Pour moi, c'est sans doute un cliché (mais pour l'instant l'expérience ne le contredit pas ) une soeur c'est quelqu'un de gentil, trop doux et gentil pour que ce ne soit pas hypocrite (a moins que ce soit naturel, et c'est encore pire ) qui vitune vie antinaturelle en passant sa vie dans l'ombre ou si elle ne supporte pas sa supérieure, va fonder une nouvelle congrégation au nom mièvre et à rallonge ...et qui cache ainsi la rancoeur de ne pas avoir trouvé de mec .
Ne le prenez pas mal mais ayant lu plusieurs autres de vos messages j'ai l'impression que vous connaissez très mal votre religion, que vous vous contentez facilement de ce que vous entendez sans chercher à approfondir, d'où vos nombreux préjugés. Pardonnez moi, si je vous secoue un peu.
Premier point et je vais être un peu théorique. On a pas à vivre une "vie naturelle" car le naturel c'est le charnel. Quand St Paul parle du charnel qui est opposé au "spirituel", il utilise le terme "psychikos", c'est à dire naturel. Le charnel c'est celui qui est coupé de la grâce de l'Esprit, qui croit pouvoir vivre de façon autonome sans Dieu.
C'est l'homme naturel d'aujourd'hui pour qui tout n'est que nature transformable et manipulable, agrégats d'atomes.
Dans le christianisme, le naturel blessé par le pêché originel doit être parfait, guérit par la grâce. Toutefois la nature n'étant pas totalement déchue et corrompue, elle demeure toujours en quelque façon soumise à la grâce puisque Dieu demeure au coeur de toutes choses pour les maintenir hors du néant. En effet donc, vouloir vivre une vie parfaitement "naturelle" c'est vouloir vivre une vie sans grâce, sans surnaturel, complètement coupée de Dieu. Mais c'est une illusion moderne car la nature ne représente pas un ordre autonome, la grâce lui étant toujours en quelque façon présente.
"l'homme n'est vraiment homme que lorsqu'il participe à la vie divine et qu'il réalise en lui même l'image de Dieu" Jean Meyendorf
Cette citation de J. Meyendorff explique bien que le but de la vie chrétienne c'est de surmonter sa nature, de la dompter en la parfaisant avec l'aide de la grâce divine. Le processus qui consiste à être rendu participant de la nature divine, à vivre une vie surnaturelle, s'appelle la déification. Dante dans sa Divine Comédie parlait de "transhumanisation". Et un des moyens pour cela, c'est l'ascèse, la mort au monde, et c'est ce que doit rendre possible la rentrée dans les ordres : se rendre libre à l'égard de toute chose, mettre Dieu pleinement au centre de sa vie, mener une vie de prière. Il faut pouvoir dire comme St Paul, et de façon littérale, "ce n'est plus moi qui vit mais le Christ".
J'espère que vous commencez à comprendre que ces soeurs sont appelées à vivre une vie surnaturelle en totale contradiction avec la pensée moderne et athée pour qui il n'y a que la matière qui soit réelle et pour qui les instincts et les passions étant parfaitement naturels doivent être assouvis coûtes que coutes au point de réduire la vie humaine au niveau de la vie animale.
Mais, ces soeurs en menant une vie contemplative font ce qui a toujours été considéré, jusqu'à l'époque moderne, comme étant la plus haute activité humaine ; celle qui permet de s'accomplir en tant qu'être humain en ayant recours à la plus haute faculté humaine, à savoir l'esprit (le noûs chez les grecs, l'intellectus chez les latins) qui permet de transcender l'ordre naturel et d'accéder aux plus réalités.
Au final, si le but est de vivre une "vie naturelle", alors il n'y a aucun but à atteindre, aucun devenir, aucune réalisation spirituelle possible. Alors, quel est donc le but de la vie spirituelle, quel est le devenir de l'homme dans le christianisme ? Faire plaisir à un juge dans le ciel pour ne pas aller en enfer ?
_soit mystiques avec des révélations de nouvelles prières à réciter (ce qui a le don de me taper sur les nerfs

) et en prennant Dieu pour l'époux qu'elles n'ont pas (là si quelqu'un peut m'expliquer ce que ça veut dire parce que c'est franchemnt ridicule : Dieu n'a pas de femme, mysticalement ou non !

)
Dieu est l'époux de l'âme et le fidèle (homme ou femme) doit réaliser en son âme les qualités mariales pour pouvoir l'accueillir pleinement. De dure, opaque, ténébreuse, elle doit s'ouvrir à la grâce, être tendre et humide comme une bonne terre prête à accueillir la naissance du Christ en nous.
Ainsi Dieu devient l'époux de l'âme. Epoux au sens analogique bien sûr. C'est un mariage mystique analogique au mariage corporel (c'est à dire que celui-ci est un reflet sur le plan corporel de celui là sur le plan spirituel).
Relisez les épîtres de St Paul et vous comprendrez que de même que celui qui s'unit à Dieu devient un seul esprit avec lui, de même dans le mariage les époux devienne un seul corps. Ainsi, puisqu'il existe un "mariage" sur le plan corporel et sur le plan spirituel, elle peuvent légitimement se dire épouses de Dieu.
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 7&start=75 Si ma prose ne vous embête pas j'avais ouvert un fil pour présenter quelques aspects de mystique chrétienne qui n'a rien à avoir avec une forme de mièvrerie qui semble vous agacer.