) et les jours de vacances.
Je me souviens qu'elle est allée parler à la directrice de l'école pour lui faire part de mon comportement (graviers); celle-ci a évacué le problème sans prendre position.
Ma mère a dû ensuite batailler ferme avec les soeurs responsables pour obtenir l'autorisation de recevoir cette fillette durant les jours de congé; elle y est finalement arrivé. Cette fillette a partagé nos jeudis et nos vacances et nous sommes toujours amies, même éloignées géographiquement.
Il me semble que l'amour du prochain se manifeste plus dans cette attitude que dans le fait de se faire souffrir tout seul dans son coin en croyant qu'on est une petite sainte!
Pour finir, et malgré cette saine intervention de ma maman, cette fillette aux graviers (moi-même, donc) a eu toute sa vie à lutter contre des tendances intérieures profondes (probablement induites par cette déviance doloriste inculquée par ses éducatrices) à accepter la douleur tant physique que psychique comme allant de soi, comme étant normale, légitime et, pourquoi pas, valorisante.
Ce qui est foncièrement mauvais.
Nous devons nous respecter et nous aimer, comme nous devons aimer les autres, n'est-ce-pas?
Pour ce qui est de tendre la main aux autres, j'ai suivi le pragmatisme de ma mère et je persiste à croire que c'est la meilleure voie.
Je serais étonnée que vous, toujours si bienveillant, puissiez me dire le contraire.

ce n'est pas rechercher la souffrance. Louis Bouyer dans son "Introduction à la vie spirituelle" explique comment l'ascèse qui était d'abord effort sur soi visant à la purification et au dépouillement culminant dans l'apatheia la libération des passions, la paix du coeur, en est venu en occident a être détourné de son sens premier en devenant une fin en soi, ou parfois même une démarche auto-punitive.Se mettre à la suite de Jésus, c'est accepter de souffrir et d'être meprisé.
Voilà ce que disait la bienheureuse Elisabeth de la Trinité qui allait à l'encontre de toute démarche doloriste.La souffrance tant psychologique que physique fait partie de notre humanité mais la rechercher est une perversion.
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