L'Église en Afrique

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PriereUniverselle
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Re: Petites nouvelles d'Afrique noire

Message non lu par PriereUniverselle »

Pour Columbanus !

La sauvagerie sur le Continent Africain est toujours aussi épouvantable ! Ils vont payer un lourd tribu exacerbé par des cruautés sans nombre ! Prions pour tous les martyrs des violences !
jean_droit
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Persécutions contre des chrétiens au Sénégal

Message non lu par jean_droit »

Du site christianophobie.

Remarques personnelles :

Cela fait quelques mois que des rumeurs persistantes parlaient de persécutions au Sénégal. Nos frères en Christ évangéliques sont persécutés. Cela met à mal la propagande du "Sénégal paix de paix et de concorde". Pourquoi voulez vous qu'il y ait une exception ?
Un pays à majorité musulmane est un pays musulman.

http://www.christianophobie.fr/breves/a ... ophobie%29
Agressions musulmanes répétées contre les évangélistes du Sénégal

Dans un pays officiellement laïc, mais dont la majorité de la population (90 %) est musulmane, la situation des chrétiens (catholiques et protestants ne représentent que 4 à 6 % des Sénégalais) se dégradent. Dans un article, publié récemment dans le journal Wal Fadjiri (L’Aurore), le journaliste musulman Mohamed Mboyo Ey’ekula donne des informations très intéressantes sur les provocations islamistes dont les évangélistes sénégalais font les frais. En voici quelques extraits. D.H.

« Depuis plusieurs mois maintenant, des Sénégalais qui pratiquent la foi évangélique et des hôtes chrétiens s’interrogent. “Nos églises sont attaquées et nos biens détruits tout simplement parce que nous pratiquons une foi différente de celle de la majorité”, déplore, amer, le pasteur Dogue, un Sénégalais bon teint et président de l’association des églises évangéliques du Sénégal. Mais ce qui est plus amer pour cet homme de Dieu, c’est l’attitude du gouvernement qui, à ses yeux, est assez passive. “Ces attaques qui durent ne sont pas suivies des mesures appropriées de la part des autorités et leurs auteurs demeurent impunis”, charge-t-il. Une impunité perçue par ceux qui s’attaquent aux chrétiens comme “un permis de nuire”.
M.K, pasteur originaire d’un pays d’Afrique centrale, dont l’église a été saccagée, se pose, lui, des questions sur ce comportement subit des Sénégalais. “Pourquoi nous refuse-t-on le droit de pratiquer notre foi ici alors que des Sénégalais construisent des mosquées chez nous et pratiquent aisément la foi islamique dans nos pays qui sont à 95 % chrétiens”, se demande-t-il. Et de demander : “Et si dans nos pays, par représailles, les gens se mettaient à s’attaquer aux nombreuses mosquées construites par des Sénégalais, cela donnerait quoi ?”
Des propos qui donnent froid dans le dos, mais qui n’expriment que l’état de dépit d’un homme dont l’église a perdu plus de cinquante millions de francs lors d’une attaque par des jeunes qui soutiennent vouloir libérer le Sénégal “des maisons de culte” assimilées à des lieux où on s’adonne à des pratiques païennes..
Depuis fin avril 2011, la fréquence des attaques contre les églises chrétiennes évangéliques, qui au début relevaient des actes isolés venant des quelques voisins outrés par le tempo des prières, va crescendo. “Lorsque notre église de Nord Foire a été attaquée, nous avons pensé qu’il ne s’agissait là que d’un geste des voisins qui n’appréhendaient pas bien le sens de notre culte”, soutient pasteur Blake, intendant de l’église méthodiste au Sénégal dont la paroisse mère a été fermée à la suite des attaques du voisinage. “Mais, regrette un autre pasteur qui a requis l’anonymat, la multiplication de ces attaques, plus d’une dizaine en l’espace de cinq mois, a pris des proportions inquiétantes et nous le dénonçons vivement”. “Ils nous interdisent la pratique de notre foi sans que les autorités ne bougent”, clame A. K, un pasteur qui soutient que son église est souvent l’objet de caillassages pendant les heures de prières. »
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Exhortation apostolique "Africae Munus"

Message non lu par ami de la Miséricorde »

EXHORTATION APOSTOLIQUE
POST-SYNODALE
AFRICAE MUNUS
DU PAPE
BENOÎT XVI
À L’ÉPISCOPAT, AU CLERGÉ,
AUX PERSONNES CONSACRÉES
ET AUX FIDÈLES LAÏCS
SUR L'ÉGLISE EN AFRIQUE
AU SERVICE DE LA RÉCONCILIATION,
DE LA JUSTICE ET DE LA PAIX

http://www.vatican.va/holy_father/bened ... us_fr.html

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par jean_droit »

"Je suis toujours autant émerveillé par la spiritualité africaine". Ce que j'écrivais il y a 4 ans est toujours là. Deux petits exemples :
Ma belle fille, gabonaise, étudiante de 24 ans, est très religieuse même si cela n'apparait pas à prime abord. Ma femme et moi l'avons accompagné à l'aéroport de Bordeaux et avons couché à l'hôtel. En pleine nuit elle s'est levée, est allée dans la salle de bain et a prié une bonne heure. J'ai rarement rencontré un tel comportement. Une "soeur" gabonaise vient de se marier samedi dans une toute petite église de campagne. Cela faisait presque deux mois que les quelques catholiques africains des alentours se sont mobilisés pour créer une chorale et pour l'accompagner matériellement et spirituellement. Ils ont préparé une bonne dizaine de chants religieux en français pour la bénédiction et se sont réunis 7 fois.
Avec l'accord de notre curé nous avons introduit dans la liturgie des spécificités plutôt africaines comme la procession des offrandes pour le prêtre, la procession vers l'autel de la Vierge etc ... Que de joies, que de bénédictions et que de louanges. Mais comme nous sommes dans un pays de moins en moins chrétien le marié est agnostique. L'après midi la famille du marié est allé à une source pour remercier "dame Nature". Tout cela est bien païen .... Mais les africains avaient déjà remercié le Créateur de la Nature en chantant en introduction de la cérémonie religieuse le Chant des Trois Enfants !
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par salésienne05 »

Comme je vous comprends !

L'une de mes amies salésienne (je fais partie des Filles de Saint François de Sales) est africaine, et elle "enchante" nos réunions. Sa foi est si naturelle, si pleine d'élan, si peu "encombrée". Elle suit le magistère sans l'avoir jamais lu : elle est tout simplement "imbibée". Elle qui ne lit que difficilement (malgré 25 ans de vie en France aux côtés de son mari français), et prie jour et nuit, se lève la nuit pour prier, et ce toujours dans une grande joie. Nous partageons des choses que j'arrive difficilement à partager avec mes amies catholiques européennes, bien plus cérébrales et plus préoccupées de la romanité de leur catholicisme que de leur vie intime avec le Christ...

A l'université aussi, ceux avec qui j'aimais le plus célébrer et prier étaient les étudiants africains, si décontractés dans leur rapport avec Dieu.

Bref, que du bon. Et que dire des prêtres africains qui souvent, dans leurs sermons, ont une vue si juste de notre humanité et de notre vie avec Jésus ?

A Paris, je traversais mon quartier pour aller dans la paroisse africaine de l'autre côté du périphérique pour y retrouver une fraternité et une chaleur qui étaient absentes de ma propre paroisse.

Je crois qu'on gagnerait tous à imiter la simplicité et la joie dégagées par la spiritualité africaine...

Merci pour votre témoignage en tous les cas.

Fraternellement.

Cécile
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par Isabelle47 »

Merci de vos témoignages.
J'ai très envie d'être d'accord avec vous; cependant, il ne faut pas oublier que la foi, la religiosité se manifestent différemment selon les cultures.
J'ai vécu en Afrique (Sénégal et Côte d'Ivoire), je connais également le Mexique;j'ai ensuite résidé dans un pays anglo-saxon... difficile de faire plus différent dans les relations sociales, humaines, familiales et l'expression et la pratique quotidienne de la vie religieuse !
Cela ne signifie pas forcément que la foi soit plus forte ou plus vraie en Afrique ou au Mexique qu'ailleurs; simplement, elle se manifeste d'une autre manière.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par jean_droit »

Voilà un petit témoignage en images de ce qui se passe au Gabon. Il s'agit de la Fête Dieu à la FSSPX à Libreville. Je trouve cela impressionant et réjouissant. Au fait ma fille quand elle est au Gabon communie toujours avec un voile sur la tête. Prions Dieu que cette coutume ne disparaisse pas ....

http://www.laportelatine.org/internatio ... e_2012.php
jean_droit
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par jean_droit »

Ce qui est intéressant c'est de voir qu'un Concile qui a été un échec en Europe a été un succès pour l'Afrique. Il a été comme une libération des spiritualités et des énergies. Dans ces pays où la foi est si profonde l'Eglise Catholique a su tracer sa voie. Elle a su, plus ou moins, répondre aux aspirations de prière des africains. La liturgie a été très bien adaptée à leurs besoins. L'Eglise a su limiter les dégats par rapport aux évangéliques non en les ignorant mais en proposant un chemin de foi de grande qualité. Combien nous aurions besoin de prendre exemple sur eux.
Chantons, dansons, prions, louons !

http://www.france-catholique.fr/UN-CONC ... RIQUE.html
UN CONCILE A L’HEURE DE L’AFRIQUE
par Dominique Decherf
lundi 23 juillet 2012

Autres articles

Le Concile Vatican II, qui a coïncidé avec la décolonisation [1] , a été la chance de l’Afrique. Il a inauguré un « printemps de l’Eglise » en Afrique [2] . Cinquante ans après, la maturité est venue.

La radicalisation de l’Islam noir, disais-je dans ma dernière chronique, contrastait avec l’africanisation du Christianisme qui s’est produite durant cette période. Je reprends ce qui n’était qu’une incidente de ce texte et qui demande à être expliquée et développée : « une « inculturation » bien pensée mais parfois mal cadrée, qui est apparue à certains Musulmans – et à d’autres - comme une forme de « retour aux fétiches », mettant en avant des « valeurs africaines » certes authentiques, méconnues dans le passé colonial, mais qui devaient être vécues comme un préalable à une entrée dans la mondialisation plutôt que comme une sorte de substitut à celle-ci. » Fort intelligemment, l’Eglise africaine a globalement su éviter ces travers et faire de cette « inculturation » une réelle appropriation du mystère du Christ et de l’Eglise. Les théories sur la négritude ou le panafricanisme ont marqué une génération mais elles ont passé. La « théologie africaine » est restée. La « Conscience noire », le tiers-mondisme ou « la révolution africaine » (Fanon) n’y ont pas suscité de « théologie de la libération ». L’Afrique a échappé aux déchirements de l’Amérique latine. Ce qui n’a pas empêché l’Eglise d’être la première ONG de développement sur le continent. La raison de ce succès, par l’action de l’Esprit-Saint, est que l’Eglise d’Afrique n’est pas constituée d’abord d’adhérents individuels coupés de leurs racines, réfléchissant par eux-mêmes en dehors de toute contingence, mais, immédiatement, de la vie même des communautés de base, la famille élargie, confrontée dans son quotidien à un environnement précaire sinon hostile : géographie, pauvreté, santé, mais surtout, de façon générale, toutes les contraintes lourdes de partage qui sont le revers de la solidarité du vivre-ensemble qu’on lui envie souvent. Ceci est vrai des campagnes comme des villes, car il persiste – et est parfois exacerbé - dans la modernité.

Le premier synode des évêques sur l’Afrique en 1994 avait développé en priorité « l’inculturation », la compréhension du message du Christ selon une culture propre désormais reconnue comme telle. On ne dira jamais assez l’amour que les Catholiques africains portent jusqu’à ce jour au pape Jean-Paul II qui leur consacra 40 de ses 110 voyages à l’étranger et porta haut ce message qui était encore en pointillé dans les documents conciliaires et le premier voyage africain d’un pape, Paul VI en Ouganda en 1969. Pour avoir été un témoin privilégié du voyage de Jean-Paul II au Burkina Faso en 1990, je sais ce que cela veut dire. Nul n’avait mieux compris l’Afrique « qui chante et qui danse », sans oublier pour autant celle qui pleure et qui a faim. Le second synode en 2009 a mis en avant les problèmes de société, signe déjà de la maturité. Les problèmes d’identité ne sont certes pas tous résolus, mais on en a pris la mesure. Ils ne font plus problème, notamment dans le rapport à l’Europe, à la colonisation et à la mission. Ils ne sont plus centraux dans la relation avec l’autre ou dans l’affirmation de soi. L’Eglise d’Afrique n’a plus à se situer par rapport au monde extérieur, ce qui correspondait à la situation post-conciliaire. Elle a dépassé ce stade, mais aussi elle se retrouve aujourd’hui seule face à elle-même. Elle n’a plus de référent. C’est à elle d’annoncer la Bonne Nouvelle à ses semblables. Il lui revient d’inventer ses propres voies de rapport au politique et à l’économique. Après la vogue des conférences nationales des années 1990 , où des prélats ou des clercs avaient été engagés, mais pas l’Eglise en tant que telle, c’est aujourd’hui à une démarche globale de l’Eglise-famille que l’on appelle. Nous en sommes encore loin : le premier synode avait coïncidé avec le génocide au très catholique Rwanda, qui l’a pris par surprise et dont on en est toujours à tirer les leçons. Notamment dans ce grand voisin, chrétien s’il en est, porteur de grandes espérances, théologiques, liturgiques et pastorales, de l’Eglise d’Afrique, le Congo démocratique, qui n’a pas encore guéri de son histoire. Le Kenya, qui cherche à exorciser le souvenir des émeutes post-électorales fortement ethnicisées du début 2008, est un autre test difficile alors que la campagne bat déjà son plein en vue des prochaines élections prévues en mars 2013, sous le regard vigilant de la Cour Pénale Internationale (CPI). Le président sortant et les candidats les plus en vue, dont le fils du père de la Nation, Uhuru Kenyatta, poursuivi devant le tribunal de La Haye, sont catholiques !

C’est à partir du dedans de l’Eglise, du mystère renouvelé de l’Eglise en Afrique, que l’Afrique trouvera sa place et son rôle dans l’Eglise universelle (titre de l’exhortation apostolique post-synodale de Benoit XVI : « Africae Munus »). Qualifiée par le Saint-Père de « poumon spirituel de l’Humanité », l’Afrique porte une lourde responsabilité. L’Eglise d’Afrique a pour mission d’apporter le Christ aux Africains mais pas seulement, à tous les hommes. Une Eglise ne peut convertir les siens que si elle est authentiquement porteuse d’un message universel. C’est ce qu’elle a su bien voir : elle ne prêche pas un Christ noir ou un Christ esclave, mais le Christ mort sur la Croix et ressuscité. C’est ainsi qu’elle parle aux siens autant qu’à tous les hommes, noirs ou blancs, esclaves ou hommes libres.

Sa spiritualité parfois nous déconcerte. L’Africain croyant n’est pas naturellement enclin à quitter les siens ou sa terre pour embrasser la foi ni même le sacerdoce ou la vie religieuse. Les vocations contemplatives ou monastiques sont exceptionnelles. Mais il est d’autres formes de spiritualité, d’autres charismes. En l’occurrence celui de la Charité, du partage, de l’unité, du pardon. Là aussi tout reste à décrire.

Cette Eglise ne passe pas son temps à redouter l’activisme des pentecôtistes ou à se défendre contre le djihadisme Musulman. Elle se contente de faire son métier, de tracer son sillon. Elle sait que si elle est fidèle les gens n’iront pas voir ailleurs ou reviendront à leur mère.
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par jean_droit »

Il est un point intéressant et qui est souligné dans cet article. C'est le faible nombre de vocations monastiques et contemplatives en Afrique. L'africain qui adore bouger et chanter et faire du bruit n'est pas très adapté à ce type de vocation. Je n'ai pas fréquenté les communautés monastiques en Afrique. Je sais qu'elles essayent de "s'africaniser". Mais, peut-être, manque-t-il de création d'ordres monastiques purement africains ? De même les vocations féminines sont relativement faibles alors que les vocations masculines sont si nombreuses. Là, je ne sais pourquoi ?
Pourtant, comme partout, ce sont les femmes qui sont d'abord les vecteurs de la foi.
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par AdoramusTe »

jean_droit a écrit :Ce qui est intéressant c'est de voir qu'un Concile qui a été un échec en Europe a été un succès pour l'Afrique.
Disons plutôt que ce qui s'est passé en Europe n'a rien à voir avec le Concile.
La liturgie a été très bien adaptée à leurs besoins.
En ce qui me concerne, je trouve que l'inculturation liturgique n'est pas une bonne chose.
C'est pourquoi le rit romain est aujourd'hui partout défiguré dans le monde.
On a voulu faire rentrer le monde dans la liturgie au lieu de se laisser façonner par la liturgie qui ne nous appartient pas et que l'on reçoit.
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par jean_droit »

Heureusement qu'il existe une liturgie officielle propre à l'Eglise en Afrique. En elle les africains se reconnaissent. Avec elle ils peuvent chanter, louer, prier, adorer avec toute la force de leur spiritualité. Si les messes en Afrique étaient semblables à celles de la France je peux vous dire que les africains iraient en masse chez les évangéliques. C'est parce que les évêques africains ont compris cela et qu'ils participent à la spiritualité profonde de ces peuples que l'Eglise en Afrique peut progresser et nous envoyer ses prêtres pour nous évangéliser. Juste retour des choses.
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par AdoramusTe »

jean_droit a écrit : Avec elle ils peuvent chanter, louer, prier, adorer avec toute la force de leur spiritualité.
Si les messes en Afrique étaient semblables à celles de la France je peux vous dire que les africains iraient en masse chez les évangéliques.
Les messes françaises ne sont pas un modèle de ce que devrait être la liturgie. La liturgie a été paganisée dans tous les pays, chacun à sa manière.

Et il ne faut pas croire qu'il en a toujours été ainsi en Afrique. Les africains se sont nourris du Paroissien 800 et de messe traditionnelle bien avant.
Ils s'étaient approprié la liturgie de l'Eglise avec la même force de leur spiritualité.
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par jean_droit »

Toute petite remarque hors sujet :

Si la pression des évangéliques était plus importante en France peut être que l'Eglise de France essayerait de réagir et de faire comme en Afrique ou comme au Brésil en mettant en place des messes plus longues et priantes.
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par etienne lorant »

jean_droit a écrit : Si les messes en Afrique étaient semblables à celles de la France je peux vous dire que les africains iraient en masse chez les évangéliques.
Evidemment, la majeure partie des catholiques africains ont leur liturgie et leur chant en langue vernaculaire, je veux dire qu'il n'y a pas que la messe FSSPX en Afrique, parole de natif du Rwanda ! Exemple depuis le Kivu où apparut la Vierge de Kibeho

http://www.youtube.com/watch?feature=en ... F6Gx6aWD7s

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: La spiritualité africaine

Message non lu par etienne lorant »

AdoramusTe a écrit : Les messes françaises ne sont pas un modèle de ce que devrait être la liturgie. La liturgie a été paganisée dans tous les pays, chacun à sa manière.
Donc, une messe en français est une messe paganisée. Païenne, autrement dit... Jésus ne parlait pas latin, flûte alors, quel païen, ce Jésus !!!
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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