Fée Violine a écrit :Fabrice Hadjadj, depuis le temps que j'en entends parler, je finirai par me décider à le lire, ça a l'air bien !
Je recommande vivement c'est décoiffant de bon sens et de profondeur. Je l'ai écouté deux fois lors de conférences sur l'éducation, il est brillantissime bien que d'une grande modestie.
Fraternellement
Eric
"Être détaché de tout - première condition pour n'être indifférent à rien." [Gustave Thibon]
Estel a écrit :
ps : personne n'a un bon roman à lire ?
Un bon roman: je dirais "Madame Bovary", c'est un livre très bien construit, et surtout qui montre où mènent tristesse et acharnement, cependant la fin est tragique.
En ce qui me concerne je vous conseil de lire "Avec l'aide de Dieu" écrit par G.WBush, il traite de la Religion (comme le titre l'indique), mais il permet de voir les choses de l'autre côté, et expose (à mon avis) une intervention divine. Je vous le conseil vraiment.
"La vie est plus forte que la mort" Évangile selon Saint Marc.
Je suis à la page 126 et je trouve sa réflexion très intéressante sur le déroulement du concile et ses enjeux. Il coupe court autant aux progressistes qui ont tendance à surinterpréter les textes selon leurs affinités qu'aux "traditionalistes" qui se sont finalement contentés de critiquer ce concile vu sous l'objectif des progressistes.
Un régal!
Bonum est confidere in Domino, bonum sperare in Domino
La Bible (actuellement je redécouvre le Nouveau testament, Évangile selon Saint Marc), je m'impose d'en lire un minimum tout les soirs
Le Catéchisme de l’Église Catholique abrégé pour compléter
Les Rois Maudits de Maurice Druon (j'en suis au tome 5 "La Louve de France"), dans un domaine plus léger... et quand je n'ai pas à "ingurgiter" de documents techniques pour le travail...
Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu,
car Dieu est amour. (1Jn 4,7-8)
Todd06511 a écrit :
Un bon roman: je dirais "Madame Bovary", c'est un livre très bien construit, et surtout qui montre où mènent tristesse et acharnement, cependant la fin est tragique.
Commentaire sur la règle de Saint Benoit, par Dom Delatte.
Une vraie merveille qui me guide dans une plus grande connaissance de règle qui n'est faite que pour nous permettre de faire de notre vie une schola servicii domini!
Bonsoir,
Je lis actuellement Henri Vincenot, "Le pape des escargots", un truculent roman sur un paysan bourguignon qui aime tant son pays qu'il devient sculpteur pour pouvoir mieux l'appréhender. De plus, l'auteur nous fait une sorte de panorama sur la culture celte et chrétienne qui mérite réflexion.
"Heureux les hommes dont tu es la force, des chemins s'ouvrent dans leur coeur." Psaume 83
Ficelle a écrit :Bonsoir,
Je lis actuellement Henri Vincenot, "Le pape des escargots", un truculent roman sur un paysan bourguignon qui aime tant son pays qu'il devient sculpteur pour pouvoir mieux l'appréhender. De plus, l'auteur nous fait une sorte de panorama sur la culture celte et chrétienne qui mérite réflexion.
Excellent roman.
Oui notre christianisme est encore bien paganisé, ne l'oublions pas.
j'ai dévoré en 1 soirée Le porche du mystère de la deuxième vertu de Péguy .
n'étant pas habituée aux vers libres, j'ai eu du mal à m'accrocher , mais une fois en route...je me suis couchée à 2 h, et j'ai bien ri de lire l'apologie du sommeil à la fin (où dieu blame plus ceux qui travaillent sans dormir que ceux qui dorment sans travailler )
à lire ou à relire !!!
ps : ce serait tellement mieux d'étudier Péguy au lycée plutot que Voltaire (au risque de me répéter ....)
Eriluc a écrit :il est brillantissime bien que d'une grande modestie.
Justement! Ça va ensemble!
Je continue l'autobiographie de Chouraqui. C'est très brillant aussi, passionnant, génial. Cela dit, je n'adhère pas à toutes ses idées. Et puis, il ne cesse de confondre l'imparfait et le passé simple, je lis avec un stylo et je corrige!
(il cite un mot d'enfant très mignon : pendant la guerre, un petit Juif polonais caché dans les Cévennes va au catéchisme et récite le Notre Père : "Que votre nom soit sans tickets..." !)
ce n'est particulièrement une lecture, mais je viens de trouver un passage absolument génial de Vladimir Volkoff
PRIÈRE À JEANNE
Sainte Jeanne,
Puisque vous êtes sainte, vous avez déjà fait des miracles, vous savez vous y prendre, alors je vais vous demander d'en faire un pour nous.
Non. Parce que vous êtes une grande sainte, je vais vous demander d'en faire dix. Et de très grands, de très miraculeux.
Premièrement, sainte Jeanne, je vais vous demander de faire que tous les Français redeviennent amoureux de la France. Pas de l'Amérique insidieuse, pas de l'Orient fascinant, pas de l'Islam séducteur. De la France, de la doulce France.
Deuxièmement, sainte Jeanne, je vous demanderai de faire que tous les Français inspirent de nouveau à toutes les Françaises l'envie de porter leurs enfants, de les porter jusqu'à leur naissance, d'en accoucher, de les nourrir, de les élever, d'en faire des Français, beaucoup, beaucoup de Français, ce qui nous épargnera, entre autres, la nécessité d'encourager une immigration que nous savons si mal intégrer.
Troisièmement, je voudrais vous demander d'avoir une pensée pour notre belle langue française. Rendez-nous la première partie de la négation: faites que nous disions « je ne vais pas voter oui » et non « jvais pas voter ouais ». Rendez-nous l’accord du participe qui est en train de disparaître. Rendez le subjonctif à encore que et l'indicatif à après que. Rendez-nous les liaisons : « vous-z-aussi » et non pas « vouossi ». Otez la bouillie de certaines bouches contemporaines, surtout celles de beaucoup de jeunes gens et des acteurs en vogue. Faites que nous recommencions tous à dire bonjour et non pas bonjoureu. Essayez de nous épargner les anglicismes et les américanismes, pas seulement dans le vocabulaire, surtout dans les tournures de phrase contre nature que nous inspirent les langues anglo-saxonnes. Quant à ceux qui disent conforter, ou incontournable, ou qui se laissent interpeller au plan de leur vécu, faites que le diable les patafiole. Si j'osais, Jeanne, si j'osais - mais je sais que j'exagère -je vous demanderais timidement de ressusciter aussi, ne serait-ce que sporadiquement, l'imparfait du subjonctif.
Quatrièmement, je vous demande, sainte Jeanne, de faire que les Français redeviennent frondeurs, gouailleurs, indisciplinés, sceptiques, qu'ils ne se laissent plus bourrer le mou ni laver le cerveau, qu'ils sachent distinguer entre une vessie et une lanterne, qu'ils prennent de nouveau un malin plaisir à traverser en dehors des clous, qu'ils se rappellent le vieux dicton picard méfie-te, qu'ils appliquent la méthode périgourdine plus je me regarde, plus je m'attriste, plus je me compare plus je me rassure, qu'ils sachent conclure comme il faut l'adage normand pt-êt' ben qu'oui, pt-êt ben qu'non ! Qu'ils n'oublient pas que dire oui, c'est baisser la tête et que dire non, c'est relever le front.
Cinquième miracle, faites, je vous en supplie, que les Français ne deviennent pas une plèbe irresponsable, soucieuse de ses droits à et non plus de ses devoirs de, perpétuellement assistée donc asservie, et ne connaissant plus que deux catégories : tout ce qui n'est pas interdit est obligatoire et tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit. Je voudrais voir les Français non pas libéraux ni libertaires, mais libres. Affranchis. Francs, quoi. Des Français qui seraient redevenus Francs.
Sixième miracle, je vous demande de nous rendre le respect de l'âge. D'abord j'y ai intérêt et puis c'est le respect de l'âge qui caractérise le raffinement du coeur : peu importe si le respecté est une vieille baderne, c'est le respectueux qui gagne à respecter, ou, du moins, à employer les marques extérieures du respect. Que voulez-vous, j'en ai assez de constater qu'avec ma barbe blanche il n'y a que des Noirs à me céder leur place dans le métro ! Je la refuse, d'ailleurs, mais à la longue cela va finir par me rendre raciste, raciste pro-Noir, bien entendu.
À propos de racisme, septième miracle.
Je voudrais voir supprimer de France le racisme puritain, anti-fumeur et anti-buveur, qui s'empare de notre pays. Enfin, c'est affligeant. Vous entrez dans un restaurant et la première question qu'on vous pose, c'est « Fumeur ou Non fumeur ? » Et quand vous dites « Non fumeur », comme moi, vous sentez aussitôt l'approbation du jeune maître d'hôtel. Ensuite, quand vous êtes deux et que vous commandez du vin, il vous demande d'un ton encourageant « Une demi-bouteille ? » et quand vous répondez comme moi « Non, une bouteille entière... pour commencer », le jeune maître d'hôtel cache à peine sa réprobation ou alors il sourit avec indulgence comme devant une plaisanterie de mauvais goût. Bientôt, dans les restaurants, on vous demandera « Buveur ou non buveur » et il y aura un coin réservé pour les parias alcoolos tandis qu'aux tables pour honnêtes gens les sodomites, les pornographes et les drogués triomphants ne boiront que de l'eau. Épargnez-nous cela, sainte Jeanne.
Sainte Jeanne, je voudrais aussi voir l'administration de la justice revenir à des normes humaines. S'il y a conflit entre un employé et un employeur, je ne voudrais pas que l'employé eût gagné d'avance comme le recommande le Syndicat de la magistrature. Si des enfants pervertis par la télévision dénoncent leurs éducateurs pour pratiques sexuelles interdites, je voudrais qu'une enquête sérieuse fût faite. Si un cambrioleur armé s'introduit dans ma maison et que je tire mieux que lui, je ne voudrais pas passer pour un assassin.
Neuvième miracle. Faites, sainte Jeanne, je vous en supplie, que ce ne soit pas seulement le trente-et-un du mois d'août et pas seulement au roi d’Angleterre, que la France puisse se permettre de citer le général Cambronne. Faites que ce soit tous les jours de l'année, et 366 jours les années bissextiles et faites que ce soit à tous les potentats du monde, s'ils nous manquent de respect. J'espère, sainte Jeanne, ne pas vous choquer : vous avez dû en entendre d'autres quand vous commandiez à vos troupiers médiévaux.
Dernier miracle. Sainte Jeanne, donnez-nous une aventure. Une grande et noble aventure. Une aventure à la mesure de la France, comme celle que vous nous aviez donnée à l'époque de la guerre d'Algérie et que nous n'avons pas su apprécier. Faites que nous courions des dangers, que la vie devienne exaltante et dure, que nous oubliions nos comptes en banque, nos livrets de caisse d'épargne, nos chaînes hi fi, nos vacances, notre bougeotte, nos coucheries, nos barbituriques, nos prudhommes, nos normes européennes, notre traintrain planplan, et revenez alors, revenez sainte Jeanne, brandir votre étendard et vous mettre à la tête de ceux qui vous suivront. Il y en aura, sainte Jeanne, il y en aura. Et peut-être plus que nous ne pensons.